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 Mario Vargas Llosa [Pérou]

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coline
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MessageSujet: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Ven 2 Fév 2007 - 1:08



Citation :
Mario Vargas Llosa est élevé par sa mère et ses grands-parents maternels, à Cochabamba (Bolivie), puis au Pérou. Après des études à l'Académie militaire, il épouse sa tante, Julia Urquidi. Il tirera de ce mariage la matière de 'La tante Julia et le scribouillard'.
Étudiant de lettres et de droit à l'université de San Marcos, puis de littérature à l'université de Madrid, il publie son premier recueil de nouvelles, 'Les caïds', en 1959.
Il s'installe ensuite à Paris, où il exerce diverses professions : traducteur, professeur d'espagnol, journaliste pour l'agence France-Presse. En 1963 paraît 'La ville et les chiens', son premier succès littéraire, qui sera traduit en une vingtaine de langues.
Séduit par Fidel Castro et la révolution cubaine, il se rend à la Havane. Il rentre en Europe avec une nouvelle épouse, Patricia.
Au début des années 70, l'auteur exprime pourtant ouvertement sa rupture avec la révolution castriste et les mouvements d'extrême-gauche. De retour au Pérou, il est candidat du Front démocratique à l'élection présidentielle péruvienne. Battu, il abandonne le Pérou, reprend ses activités littéraires et regagne Londres. La nationalité espagnole lui est accordée en 1993. Citoyen du monde, il vit entre Lima, Madrid, Londres et Paris.

2010 : Prix Nobel de la littérature.
source: evene


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1959 Les Caïds,
1963 La Ville et les Chiens, pages 2 , 4  
1965 La Maison Verte, page 4
1967 Les Chiots, page 8
1969 Conversation à la cathédrale, page 4
1973 Pantaléon et les visiteuses
1977 La tante Julia et le scribouillard, page 3, 8, 9  
1981 La Guerre de la fin du monde,
1984 Histoire de Mayta,
1986 Qui a tué Palomino Molero?, pages 1 , 6  
1987 L'homme qui parle,
1988 Eloge de la marâtre, page 8,
1993 Lituma dans les Andes, page 6
1997 Les Cahiers de Don Rigoberto,
2000 La Fête au bouc, page 6
2003 Le Paradis-un peu plus loin, page 1, 9
2006 Tours et détours de la vilaine fille, pages 1 , 4  
2011 Le Rêve du Celte, pages 6, 7, 8,

Citation :
mise à jour le 11/03/15, page 9


Tours et détours de la vilaine fille

L’histoire d’une obsession amoureuse de quarante années, du Pérou à l’Espagne en passant par Paris, Londres, Tokyo, l’Afrique…

Alors qu’il est adolescent, Ricardo Somocurcio, un péruvien, fait la connaissance d’une jeune fille qui dit être chilienne. C’est Lily. On est au début des années 1950.
Il l’aime aussitôt, cette fille complexe qui se laisse embrasser mais ne rend pas les baisers.

«Ce dernier jour de l'été 1950 je venais d'avoir quinze ans marqua mon entrée véritable dans la vie, celle qui sépare les châteaux en Espagne, les mirages et les fables, de la dure réalité
Lily n’est pas chilienne. Démasquée, elle disparaît.

Ricardo n’a qu’un rêve pour sa vie. Vivre à Paris. Lorsqu’il le réalise, il retrouve, parmi les milieux révolutionnaires sud-américains de Paris, celle qu’il va appeler désormais « nina mala » (mauvaise fille) tandis qu’elle l’a surnommé « bon garçon ». Elle porte alors le nom d’Arlette et s’apprête à partir pour Cuba.
Plus de nouvelles…

Quelques années plus tard, Ricardo la retrouve encore à Paris, cette fois-ci mariée à un diplomate ; elle porte le nom de Mme Arnoux.
De nouveau, elle disparaît après avoir dépouillé son mari.

Années 70, les années du swinging London . C’est là qu’ils se retrouvent avant qu’elle disparaisse à nouveau.

Etc…etc…

La nina mala est pour Ricardo « une maladie ». Cette nina mala qui, toute sa vie, le retrouvera, le séduira et le quittera brusquement.

