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 Pierre Jean Jouve

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Cliniou
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MessageSujet: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 10:47



Biographie (proposée par Evene):

Enfant d'une famille bourgeoise et de santé fragile, Pierre Jean Jouve découvre, à seize ans, Baudelaire et Mallarmé, ses maîtres en poésie.
Ses premiers vers s'inspirent du symbolisme avant que Jouve ne devienne le chantre de l'unanimisme après sa rencontre avec le groupe de l'Abbaye. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme infirmier dans un hôpital militaire, contractant de graves maladies qu'il part soigner en Suisse et sous influence de Romain Rolland, qu'il y rencontre, il publie des textes pacifistes.
De 1921 à 1927, Pierre Jean Jouve traverse une grave crise morale prenant conscience que la poésie est d'essence spirituelle.
Il reniera ensuite toute son oeuvre d'avant 1925. Sa rencontre avec la psychanalyste Blanche Reverchon lui révèle la profondeur de l'inconscient.

Son oeuvre, marquée par la foi chrétienne, tourne dès lors autour d'Eros et Thanatos, de l'inconscient dominé par la sexualité entravant l'aspiration spirituelle. Pierre se retranche dans la solitude pour lire les grands mystiques et publie les poèmes 'Noces' (1925), 'Sueur de sang' (1933), 'Matière céleste' (1937) et les romans 'Hécate' (1928), 'Vagadu' (1931) et 'Scène capitale' (1935).
Durant la Seconde Guerre, il publie une analyse du 'Don Juan' de Mozart (1942) ainsi que 'La Vierge de Paris' (1946), et une 'Défense et Illustration' (1946) de Baudelaire, Rimbaud et Nerval.
La poésie de Pierre Jean Jouve se fait le miroir du conflit de l'homme déchiré entre la spiritualité et les instincts.


J'ajouterai que je ne connaissais pas Jouve. C'est en découvrant les poésies de David Gascoyne que j'ai découvert Pierre Jean Jouve; ses traductions y sont magnifiques de fidèlité à l'esprit gascoynien. Finalement, ils étaient amis et se ressemblaient quelque part.
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 11:03

ADIEU

I.

Noir. Noir. Sentiment noir.
Frappe image noire un coup retentissant sur le gong du lointain
Pour l'entrée à l'épaisseur bien obscure de ce coeur
L'épaisse cérémonie à la longue plaine noire
De l'intérieur et de l'adieu, de minuit et du départ!

Frappe, comme un gong noir à la porte d'enfer!
Un aigre vent soulève les roseuax des sables
Confond les monts
Sous les nuées de mauvais temps de la mémoire
Fait retomber la vague en éclatante blancheur dans le néant.

C'est la journée épaisse intime où Elle part
Jetant un dernier oeil aux prouesses d'amant,
Où il quitte, quelques maigres longueurs encor de faible sable
Et poussant la vieillesse de l'âge un aigre vent.

Noir, noir, sentiment noir, oh frappe clair et noir
Pour l'épaisse cérémonie à la terre sans lendemain
Portant comme un socle divin le monument de leur départ.


II.

De longues lignes de tristesse et de brouillard
Ouvrent de tous côtés cette plaine sans fin
Où les monts s'évaporent puis reprennent
A des hauteurs que ne touche plus le regard:
Là où nous sommes arrivés, donne ta main,

Puis aux saules plus écroulés que nos silences
A l'herbe de l'été que détruisent tes pieds
Dis un mot sans raison profèe un vrai poème,
Laisse que je caresses enfin tes cheveux morts
Car la mort vient roulant pour nous ses tambours loin,

Laisse que je retouche entièrement ton corps
Dans son vallon ou plage extrême fleur du temps
Que je plie un genou devant ta brume erreur
Ta beauté ton parfum défunt près du départ
Adorant ton défaut ton vice et ton caprice
Adorant ton abîme noir sans firmament.

Laisse ô déjà perdue, et que je te bénisse
Pour tous les maux par où tu m'as appris l'amour
Par tous les mots en quoi tu m'as appris le chant.


III.

