
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
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moinonplus Envolée postale

Messages: 225 Inscription le: 15/09/2009 Age: 21
 | Sujet: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 11:31 | |
|  Je cherche, je cherche encore… mais je ne retrouve pas un fil de Bernard Clavel. C’est un auteur que je viens de découvrir récemment, élu à l’Académie de Goncourt en 1971, son premier roman L’Ouvrier de la nuit, -que je suis en train de lire pour ce mois « Ce livre est un cri, jeté sur le papier en quelques jours et quelques nuits de fièvres » est une confession d’un homme qui a tout sacrifié pour suivre la voie de l’écrivain qu’il sent être sa destinée. Il fait parti de cette génération d’écrivains qui gardent dans leur mémoire les atrocités de la guerre. Né dans une époque de pessimisme, d’horreur, de douleur. Il croit en une part d’artiste en lui, bien que sa renommé tardera à venir, et qu’il vivra pendant de longues années dans la pauvreté et la misère, il ne se s’avoue pas vaincu et continue de peindre les souffrances humaines. « Né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier (Jura), décédé le 5 octobre 2010. A quatorze ans quitte l’école, entre en apprentissage dans une pâtisserie à Dole. Tente ensuite, tout en travaillant, de préparer l’Ecole des Beaux –Arts. Ses projets sont interrompus par la guerre. Essaie de vivre se sa peinture, mais doit y renoncer à la naissance de son deuxième enfant (il en a trois), entre alors à la Sécurité Sociale comme employé aux écritures –il y restera neuf ans. Sa vie, belle et mouvementée, il l'a racontée avec émotion dans La Grande Patience, série autobiographique de quatre volumes (La Maison des autres, 1962 ; Celui qui voulait voir la mer, 1963 ; Le Cœur des vivants, 1964 ; Les Fruits de l'hiver, 1968). Bernard Clavel naît à Lons-le-Saunier en 1923. Jusqu'en 1956, date où il publie son premier roman, L'Ouvrier de la nuit, il touche à divers métiers manuels. Treize années plus tard, Clavel se voit couronner par l'Académie Goncourt pour le quatrième tome de La Grande Patience. En 1971, les Goncourt l'accueillent à leurs côtés. Mais il quitte l'Académie en 1976, arguant qu'il « ne parvenait pas à lire chaque année les quelque deux cents romans publiés » et pour dénoncer des procédés qu'il réprouve. »
Dernière édition par moinonplus le Sam 10 Oct 2009 - 11:36, édité 1 fois |
|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1778 Inscription le: 22/07/2008 Age: 63 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 11:35 | |
| J'ai lu pas mal Clavel qui bien sûr n'est plus au goût du jour manifestement.Mais le "goût du jour" il y aurait parfois beaucoup à en dire.En tout cas bonne idée que ce fil. |
|  | | moinonplus Envolée postale