Ricardo récite sur le corps de son amante des vers de Résidence sur la terre, de Pablo Neruda :
«Debout comme un cerisier sans écorce ni fleurs/
Spécial, enflammé, avec veines et salive/
et doigts et testicules [...]».

On pourrait la trouver odieuse, elle ne l’est pas vraiment. Elle est pourtant froide, égoïste, détachée des sentiments, ambitieuse…voire vénale… Mais comme le narrateur, Ricardo, on aime cette femme si forte, à l’apparence physique si fragile. On sent qu’en elle il y a blessure.

Ricardo va l’aimer sans condition et souffrir sa vie durant à cause d’elle. Quarante ans, il attend, il espère, il est heureux puis il souffre et désespère…
_________________


Dernière édition par kenavo le Dim 12 Juil 2015 - 6:21, édité 20 fois
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coline
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Ven 2 Fév 2007 - 1:11

"El paraiso en la otra esquina" (nom d'un jeu d'enfant)... "Le paradis, un peu plus loin"

L'histoire de deux vies: celle de Flora Tristan qui a mis tous ses efforts dans la lutte pour les droits des femmes et des ouvriers et la vie de Paul Gauguin, l'homme qui découvrit sa passion pour la peinture et abandonna son existence bourgeoise pour voyager à Tahiti à la recherche d'un monde non contaminé par les conventions.
Quel lien unit ces deux êtres? Flora était la grand'mère maternelle de Paul !
Deux personnages qui optent pour deux modes de vie différents du leur et révèlent un goût commun: celui d'atteindre le Paradis où sera possible le bonheur pour les êtres humains...Le Paradis étant...dans l'autre coin...ailleurs...
Un livre passionnant!....
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 1 Mar 2007 - 14:16

Un grand romancier péruvien…je me souviens bien de son livre La maison verte qui nous emmène dans le nord de son pays, dans un lupanar… mais aussi dans la lointaine forêt péruvienne et dans la zone urbaine de Piura.
Ce livre, qui a reçu Le prix de la Critique et le prix international de littérature Rómulo Gallegos en 1967, nous plonge dans des patchworks d’émotions en des environnements très différents.

Cela caractérise sa plume et aussi sa personnalité d’intellectuel de terrain… Du guévarisme de ses débuts à sa conversion inattendue au thatchérisme, du tiers-mondisme au libéralisme, l'itinéraire de Vargas Llosa est passionnel… ce qui n’est pas bon en politique dans son cas, l’est en littérature…
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coline
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 1 Mar 2007 - 14:20

sousmarin a écrit:
Du guévarisme de ses débuts à sa conversion inattendue au thatchérisme, du tiers-mondisme au libéralisme, l'itinéraire de Vargas Llosa est passionnel… ce qui n’est pas bon en politique dans son cas, l’est en littérature…

Ce sont "les tours et détours" de Mario Vargas Llosa...Un peu comme ceux de sa "vilaine fille"...:)
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LaurenceV
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MessageSujet: Mario Vargas Llosa   Jeu 24 Mai 2007 - 13:42

Je viens mettre un commentaire sur le livre que je termine à l'instant et qui m'a vraiment transportée et émue : Tours et détours de la vilaine fille.

Le résumé de l'histoire a déjà été fait par Coline. Je veux simplement exprimer mes émotions pour ce livre que je trouve fabuleux. Une passion destructrice, un amour sans failles. Une histoire qui m'a fait pleurer, même dans le tram. On vit la passion du héros, de Ricardo, du bon garçon. On la comprend presque. Parce que oui il est possible d'aimer de cette façon. On vit avec le héros tous ses espoirs, ses bonheurs et ses souffrances. On désire pour lui de goûter à la joie d'être aimé par celle qu'il aime le plus au monde tout en sachant qu'il n'aura jamais totalement ce qu'il désire et que tout moment de bonheur est un moment de sursis. Il souffre mais il vit. Pourquoi à chaque fois la reprend-il dans ses bras, pourquoi ne lui résiste-t-il pas ? Il ne faut pas résister. Même si le comportement de la vilaine fille est intolérable, incompréhensible, irrationnel, on espère tellement qu'ils se retrouvent.
Je pense, ou bien je veux croire, que cette vilaine fille aime profondément ce bon garçon. Parce qu'il l'aime mais aussi parce qu'il est là pour elle, parce qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Je m'emballe peut-être.

