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 Léon Tolstoï [Russie]

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sousmarin
Zen littéraire


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MessageSujet: Léon Tolstoï [Russie]   Ven 2 Fév 2007 - 0:09


Léon Tolstoï, de son vrai nom le comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï (en russe : Лев Николаевич Толстой), né le 28 aoûtjul./ 9 septembre 1828greg. à Iasnaïa Poliana en Russie et mort le 7 novembrejul./ 20 novembre 1910greg. à Astapovo, est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout par ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique. (wikipedia)

Bibliographie

Citation :
Bibliographie/Index (Cliquez sur les chiffres pour accéder directement aux pages)

Romans
1864/1869 - Guerre et Paix Pages 1, 4, 5, 6
18731877 - Anna Karénine Pages 1, 3, 5, 6, 9,
1899 – Résurrection Pages 1,

Nouvelles
1855 - Récits de Sébastopol, aussi intitulés Récits du Caucase
1856 - La Matinée d’un seigneur
1856 - Deux hussards
1857 - Lucerne
1857 - Albert
1859 - Trois Morts
1859 - Le Bonheur conjugal, aussi intitulé Katia Pages 1
1863 - Polikouchka
1885 - Le Cheval aussi intitulée Kholstomer
1886 - La Mort d'Ivan Ilitch Pages 1, 3, 4
1889 - La Sonate à Kreutzer Pages 1, 2, 4, 7,
Aliocha Gorchok
Le Réveillon du jeune tsar Pages 3
Après le bal
Ainsi meurt l'amour
Les Mémoires d'un fou
Histoire d'Ivan le petit sot (conte philosophique)
Histoires pour les enfants
1893 - Mikhaïl, Pages 8
1895 - Maître et serviteur, Pages 7
Une paysanne russe
1900 - Le Cadavre vivant
1904 - Hadji-Mourat
1905 - Alexis le Pot (aussi intitulé Une âme simple)
1905 - Journal posthume du vieillard Fedor Kouzmitch
1906 - Ce que j'ai vu en rêve (1906)
1906 - Le Père Basile (1906)
1908 - Quels sont les assassins ? (1908)
1910 - Khodynka
Marchez pendant que vous avez de la lumière
1911 - Le Père Serge
1911 - Le Diable Pages 1, 8
1911 - Le Faux Coupon Page 8

Théâtre
1887 - La Puissance des ténèbres
1890 - Les Fruits de la science

Autobiographie
1852 - Enfance
1854 - Adolescence
1855 - Jeunesse
1879/1882 - Ma confession

Essais
1885 - Ma religion
1887 - Physiologie de la guerre
1888 - Pouvoir et liberté
1888 - La liberté dans l’école
1888 - Quelle est ma vie ?
1888 - Ce qu’il faut faire
1888 - L’école de la Iasnaia Poliana
1889 - De la vie
1890 - L'argent et le travail
1891 - Critique de la théologie dogmatique
1893 - Le Royaume des cieux est en vous
1898 - Qu’est-ce que l’art ?
1903 - Les pensées des hommes sages pour tous les jours
1904 - Ravisez-vous ! (ou Ressaisissez-vous) Essai sur la guerre russo-japonaise

Citation :
mise à jour le 06/05/2013 à la page 9

Léon Tolstoï a écrit:
Si un homme a beaucoup plus qu'il ne faut, c'est que d'autres manquent du nécessaire.

Le patriotisme, c'est l'esclavage.

Le fleuve le plus abondant ne peut ajouter une goutte d'eau à un vase déjà plein.

Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre un morceau de ta chair reste dans l'encrier.

Le gouvernement est une réunion d'hommes qui fait violence au reste des hommes.
Ces phrases symbolisent bien sa pensée et son écriture…un mélange de fatalisme et de romantisme agrémenté d’une furieuse révolte et d’une méfiance instinctive pour un gouvernement quel qu’il soit…

Ah, ce style si particulier des écrivains russes.