Messages: 225 Inscription le: 15/09/2009 Age: 21
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 14:10 | |
| Voici un extrait de la lettre de Bernard Clavel à son ami Jacques Peuchmaurd. En guise de préface dans son premier livre « L’Ouvrier de la nuit ». Je me passerai de tout commentaire, les paroles qui vont suivre en disent mieux, et leur sincérité révèle plus que toute critique pourrait en dire…
« Mon cher Jacques, J’ai sur ma table, depuis trois jours, le seul exemplaire de « L’Ouvrier de la Nuit » que je possède ici. La couverture a bruni au soleil de quelque vitrine, elle est toute piquetée de cette neige couleur brou de noix qui est la rouille du papier et dont l’humidité jaspe les vieux livres. Il est vrai, ce récit est déjà un vieux livre. Si le bas de cette couverture demeure plus propre, c’est qu’il porte la trace de la bande dont vous aviez eu l’idée, Pierre Javet et toi-même, pour compléter le titre par cette formule qui était presque une question : « …ou le malheur d’être écrivain ». La bande a disparu, mais ces mots ont pesé sur moi durant des années. Ils m’ont poursuivi comme un mauvais présage, comme ces phrases que les vieux paysans prononcent pour accueillir sur cette terre un enfant dont la naissance leur parait étrange. La bande a disparu, ce qu’elle disait a cessé de me poursuivre, amis il me reste du temps où j’écrivais ce livre, le souvenir précis, à la fois très proche et infiniment lointain. (…) notre amitié est étroitement liée à notre travail, à ce que nous voulons tirer de ce qu’il y a en nous de meilleur et de pire. Car nous avons en commun cet attachement à notre jeunesse et aux années les plus dures de notre vie (…) Au fond il suffit que le lecteur soit averti que ce livre est un cri, jeté sur le papier en quelques jours et en quelques nuits de fièvres. On peut retoucher une œuvre construite, on ne retouche pas un cri.(…) Si je fais aujourd’hui le compte de la douleur, de la peine, des nuits de veille, des déceptions, des sarcasmes encaissés, des jalousies sordides, des pièges de toutes sortes, des épreuves, des trahisons subies, des privations que j’ai imposées aussi aux miens, je suis tenté de dire que c’est, en effet, un très grand malheur que d’être atteint par le virus indestructible de l’écriture. En revanche, si je regarde le chemin parcouru et les rencontres qui le jalonnent ; si je me penche sur quelques actions menées en faveur de ce à quoi nous croyons et que nous nous obstinons à défendre ; si je considère que ce chemin m’a tout de même ramené à la terre de mon enfance pour me permettre d’y vivre dans des conditions que mon départ solitaire ne me permettait pas d’espérer, je me dis que, somme tout, s’il y a un certain bonheur d’écrire, il arrive qu’il débouche sur un certain bonheur d’être écrivain. Car si nous avons tous souffert et pleuré en cachette pour nous arracher quelques pages que nous devions déchirer, avouons qu’il nous arrive aussi de jouir pleinement de l’acte d’écrire.(…). Acceptés, et souvent fraternellement, par les hommes qui se retrouvent dans ce que nous écrivons, mais rejetés par les institutions hors d’une société que nous défendons pourtant plus volontiers que nous ne l’attaquons, nous serons toujours, par certains côtés, des maudits. En cela, la bande que tu avais placée sur mon premier livre ne se trompait pas. Elle était valable pour la plupart d’entre nous. Mais nous restons où nous sommes. Enracinés, liés par l’amitié beaucoup plus solidement que par les contrats, nous nous accrochons à notre terre et à notre travail. Nous croyons en ce que nous faisons, et nous voulons continuer de croire en l’homme… »
Château-Chalon, le 21 février 1971. |
|  | | Marko Abeille bibliophile

Messages: 12011 Inscription le: 23/08/2008 Age: 44 Localisation: Lille
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 14:27 | |
| Un auteur que je connais peu. J'ai un livre illustré de 1975 "Légendes de la mer" qui est une sorte de recueil de contes du monde entier qu'il a inventés ou réécrits (?) On bascule souvent dans le fantastique. Je ne les ai pas relus depuis longtemps... Je n'ai rien contre quelques suggestions de lectures. |
|  | | animal Sale Panda

Messages: 15996 Inscription le: 12/05/2007 Age: 31 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 18:20 | |
| gamin j'ai dévoré Victoire au Mans, bien que je ne repense pas au livre à chaque virage ou rond point, j'en garde un souvenir assez vif avec fascination et émotions, et la course la nuit... et c'est avec un peu de surprise que je découvre à travers google que ce n'était pas vraiment un roman mais un témoignage ! |
|  | | Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1778 Inscription le: 22/07/2008 Age: 63 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 10 Oct 2009 - 18:31 | |
| Comme l'a dit Moinonplus la suite La grande patience est une bien belle oeuvre de cet artisan appliqué que se veut Bernard Clavel.Ayant beaucoup écrit il se peut que parfois les redites se produisent.Rien de grave.Mes préférés:L'Espagnol,Le seigneur du fleuve,la suite sur La Guerre de Trente Ans(La saison des loups,etc...je ne me souviens plus bien).Je me rappelle lui avoir écrit après Le silence des armes et son pamphlet Lettre à un képi blanc.Une célèbre émisssion avec Pivot l'avait mis avec Brassens face à un général.Cocasse vous l'imaginez.Je crois qu'il est devenu aveugle et ne sais s'il écrit encore. |
|  | | moinonplus Envolée postale