Je ressens un moi un profond trouble et un terrible besoin d'exprimer mon amour à celui que j'aime depuis si longtemps. Eh oui, je suis devenue aussi fleur bleue et romantique. Je l'ai toujours été.

Un roman fabuleux qui nous donne la sensation de la passion. Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas normal mais c'est ce qui fait toute la puissance des émotions qu'on peut ressentir à la lecture du livre. Je ne pourrai pas le ranger tranquillement dans ma bibliothèque, il ira retrouver le rang des élus.
Je pourrais encore écrire longuement sur ce roman...
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coline
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 24 Mai 2007 - 15:41

Je trouve comme toi que c'est un très beau roman ...Il est pourtant presque passé inaperçu, la presse et les émissions littéraires ne se sont guère fait l'écho de sa sortie en France...trop peu...Il méritait mieux...

LaurenceV...donnerons-nous aux amis de Parfums de Livres l'envie de le lire?... Wink
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LaurenceV
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MessageSujet: Mario Vargas Llosa   Jeu 24 Mai 2007 - 15:58

J'espère que oui Coline...

Il est vrai que je n'en ai pas entendu parlé à la radio (n'ayant pas de télé et n'achetant pas de magazines) pourtant il en vaut vraiment la peine.

A lire et relire.
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animal
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 24 Mai 2007 - 16:40

si ça peut vous rassurer pour moi ça ne sera pas un manque d'envie donnée de lire ni une sombre histoire de pile de livres à lire... uniquement en concurrence avec le temps et une poignée de hasards...

mais vu la façon dont Laurence l'évoque, sujet formellement prohibé (par lui même) pour l'animal (naïf forcené de son état) Rolling Eyes

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coline
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 24 Mai 2007 - 18:22

animal a écrit:
mais vu la façon dont Laurence l'évoque, sujet formellement prohibé (par lui même) pour l'animal (naïf forcené de son état) Rolling Eyes

C'est supportable tout de même... Wink
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animal
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 24 Mai 2007 - 18:46

oups... je ne parle pas du contenu (supposé)... vague histoire (morale) de plaie et de couteau à ne pas remuer Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 24 Mai 2007 - 18:56

animal a écrit:
oups... je ne parle pas du contenu (supposé)... vague histoire (morale) de plaie et de couteau à ne pas remuer Rolling Eyes

mieux vaut que ton choix se porte sur un autre livre alors... Wink
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MessageSujet: le paradis un peu plus loin   Jeu 5 Juil 2007 - 16:53

Sous la plume de Mario Vargas Llosa, Flora Tristan et Paul Gauguin deviennent Flora et Paul — Florita l'Andalouse et Koké le Maori. Outre la qualité de cet ouvrage sur la vie de Flora Tristan et de son petit fils Paul Gauguin, ce roman nous dit que le Paradis qu'ils recherchaient se trouve toujours un peu plus loin, celle des grandes utopies politiques et artistiques qui ont marqué les temps modernes.

Voici un petit passage du livre, relevé pour le lien qu'on peut y voir avec notre pratique de bookcrosseurs* :
"Alors Paul se souvint qu'en cet hiver si dur dix-huit ans plus tôt, alors qu'il collait des affiches dans les gares de chemin de fer de Paris, le hasard lui avait mis entre les mains un petit livre qu'il avait trouvé, oublié ou jeté là par son possesseur, sur une chaise de café, près de la Gare de l'Est, où il s'asseyait pour boire une absinthe à la fin de sa journée de travail. Son auteur était un Turc, l'artiste, philosophe et théologien Mani Velibi-Zumbul-Zadi qui, dans cet essai avait mêlé ses trois vocations. La couleur, d'après lui, exprimait quelque chose de plus caché et de plus subjectif que le monde naturel. Elle était une manifestation de la sensibilité, des croyances et des fantaisies humaines. La mise en valeur et l'usage des couleurs traduisaient la sensibilité d'une époque, les anges et les démons des personnes. Aussi les artistes authentiques ne devaient-ils pas se sentir tenus par un quelconque mimétisme pictural face au monde naturel : bois vert, ciel bleu, mer grise, nuage blanc. Ils avaient pour obligation d'user des couleurs en accord avec des exigences intimes ou le simple caprice personnel : soleil noir, lune solaire, cheval bleu, flots émeraude, nuages verts. (...) C'est ce que, vu l'état de tes yeux, tu étais en train de faire, Koké. (...)"