Où sont les Anna Karenine ??? Sad
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Mer 21 Mar 2007 - 9:12

Elles ont disparu...la modernité et la trépidance de la vie ne leur laissent plus de place. Le féminisme aussi.
Bref, ce doux parfum de datcha et de steppes russes, engloutis par la révolution et les ombres staliniennes?
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Lun 18 Juin 2007 - 21:35

Anna Karénine, de Léon Tolstoï


Pour éclairer un peu l'histoire, voici une description trouvée sur le site internet amazon.fr :

La quête d'absolu s'accorde mal aux convenances hypocrites en vigueur dans la haute société pétersbourgeoise de cette fin du XIXe siècle. Anna Karénine en fera la douloureuse expérience. Elle qui ne sait ni mentir ni tricher - l'antithèse d'une Bovary - ne peut ressentir qu'un profond mépris pour ceux qui condamnent au nom de la morale sa passion adultère. Et en premier lieu son mari, l'incarnation parfaite du monde auquel il appartient, lui plus soucieux des apparences que véritablement peiné par la trahison d'Anna. Le drame de cette femme intelligente, sensible et séduisante n'est pas d'avoir succombé à la passion dévorante que lui inspire le comte Vronski, mais de lui avoir tout sacrifié, elle, sa vie de femme, sa vie de mère. Vronski, finalement lassé, retrouvera les plaisirs de la vie mondaine. Dans son insondable solitude, Anna, qui ne peut paraître à ses côtés, aura pour seule arme l'humiliante jalousie pour faire vivre les derniers souffles d'un amour en perdition. Mais sa quête est vaine, c'est une "femme perdue".


C'est un de mes livres préférés. Tolstoï écrit bien, c'est donc un plaisir de dévorer les 1000 et quelques pages qui composent ce roman. Cette épaisseur laisse en plus à l'auteur la possibilité d'approfondir ses personnages, son histoire, ses idées. Le parallèle entre deux visions différentes de l'amour est construit sur deux histoires d'amour captivantes. On alterne entre passages narratifs et passages qui permettent à l'auteur de faire passer quelques-unes de ses idées, en particulier à travers le personnage de Lévine (qui par certains points ressemble à Tolstoï).
Au-delà du livre, j'apprécie aussi l'homme en lui-même. D'ailleurs, j'aime particulièrement la photo que tu as choisi de poster, sousmarin : je trouve qu'elle dégage une grande force. J'ai d'autres de ses oeuvres en attente sur ma LAL. Il y en a de plus courtes, mais celle que j'ai le plus hâte de lire est plus développée encore qu'Anna Karénine et c'est, je l'espère, dans une bonne optique : il s'agit de Guerre et Paix.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Mar 19 Juin 2007 - 11:41

jamais ouvert un livre de Tolstoï.... pourquoi on a pas 140 yeux !
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whiterose
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Dim 24 Juin 2007 - 17:52

J'ai lu récemment Guerre et Paix et j'ai adoré, ce roman est un vrai chef-d'oeuvre, qui alterne scènes de la vie quotidienne de la haute socièté russe, et des scènes de guerre, ce roman est empreint d'une philosophie celle de l'auteur que l'on retrouvait déja dans Anna Karenine, mais qui est très présent dans "Guerre et paix" où l'auteur chemine dans des réflexions sur la guerre, sur le libre arbitre. Les romans de Tolstoi ont cet avantage de parler de tous les thèmes de la vie, avec à coté des personnages des réflexions, il écrit de grands romans. Il a l'avantage aussi d'etre un grand philosophe, philosophie dont la plupart de ses romans sont empreints. Je le conseille vivement.
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Lun 9 Juil 2007 - 19:45

