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 Peter May

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Nathria
Sage de la littérature
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MessageSujet: Peter May   Peter May EmptyDim 25 Oct 2009 - 9:22

Peter May Peterm10

Citation :
Passionné par la Chine, membre honoraire de l'Association des Auteurs chinois de romans policiers, Peter May a d'abord été journaliste avant de devenir l'un des plus brillants et prolifiques scénaristes de la télévision écossaise - signant plus de 1000 génériques en 15 ans.
A 30 ans, il était déjà l'auteur de deux séries TV majeures créées pour la BBC, et d'une autre pour ITV, 'Tke the high road' qui fut diffusée dans le monde entier.
Dans les années 90, il produit et tourne, aux îles Hébrides, une grande série en langue gaëlique, 'Machair', nominée au Festival du Film celtique.
Il y a quelques années, Peter May a décidé de quitter le monde de la télévision pour se consacrer à l'écriture de ses romans.
(Source Evene)


Peter May Peter_10

Peter May: L’île des chasseurs d’oiseaux

Pas de courses poursuites effrénées entre justice et serial killers, pas de descriptions de tortures sur plusieurs pages, bien sûr une enquête mais surtout un roman fort, cru parce qu’il se heurte à la nature sauvage : celle des hommes et celle de leur environnement.

Fin McLeod, inspecteur à Edimbourg, vient de perdre son fils et se sent de moins en moins impliqué dans la réalité, son couple bat de l’aile et c’est dans ces conditions que son supérieur le pousse à reprendre le travail. Il y a peu de temps, Fin a enquêté sur la mort par éventration d’un homme à Edimbourg. Hors, un meurtre similaire vient d’avoir lieu à Lewis, l’île natale de Fin, son responsable l’envoie donc sur place étudier les analogies entre les deux meurtres.

Sur Lewis, tout le monde se connaît. D’ailleurs la victime appartenait à la génération de Fin et, enfants, ils se sont, malgré eux, côtoyés.
Adolescent, Fin avait décidé de fuir, par le biais des études, ce milieu rude, abrupt et sans concession. L’enquête pousse Fin à replonger dans son passé et à réveiller les vieux fantômes.

Deux récits alternent :
Fin aujourd’hui : le narrateur décrit la situation et l’évolution de l’enquête.
Fin enfant : Fin parle à la première personne. Il se souvient depuis l’école primaire de sa vie sur l’île.
Les deux récits se rejoignent à la fin du roman et nous donne un portrait complet de Fin et l’évolution ou plutôt la stagnation de la vie insulaire.
Le titre provient d’une coutume ancestrale : une initiation rituelle pour les garçons du passage de l’état d’adolescent à celui d’adulte. Pendant quinze jours, un petit groupe d’hommes et garçons, triés sur le volet (ceux qu’on honore) sont emmenés à bord d’un paquebot sur An Sgeir. An Sgeir est un rocher émergeant de la mer où nichent et se reproduisent des milliers d’oiseaux. Chaque année, deux milles oisillons sont tués, préparés sur place et ramenés sur Lewis. Dans cette violence extrême, les jeunes gens deviennent adultes : tout ce qui est vu ou dit sur An Sgeir reste sur le rocher où dans la mémoire des hommes, rien ne peut être rapporté hors de ce lieu de carnage.

Peter May ne lésine pas sur les descriptions : ça a été du miel pour moi de lire les paysages, d’apprendre les autochtones et de plonger dans le gaëlique. Première aventure de Fin McLeod, ça ne me déplairait pas de suivre ce personnage…


Peter May Sgeir10
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Igor
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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyMer 20 Mar 2013 - 11:09

L'homme de Lewis
Deuxième opus des enquêtes de Fin Macleod. Appartenant à la "Trilogie de Lewis", le troisième volume est déjà paru (pas encore en poche): Le Braconnier du Lac.
Nous y retrouvons l'ancien policier dont la vie est dévastée par la perte de son enfant. Il revient sur son île natale et est happé par le passé misérable vécu dans ces contrées.
Plus qu'un polar, le propos est de dénoncer le sort des orphelins dans les années 50.
Le même principe de narration du premier volume est adopté, 2 temps, la voix intérieure du passé par vieux monsieur atteint d'un Alzheimer et l'enquête menée en parallèle suite à la découverte d'un corps conservé intact dans la tourbière.
Second volume donc que j'ai trouvé nettement moins dense que le premier. L'ambiance pluvieuse et ventée de ces îles du nord de l’Écosse est présente à chaque page, la rudesse des conditions de vies est bien rendue mais je suis un peu resté en retrait de cette histoire.
Peut être le troisième volume aura la force promise par "L’île des chasseurs d’oiseaux".

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Marie
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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyJeu 20 Juin 2013 - 4:00

L'île des chasseurs d'oiseaux
traduit de l'anglais par Jean René Dastugue
Babel Noir

Ce que j'aime dans les polars , ce n'est pas tant l'intrigue policière que ce qu'il y a autour. Et là, j'ai été servie!
C'est un roman très dense  et passionnant,  Nathria en a déjà très bien parlé, pas grand chose à rajouter. Sinon que je crois que je vais suivre le personnage de Finn Macleod, surnommé l'orphelin, car j'aime ses failles et sa complexité.

