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 Imre Kertész [Hongrie]

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topocl
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Mar 17 Mai 2016 - 18:16

si je te suis bien, là où on a l'impression que les camps de concentration ont permis à Elie Wiesel , dans un certain dépassement, de trouver une humanité fondamentale de réconciliation, ils ont induit en Imre Kertsz au contraire une "misanthropie" "malsaine". (Ce qui est, à mon sens, beaucoup moins surprenant). D'autres, comme Primo Lévi par exemple, ont choisi la voie du suicide.
Cette confrontation montre comment chaque homme ou femme a réagi à sa façon à cette horreur vécue, qui a constitué dans leurs destins une empreinte fondamentale. Impossible d'imaginer ce qu'auraient été leurs vies sans cela
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églantine
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Mar 17 Mai 2016 - 19:34

Oui tu résumes bien Topocl .
Mais ceci dit cela n'enlève rien à la valeur de Kertesz .
Et en tant qu'écrivain bien que tordu, il est assez génial .
Et naturellement en aucun cas je ne me permettrais d'émettre un jugement de valeur sur l'homme !
Je me dis même que j'aurais certainement réagi comme lui . Et donc c'est perturbant tout ça .

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topocl
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Mar 17 Mai 2016 - 19:55

églantine a écrit:

Mais ceci dit cela n'enlève rien à la valeur de Kertesz .

Et naturellement en aucun cas je ne me permettrais d'émettre un jugement de valeur sur l'homme !


Bien sûr!
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bix229
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Mar 17 Mai 2016 - 19:56

topocl a écrit:
si je te suis bien, là où on a l'impression que les camps de concentration ont  permis à Elie Wiesel , dans un certain dépassement, de trouver une humanité fondamentale de réconciliation, ils ont induit en Imre Kertsz au contraire une "misanthropie" "malsaine". (Ce qui est, à mon sens, beaucoup moins surprenant). D'autres, comme Primo Lévi par exemple, ont choisi la voie du suicide.
Cette confrontation montre comment chaque homme ou femme  a réagi à sa façon à cette horreur vécue, qui a constitué dans leurs destins une empreinte fondamentale. Impossible d'imaginer ce qu'auraient été leurs vies sans cela
Le suicide de Levi serait encore une hypothèse...

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shanidar
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 22 Mai 2016 - 11:43

Etre sans destin

La pudeur, la gêne et le remords sont les trois sentiments qui étreignent tour à tour notre jeune narrateur. Il a 14 ans et comme tous les jeunes garçons de cet âge il n'aime pas la promiscuité des chairs, il n'aime pas sentir les bras de sa belle-mère se refermer sur lui ou se tendre vers son père, il a honte aussi parfois de l'étoile jaune qu'il doit porter sur son cœur, il ne se sent pas vraiment juif, il ne sait pas exactement ce que cela veut dire. Il embrasse sa première fille sur la bouche juste avant d'être déporté par la gendarmerie hongroise vers Auschwitz, puis Buchenwald puis Zeitz. Il ne comprend pas ce qui lui arrive et quand il comprend, il est trop tard. Ce qui ne l'empêche pas d'éprouver tous les remords du monde (à 14 ans) pour ce qu'il n'a pas fait, ce qu'il n'a pas dit, ce dont il a eu peur du temps de la liberté, le temps d'avant les camps…

Etrange récit que celui écrit par Kertész. Comme s'il devait passer par le papier pour payer une dette dont il n'est pas coupable. La dette de ceux qui pour une raison absurde, aléatoire (être juif, tzigane, homosexuel, communiste…) ont été déportés et se pensent redevable envers la société de cette 'tare' alors que c'est bien l'inverse qui devrait se produire.

ArenSor parlait de la nécessité des témoignages sur l'enfer concentrationnaire, des témoignages qui permettent de saisir un peu de cette impossibilité du monde de la Shoah, faire toucher du doigt l'inadmissible, l'insensé et pour beaucoup l'indicible. Il y a chez Kertész une liberté de ton, l'insouciance assumée de l'adolescence, l'insupportable rire et l'innocent sourire de l'enfant déporté qui se croit plus fort que la mort, plus fort que l'engrenage qui conduit de l'usine au camp et du camp au crématoire. Il y a en lui cette puissance de vivre, de rêver, d'imaginer la vie à la maison, quand il sera rentré qui désamorce l'horreur, qui repousse les ténèbres, qui éloigne la Mort. Mais ce rire n'enlève rien à la souffrance de l'enfant, n'efface pas la blessure de la transformation physique, de la fantômisation des êtres, de leur annihilation systématique. Sa jeunesse a peut-être aidé Kertész à surmonter sa mort, à devenir un survivant et très vite on s'aperçoit que les moyens d'évitement, de protection mis en place par l'adolescent pour ne pas trop souffrir, même s'ils relèvent de la lâcheté lui ont permis de se sauver. Cette franchise efface-t-elle la faute dont Kertész se croit coupable ? Nul ne peut le dire…

Et puis tout à coup, la narration bascule. Complètement. Alors que jusqu'au camp de Zeitz, Kertész semblait prendre avec le maximum de distance possible ce qui lui arrive, il est soudain confronté à la faim, à la déchéance physique, sa déchéance, son délabrement ; ce qui le conduit à éprouver une immense colère et un terrible abattement, lequel le conduira au Revier (l'infirmerie) où un médecin lui incise le genou avant de l'envoyer à l'hôpital d'où, quasiment mourant, il retourne à Buchenwald.

