Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 David Vann

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
Nathria
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2867
Inscription le : 18/06/2008
Age : 50

MessageSujet: David Vann   Mer 2 Déc 2009 - 14:46



David Vann

Citation :

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak en Alaska. Après avoir traversé les Etats-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde en solitaire. Il vit en Californie où il enseigne à l’Université de San Francisco. En 2005, il a publié A mile down, récit de son propre naufrage. «Sukkwan Island est tiré du recueil Legend of a suicide paru aux Etats-Unis en 2008.
(Gallmeister)



Sukkwan Island (parution le 07/01/2010)

Jim décide, alors qu’il entame la procédure de son second divorce, de faire une pause dans sa vie. Il démissionne de son métier de dentiste, achète une maison sur l’île de Sukkwan (sud de l’Alaska) et propose à son fils Roy de l’accompagner pour une année sabbatique. Roy ,13 ans, est l’enfant du premier mariage de Jim. Le jeune adolescent refuse, puis après réflexion, accepte plus par résignation que par véritable envie. Sukkwan est une île sauvage à laquelle on accède par bateau ou hydravion. Jim pense, à travers ce retour à la nature, faire un homme de son fils. Hors Jim n’a rien préparé et les deux hommes doivent imaginer leur survie. Par ailleurs, la véritable personnalité de Jim se dévoile jour après jour. Roy découvre la dépression de son père. Jim se révèle incapable de mener à bien un projet, de se projeter dans l’avenir et ce qui devait passer pour un passage rituel tourne au cauchemar lorsque l’hiver prend place et maintient les deux individus en huis clos.
Le malaise et l’angoisse augmentent au fur et à mesure de la lecture jusqu’à la stupeur d’un acte irréversible. Ce roman tient en haleine jusqu’à la toute dernière page !

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur nous fait douter et lentement perdre nos repères.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lachariotteabouquins.blogspot.fr/
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: David Vann   Lun 15 Fév 2010 - 21:43

Mon premier "One shot" (je crois...). Pas bon signe quand on vient ici en général...

Sukkwan Island de David vann


Attiré par des échos plutôt très favorables et une accroche en faisant "un des premiers romans les plus marquants de mémoire récente" (Robert Olen Butler), j'ai lu ce court roman de 192 pages et je ne suis pas très convaincu.

Il raconte l'histoire d'un père divorcé qui décide d'emmener pendant un an son fils de 13 ans sur une île isolée du sud de l'Alaska pour lui apprendre à affronter les éléments en se préparant à affronter l'hiver, et surtout pour renouer avec lui après sa séparation et la dérive qui en a découlé.

Le climat est immédiatement séduisant. Un hydravion attérit sur cette île et les descriptions sont dépaysantes. Père et fils emménagent dans une cabane en bois au pied d'une montagne et cerclée par la forêt. Seule habitation à 30km à la ronde qui devient rapidement la proie des ours avec pour seule communication avec le monde extérieur une radio qui est elle-même endommagée.

A partir de là démarre un suspens qui évoque un peu "Shining" avec l'opposition, dans cet univers enneigé, entre ce père dépressif de plus en plus inquiétant et ce jeune adolescent qui voudrait rentrer chez lui mais redoute de voir son père se suicider s'il l'abandonne.

Tout cela est plutôt bien raconté mais j'ai trouvé la situation de départ (cet isolement très improbable et accepté par la mère ??), et le dérapage très rapide du père, beaucoup trop artificiels et peu crédibles. Le pire étant ce qui se passe page 113, tournant du livre, sensé être une déflagration sidérante faisant basculer le récit dans une sorte d'errance à la lisière de la folie. Situation complètement invraisembable psychologiquement et qui m'a complètement éjecté du livre. Quand je ne peux plus adhérer à ce qui est raconté, je ne vois plus que l'artifice et je n'y trouve plus aucun intérêt.

La deuxième partie m'a alors paru ennuyeuse et inutilement étirée. Le final est relativement réussi mais je m'en fichais déjà complètement.

Certains trouveront peut-être un certain plaisir à cette histoire et David Vann écrit bien dans un style descriptif efficace. Mais aucun vertige, aucune profondeur psychologique autre que cette plongée fabriquée dans la folie.