Au sujet de l'île de Lewis:

Lews Castle avait été bâti dans les années 1870 pour servir de résidence à sir James Matheson. Il avait acheté l'île de Lewis en 1844 grâce aux profits de l'opium que lui et son partenaire ,William Jardine, avait exporté en Chine, transformant, par la même occasion, au moins six millions de Chinois en accros à cette drogue. Il est assez étrange de penser que le malheur de plusieurs millions d'êtres ait pu conduire à la transformation d'une minuscule île des Hébrides, située à des milliers de kiloètres de l'autre côté du globe, et que des gens, avec leur terre, puissent être ainsi vendus ou achetés. Matheson avait fait construire un nouveau port, fait installer une usine à gaz et une station de pompage d'eau à Stornoway, ainsi qu'une briqueterie à Garrabost. Il fit édifier une usine chimique pour extraire le goudron de la tourbe et un chantier naval pour construire et réparer les bateaux....
Et bien sûr , il fit raser le vieux Seaforth Lodge sur la colline qui surplombait la ville ,pour y faire ériger son pseudo- château Tudor.
C'était un édifice extraordinaire fait de granit rose, avec des tourelles, des donjons et des remparts crénelés. Il dominait la colline au dessus du port et il s'agissait probablement de la chose la plus incongrue que l'on pût observer sur n'importe laquelle des îles qui constituaient l'archipel des Hébrides. 

Le château, on le voit là.

Les pages les plus intenses de ce livre se situent sur la petite  île de Sula Sgeir où , tous les ans, on massacre encore les poussins de la colonie de fous de Bassan qui y séjourne....Mets très apprécié, parait-il.. L'ortolan écossais?

Sula Sgeir

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyJeu 20 Juin 2013 - 9:13

Marie a écrit:
Ce que j'aime dans les polars , ce n'est pas tant l'intrigue policière que ce qu'il y a autour. Et là, j'ai été servie!
Et ça tombe bien car c'est ce que je préfère également dans les polars. Ce sera mon prochain roman, j'ai hâte Very Happy
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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyDim 23 Fév 2014 - 13:54

Peter May Pekin10
L'éventreur de Pékin.


Pékin, donc.
Un flic, chef de section n°1. Trop balèze mais hyper modeste, il fait son boulot quoi. Il est obsédé par son boulot. Li Yan, on ne sait pas bien qui il est, à part qu'il ne fait que bosser, qu'il aime sa compagne (une américaine qui a laissé tomber son boulot de légiste, pour s'occuper de leur gosse), qu'il kif à mort les Jian Bing (des crêpes chinoises), qu'il est tout triste de voir Pékin se moderniser.

Des meurtres de prostituées dans un quartier d'affaires, de plus en plus violent.
Et puis, très vite, une pub à la radio pour un bouquin sur Jack l’éventreur, guident les policiers vers un plagiaire.
Enquête.
Qui prend une dimension de plus en plus étouffante, lorsque Li Yan commence à rassembler les indices, et à fouiller dans des endroits où ça risque de foutre le maxi bordel dans le milieu policier et politique.

Sur la distillation de l'enquête, le suspens, la tension, rien à dire. Je tournais les pages vite pour savoir qui était ce tueur. Je voulais savoir.
Sur la Chine, et Pékin, des descriptions assez bien foutues pour permettre au lecteur une certaine immersion. Intéressant les parallèles entre ancienne Chine et nouvelle (ça se passe au début des années 2000, je suppose).

Sur les personnages, par contre...
Ils sont nombreux : les flics collègues ou les hauts placés sont à peine palpable alors qu'ultra présents. Les relations de Li Yan et sa femme sont vaguement existants, identifiables grâce à des traits grossiers et caricaturaux. Les principaux (Li et Margaret) sont ... chiants... et bourrés de clichés.

Le mec est un bourreau de travail qui apporte sécurité, argent, n'a pas le temps de faire des câlins ou d'embrasser son môme mais les aime à la folie.
La femme est enfermée dans un foyer, déprime, ne sait quoi faire, se plaint mais ne fait rien. Frustrée, elle ne fait qu'attendre son mec, et s'occupe de son gosse.
Bon, l'auteur souligne souvent que la femme, en Chine, doit se faire discrète (surtout qu'un flic ne doit pas être marié avec une occidentale), mais... apparemment elle n'est pas forcée de s'enfermer, de se cacher, et de se lamenter.

Étrangement, il y a pléthore d'américains dans cette Chine. Et toujours des couples mixtes (un autre couple, le mari est américain, la femme chinoise. Un troisième une femme sino-américaine est avec une américaine). Peut-être qu'il y a(vait) vraiment plein d'américain partout à Pékin, en tout cas ce n'est pas vraiment expliqué, et ça m'a fait bizarre.