Adieu. La nuit déjà nous fait méconnaissables
Ton visage est fondu dans l'absence. Oh adieu
Détache ta main de ma main et tes doigts de mes doigts arrache
Laissant tomber entre nos espaces le temps
Solitaire étranger le temps rempli d'espaces;
Et quand l'obscur aura totalement rongé
La forme de ton ombre ainsi qu'une Eurydice
Retourne-toi afin de consommer ta mort
Pour me communiquer l'adieu. Adieu ma grâce
Au point qu'il n'est espoir de relier nos sorts
Si même s'ouvre en nous le temple de la grâce.


Extrait de "Voyageur", in Mélodrame
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coline
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 11:05

Un des auteurs que je me suis programmé comme incontournable...D'autresauteursque j'aime faisant référence à lui (Bonnefoy, Bauchau, entre autres...).
J'avais décidé , lorsque viendrait pour moi l'heure de le lire, de commencer peut-être par ces deux romans: Hécate et Vagadu...
Mais de quel(s) ouvrage(s) vas-tu nous parler Cliniou?... content
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 11:27

Mélodrame, Diadème sont des recueils de poésies intérieures.

Pierre Jean jouve était aussi grand amateur de musique; on peut aisèment s'en douter lorsque l'on voit sa bibliographie.Mozart, Mahler, Monteverdi, Schubert.
Mais il y aussi Alban Berg, son contemporain. D'ailleurs, Gascoyne aussi était admirateur de Berg et a aussi écrit des poèmes en hommage à ce grand compositeur du XXème siècle.

Le Wozzeck que Jouve a écrit avec Fano est surtout conçu comme le" portrait littéraire" de l'opéra; à ce sujet, il fera d'autres portraits littéraires d'oeuvres musicales comme celui du Combat de Tancrède et Clorinde.

Dans la deuxième partie du recueil Inventions, il écrit la Fin de Wozzeck

Les amours tristes furieusement que nous portons
S'achèveront tôt au tard par une mort sans phrase
Ou par la phrase tuant le sexe d'un fer long
Qui s'engloutit lourdement aux eaux de la mémoire;

Nous rêverons alors le rêve d'un certain lieu
De soi ou d'elle? ou de l'autre forme antrieure?
Cependant que le corps sanglant mélangé d'esprit
Par une eau corrompue aura repris son histoire.
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 11:49

Au tout début de Mélodrame, dans la partie Lyrique - Jeune fille-, deux poèmes sont directement liés à l'oeuvre d'Alban Berg.

Votre grâce, ah la naissance de vos yeux
Le cri subtil silencieux de l'ensemble de votre corps
quand il se pose sur l'espace qu'il charge de ses fleurs amères
La paresse de votre main entièrement pareille dans les jeux
A la servante du temple quand elle annonce les mystères;

Le désir de votre fraîcheur lorsque votre âme de raison arrive aux portes rosées
De votre bouche pour parler sinueusement parmi nos murs
De forêts encombrées et de dragons barbus avant l'orée du soir
Dont vous avez rêvé nue en les songes de votre nuit par mille essouflements obscurs;

La caresse de votre jour étant simplement assise
Par la présence irréfutable et quand vos pointes de seins se lèvent
A chaque communion avec l'air souple de la vie où l'enfance vous est promise:
Le vague occupant votre amour et l'innoncence vos chagrins.


N.B: ce poème est précédé de deux mesures tirées de l'andante amoroso de la suite lyrique de Berg, cantilène amoureuse où le compositeur fait du dodécaphonisme un chant lyrique.


Vient ensuite un poème Mémoire d'un ange, allusion au concerto pour violon de Berg qui fût composé pour la mort de Mutzi, fille d'Alma Malher. Le concerto sera créé en mars 1936 alors que Berg décédera trois mois plus tôt.

Suprême dissonance géante dans la consonnance de l'or
Dans la constance d'un orchestre amour du jugement immense
Dans le déchirement d'enfance double requiem des morts
La forme du son par la mort, le sein inconnu de la mort,
et le jeune ange par la mort et l'artiste entier vers la mort;
Chantant l'insouciance des seins
Chantant la promesse du règne et la valse du sourire,
Chantant le fond noir du tonnerre! alors rébellion
dans les chutes, et toutes murailles de l'amer,
Chantant l'atmoe explorant l'horreur et l'épouvante de finir,
avec impossible boussole au souffle marin du délire;
Alors dit le pauvre violon la phrase des tons entiers
Qui est forte phrase du psaume
L'agenouillement de sons entiers déclare Seigneur c'est assez
Alors s'empare du dessous du coeur le psaume égale
volonté qui troue l'atroce délire
Alors se meut le vrai ange écartant de ses mains de soie
tous les hurlements épuisés
Alors travaille une mort sans laideur
Agrandie en perfection jusqu'au gémissement de lumière
A la pointe de la corde sur la base calme de sanglots
où le tout premier né expire.


