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 Roberto Bolaño [Chili]

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyJeu 20 Mar 2014 - 7:31

dreep, dreep, ton commentaire est une révélation... continues à mûrir ta passion pour la littérature, elle est palpable!

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«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

Dixit celui qui écrivait plus vite que son ombre.
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Dreep
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyJeu 20 Mar 2014 - 11:16

Merci, j'ai toujours aimé lire...  content 

Et c'est aussi mon livre préféré, donc je m'emballe un peu...
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pia
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyJeu 20 Mar 2014 - 21:05

Dreep a écrit:
C'est un livre que j'ai lu dans les tréfonds de ma solitude adorée...

Tiens t'en as une toi aussi?  sourire 

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Dreep
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyVen 21 Mar 2014 - 10:02

Rien de mieux que de se réfugier à part soi pour réfléchir... ou lire Les Détectives sauvages !  dentsblanches 
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swallow
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyDim 30 Mar 2014 - 11:14

Citation :

Je suis un peu épouvanté de ce qu'a dit swallow (érotique ???? provocation ???) (Dreep).


Je voulais tout simplement dire que je ne partage pas l´idée glauque des personnages de Bolaño( poètes ratés?) sur le sexe- destructeur. Leur vagabondage sexuel aboutit (comme la drogue) au saccage et á l´anéantissement. "Coger* como locos, como si fueramos a morir mañana". dit Bolaño.

J´adore la visceralité, qui n´a pour moi rien de devastateur ni de cheminement vers le naufrage sinon tout le contraire, unique accès vers le partage et l´intimité si compromises aujourd´hui, quand tout devient spectacle et exhibition.


Tout cela me rendant la lecture des passages descriptifs de la sexualité désagréables. Je ne sais Dreep, si tu lis l´espagnol, et j´ignore dans quelle catégorie on pourrait ranger ces passages où les partenaires féminines se retrouvent au bord de l´étouffement et du coma.
Spoiler:
 




Voilà c´est tout, je n´apprecie pas la violence, à quelque moment qu´elle se produise.. Ce qui me rend ces passages  des "Detectives salvajes" discordants.

*"Coger" dans de nombreux pays d´Amérique latine ne veut pas seulement dire "prendre" mais coïter
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topocl
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyDim 4 Mai 2014 - 10:32

Un petit roman lumpen de Bolaño

Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 Talach88

Après la mort accidentelle de leurs parents, Bianca et son frère abandonnent peu à peu le lycée, vivotent de petits métiers, visionnent des films pornos, invitent chez eux deux frères, le Libyen et le Bolognais, très propres et polis, qui initient Bianca aux plaisirs charnels, et l'envoient séduire un aveugle richissime.

Tout cela, qui aurait pu donner un Dickens opulent particulièrement pathétique, est servi sous la forme d'un petit roman de moins de 100 pages, froid, distant, étale. L’émotion n'est certainement pas la force de Bolaño, c'est plutôt l'étrangeté, une retenue face à cette déliquescence glauque. Qu'importe finalement ? Les protagonistes nous sont étrangers, et leurs actes me sont restés indifférents jusqu'à la fin. Aux sentiments, Bolaño préfère manifestement la symbolique, à commencer par cette lumière blanche dans laquelle vit Bianca.

Quant au style, j'ai lu dans un commentaire sur le net qu'il était « normal » et j'ai trouvé ce qualificatif excellent. En fait c’est sans doute cela, l'auteur veut donner l'idée que toute cette histoire est normale, (c'est pour ça que l'histoire est racontée par Bianca devenue banalement femme mariée et mère) et c’est cette prise de position qui pourrait, peut-être, donner un sens au livre.


Mais…. Bon….. . Il faut accepter de  parfois rester sur le côté.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 12:01

difficile de reprendre le commentaire disons 'normal' de topocl (sans passion ni rejet épidermique) pour venir mettre un peu d'eau au moulin de Bolaño.

Un petit roman lumpen

Mon point de départ :

Lumpen ? c'est ce qu'on appelle le sous-prolétariat, ce qui correspondrait peut-être aujourd'hui aux travailleurs précaires, des gens qui bossent mais ne gagnent pas assez pour survivre.
C'est le cas de Bianca et de son frère, contraints de faire des boulots ingrats (nettoyer un gymnase pour le premier, faire des shampoing pour la seconde) tout en tirant le diable par la queue. Alors, on file tout droit vers la délinquance, c'est en tout cas se que dit Bianca qui va faire usage de ses charmes pour essayer de trouver un magot.