A vous de voir...

Extrait:

Ils partirent en direction de la crête, de nouveau exposés au vent. Roy luttait pour rester à la hauteur de son père et ne pas être séparé de lui. Il savait que s'il le perdait de vue l'espace d'une minute, son père ne l'entendrait pas crier, qu'il ségarerait et ne retrouverait jamais le chemin de la cabane. Observant l'ombre noire qui bougeait devant lui, il prit conscience que c'était précisément l'impression qu'il avait depuis trop longtemps; que son père était une forme immatérielle et que s'il détournait le regard un instant, s'il l'oubliait ou ne marchait pas à sa vitesse, s'il n'avait pas la volonté de l'avoir là à ses côtés, alors son père disparaîtrait, comme si sa présence ne tenait qu'à la seule volonté de Roy.

La suite de l'histoire tente en effet d'illustrer la déréalisation que provoque la perte de ce regard. Bonne idée qui m'aurait séduite si le point de départ avait été plus convainquant.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: David Vann   Mar 16 Fév 2010 - 7:51

Marko a écrit:
Mon premier "One shot" (je crois...). Pas bon signe quand on vient ici en général...

Sukkwan Island de David vann
Alors je suis contente que tu es venue pour présenter ce livre.. je l'avais noté et je tournais déjà plusieurs fois autour.. ton commentaire va me rendre la vie plus facile.. je peux oublier ce livre Wink

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathria
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2867
Inscription le : 18/06/2008
Age : 50

MessageSujet: Re: David Vann   Mar 16 Fév 2010 - 13:27

Marko a écrit:
Sukkwan Island de David vann

Pour ma part, je ne me suis pas trop occupée du côté "possible" ou pas. J'avoue que j'ai été complètement bluffée par le dénouement. On s'attend à ce que quelque chose arrive mais pas ça. Je me suis même demandé au début si il ne s'agissait pas d'un roman policier. Oui, effectivement, ça ressemble à "Shining". Je l'ai lu en me demandant:"comment on pouvait se sortir de cette situation? Si on s'en sort." . Et jusqu'au bout, c'est sombre, sombre, sans espoir... Mais même la fin est imprévisible...Univers de folie extrême...


Dernière édition par Nathria le Jeu 18 Fév 2010 - 19:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lachariotteabouquins.blogspot.fr/
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: David Vann   Mar 16 Fév 2010 - 15:59

Nathria a écrit:
Marko a écrit:
Sukkwan Island de David vann

Pour ma part, je ne me suis pas trop occupée du côté "possible" ou pas. J'avoue que j'ai été complètement bluffée par le dénouement. On s'attend à ce que quelque chose arrive mais pas ça. Je me suis même demandé au début si il ne s'agissait pas d'un roman policier. Oui, effectivement, ça ressemble à "Shining". Je l'ai lu en me demandant:"comment on pouvait se sortir de cette situation? Si on s'en sort." . Et jusqu'au bout, c'est sombre, sombre, sans espoir... Mais même la fin est imprévisible...Univers de folie extrême...

Je trouve que c'est facile d'émouvoir ou de créer du suspens en racontant par exemple l'histoire d'un enfant maltraité, d'une femme qui se bat contre un cancer, ou ici d'un père qui devient fou et menaçant. Encore faut il que la situation tienne la route pour qu'on adhère et que les personnages aient une vraie densité.
Spoiler:
 

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: David Vann   Jeu 18 Fév 2010 - 15:53

honte c'est bien de faire le ménage parfois.. c'est ainsi que j'ai retrouvé un premier message de Nathria pour ce livre sur le One Shot - et avec le 2e de Marko, j'ai bien pu faire un fil Very Happy

conciliabule Marko, il te faut encore un autre livre pour ta "première" sur le 'one-shot' diablotin

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathria
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2867
Inscription le : 18/06/2008
Age : 50

MessageSujet: Re: David Vann   Jeu 18 Fév 2010 - 19:51

kenavo a écrit:
c'est ainsi que j'ai retrouvé un premier message de Nathria

Je l'ai cherché partout celui-là, puis, je me suis dit: "Ma pauvre fille, tu es tellement crevée que tu rêves d'avoir fait les choses..." Bon, ça a un côté rassurant pour moi, ma foi! Je ne suis pas complètement neuneu...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lachariotteabouquins.blogspot.fr/
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: David Vann   Jeu 18 Fév 2010 - 21:10

kenavo a écrit:
conciliabule Marko, il te faut encore un autre livre pour ta "première" sur le 'one-shot' diablotin

Je trouverai bien un livre pas terrible pour en parler sur One shot!