L'enquête...
A deux-trois moments, Li Yan est vraiment incompétent. Le lecteur sait 150 pages avant lui vers où il doit enquêter, et je rageais de le voir piétiner alors qu'une preuve était visible comme le nez au milieu de la figure. Incompréhensible qu'il n'aille pas plus vite - censé être un super flic...
Une ou deux fois l'auteur cache délibérément au lecteur des éléments pour faire durer le suspens, de la manipulation pure et... qui fait encore passer son inspecteur pour un idiot (par exemple, Li Yan ne semble pas se souvenir qu'il est responsable, par la résolution d'une ancienne enquête, du gel de la carrière d'un homme ambitieux. Et que ce dernier pourrait lui en vouloir... )

Donc... pas un très bon livre, à cause de ses incohérences, au côté manipulateur grossier, à faire traîner l'enquête pour rien. Qui fait grincer des dents par rapport aux caractères des personnages. Mais très bon quand il décrit les crimes, la Chine, et qu'il donne un coup de fouet à l'enquête. Les dernières pages sont d'un suspens très prenant (par contre, la fin est un chouia trop vite éliminée).

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyLun 7 Sep 2015 - 9:35

Peter May Peterm10 L'île du serment

Ce n'est pas si souvent qu'on peut lire un polar dans lequel se glisse un conte de fée plein de vieilles légendes gaéliques. Peter May est écossais et connait bien l'histoire des îles Hébrides et il ne se prive pas de nous raconter, à travers le personnage d'un lointain ancêtre, l'arrivée de celui-ci (après moult péripéties) en Amérique. En même temps, il tisse un récit contemporain qui se déroule sur les îles canadiennes de la Madeleine, dont on devine que là encore il a longuement arpenté les côtes et les plages pour nous livrer un roman plein d'embruns, de tempêtes et d'hommes robustes. L'ensemble forme un tout qui échappe à la seule définition du genre policier mais joue tour à tour du côté du récit familial, de la légende, de l'Histoire et du roman 'classique'. Surtout, Peter May use d'un ton particulièrement laconique pour raconter les déboires de ses deux personnages parallèles : l'ancêtre et le flic insomniaque rompant avec l'habitude effrénée du thriller et il n'hésite pas de temps en temps à filer la métaphore dangereuse de l'idylle sentimentale, du serment la main posée sur le cœur et de la coucherie qui s'achève en raclée imparable.

Je retiens de cette lecture pleine de charme, le plaisir d'avoir découvert deux lieux propices à la mémoire, deux îles enchantées mais aussi lourdes de passions : les Hébrides au large de l'Ecosse et les îles de la Madeleine dans le golfe du Saint -Laurent car pour le plus grand plaisir du lecteur, Peter May prend le temps de raconter dans le détail la vie des hommes et des femmes qui peuplent ces endroits à l'écart du reste du monde. Il raconte la misère, la famine écossaise (semblable à celle causée en Irlande par la maladie de la pomme de terre), les expulsions des domaines (ce que j'ignorais totalement), l'embarquement forcé sur des bateaux en partance pour l'autre bout du monde , les maladies qui emportent femmes en couches et hommes vigoureux ; l'arrivée sur Grosse-Ile, sorte de Ellis Island canadien, la mise en quarantaine et puis plus tard l'obtention de terre à défricher et la composition de famille apprenant à oublier leur langue (le gaélique, leur coutume, leur passé). Quant aux îles de la Madeleine, l'auteur ne cache rien de leur dépeuplement, de la longueur interminable des hivers, de la mort annoncée d'une vie îlienne qui ne fait plus rêver les jeunes générations… Malgré cela, le livre de May n'est absolument pas plombant, ni pathétique, ni trop sentimental. Il est généreux.


S'il fallait tout de même reconnaître deux écueils dans le roman de Peter May, il toucherait justement au polar, lequel reste finalement assez banal et à cette idylle qui plus le livre avance plus elle devient sentimentale, ce qui m'a un peu déçue. Cependant, j'ai vraiment beaucoup aimé découvrir des histoires d'îles particulières et particulièrement bien documentées !

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyLun 7 Sep 2015 - 9:44

faut donc sauter l'idylle sentimentale et rester aux côtés des îliens ; merci Shanidar

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyLun 7 Sep 2015 - 9:56

un extrait pour compléter, il s'agit d'un passage concernant les Hébrides :

Citation :
Les murs de notre blackhouse étaient épais. Deux parements en fait, montés en pierres sèches, avec de la terre et des déblais au milieu, et du gazon au sommet pour absorber l'eau qui descendait du toit. J'imagine que pour quelqu'un qui n'y était pas accoutumé, le spectacle de quelques moutons en train de brouter au sommet des murs devait être étrange. Mais j'étais habitué à les voir perchés là-haut.

et en image :

Peter May Hebrid10

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyLun 7 Sep 2015 - 10:27

très parlant, merci pour l'extrait et la photo !

mais où est le mouton ? dentsblanches

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May EmptyLun 7 Sep 2015 - 10:37

en grillade ?? attentif

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MessageSujet: Re: Peter May   Peter May Empty

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