N.B: toute cette force exprime bien l'émotion de la musique, on a presque une analyse poétique.
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bix229
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 12 Nov 2009 - 14:34

Un "bon début" que je replace ici :

Il y a quelques temps une "aventure" banale arrivait à Catherine Crachat.
Catherine Crachat, quel nom n'est-ce pas.
Un nom qui ne peut etre porté que par une créature de douleur.


Pierre Jean JOUVE - Hécate
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coline
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Dim 1 Aoû 2010 - 18:57

Dans son œuvre, son ami Henry Bauchau évoque souvent Pierre Jean Jouve et a contribué à me donner l’envie de le découvrir. C'est finalement par Paulina 1880 que j'ai commencé. Je peux maintenant apporter ma modeste contribution à ce fil.

PAULINA 1880

Encore une passionnée cette Paulina, entre mysticisme et érotisme.
Paulina Pandolfini est née à Milan le 14 juin 1849.
Au début du roman elle est, à Torano, une adolescente heureuse, insouciante et pieuse, sur laquelle son père veille jalousement.

"Paulina courait le long des petits canaux sur l'herbe nouvelle, et dans l'eau jusqu'aux cuisses en avril elle mangeait des fleurs à pleine bouche. Elle se croyait aimée par le vent comme certaines créatures mythologiques, elle connaissait les légendes des paysans ou les histoires des anciens dieux, faisait parler les arbres, devenait dryade, et croyait même intriguer avec un faune dans la plus grande des bandite, celle de Torano où une très sombre cipressaia descendait sur le lac de Côme."

Son père, Mario Giuseppe Pandolfini gère « une lourde fortune dans son palazzo de Milan et ses cinq villas de la campagne ». La mère de Paulina est morte.

Elle devient peu à peu une jeune fille séduisante et le Comte Michele Cantarini, marié, s’éprend d’elle. Elle ne sait lui résister.

"Gravement, avec la douceur et la force d'un ange, il l'aimait. Elle inanimée flottait comme Ophélie dans des eaux lointaines. La voix qui les réveilla, après le jugement, leur dit qu'à partir de cette nuit ils étaient scellés l'un à l'autre dans la foi, la volupté et la détresse."

Les amants se cachent et leur liaison interdite, clandestine, se nourrit de passion, de peur et de bonheur.
Paulina se confesse au le père Bubbo et « devient deux êtres, l’un du jour et l’autre de la nuit ».
Jamais Mario Giuseppe Pandolfini n’en saura rien avant de mourir. Paulina ne se pardonnera pas d’avoir trahi la confiance de son père. « Son père était mort ne sachant rien ». Sa culpabilité est de plus en plus grande.
La femme de Michele, malade, meurt aussi, c’est le remords qui l’assaille : a-t-elle « moralement tué la Zina »?...

Ils peuvent désormais s’épouser. Mais non, Paulina choisit, pour expier ses péchés, la solitude du couvent de la Visitation à Mantoue. Elle y restera de 1877 à 1879. Un « intolérable enfer de silence et de misère »
Sensuelle et insoumise, elle est chassée du couvent.

Elle se réfugie en Toscane dans une maison où elle vit en recluse, cherchant la paix, et croyant l’avoir trouvée.
Alors pourquoi va-t-elle donner la mort à Michele à Florence, le 28 août 1880 ? (d'où le titre: Paulina 1880 !)
Suicide raté. Jugement. Onze ans de prison. Puis elle fut graciée.

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Constance
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Dim 24 Avr 2011 - 10:12

En hommage à Pierre Jean Jouve, le personnage féminin principal du "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet, se nomme Paulina, Coline ... sourire

Spoiler:
 











Une seule femme endormie



Par un temps humide et profond tu étais plus belle
Par une pluie désespérée tu étais plus chaude
Par un jour de désert tu me semblais plus humide
Quand les arbres sont dans l'aquarium du temps
Quand la mauvaise colère du monde est dans les
coeurs
Quand le malheur est las de tonner sur les feuilles
Tu étais douce
Douce comme les dents de l'ivoire des morts
Et pure comme le caillot de sang
Qui sortait en riant des lèvres de ton âme.