Résurrection

Dans Réssurection , Tolstoi raconte l’histoire de Nekhlioudov et de Maslova. Riche, le premier a étudié durant sa jeunesse et a appris, surtout, que l’idée de justice ne peut se concilier avec la propriété du sol. Après ses études, il a entré dans l’armé. Là, il a vécu avec des bourgeois vaniteux. Là, il a été avilit et est devenu égoïste et vaniteux. C’est lors cette période qu’il a fait l’amour à Maslova, femme envers laquelle il était épris d’un amour naïf, avant d’entrer dans l’armé. Cela est l’évènement déclencheur du roman. Il a eu lieu alors que le prince aimait moins Maslova qu’il la désirait, ardemment. À la limite, il l’a forcé. Maslova l’aimait, certes, mais pas en tant que bête, et c’est la bête en lui qui la désirait, et qui l’a obligé à… Puis il l’a abandonné. Cet évènement est peut-être le plus « beau » du livre. Tolstoi y crée une obscure atmosphère, tout autour. Je n’analyserai pas l'épisode en détail… En voici seulement un passage : « La nuit était sombre, humide et chaude, l’air saturé de ce brouillard blanc qui, au printemps, chasse la dernière neige ou s’en dégage lorsqu’elle fond. De la rivière qui coulait à quelque cent pas à peine parvenaient d’étranges bruits : c’était la glace qui se fendait. » J’aurais plus à dire sur mes impressions immédiates si je n’aurais pas perdu la feuille où je les ai déroulées…

10 ans plus tard, le prince, devenu bourgeois typique (égoïste et vaniteux), rencontre Maslova dans une court où il est juré et ou elle est jugée pour une faute qu’elle n’a pas commise. Cette rencontre bouleverse profondément le prince. Elle le propulse dans ses souvenirs, lui remet au nez le péché qu’il avait refoulé jadis (avoir fait l’amour à Maslova, et l’avoir abandonné). Au cours du procès*, il apprend qu’elle a eu un enfant, a été rejeté de la maison où elle travaillait comme servante pour cette raison, l’a perdu, est devenue une putain… Bref qu’elle a souffert et qu’elle a peu a peu dégénéré, par sa faute. Au cours du procès, naît aussi en lui un sentiment de culpabilité et de pitié. Et, voilà… ces affects sont à l’origine des 400 pages qui suivent, où il cherche à se racheter en niant toutes les idées des gens de sont milieux, en se dévouant tout entier à Maslova, en essayant de faire changer le verdict de son procès (coupable d’un crime qu’elle n’a pas commit)… Cette métamorphose morale est sa « résurrection ».

Ce roman contient beaucoup d’idées politiques. Je dirais même que c’est un « roman politique ». Plusieurs chapitres développent des réflexions sur le rapport maitre-esclave, après nous les avoir décrit et fait vivre… Précisément, c’est l’aspect du roman qui m'en a "éloigné". La politique m’as tjs ennuyé, je n’y peu rien. Et plus j’ai progressé dans ma lecture, plus les réflexions se sont faits nombreuses... si bien que je n’ai pas aimé le tome 2. L’effort esthétique de Tolstoi est peu à peu remplacer par ces réflexions.

Néanmoins, ce roman contient de nombreuses scènes remarquables. Les 300 premières pages (tome 1) sont succulentes. Dans celles-ci, Tolstoi innove dans ses techniques de narrations, chaque chapitre a son rythme, crée un monde particulier… Mais, voilà, je ne sais pas vraiment comment critiquer la narration d’un livre; je suis donc réduit à vous en dire ces généralités, désolé… ((Je crois que la narration d’un livre emmitoufle les affects qui en forment sa terre.

Je recommande ce livre surtout à ceux qui aiment la politique... Il pourrait être une introduction au communisme`, voir mm à l'histoire de la Révolution russe...

*d’ailleurs complètement absurde. Tous les jurés sont partiales, la plupart choisissent selon leurs humeurs. J’ajoute que ce long procès, qui s’étend sur au moins 100 pages, est brillant. Tolstoi fait preuve d’un talent pour la comédie; ce qui allège un peu le lourd message.
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MessageSujet: TOLSTOI   Jeu 27 Sep 2007 - 23:51

Tout-à-fait d'accord avec Whiterose. "Guerre et Paix" est un chef d'oeuvre. Le film qui en a été tiré avec Audrey Hepburn, Henry Fonda, Mel Ferrer, Anita Ekberg...est à voir.
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Mer 3 Oct 2007 - 22:15

une petite question : je ne suis pas loin de la fin de La Sonate à Kreutzer... vous le poseriez où par rapport aux autres de l'écrivain, je n'en ai lu aucun ?