Messages: 225 Inscription le: 15/09/2009 Age: 21
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Sam 17 Oct 2009 - 16:02 | |
| J’ai ce pressentiment, qui s’est transformé avec le temps en une croyance, qu’un génie habite en moi. Je le sens, je le sais, je le crois. C’est une vocation qui me tire par les bars depuis mon adolescence. Rêveur, sensible à la nature, je ne suis pas comme les autres, ces gens ordinaires que vous avez l’habitude de voir. Un jour, j’éclairerai les pas de la destinée humaine.
Rassurez vous, ce n’est pas moi qui parle ! Mais plutôt le personnage principal de L'Ouvrier de la nuit de Bernard Clavel. Est-ce l’orgueil, la fainéantise de ne pas vouloir travailler simplement comme les autres ? Ou a-t-il réellement un don qu’il veut faire connaître ? Pourtant toutes ses publication seront un échec, mais il est sur que le défaut n’est pas en lui, on arrive pas encore à le comprendre ! Lui, son rêve est bien loin, bien haut de tous ces objectifs machinaux et routiniers. Il méprise les employés, les papas et mamans qui se bornent à songer à un emploi fixe, des vacances en été, des promotions pour lesquelles ils se tuent… Non, il ne veut pas être comme ces gens là. Lui, il est peintre, il est écrivain, ou plutôt peint et écrit, mais sa renommé n’est pas encore arrivé, ne veut pas arriver. Il est persuadé que les gens ignorent son génie, que ses contemporains ne sont pas encore aptes pour interpréter ses oeuvres. Est-ce vrai ? Ou n’est-il qu’un homme borné qui ne veut pas s’adapter à l’idée qu’il n’est pas à la hauteur de ce dont il rêve. Il continu à consacrer son temps à sa passion, laquelle chaque jour l’ensevelit plus dans des chimères de prestige et de grande gloire. Mari, père de trois gamins, abandonne toutes ses obligations, car il croit que ce dont il veut arriver vaut bien plus que tout ça. Pauvreté, misère, maladies, voilà les souffrances quotidiennes de sa femme chétive mais dévote, et de ces trois fils. Il regarde ce désastre dont il fut l’auteur (voilà la seule chose dont il fut réellement capable). Sa personne se culpabilise de toute cette misère dont crève sa famille. Dix ans, dix ans de rêves, de créations, de sensations enivrantes, sans que tout ceci n’eut apporté quoi que se soit ! Dans un dernier espoir, il se rend chez un autre éditeur pour la publication d’un autre volume ; c’est le coup final, il n’a plus rien à espérer. Il n’est pas un géni incompris mais un homme dont les livres manquent d’originalité et de maîtrise de style. |
|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 6732 Inscription le: 06/07/2007 Age: 67 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Dim 18 Oct 2009 - 9:43 | |
| merci pour l'ouverture de ce fil !
J'ai lu beaucoup de livres de cet écrivain, des livres que j'ai aimés.
Beaucoup de poësie dans son écriture, d'humanité.
La révolte à deux sous : la révolte des canuts série La Grande Patience - (les fruits de l'hiver goncourt) série Les Colonnes du ciel - série Le Royaume du nord (l'angélus du soir tout particulièrement) L'Espagnol, La Guinguette, Brutus, Malataverne, Tiennot ou l'île aux Biard, Meurtre sur le Grandvaux, Le Soleil des morts L'homme du Labrador, Le Carcajou, _________________ Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas! Proverbe Cris
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|  | | moinonplus Envolée postale

Messages: 225 Inscription le: 15/09/2009 Age: 21
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Dim 18 Oct 2009 - 18:22 | |
| Tu as raison Bédoulène, c’est un auteur humaniste, et ses œuvres sont pleines d’émotions. Quelques avis peut-être sur tes lectures, ou des commentaires ?  |
|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 6732 Inscription le: 06/07/2007 Age: 67 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Lun 19 Oct 2009 - 12:23 | |
| celà fait trop longtemps que je les ai lus Moinonplus pour les commenter précisément.
reste le souvenir de plaisir de lecture. _________________ Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas! Proverbe Cris
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|  | | Steven Zen littéraire