Ces pages ont été pour moi insoutenable à lire. Il m'a fallu bien souvent lâcher le texte, relever la tête, respirer l'odeur du jardin pour ne pas être emportée par l'horreur décrite, la souffrance, la vermine qui gobe la plaie du genou, le corps dépassé par l'épuisement qui gît à terre, presque mort.

Et puis, arrivent les dernières pages, le retour à Budapest et les rencontres qui obligent le jeune garçon à porter un regard particulier sur ce qu'il vient de vivre, à tenter d'expliquer qu'il n'a pas vécu l'enfer, ni toutes les atrocités du monde, mais qu'il a découvert le passage du temps, l'absence de destin et aussi le bonheur.


En achevant son récit sur cette confidence étrange, Kertész propulse son lecteur dans une dimension de conscience, de pensées, d'être au monde bien différente de celle, attendue, qui entoure généralement les récits de camps. Ce décalage, ce tourbillon, cette résurgence d'une pensée positive, incompréhensible, qui met mal à l'aise, rappelle ce qu'églantine disait du morceau de cailloux dans la chaussure. Oui, Kertész nous empêche de penser en rond l'atrocité des camps, il renvoie ses contemporains et ses futurs lecteurs à une image inadmissible du camp comme un lieu sécurisé, balisé, connu et donc potentiellement 'vivable'…

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 22 Mai 2016 - 12:49

merci Shanidar, je ne vais pas faire l'impasse !

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églantine
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 22 Mai 2016 - 13:54

Merci Shanidar pour ce commentaire appliqué et fouillé .
Surtout qu'il faut du courage pour le faire , avec cet ouvrage si particulier . bonjour

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shanidar
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Lun 23 Mai 2016 - 11:06

Je voudrais revenir un instant sur les échanges que nous avons eu ailleurs et que je replace ici car Kertesz lui-même nous apporte une réponse.

églantine a écrit:
Depuis cette lecture j'ai comme un petit caillou dans ma chaussure .
Etre sans destin n'a aucune qualité stylistique et ne reflète en rien ses autres livres sur le plan purement littéraire ( c'est un choix de sa part . Mais chut on en reparle après ta lecture Shanidar ) , où là on découvre une forte personnalité avec une écriture très personnelle .

shanidar a écrit:
Je me demandais justement si tout ces 'naturellement' qui parsèment le texte était un clin d'œil 'humoristique' ou autre à la formule allemande 'natürlich' ?? Et si la teneur assez pauvre en effet stylistiquement du récit était une manière pour l'auteur de retrouver ses pensées d'adolescent (il a 14 ans si ne m'abuse...)...


églantine a écrit:
Oui je te rejoins Shanidar dans ta perception des choses concernant le fait qu'il essaie probablement de retranscrire au plus juste son ressenti de l époque alors qu'il n était qu'un jeune adolescent.
Peut être aussi veut il balayer toute expression littéraire pour témoigner ainsi de l absence à lui même dans sa narration. Du moins celui qu'il est devenu. Peut être aussi pour appuyer sur la mécanique infernale du système concentrationnaire qui tue l individu dans ses derniers recoins. La force intellectuelle aussi.
Bien vu pour le clin d'oeil "naturellement ".Je n y avais pas pensé.

Et voici 'l'explication' que donne Kertesz :

"Pourquoi, mon garçon, s'est-il alors écrié, mais je voyais qu'il commençait à perdre patience, dis-tu à tout bout de champ 'naturellement' à propos de choses qui ne le sont pas du tout ?!" Je lui dis : "Dans un camp de concentration c'est naturel [avoir faim, être battu...]." "Oui, oui, fait-il, là-bas, oui, mais... et là, il s'interrompt, hésite un peu, mais... comment dire, le camp de concentration lui-même n'est pas naturel !" dit-il, semblant finalement trouver le mot juste, et je ne réponds rien, car je commence à voir qu'il y a une ou deux choses dont on ne peut visiblement jamais discuter avec des étrangers, des ignorants, dans un certain sens des enfants, pour ainsi dire.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Lun 23 Mai 2016 - 12:04

Je fais juste revenir au contexte entourant mon arrivée sur le forum. La semaine précédant mon entrée au sein du forum, j'ai publié un texte sur les tribunes libres du journal Le Devoir qui faisait état d'une interprétation que j'avais eue en lisant Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas en l'appliquant à la communauté sourde. L'opportunité de l'implantation de la cochlée des enfants sourds suscite encore une polémique au sein de la communauté, surtout en ce qui a égard à des nouvelles qui se demandent s'il ne faudrait pas limiter l'exposition visuelle des enfants qui subissent ce genre d'opérations... j'avais opposé une fin de non-recevoir sans équivoque.