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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Jeu 4 Oct 2007 - 21:58

La sonate à Kreutzer

petit livre cerclé pour faire connaissance avec cet auteur...

l'hsitoire : dans un train, le temps d'un voyage, un homme, un bourgeois (médecin) raconte à un autre (le narrateur) comment il en est arrivé à tuer sa femme... récit en forme de descente aux enfers d'une société fausse et pourrie le long de l'échelle de la jalousie....

il y a peu de questions, c'est un "vidage de sac"...

guidé par le moule, les convenances, les dogmes et la légèreté de sa femme (un peu la sienne aussi... mais moins ?) le bonhomme après un long calvaire de vie présentable tue sa femme (qui l'attire).

lecture partagée... ça se laisse lire, je me suis laissé entrainer dans l'écriture, pourtant, le triple ou même le double de pages j'aurais certainement été écœuré. Le cercle vicieux de la jalousie n'est pas mal ou décrit, certains comportements sonnent "bien vu"(s). Une part de la critique de la société est intéressante et éventuellement toujours d'actualité mais... et je me suis demandé jusqu'au bout si j'aurai les éléments pour soulever ce mais... et puis non en fait. Mais c'est très fermé, c'est refermé sur cette souffrance unique de celui qui raconte, sa femme est désirable, aguicheuse, faible, convenue, lui il souffre... ce renfermement sur soi fait que je n'ai pas réussi à projeter le propos vers un mieux global... d'ailleurs ce qui est proposé est un peu "moyen-âgeux" (expression bateau et péjorative). La critique devient creuse, la recherche d'austérité n'est plus une excuse. Les biens vus sont un peu artificiels.

Ma question d'hier prend le sens de "expliquez moi pourquoi il est si renommé si c'est au fond tout ce qu'il propose". c'est trop peu et ce n'est pas juste (de mon misérable point de vue).

Pourtant, pourtant à réfléchir pour ces quelques lignes j'accentue sur la critique de la société, une mise en lumière d'une part de mensonge dans le quotidien...

en tout cas merci pour le cerclage, ça m'a permis de découvrir et de continuer à me poser des questions cat

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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Dim 21 Oct 2007 - 13:57

whiterose a écrit:
J'ai lu récemment Guerre et Paix et j'ai adoré, ce roman est un vrai chef-d'oeuvre, qui alterne scènes de la vie quotidienne de la haute socièté russe, et des scènes de guerre, ce roman est empreint d'une philosophie celle de l'auteur que l'on retrouvait déja dans Anna Karenine, mais qui est très présent dans "Guerre et paix" où l'auteur chemine dans des réflexions sur la guerre, sur le libre arbitre.

Je suis tout à fait d'accord! Surtout dans le début du second livre, quand à plusieurs reprises il expose une théorie déterministe (les hommes seraient soumis à la Providence divine) et semble s'opposer à la théorie de l'Histoire d'Hegel, au motif que les grands hommes ne feraient que se soumettre aux lois divines et ne serviraient que d'"étiquettes" pour nommer et expliquer les événements historiques.

Il semble aussi s'opposer à la philosophie de la guerre de Clausewitz (qui apparaît même dans le livre à un moment) quand il dit que l'issue d'une bataille est tout à fait indépendante de la volonté du commandant des troupes.

Et aussi plus globalement, le livre est la parfaite illustration de la nécessité qu'il y ait du mal, du négatif dans le monde : le titre Guerre et Paix en est déjà le parfait exemple! Pendant que des hommes se sacrifient pour leur patrie, d'autres participent à la vie mondaine.