Messages: 4389 Inscription le: 26/09/2007 Age: 39 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Mar 19 Jan 2010 - 11:09 | |
| Beau souvenir de L'arbre qui chante, roman pour la jeunesse. Un vieil érable, arbre préféré de deux enfants, meurt. Leur grand-père doit le couper. Arrive Vincendon, vieil homme mystérieux, qui se fait fort de refaire chanter l'arbre. Les enfants, et même les grands-parents sont intrigués. Les enfants, Isabelle et Gérard sont très intrigués, ne croient pas la chose possible, cherchent à découvrir le secret du vieil homme. Le vieil homme qui est luthier. Une histoire simple mais admirablement servi par les mots de Bernard Clavel. Il nous livre un véritable conte à "rêver". | Citation: | C’était un matin de janvier. Un de ces beaux matins blancs et secs pareils à ces vieux montagnards qui ont du givre à leurs moustaches et des yeux pétillants de soleil. Il avait neigé toute la nuit à gros flocons serrés. Puis, le jour venu, un grand souffle de vent du nord avait débarbouillé le ciel. Derrière la maison, la forêt qui commence au pied de la montagne s’était endormie dans un grand silence glacé. Entre les arbres, les ombres étaient bleues. Les sapins ployaient encore sous leur charge de neige, car le vent de l’aube n’avait soufflé que pour chasser les nuages.
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| Citation: | Un jeudi matin, quelques jours avant la Noël, les enfants comprirent dès le réveil que la neige était revenue. Il y avait un grand silence tout autour de la maison, et la lumière filtrait par les fentes des volets était plus blanche que celle des autres matins. Ils se levèrent très vite malgré le froid. ― Les oiseaux, dit Isabelle. Il faut penser aux oiseaux. Elle allait ouvrir la fenêtre pour jeter des graines lorsqu’elle aperçut, hésitant sur le sentier tout blanc, le lapin mécanique. ― Vincendon, c’est monsieur Vincendon ! C’était bien lui, vêtu de sa pelisse grise et de son bonnet à oreilles, mais il portait sous son bras un long paquet enveloppé de papier brun. Le vieil homme approchait lentement, évitant les congères et cherchant avec peine le tracé du chemin. Il passa les deux érables que l’on devinait à peine dans la grisaille, son bonnet dansa un moment au-dessus de la haie puis disparut. ― C’est lui, répétaient les enfants ! C’est bien lui ! Ils ne savaient pas ce qu’apportait Vincendon, mais leur cœur s’était mis à battre très fort. Dès que les semelles du vieil homme heurtèrent le seuil de pierre, Gérard courut ouvrir la porte. L’air qui entra en même temps que Vincendon était tout piqueté de minuscules flocons blancs. Le feu grogna plus fort, puis ce fut le silence. Ils étaient là tous les quatre, à regarder le père Vincendon et son paquet solidement ficelé. Vincendon posa son paquet sur la table, ôta ses lunettes, les essuya longuement, se moucha, remit ses lunettes et s’approcha du feu en frottant l’une contre l’autre ses grosses mains qui faisaient un bruit de râpe. ― Il fait meilleur ici que dehors, dit-il. Les enfants s’impatientaient. Chacun d’un côté de la table, ils regardaient le paquet sans oser y toucher. Le vieil homme semblait prendre plaisir à prolonger leur attente. Il les observait du coin de l’œil et adressa aux grands-parents des sourires complices.
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|  | | Bédoulène Zen littéraire

Messages: 6732 Inscription le: 06/07/2007 Age: 67 Localisation: Provence
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Mar 19 Jan 2010 - 14:52 | |
| Merci por ton commentaire Steven
Je le note ! _________________ Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas! Proverbe Cris
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|  | | moinonplus Envolée postale

Messages: 225 Inscription le: 15/09/2009 Age: 21
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Mar 19 Jan 2010 - 19:31 | |
| Magnifique, c’est noté.
Ces citations donnent vraiment envie de le lire. J’aime beaucoup le style de cet auteur |
|  | | Steven Zen littéraire

Messages: 4389 Inscription le: 26/09/2007 Age: 39 Localisation: Saint-Sever (Landes)
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Jeu 25 Mar 2010 - 21:32 | |
| La retraite aux flambeaux
Eté 1944. Un petit village du Jura. Derrière ses volets clos, Ferdinand Bringuet, mécanicien retraité des chemins de fer, observe la débâcle des Allemands. Est-ce la fin de la guerre ?
La fin d'une guerre et les Allemands aux abois qui détalent, de nuit, laissant derrière eux des habitants terrés derrière leur volets, attendant la délivrance. La fin de la guerre pour tous... Et le début de la guerre personnelle de Ferdinand ; une guerre provoquée par une rencontre malheureuse qui va l'entraîner à un geste malheureux. Une guerre qu'il a perdu à l'instant même où elle commence. Pour Ferdinand, cette nuit de débâcle, marquera le début de sa débâcle personnelle, celle qui l'amènera à vaciller et à se perdre. Cette histoire poignante de Ferdinand, solidement épaulé de sa femme Maria et de son ami Jérôme - mais ça ne suffira pas - Bernard Clavel la développe son style habituel. Un style fait de simplicité et d'émotion. Et une fois commencer, l'histoire prenante ne m'a plus lâché. Un bon petit livre, plein d'émotion, qui bascule sur une minute ou deux, une minute oudeux où Ferdinand sombre. |
|  | | Maline Sage de la littérature

Messages: 2860 Inscription le: 01/10/2009 Localisation: Expat chez les casques à pointe
 | Sujet: Re: Bernard Clavel Mar 5 Oct 2010 - 16:56 | |
| Le romancier Bernard Clavel, dont l'oeuvre était nourrie de réalisme social et ancrée dans le terroir, auteur de "Malataverne" et des "Fruits de l'hiver", prix Goncourt en 1968, est décédé mardi, 5 octobre 2010 à l'âge de 87 ans, rapporte Le Monde. |
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