J'ai lu ce livre comme la métaphore de la sortie de l'adolescence. La chrysalide de blancheur dans laquelle vit Bianca (que l'on traduirait par Blanche, je suppose) représenterait la pureté de l'enfance, la cécité de la jeunesse, l'arrogance du corps mais cette blancheur finit par blesser les yeux et il faut bien laisser ce corps être touché, enlever la taie qui recouvre la vue et aller travailler, monter une affaire bidon de délinquance pour entrer enfin à visage découvert dans l'âge adulte.

Après la libération sexuelle devenir femme (mariée et mère de famille).

C'est assez triste.

J'ai trouvé quelques ressemblances entre ce 'roman' dénué de charmes sensuels et qui parle crûment de sexualité avec le film Jeune et jolie de Ozon. Le sexe pour le sexe (sans plaisir et même avec la notion d'avilissement) serait l'incarnation de l'épisode adolescent (une manière de se déprendre pour mieux se prendre, s'enrichir, se découvrir) et un passage parfois nécessaire pour une très jeune femme qui va mal (?).

C'est aussi assez flou. Je ne sais pas très bien au fond ce que Bolaño a écrit : une histoire de deuil, de construction ou un roman initiatique. Ces intentions me restent obscures.

Et même si je suis très loin (comme le dit tom léo) d'être en guerre avec la littérature latino (au contraire même), j'avoue qu'encore une fois (après l'étouffant 2666) Bolaño me laisse surtout un sentiment de malaise et d'incompréhension.

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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 13:09

shanidar a écrit:
C'est assez triste.

shanidar a écrit:
Ces intentions me restent obscures.


shanidar a écrit:
Bolaño me laisse surtout un sentiment de malaise et d'incompréhension.

Tout cela fait que la

shanidar a écrit:
 métaphore de la sortie de l'adolescence.

est un peu dure à avaler. Même l'aspect glauque est d'une certaine façon contourné par la distance: je crois que j'aurais presque préféré quelque chose de plus atroce. Peut-être, donc, le message est il de montrer à quel point cette misère, pas seulement financière , est ordinaire?

Comme toi, j'avais gardé un souvenir assez amer de 2666 et je me suis dit, quand même, allons voir plus loin. Mais ce n'est pas celui-ci qui me réconciliera avec Bolaño. (Et ce n'est pas sur que je lui laisse une troisième chance)
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 14:16

topocl a écrit:
shanidar a écrit:
C'est assez triste.

shanidar a écrit:
Ces intentions me restent obscures.


shanidar a écrit:
Bolaño me laisse surtout un sentiment de malaise et d'incompréhension.

Tout cela fait que la

shanidar a écrit:
 métaphore de la sortie de l'adolescence.

est un peu dure à avaler. Même l'aspect glauque est d'une certaine façon contourné par la distance: je crois que j'aurais presque préféré quelque chose de plus atroce. Peut-être, donc, le message est il de montrer à quel point cette misère, pas seulement financière , est ordinaire?

Comme toi, j'avais gardé un souvenir assez amer de 2666 et je me suis dit, quand même, allons voir plus loin. Mais ce n'est pas celui-ci qui me réconciliera avec Bolaño. (Et ce n'est pas sur que je lui laisse une troisième chance)

Oui il faudrait peut-être aller fouiller du côté du malaise que cette lecture instaure, ce malaise qui serait la dénonciation de cette vie de misère, ce malaise qui serait la manière de Bolaño d'interroger le lecteur sur sa capacité d'assimilation (non pas de l'horreur, mais de la banalité des situations...).

De mon côté, je pense tenter une nouvelle approche avec Les Détectives sauvages... parce que Dreep l'a bien vendu (et pas juste vaguement bien !!) !