En tout cas, cette lecture est la preuve évidente que la littérature est une ouverture à la réflexion. A aucun moment le plaisir de lecture n'est altéré par ces réflexions, et le fond comme la forme montrent la très grande maîtrise de l'auteur! Shocked

Apparemment une adaptation télévisée passe en Belgique dans quelques jours. Elle devrait aussi être diffusée en France bientôt. Je me demande vraiment s'il est possible de retranscrire ne serait-ce que l'essentielle des deux ou trois intrigues principales dans une série... Je suis donc curieux de la voir!
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Dim 9 Déc 2007 - 16:54

Tous unanimes sur Guerre et Paix ? Pourtant pas rebutée par les bouquins "épais" (d'ailleurs très fan de Dostoïevski) , l'idée d'ouvrir Guerre et paix m'a toujours fait peur : le nombre de pages d'abord, le sujet ensuite...

Avez-vous aimé? un peu , beaucoup? ou passionnément ?
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Lun 17 Déc 2007 - 12:00

moi j'aime Guerre et Paix. bon, c'est long, c'est vrai, mais c'est très bien SAUF LES SCENES DE BATAILLE ... les scènes de bataille, j'avais fini par prendre l'habitude de les sauter, non pas par antimilitarisme chronique (mais c'est vrai que cela n'aide pas nanana ) mais parcequec'est long, ennuyeux et que les mouvements de troupe sont incompréhensibles.
SInon, tu va au cimetière russe de Ste-Genevieve des bois et tu retrouves tous les noms que tu peux lire dans Guerre et Paix, c'est une expérience etonnante :)
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Jeu 13 Mar 2008 - 19:19

Beaucoup plus petite que Guerre et Paix, La mort d'Ivan Illitch est une nouvelle de moins de 100 pages. Récit d'une mort individuelle et solitaire, ce texte montre la bêtise et l'hypocrisie des conventions sociales, le ridicule des ambitions et des projets dans la vie tout en exprimant une angoisse métaphysique face à la mort.
En effet, le récit commence par la mort du personnage : on voit son cadavre, un ancien ami est là, bien à contrecœur car il préfèrerait bien jouer au whist avec ses camarades ... Puis ensuite commence le récit de la vie d'Ivan Illitch, celui qui nous apparaissait mort, prêt à être enterré. Processus à l'envers qui mène à remettre en question tout ses projets, ce qu'il croit, ce qu'il pense de la vie et de la mort. Au fur et à mesure de sa maladie, le bonhomme sera de plus en plus seul, incompris, livré à lui-même car le spectacle de la maladie et de la mort gêne sa famille, tandis que le spectacle de la vie des autres, qui continue sans lui, lui est intolérable.
Une nouvelle très intéressante et qui me donne envie de lire d'autres œuvres de cet écrivain !
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Jeu 24 Avr 2008 - 17:38

Recueil de trois nouvelles: Le bonheur conjugal, la sonate à Kreutzer et le diable



4è de couverture:


Je posai le revolver et le recouvris d'un journal. Je m'approchai de la porte et l'ouvris. C'était la soeur de ma femme, une veuve à la fois bonne et stupide... - Vassia, va la voir. Ah ! c'est affreux, dit-elle. "Aller la voir ?" m'interrogeai-je. Aussitôt je me répondis qu'il fallait aller la voir, que probablement cela se faisait toujours. Quand un mari, comme moi, avait tué sa femme, il fallait certainement qu'il aille la voir. "Si cela se fait, il faut y aller, me dis-je. Et si c'est nécessaire j'aurai toujours le temps", songeai-je à propos de mon intention de me suicider... - Attends, dis-je à ma belle-soeur, c'est bête d'y aller sans bottes, laisse-moi au moins mettre mes pantoufles.