Retour à Imre Kertesz. Jusqu'à date, je conserve des bons souvenirs de Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas. Il faudrait que je le relise d'ailleurs.

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églantine
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Sam 28 Mai 2016 - 15:55

Kaddish
pour l'enfant
qui ne naîtra pas


Non !

C'est par ce cri du coeur .ou du non coeur . que commence ce texte magnifique , exigeant écrit comme un seul souffle , une sorte d'expulsion , une naissance dans le refus de celle-ci .
C'est une douleur vitale  qui n'a pas d'autres choix que l'écriture pour pouvoir continuer à être , car qu'adviendrait-il de celui-ci obligé d'exister en dehors de cette tâche obligatoire que constitue son travail d'écrivain ?
Pour faire simple , Kertesz sait que sa seule voie de salut se trouve dans l'écriture même si , à travers cette présence à la vie il ne fait que "continuer à creuser la tombe que d'autres ont commencé à creusé pour moi ".

Non !

C'est la prise de conscience soudaine , au hasard d'une conversation, son interlocuteur alors lui demandant innocemment s'il avait des enfants .
C'est Kertesz qui s'entend répondre instinctivement , c'est la longue et sinueuse réflexion d'un homme qui n'a pas d'autres choix que de refuser la paternité et qui monologue intérieurement pour nous livrer cette "prière" , ce Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas , parce que il est impossible de revivre l'indicible , l'invivable à travers une paternité  .
Non !

Et ce "Non" réveille toutes les négations qui constituent les piliers de la personnalité d'Imre Kertesz, rescapé des camps , écrivain mis à l'index par le régime totalitaire Hongrois , jeune garçon soumis à" la dictature chaleureuse" du père , juif qui n'en fut un qu'à travers Auschtwiz , et aujourd'hui face à lui même , c'est ce non qui traduit au mieux sa puissance de vie qui lui fait refuser instinctivement ce que l'instinct de survie dicte à l'homme "en temps normal" : la procréation pour continuer à vivre au delà du temps qui nous est imparti individuellement .

Compliqué tout cela ? Il est vrai que l'écrivain est un phénomène de complexité ,formidablement traduit par une écriture sinueuse qui dévide tel un écheveau tous les fils qui permettent d'élaborer une construction fidèle à une logique de pensée où rien n'est laissé au hasard .

Kertesz écrit , Kertesz se regarde écrire , Kertesz s'approprie l'histoire et traduit l'intraduisible de l'absurde .

Ce Non , scandé tout au long de cette minitieuse introspection n'est rien d'autre qu'un cri d'amour , un enfantement et une invitation à regarder l'horizon .

Au fil de mes lectures de cet écrivain si singulier , le voile se lève et m'apparait alors un homme profondément généreux , secrètement tapi dans ce qu'il appelle "ma vérité à moi ,et même si c'est une erreur, oui , seule mon erreur est ma vie " .

Un texte qui résonne comme un chant douloureux et lancinant , qui se fait fleuve et vous inonde d'une  mélopée d'amour extraordinaire pour qui fera l'effort de lecture .

J'aime Kertesz .

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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Sam 28 Mai 2016 - 19:07

Non.

églantine, je ne lis pas ton commentaire car je compte bien lire ce livre de Kertesz... mais je te dis à plus tard...

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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 29 Mai 2016 - 9:34

Si!

Moi j'ai lu le commentaire d'églantine car il en vaut  la peine et m'a fait dire qu'il fallait que je le lise celui-là et son questionnement essentiel :de quel droit faire naître des enfants dans ce monde qui ne finit pas d'être un monde de merde.
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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 29 Mai 2016 - 11:32

C'est certainement un livre et une écriture puissants pour un tel commentaire. On ne peut rester insensible. Du coup, alors que je pensai ne jamais relire Kertesz, je note "Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas" dans ma LAL.

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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 29 Mai 2016 - 11:36

Exini a écrit:
C'est certainement un livre et une écriture puissants pour un tel commentaire. On ne peut rester insensible. Du coup, alors que je pensai ne jamais relire Kertesz, je note "Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas" dans ma LAL.

Ne jamais relire ? parce que tu avais eu une mauvaise première fois, Exini ?

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MessageSujet: Re: Imre Kertész [Hongrie]   Dim 29 Mai 2016 - 14:22

J'ai lu "Si c'est un homme" et "Etres sans destin" (dans cet ordre) dans un intervalle très court l'un de l'autre. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison, complètement subjective, et entre les deux, Kertesz m'avait semblé bien fade.
Mauvaise interprétation sans doute, et c'était il y a au moins quinze ans.

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