*http://www.bookcrossing.com/forum2/17
si vous voulez plus de précision sur ce qu'est le bookcrossing n'hésitez pas à me poser des questions !! :heart:
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Jeu 5 Juil 2007 - 18:30

J'ai relu avec plaisir "Qui a tué Palomino Molero?" et j'ai adoré les personnages du gendarme et de son lieutenant en butte contre la grande muette qu'est l'armée.
Une enquête sous un soleil de plomb et dans la poussière irritante surchauffée...pour un peu on se serait cru dans un western spaghetti du meilleur cru agrémenté d'une musique de Morricone drunken Du grand art et un humour certain!
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Ven 6 Juil 2007 - 12:31

grain de sel a écrit:
Sous la plume de Mario Vargas Llosa, Flora Tristan et Paul Gauguin deviennent Flora et Paul — Florita l'Andalouse et Koké le Maori...

Dans son enthousiasme, Grain de Sel a oublié de préciser le titre du roman. Il s'agit de "El paraiso en la otra esquina" (nom d'un jeu d'enfant)... "Le paradis, un peu plus loin". Wink
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MessageSujet: Re: Mario Vargas Llosa [Pérou]   Sam 7 Juil 2007 - 22:42

Qui a tué Palomino Molero?

Nous sommes en Amérique du Sud, au Pérou, dans une région sèche et aride léchée par les embruns de l'océan. Un jour, dans la fournaise, le sergent Lituma et le lieutenant Silva sont appelés sur la scène d'un crime: ils se retrouvent devant le cadavre supplicié d'une jeune homme. Il s'appelait Palomino Molero, jouait divinement de la guitare et avait une voix d'ange. Qui l'a tué et pourquoi?
Commence alors une difficile enquête pour les deux gendarmes, représentants de l'ordre civil, en butte au mutisme de l'armée. On murmure que des gros bonnets sont impliqués dans le meurtre et que tout sera fait pour étouffer l'affaire....comme d'habitude.
Mario Vargas Llosa embarque son lecteur dans un véritable western digne des plus grands western « spaghetti » de Sergio Leone: le soleil de plomb, les rochers surchauffés, les villages déserts sous la chaleur et la peur, une belle jeune fille, un père possessif, un amoureux éconduit et deux justiciers. Il ne manque plus que la musique d'Ennio Morricone et l'éolienne qui grince pour que le tableau sublime et dramatique soit complet.
De la gargote tenue par Dona Adriana au bureau du colonel Mindreau, de la misérable maison de la mère de Palomino au bordel du Chinetoque, les deux gendarmes guettent les indiscrétions et les débordements verbaux. Les fils vont les conduire au petit village terrorisé d'Amotape où une vérité romantique autant que désespérement vouée à l'échec se fera jour.
Vargas Llosa dénonce, entre les lignes du récit de l'enquête, les méandres sombres et secrets du pouvoir absolu, ses mécanismes odieux qui brisent les hommes sans aucun état d'âme. La société est divisée en deux: ceux qui détiennent l'économie, l'argent et qui ont le teint clair et ceux qui triment, souffrent sous le soleil, vivent de peu et ont la peau plus foncée. Les personnages hauts en couleurs, pittoresques apportent leur truculence et leurs mesquineries (la scène nocturne entre Dona Adriana et Silva est d'anthologie: le machisme en prend un sacré coup!) à l'ironie du récit et le rendent délectable.
Un roman social, policier et politique que l'on dévore avec le sourire aux lèvres, le rire souvent et parfois la chair de poule car sous le soleil implacable, la vie ne fait pas vraiment de cadeau.
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