Mon impression:

Une belle écriture chargée d'émotion comme tous les livres de littérature russe classique que j'ai lus jusqu'à présent.
Le point commun entre les trois nouvelles est le sujet de la relation homme-femme.
Le bonheur conjugal décrit l'évolution des sentiments d'un couple avant puis après le mariage.
L'auteur fait le parallèle entre les sentiments de l'homme et ceux de la femme et il le réussit avec brio.
La sonate à Kreutzer est plus terrible, plus puissante.C'est le récit d'un homme qui a tué sa femme et raconte les circonstances de ce drame à un passager dans un train.
L'angoisse du héros se communique au lecteur et on suit avec curiosité et même appréhension toutes les étapes de la germination du sentiment de jalousie dans son cœur.
Le diable est l'histoire d'un homme qui s'efforce d'être honnête , juste et fidèle à sa femme mais qui doit lutter contre l'instinct qui le pousse à la tromper.
La souffrance d'Ivanovitch (le héros) transparaît clairement dans le récit .C'est tellement bien exprimé !
L'ensemble des nouvelles est très moralisateur, surtout la sonate à Kreutzer à laquelle l'auteur a rajouté une postface dans laquelle il précise son opinion au sujet du mariage et de l'amour charnel.
Tolstoi prône l'idéal de la chasteté...On sent presque quelque chose de "personnel" et d'autobiographique dans ces récits.
Il est d'ailleurs intéressant de lire les différentes notices biographiques pour mieux situer ces nouvelles dans le temps et circonstances de vie de l'auteur.
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MessageSujet: Re: Léon Tolstoï [Russie]   Sam 2 Aoû 2008 - 20:30

"La guerre et la paix"

Cela faisait longtemps que j'envisageais de lire « La guerre et la paix » de Léon Tolstoï. C'est maintenant chose faite.

Je me suis donc plongé dans la Russie des années 1805 à 1812, voyageant entre Moscou et St. Petersbourg à la suite des principaux protagonistes de ce roman-fleuve.
J'ai accompagné les Rostov, les Bolkonsky, les Droubetskoï et les Bezoukhov dans leurs parcours respectifs en cette époque où la Russie du tsar Alexandre 1er se voit peu à peu entraînée dans un conflit qui verra les troupes françaises de l'empereur Napoléon, "l'ennemi du genre humain", progresser jusqu'à occuper Moscou avant d'avoir à se replier de manière désastreuse.


La situation politique et militaire de la Russie en cette période troublée ne semble pas pour autant empêcher l'aristocratie russe de virevolter de bals en réceptions. Ici se nouent des alliances, ici se fomentent et se concluent des mariages où l'on cherche, qui pour ses fils, qui pour ses filles, les meilleurs partis disponibles, les plus grosses fortunes. Ici l'on joue de ses relations pour placer un rejeton – dont on ne sait que faire pour assurer l'avenir – vers une carrière d'officier, poste plus honorifique que foncièrement guerrier.
Mais les nuages s'amoncellent sur cette insouciante société, Napoléon devient de plus en plus menaçant et la jeunesse dorée de l'aristocratie russe va devoir faire preuve de courage face à l'ennemi sur les champs de bataille, ce qui diffère nettement de l'univers des salles de bal. Certains, comme Nicolas et Pétia Rostov, comme Boris Droubetskoï, brûlent d'impatience à l'idée de combattre l'envahisseur et ainsi de s'illustrer par de hauts faits.


D'autres, plus réfléchis peut-être, comme le prince André Bolkonsky ou le comte Pierre Bezoukhov, sont bien conscients que le sens de la vie n'est pas là, dans cette vaine course à la gloire et aux honneurs et que les actes héroïques ne sont en fait que d'habiles moyens propres à enjoliver des actions qui ne sont en fait que de sanglantes boucheries où les hommes se jettent les uns contre les autres, prêts à s'éventrer et s'entr'égorger pour la plus grande gloire d'un chef, d'une nation ou d'une idée.


Le prince André, suite à son veuvage et à sa désillusion quant aux sentiments que lui portaient la jeune Natacha Rostov, va prendre les armes lui aussi, après avoir longtemps vécu à l'écart des fracas du monde. Le comte Pierre, lui, après un mariage malheureux, va chercher à trouver une explication à sa vie en adhérant à la franc-maçonnerie.