Par un temps humide et profond le monde est plus
noir
Par un jour de désert le coeur est plus humide.



(In Matière céleste / Ed. Mercure de France ou Anthologie de la poésie française du XX ème siècle / NRF Gallimard)

Illustration : Femme endormie (vers 1915) de Charles Clos-Oslommer



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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Mer 1 Fév 2012 - 9:58




Air magique


Là-haut sur le toit même souffle un air magique
Frisant continuellement le flot et les forêts
Un air si rare au milieu des formes tragiques
Harmonieuses par l'intense ciel creusé ;

L'air baigne
Les poumons et le cour et la chair ou douleur
Le chagrin l'espérance et la mélancolie,
L'air revêtu de foin et d'absente chaleur,

Effaçant jusqu'au haines d'un amour - magique,
Des forêts comme l'orgue aux prologues du vert
Il engendre un grand être
Jouant le vrai théâtre en notre éternité.


(Extrait de "Moires", in Anthologie de la poésie française du XX ème siècle/NRF/Gallimard)

Illustration : Allée en forêt, Barbizon (1883) de Georges Seurat
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Constance
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 5 Sep 2013 - 17:32


.


Les soleils disparus sont des mots éternels
Dont la phrase arrondie à cette forme : extase
De terre musicienne et de verdure et d'or
De village pendu au balcon le plus rare
De prairie et de roc glaciaire entremêlés ;
Ô beauté de là-bas, songe de l'extrême heure,
Un furieux brasier d'automne se formait
Aux vallées par-dessous les herbes potagères,
La descente faisait l'amour à la chaleur
Les masures de bois tourmentaient la lumière
Et la noblesse était défunte aux châtaigniers,
Et partant l'on sentait la perte d'espérance
Par gravitation de désirs insensés.



(Extrait de "Mélodrame", in Anthologie de la poésie française du XXe siècle/ NRF/Poésie /Gallimard)
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Jeu 5 Sep 2013 - 20:09

Merci Constance. sourire 
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Constance
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Ven 6 Sep 2013 - 10:18

Cliniou a écrit:
Merci Constance. sourire 
Peut-être n'as-tu pas vu cette annonce que j'ai déposée en même temps que ce poème, Cliniou. sourire 


Exposition
Pierre Jean Jouve, Philippe roman
Au miroir de l’amitié


20 septembre- 10 novembre 2013
BnF François-Mitterrand  


"Grâce au don d’Emmanuel Roman, filleul de Pierre Jean Jouve, un important ensemble
de documents relatifs au poète fait son entrée à la Bibliothèque nationale de France,
accompagné d’œuvres du peintre Philippe Roman. L’exposition présentée dans la
Galerie des donateurs illustre les grands moments de l’itinéraire poétique de Pierre
Jean Jouve à travers manuscrits, correspondances, œuvres picturales et graphiques."


Suite sur le site de la BNF : ICI
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Cliniou
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Ven 6 Sep 2013 - 13:06

En effet, pas vu.Embarassed 
Cela parait très intéressant et puis c'est toujours touchant de voir les manuscrits...
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Ven 6 Sep 2013 - 18:28

Constance a écrit:
En hommage à Pierre Jean Jouve, le personnage féminin principal du "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet, se nomme Paulina, Coline ...  sourire



jemetate Des indices pour ma lecture du moment ...
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Constance
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   Sam 7 Sep 2013 - 15:04

GrandGousierGuerin a écrit:
Constance a écrit:
En hommage à Pierre Jean Jouve, le personnage féminin principal du "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet, se nomme Paulina, Coline ...  sourire

jemetate Des indices pour ma lecture du moment ...

Cette reprise du prénom de "Paulina" ne tient qu'à l'admiration que portait J.P Martinet à Pierre Jean Jouve. Fréquemment, les auteurs font des clins d'oeil sentimentaux à leurs auteurs de prédilection.  sourire
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MessageSujet: Re: Pierre Jean Jouve   

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