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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 15:51

Je te lirai (et les autres de la LC aussi évidemment)
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 17:43

Il est possible que mon résumé et ma lecture postés dans le fil "LC Bolano" est trop explicite et peut-être pas dans le sens du fil. Je ne savais pas comment procèder... Si vous ne voulez pas savoir tout du livre, mais avoir une opinion sur le sujet:

Tentative d’explication de mes « problèmes » de certaines lectures latinos... (et de Bolano en particulier), je viens d'y mettre un commentaire que vous pouvez lire sans peur de savoir trop du roman "L'étoile distante"...
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 19:19

tom léo a écrit:
Il est possible que mon résumé et ma lecture postés dans le fil "LC Bolano" est trop explicite et peut-être pas dans le sens du fil. Je ne savais pas comment procèder... Si vous ne voulez pas savoir tout du livre, mais avoir une opinion sur le sujet:

Tentative d’explication de mes « problèmes » de certaines lectures latinos... (et de Bolano en particulier), je viens d'y mettre un commentaire que vous pouvez lire sans peur de savoir trop du roman "L'étoile distante"...

ce qui veut dire que tu ne comptes pas faire de commentaire synthétique ici sur ta lecture de L'étoile distante ?
(ce n'est pas un reproche, hein, chacun fait comme il veut, bien sur !)

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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyMer 7 Mai 2014 - 22:20

shanidar a écrit:
tom léo a écrit:

Si vous ne voulez pas savoir tout du livre, mais avoir une opinion sur le sujet:

Tentative d’explication de mes « problèmes » de certaines lectures latinos... (et de Bolano en particulier), je viens d'y mettre un commentaire que vous pouvez lire sans peur de savoir trop du roman "L'étoile distante"...

ce qui veut dire que tu ne comptes pas faire de commentaire synthétique ici sur ta lecture de L'étoile distante ?
(ce n'est pas un reproche, hein, chacun fait comme il veut, bien sur !)

Euh, je viens d'abord de le faire juste ce soir en allemand et je devrais traduire... Mais au même moment le temps m'est compté: j'ai une fin de semaine et un week-end très chargé et puis, le Mardi je partirai pour l'Allemagne. Je verrai si j'y arrive encore...

Et toi, shanidar, pas de réactions sur mes "impressions de lectures latinos"???
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyJeu 8 Mai 2014 - 22:54

Etoile distante

Originale : Estrella distante (Espagnol, 1996)

Traduction française : Robert Amutio, 2006

CONTENU :
Roberto Bolaño a écrit un étrange roman noir qui mêle art, histoire et horreur. Un jeune homme, séduisant et mystérieusement lointain, se présente dans un atelier d'écriture que suit le narrateur dans une ville provinciale du Chili. Le coup d'État de Pinochet donne l'occasion à cet étrange artiste de mettre en pratique sa conception radicale de l'art de la cruauté, en assassinant quelques femmes de sa connaissance dans des circonstances que le lecteur, comme le narrateur, ne peuvent qu'imaginer.
Étoile distante est aussi une prolifération tourbillonnante d'histoires qui accompagnent ce récit sur la démence et le mal. Histoires folles, invraisemblables, traversées de rumeurs invérifiables, comme autant de visions égarées de ceux que l'histoire du Chili a brisés, d'épisodes cruels et pathétiques où l'espace de quelques pages des monstres terriblement (in)humains s'ébrouent.

Roberto Bolaño exerce son sens de l'humour, son goût de la parodie et sa singulière imagination, dans le foisonnement et les bifurcations vertigineuses de ces récits soufflés par l'histoire ou l'exil, et nous livre une méditation sur le mal dans ce qu'il a de plus fascinant et sobrement médiocre, mais aussi sur son rapport à la littérature.
(Source : Quatrième de couverture)

STRUCTURE :
Dans la version allemande lue par moi, livre en dix chapitres numérotés, mais sans titres. Eventuellement on peut discerner quatre blocs différents. Chaque chapitre avec un leger décalage de contenu, d'accents.

REMARQUES :
Le Chili au printemps 1973 : avec le narrateur et son ami Bibiano nous nous trouvons dans un atmosphère de séances et débats perpetuels dans des cercles avant tout littéraires, où on va parler de poèsie, se lire mutuellement ses propres premiers essais, mais où on va aussi parler d'autres sujets. Les jeunes étudiants entre 17 et 23 ans sont pour la plupart des sympathisants de la révolution, voir de la lutte armée, trotzkistes, communistes ou socialistes.

Dès le début du petit roman nous sommes face à un personnâge mystérieux : Alberto Ruiz-Tagle qui (on le dit rapidemment) va se revèler plus tard sous sa vraie identité de Carlos Wieder. Mais d'abord il semble souvent quelqu'un qui écoute tranquillement, déclame tranquillement ses propres œuvres et attire les femmes autour de lui. Pour la plus grande détresse du narrateur et son ami qui partagent l'adoration des jumelles Garmendia. Certains par contre devinent en lui un étoile naissant du nouvel art chilien de la poèsie.