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
traversay
Flâneur mélancolique
avatar

Messages : 10160
Inscription le : 03/06/2009
Age : 59
Localisation : Sous l'aile d'un ange

MessageSujet: Re: David Vann   Jeu 11 Mar 2010 - 23:33



Oh, la, la..., je n'ai pas aimé du tout. Question de style d'abord, descriptif et rachitique à mon goût, sonnant bizarrement faux dans sa simplicité. Et comme j'ai ressenti une antipathie immédiate pour le père et son comportement erratique, ça n'a fait qu'amplifier les choses. D'autant que les 100 premières pages m'ont rappelé les plus beaux passages des Saisons de la solitude (Joseph Boyden) où un type reste isolé au nord du Canada tout un hiver. Et raconté de telle façon (le récit est ample et poétique) que la comparaison avec Sukkwan Island est au détriment de ce dernier, et pas qu'un peu. Concernant la fameuse page 113, je n'y crois pas un seul instant et je ne peux y voir qu'un truc malhonnête et gratuit de romancier qui veut bouleverser (choquer) son monde. Les pages qui suivent s'étirent en longueur et je n'ai pas eu un seul moment d'empathie avec qui vous savez. J'avais hâte que ça se termine, et mal de préférence. Il ne me reste qu'un vague malaise et l'envie de passer à autre chose.
Je déteste parler des livres que je n'ai pas aimé. Que cela n'influe pas sur l'envie des lecteurs potentiels. Voyez plutôt l'avis de Nathria plus haut qui y a trouvé un vrai bonheur de lecture. Je l'envie vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cin-phile-m-----tait-cont-.blog4ever.com/blog/index-48511
Nathria
Sage de la littérature
avatar

Messages : 2867
Inscription le : 18/06/2008
Age : 50

MessageSujet: Re: David Vann   Ven 12 Mar 2010 - 7:41

traversay a écrit:
Je déteste parler des livres que je n'ai pas aimé. Que cela n'influe pas sur l'envie des lecteurs potentiels. Voyez plutôt l'avis de Nathria plus haut qui y a trouvé un vrai bonheur de lecture. Je l'envie vraiment.

Tututuuut... Ton avis est aussi important que celui de Marko ou que le mien. Heureusement que les avis sont différents sinon ce serait
J'essaie de me rappeler quel souvenir ça me laisse mais je m'étais laissée facilement embarquée là-dedans... Je ne peux pas dire le contraire.
Mince...Je connais deux autres lecteurs ayant apprécié, il faudrait que je les invite sur Parfums... Pas bien grave tout cela...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lachariotteabouquins.blogspot.fr/
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: David Vann   Ven 12 Mar 2010 - 19:32

Nathria a écrit:

Mince...Je connais deux autres lecteurs ayant apprécié, il faudrait que je les invite sur Parfums... Pas bien grave tout cela...

Tu n'es pas toute seule! Il a très bonne presse mais je n'ai pas marché non plus dans cette histoire trop artificiellement fabriquée. Si j'étais mauvaise langue je dirais qu'il a essayé de raconter une histoire suffisamment "choc" pour bien vendre son livre et se payer son tour du monde à la voile (puisque c'est son projet si j'ai bien compris). Mais je comprends qu'on puisse y prendre du plaisir si on rentre dans l'histoire.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
mimi54
Zen littéraire
avatar

Messages : 6043
Inscription le : 02/05/2010

MessageSujet: Re: David Vann   Mar 29 Juin 2010 - 22:07

Pour ma part j'ai aimé; Voici l'avis laissé sur mon blog


Cette histoire est édifiante, surprenante, à peine croyable, terriblement dérangeante, et, paradoxalement captivante.