Et c'est ainsi que nous allons suivre au fil des ans tous ces personnages, sans compter tous les seconds rôles qui gravitent autour, sans compter non plus les véritables personnages historiques : Napoléon bien sûr, mais aussi Koutouzov, Murat, Rostopchine... Tous vont apparaître sous nos yeux au gré du récit et des évenements dans un maelström vertigineux où se mêlent l'intime et l'épique, où les destins s'entrecroisent, se séparent, se retrouvent et se déchirent.

Tolstoï nous fait pénétrer avec un égal talent dans la quiétude des domaines de campagne mais aussi dans le fracas des batailles d'Austerlitz et surtout de la Moskowa, ainsi que dans la vision dantesque de Moscou en flammes. Il fait revivre sous nos yeux, et avec une précision hallucinante, les mouvements de troupes, les options stratégiques des belligérants, n'hésitant pas pour cela à interrompre le cours du récit – surtout à partir du Livre Troisième – pour exposer son point de vue sur les tactiques adoptées par les adversaires, mais aussi sur l'interprétation des faits historiques et également sur une réflexion philosophique portant sur les notions de Liberté et de Nécessité.
Ces apartés, même s'ils m'ont semblé parfois semblé alourdir et casser le rythme du récit (surtout dans la deuxième partie de l'épilogue, ont quand même le mérite d'avoir pu apporter aux lecteurs français une version bien différente du récit de la Campagne de Russie menée par l'empereur Napoléon.


Tolstoï, bien sûr, fait de son roman une épopée nationale destinée à célébrer l'honneur et le courage de son peuple. Les français, par contre, sont vus ici comme une de ces hordes de barbares qui ont souvent déferlé au cours de l'histoire sur le territoire russe. Et il est vrai que l'analogie n'est pas fausse car on peut s'interroger sur certaines décisions de Napoléon, dont celle d'abandonner Moscou alors que l'hiver approche, de se replier en reprenant le même itinéraire que celui par où il était venu au lieu de se diriger plus au Sud, vers des terres non encore pillées par ses troupes mais bénéficiant surtout d'un climat moins rigoureux.
Pourquoi cette décision de tout abandonner et de courir au désastre alors que les armées françaises avaient été jusqu'ici victorieuses ? Nous ne le saurons probablement jamais, de même que nous ne saurons jamais pourquoi Attila, aux portes de Rome en l'an 452, a finalement décidé de rebrousser chemin.
Tolstoï ne manque pas d'attirer l'attention du lecteur sur cette bévue de Napoléon, bévue qui s'annoncera comme le commencement de la fin pour l'empereur des français. Pour Tolstoï, Napoléon n'est sûrement pas le grand stratège que l 'on nous décrit de manière habituelle. Il n'est tout au plus que le jouet de circonstances, favorables au début, ce qui a ainsi facilité son ascension. Mais quand le sort lui est devenu contraire, la chute ne s'est pas fait attendre et l'aventure des Cent Jours n'aura finalement pas infléchi le sens du destin.


C'est donc, avec « La guerre et la paix » une immense fresque historique qui se déroule sous nos yeux, un roman qui par sa grandeur et par son souffle est devenu une épopée nationale, une sorte d'Iliade du XIX ème siècle ou Troie devient Moscou, « La mère aux pierres blanches » (bièlokamennaïa, épithète par laquelle les Russes expriment leur attachement pour cette ville), un roman-fleuve où les scènes d'introspection alternent avec des épisodes plein de bruit et de fureur, où les dorures des salons cèdent la place à la boue mêlée de sang des champs de bataille.


On ressort comme étourdi de la lecture de « La guerre et la paix », pris de vertiges après avoir suivi une telle profusion de personnages, après avoir effectué maints allers-retours entre Moscou et Saint-Petersboug, après avoir assisté, comme le comte Pierre Bezoukhov, aux sanglantes et titanesques batailles ainsi qu'à l'incendie de Moscou. Oui, on ressort pris de vertiges à la fin de cette lecture, comme sonné par ce roman foisonnant d'images chatoyantes et de personnages inoubliables. Un chef-d-oeuvre absolu.
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Léon Tolstoï [Russie]
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