Et quelques mois après (le Putsch de Pinochet aura lieu en Septembre 1973) Tagle/Wieder apparaît dans l'identité d'un pilote militaire qui va peindre dans les cieux avec des avions à réaction fumantes des « poèmes » avant-gardistes. Il eviendra, il est la preuve vivante que le nouveau régime en place à une attitude positive envers l'art avant-gardiste ! Nous par contre, nous savons ou devinons encore toute autre chose : ce même Wieder participe en tant qu'officier à la torture et des arrestations (même de ses amantes) et contribue aux nombreuses diparitions. Il apparaît sous son jour sadique et meutrier qu'il va même mettre en évidence dans son « art ».

Mais terminons-là, avec ses premiers chapitres, l'aperçu de ce livre.

Parfois Bolano peut, pour des chapitres intermédiaires ou des explications,commencer apparemment ailleurs et rompre une certaine fluidité de contenu. Plus tard il met ces bouts ensemble. Ou expose – comme je l’ai lu – diverses destins comme les possibilités éventuelles de diverses options face au Putsch : l’exile, la revolte, le sadisme... Des fois cela me paraissait « décousu » et pas unifié à première vue.

Le sentiment d’une inprécision, d’une incertitude reste marquant : Est-ce que cela s’est bien passé comme décrit, ou éventuellement autrement ? Qu’est-ce qui est bien sûr sous la dictature ? Ainsi restent des suppositions, des rumeurs, le soupçon d’une formation de légendes autour d’un personnâge, d’une falsification. Ceci peut créer chez des lecteurs – au moins chez moi – une certaine forme de manque d’orientation. Mais qu’est-ce qu’il condamne ? Mais bien sûr : on sait ou devine bien où battait le cœur du narrateur, de l’Alter Ego et ainsi de Bolano, mais au même ; moment beaucoup de choses ne sont que mentionné allusivement et reste à l’interprétation du lecteur.

Bien sûr cette liberté est d’un coté souhaitable : l’auteur ne nous impose pas une boîte toute reglée, néanmoins je m’attends – dans certaines œuvres – peut-être à des jugements plus explicites ?

On trouvera de la matière à reflexion à souhait : Comment l’art est instrumentalisé par des systèmes politiques ? Où est-ce qu’un système utilise des hommes « malades » pour es faire vivre leur sadisme pour leurs propres buts ? Est-ce que l’accomplissement d’actes de la coté obscure est même une condition pour se réaliser plus pleinement comme homme, voir comme artiste ? Et bien sûr les questions éternelles : Où commmence la responsabilité de l’individu et où est-ce qu’il n’est qu’un outil ? Faut-il y faire une distinction ? Jusques à quand (et où) je peux demander justice, et chez qui ? Quand est-ce qu’il faut rompre le cercele de la violence ? Etc...

A mon avis l’écriture, la langue restent étrangement distantes et froides. Elles ne m’atteignent pas comme je le voudrais bien, même si j’honore certaines idées derrières les projets littéraires (si on peut parler de « projet ») de l’auteur. Donc en ce qui me concerne je reste bizarrement étanche à l’attraction de Bolano comme – après en avoir lu une vingtaine de livres (?) - en général presque, de la littérature latino-américaine. Mais cela est pon ressenti personnel, voir mon problème.

Infos supplémentaires en espagnol ici: http://es.wikipedia.org/wiki/Estrella__distante

Je suis parti d’une traduction allemande qui se réfère à une première version du roman. Est-ce que cela peut jouer ?
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shanidar
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MessageSujet: Re: Roberto Bolaño [Chili]   Roberto Bolaño [Chili] - Page 3 EmptyLun 12 Mai 2014 - 10:05

malgré tes réticences, tom léo, qui rejoignent plus ou moins celles que nous avons évoquées avec topocl, ton commentaire me donne envie de lire Etoile distante, peut-être pour voir ce que Bolaño 'dit' de l'horreur dans un cours roman... (mon petit côté sadique à moi).

En tout cas, merci pour tes impressions de lecteur, en espérant que tu trouves un jour un auteur latino-américain qui te subjugue !

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