Il me sera difficile d’en donner les grandes lignes de peur de casser le suspense qui règne dans le livre dont l’issue est inattendue.

C’est l’histoire d’un père et d’un fils, qui partent tous les deux, comme des grands sur une petite ile en Alaska, pour se retrouver, renouer des liens.

L’atmosphère est d’emblée curieuse, un irréelle. A chaque page du livre, je me demandais comment cette histoire allait pouvoir finir. Non, je ne le dirai évidement pas !!
Le malaise grandit petit à petit, et, le lecteur y est entrainé, et s’y laisse entrainer.

La structure même du roman accentue le climat sombre et pesant. Il est composé de deux parties inégales dont la fin de la première constitue La Rupture. Les deux parties sont compactes, sans chapitres, dont les paragraphes sont à peine séparés les uns des autres. Cela ne m’a cependant absolument pas gênée dans ma lecture. Le style de l’auteur est fluide, et rapide.

Deux personnages occupent ce roman. Ce sont deux personnes à la recherche l’une de l’autre. Ils sont tous attachants pour des raisons radicalement opposées ; l’un pour sa naïveté, l’autre pour sa noirceur dont les origines, non abordée ici, sont certainement profondes.

Voici un roman, assez court, qui n’a rien de gai, qui explore que l’humain peut avoir de plus sombre, mais qui retient son lecteur, en tout cas qui m’a retenue, et laissée un peu scotchée une fois refermé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://leblogdemimipinson.blogspot.com/
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: David Vann   Mer 30 Juin 2010 - 12:54

C'est vraiment étrange comme on peut avoir le sentiment d'avoir lu un autre livre. J'y ai vu la caricature de ce que tu décris sur un scénario complètement artificiel. Plonger dans la noirceur de l'être humain consisterait à donner une vie et une densité à son personnage par l'écriture et par une volonté de crédibilité psychologique, une vraie pâte humaine en quelque sorte. Mais cet homme n'a pas d'existence pour moi parce que ce qu'il pense et fait n'est non seulement pas crédible mais terriblement fabriqué. A partir de là tout peut arriver et m'indiffère. Par contre j'ai trouvé cette profondeur dans Julius Winsome de Gérard Donovan. Reste que tu y as pris du plaisir et c'est de loin l'essentiel.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
darkanny
Zen littéraire
avatar

Messages : 7078
Inscription le : 02/09/2009
Localisation : Besançon

MessageSujet: Re: David Vann   Sam 9 Oct 2010 - 17:28



Me suis fait complètement avoir et je rejoins à la fois l'avis de Traversay ainsi que celui de Marko.

Un début prometteur qui tient vraiment en haleine , quoique le style soit bien pauvret , mais alors la 2ème partie du livre et cette fameuse page 113 ! quelle bouillie , je me suis totalement désintéressée de toute cette histoire , on a l'impression que l'auteur a été subitement en panne d'inspiration et a fait du remplissage avec tout ce qu'il y avait de plus sordide .
Un mauvais polar , qui n'en est pas un en plus , aucune profondeur psychologique alors qu'il y avait matière tout de même .
Quand je pense que je voulais en faire cadeau à quelqu'un , heureusement que j'ai pris la peine de le lire avant , j'éviterai ainsi une brouille certaine.

Bon courage à ceux qui vont le lire .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
domreader
Zen littéraire
avatar

Messages : 3409
Inscription le : 19/06/2007
Localisation : Ile de France

MessageSujet: Re: David Vann   Sam 12 Fév 2011 - 19:46

Vos avis contradictoires m'ont donné envie de lire ce livre !! Je viens donc de l'achter pour le meilleur ou peut-être pour le pire ? On verra ....

_________________
'Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense.' - Haruki Murakami.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: David Vann   

Revenir en haut Aller en bas
 
David Vann
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» Françoise David appuie les revendications
» Leçons de vie, d'Elisabeth Kübler Ross et David Kessler
» David Bekam pour Amporio Armani !
» David Beckham fait tatouer son fils de 10 ans
» L'Homme qui expliquait l'impossible - de David Verdier

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature nord américaine (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: