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 LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires

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MessageSujet: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Mer 24 Fév 2010 - 20:11

Ici on peut poster dès maintenant ses commentaires de lecture.
Si l'auteur a déjà un fil n'oubliez pas d'y faire une copie de votre message. S'il n'en a pas, il mérite alors peut-être que vous lui en ouvriez un!
Et s'il n'est pas encore traduit en français, Maline a ouvert un fil tout exprès ici.
Bonnes lectures!

Titres choisis pour le moment:

Aériale: Elizabeth Knox, la veine du vigneron
Animal: Alan Duff, L'âme des guerriers
Arabella: Shirley Hazzard,
Bédoulène: Peter Carey, Oscar et Lucinda
Charlie: Elliot Perlman, Ambiguités
Coline: Janet Frame, Visages noyés
Dalchmad: Chloe Hooper, The Tall Man
Domreader: Patrick White, Le Char des Elus/Riders in the Chariot
Epi: Joan Lindsay, Picnic at Hanging Rock
Kenavo: Murray Bail, Les pages
Krys: Mudrooroo, Le Maître du rêve-fantôme
Lisette: Richard Flanagan, Dispersés par le vent
Madame B: Murray Bail, Eucalyptus
Marie: Patrick White,Le Vivisecteur
Marko: Alexis Wright, Carpentaria
Queenie: Tim Winton, Cloudstreet
Sophie: Richard Flanagan, La fureur et l'ennui
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Traversay: Hugh Morrieson, L'épouvantail
Nezumi: David Malouf, Dream Stuff
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Madame B.
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Mer 3 Mar 2010 - 20:32

J'ai fini Eucalyptus de Murray Bail et je me lance:

Holland vit seul avec sa fille Ellen dont la beauté attire tous les regards. A ses 19 ans, son père promet de donner sa main à l'homme qui parviendra à reconnaître et à nommer chaque espèce d'eucalyptus (plantée par lui-même) dans sa propriété. Il y en a 500 et certaines espèces sont très rares. Les prétendants affluent et échouent les uns après les autres. Il ne reste que deux hommes capables d'identifier les arbres: l'un a un esprit rigoureux, carré, l'autre est un rêveur qui invente des histoires pour la jeune fille.

L'histoire m'a assez intriguée et a tellement retenu mon attention que c'est pour elle que j'ai choisi de lire ce roman. Il s'agit d'une sorte de conte. La "rivalité" entre les deux hommes traduit l'opposition entre l'esprit précis, rationnel de celui qui nomme sans état d'âmes, qui est froid (ce personnage est parfois assimilé à une machine) et le pouvoir des mots, la puissance de l'imagination.
C'est un très beau récit que j'ai beaucoup aimé même si certains passages sont chargés de symboles un peu trop voyants à mon goût. Un belle lecture néanmoins.
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Lun 15 Mar 2010 - 21:39

L'âme des guerriers - Alan Duff - NZ

L'histoire de Beth, Jake et de leurs gamins dont deux ne verrons pas la fin de l'histoire. Ils sont Maoris et vivent dans un quartier pourris entre maoris, louchant de temps en temps sur la baraque de Mr Trambert gros propriétaire (blanc) de l'autre côté de ses prés. ça picole tout ce que ça peut, ça "fait la fête"... ce qui signifie généralement que ça finit en cassage de gueules avant de se remettre à picoler. Beth picole aussi et se fait régulièrement frapper par Jake.

Beth se pose quelques questions, Jake a du mal à s'en poser et passe plus de temps à essayer de se rassurer, sauvagement et au détriment de son entourage. Les gamins payent le prix et plus encore, souvent laissés à eux-mêmes, entre la défonce, la débrouille et les gangs : Brown Fists contre Black Hawks, tout un programme.

On suit les pensées tour à tour de Beth, Grace (la fille qui se suicidera), Jake dit Le Musclé, cauchemar ambulant vivant dans un cauchemar de violence perpétuelle ou Nig le plus âgé qui finira dans les Brown Fists et très mal.

Après les deux premiers chapitres on a un peu peur que tout se casse la gueule, le style oral mais uniforme avec du plein de bon sens j'les emmerde, man des euh et d'autres trucs, des absences de mots, des tournures qui se rattrapent en pensées plus simples, et un peu de rêve loin sous la violence et l'alcool. Répétitif, démonstratif voir didactique.... heureusement tous les chapitres ne sont pas aussi courts et quand ils s'étendent le style respire un peu et l'émotion se développe, ça fait toujours un peu simple, voire simpliste, qui sait. n'empêche c'est fort, c'est horrible mais forcément juste et hurler au gâchis de l'alcool et de la violence, sans complaisance, en y mettant avec soin quand même et à la longue beaucoup de choses ça fait ranger ses doutes. C'est fort. Finalement plus subtil à la longue, plus simplement humain.

C'est des portraits de gens ravagés à l'avance ou non qui vont essayer de se rattraper sans forcément savoir comment ni en avoir les moyens. Les ordures comme Jake souffrent aussi et les gentils oublient aussi la souffrance des moins récupérés. Les gangs sont cons, violents et méchants. Une question d'apparence, de force pour masquer les faiblesses et ses manques de moyens.

Portrait social : chômage, manque d'instruction et manque d'histoire.... on entrevoit une Nouvelle Zélande assez neuve et composite qui s'assimile mal elle-même, ça rappelle les Etats-Unis, forcément, en plus petit et réduit d'un point de vue communautés : maoris, blanc, chinois...

Tout ce qui est récit de la violence (qui sent fort le vécu) et du blocage, humain, qui en est un mais pas complètement, la capacité à se réveiller, à essayer de se réapproprier quelque chose de soi, le temps de son existence (de son évolution). Message positif rustique qui vaut ce qu'il vaut et qu'on ne peut s'empêcher de superposer ailleurs qu'à la cité des Pins au début des 90's. Le besoin d'avoir des mots, des moyens pour se comprendre d'abord et changer, prendre le bon là où il est, espérer changer le reste.

Pas un bouquin parfait mais un bouquin fort qui ne rejette pas totalement des travers culturels de guerriers, pour le meilleur et pour le pire (beaucoup). Et qui revendique un courant non moins puissant d'une certaine décontraction, une sorte de rythme au delà des âges...

J'ai eu des doutes, j'ai quelques réserves mais ça mérite d'exister et il y a des expériences, et des constats, qu'on ne peut pas vraiment discuter.

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Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Dim 21 Mar 2010 - 10:41

La veine du vigneron
Elizabeth Knox


La veine du vigneron est un roman bien étrange qui m'a un peu prise à revers d'abord parce qu'il se passe dans la Bourgogne française (et non en Nouvelle Zélande, première déception) et puis parce que que cette histoire d'amour entre un ange déchu et un vigneron n'était pas si évidente à faire passer. Mais E. Knox a une écriture sensible et poétique et la magie opère.
J'ai lu qu'elle est née d'un rêve qu'aurait eu l'auteure et qu'elle aurait enregistré au réveil comme elle le fait parfois. Cette histoire est donc partie d'une fantaisie, de l'esprit quelque peu fantasque de cette romancière née à Wellington et dont l'univers est souvent peuplé de monstres ou de créatures gothiques. Un terrain très peu connu de ma part mais ici qui a réussi à me capter et même finir par me prendre dans ses filets au moment où j'aurais pu décrocher. Bizarres, surnaturels oui, mais aux charmes envoûtants, ces récits sur plus d'un demi siècle racontent les secrets de cette famille de paysans attachés à leur terre et forcément aussi à leurs maîtres, et montrent comment ces rapports ont pu évoluer et se redéfinir peu à peu.
Une histoire au final passionnante et riche qui m'a par contre plus appris sur le 19 éme que sur l'âme néo-zélandaise, quoique...

Citation :
Pour les éditeurs français, je suis trop internationale, pas assez "exotique". Il y a une sensibilité néo-zélandaise dans mon écriture, mais je ne suis pas un produit néo-zélandais. Je pourrais écrire la même chose en vivant ailleurs: mon matériau, c'est moi.

Je lis en parralèle Whale rider (de Witi Ihimaera) l'histoire d'une petite fille Kahu et d'une baleine, une sorte de conte et de croyances. J'ai l'impression que l'univers de ce peuple est souvent empreint de rêves..
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Ven 26 Mar 2010 - 13:46

OSCAR ET LUCINDA
Oscar est élevé par son père dans une foi dissidente – les Frères de Plymouth – enfant à l’apparence délicate il est l’objet de rejet de la part des autres enfants d’Hennacombe. Il entretien très jeune une relation avec Dieu qui l’éloigne de son père et s’impose de rejoindre la famille du pasteur Anglican Mr Sttraton . Adulte, entrainé par le seul ami –Pasteur comme lui – aux courses de chevaux, il est séduit et découvre la passion du jeu. Cependant il ne joue pas pour s’enrichir, il joue pour vivre –payer sa pension, s’habiller modestement – et trouve toujours Dieu dans le jeu. Oscar décide d’investir sa foi en Australie et part pour Sydney. Le voyage en bateau est pour lui une difficile épreuve car il souffre d’une véritable phobie à la vue d’une étendue d’eau. Cette phobie l’éloigne des ses compagnons de voyage, mais il découvre en la personne de Mle Lucinda Leplastrier une joueuse. La jeune fille est orpheline et riche, et elle aussi se sent différente des autres. Le couple créé un petit scandale en étant découvert jouant aux cartes dans la cabine de Lucinda.
Arrivés à Sydney Oscar rejoint son poste de Pasteur et Lucinda se procure le soutien et l’amitié du Révérend Dennis Hasset et de Mr Abbs chef d’entreprise pour acheter une verrerie.
Oscar et Lucinda sont une seconde fois l’objet d’un scandale alors qu’ils sont surpris dans la maison du Pasteur jouant aux cartes. Oscar perd son poste et Lucinda le découvrant dans un bouge alors qu’elle vient y parier et se sentant responsable de son état, décide de l’accueillir dans sa maison. Ils vivent donc tous deux et s’abstiennent de tout jeu. Oscar est amoureux mais il pense que Lucinda aime le Révérend Hasset, qui a du lui aussi obéir à ses supérieurs et partir porter sa parole dans une région éloignée d’Australie. Le couple se rend ensemble à un office à Pâques et le révérend les fustige dans son sermon, alors qu’ils vivent en toute honnêteté dans la maison de Lucinda. Oscar propose le mariage à la jeune fille mais elle n’y répond pas pensant que c’est simplement par honneur, alors qu’elle se découvre amoureuse.
Lucinda veut créé un édifice unique tout en verrerie et Oscar la soutient et propose la construction d’une église pour le révérend Hasset. Ce sera l’ultime pari de Lucinda, qu’Oscar revienne sain et sauf. Oscar part donc pour une longue et difficile expédition à travers des régions dangereuses et peu connues avec une escouade de personnes recrutées par Mr Jeffrie qui s’instaure « Capitaine ». L’innocence d’Oscar en la nature dangereuse de ces hommes est mise à rude épreuve ; meurtres, viol, fornications jonchent le chemin. L’église arrivera à sa destination en piteux état et deviendra le tombeau d’Oscar.

L’écriture est belle, elle est déliée et prenante. Les sentiments des personnages sont très bien décrits et l’auteur nous fait découvrir avec justesse les méandres de cette passion du jeu. Ce jeu qui reste pour Oscar un investissement dans sa foi et pour Lucinda, un pari sur son avenir, car son héritage lui pèse n’ayant jamais admis le choix de sa mère.

Une lecture que j’ai beaucoup appréciée.

extraits sur le fil d'auteur

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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coline
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Ven 26 Mar 2010 - 18:58

VISAGES NOYES de Janet Frame

Bien que Janet Frame ait donné à sa narratrice le nom de Istina Mavet, il paraît évident que ce texte est très autobiographique. On sait que l’auteur a séjourné de 1944 à 1951, de 20 à 28 ans, dans des hôpitaux psychiatriques parce qu’elle était schizophrène.
Elle a subi près de deux cents électrochocs et a échappé de justesse à une lobotomie grâce à un prix littéraire qu’elle reçut en 1951 pour son recueil Le lagon, écrit alors qu’elle est internée, livre publié par un ami.

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de poster les dernières lignes du roman. Elles n’en gâchent pas la lecture me semble –t-il:

« Je me répétai la recommandation qu’une des infirmières m’avait faite : « Quand vous nous quitterez, il faudra oublier absolument tout ce que vous avez vu, l’effacer de votre esprit aussi complètement que si ça n’avait pas existé. Il faudra vivre comme tout le monde et ne plus penser à l’hôpital.
Vous qui lisez le témoignage que je viens d’écrire, vous devez vous rendre compte, n’est-ce pas, que je lui ai obéi… »


Dans Visages noyés Janet Frame évoque la vie en hôpital psychiatrique. Elle écrit ce roman en 1961, elle n’a rien oublié des conditions, des gens à l’intérieur (malades et soignants), de la violence des traitements médicaux, de la peur, de la solitude, du regard des autres…et aussi son bonheur lorsqu’elle peut lire : « le bonheur m'avait donné la migraine ".

Tout a commencé ainsi pour Istina :

« J’étais professeur. Le directeur du collège m’accompagna jusque chez moi. Pour me menacer d’un triple danger, il partagea en trois son corps et son visage. Je fus donc suivie par trois directeurs, un de chaque côté et le troisième sur mes talons.
[…]Rentrée dans ma chambre, je passais toute ma nuit à découper des étoiles dans du papier doré. Je les collai sur les mirs, sur la porte de l’armoire neuve de ma logeuse, sur la tête, le visage et les yeux du divan à ressorts. Bientôt toute la chambre en fut constellée. J‘en avais aussi tapissé ma nuit intérieure, j’en avais fait des talismans susceptibles d’éloigner de moi les trois directeurs.
[…] J’avais rusé pour conquérir mes étoiles. Je croyais que la colle de farine suffirait à fixer solidement ma galaxie de papier…Or, cette multitude de récompenses, d’approbations, de mesures de sécurité, de polices d’assurances, c’est à moi seule que je la distribuais : à moi, la réprouvée, moi dont les paroles et les gestes avaient fait scandale, moi qui avais ouvert la bouche sans être interrogée.
[…]J’avalai un flot d’étoiles. Ce fut facile. La conscience tranquille, je m’endormis du sommeil du juste.»


C’est un livre qui m’a bouleversée et m’a fait mal, tant Janet Frame réussit à nous donner à voir et ressentir ce que voit et ressent Istina Mavet. C'est à la fois violent et doux...Mais peut-on associer ainsi ces deux adjectifs?...

« Quand j’étais arrivée à Cliffhaven, en traversant la grande salle et en voyant toutes ces femmes assises qui écarquillaient leurs yeux, je m’étais dit , un peu comme un passant qui dans la rue voit quelqu’un regarder le ciel fixement : Si je lève la tête, moi aussi je verrai ce qu’elles regardent…Mais j’avais beau lever la tête, je ne voyais rien. Car ce spectacle-là n’était pas, comme le sont les spectacles de la rue pour les badauds, l’occasion pour ces femmes de se sentir moins seules, de communier dans la même émotion : au contraire, il favorisait la solitude. Leur vision était secrète et incommunicable. »

« Ce que je sais bien, c’est que très souvent la lingerie m’a servi de sanctuaire. Par la petite fenêtre aux vitres sales, je regardais le bas du parc, les pelouses, les arbres, et la mer, au loin, qui était comme une bande de papier bleu collé à joint vif sur le ciel. Je pleurais, je me posais des questions, je faisais le rêve que font inévitablement les malades mentaux et ce rêve, c’était : le Monde, le Dehors, la Liberté…[…] C’est parce que je ne faisais plus partie de ce Monde que toutes mes pensées se tournaient avec application vers lui. Aurais-je pu le regretter autant s’il ne m’avait pas rejetée ? Il m’arrivait de murmurer au docteur la question symbolique : « Quand rentrerai-je chez moi ? » Mais je savais que ce « chez moi » était le dernier endroit de la terre où j’aimerais habiter. »

Son évocation de ces années extrêmement difficiles est dénuée d’apitoiement sur elle-même et prend souvent des accents de poésie.
C’est tellement superbe que j’enchaîne directement avec une re-lecture de son Lagon et autres histoires, et que je vais commander Le jardin aveugle et Les hiboux pleurent vraiment.
Vous devriez lire Janet Frame...
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krys
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Lun 29 Mar 2010 - 19:15

Le rêve du maître-fantôme – Mudrooroo
Une tribu aborigène d'Australie se retrouve parquée sur une île où elle tente difficilement de survivre, sous la coupe d'un missionnaire anglais. Le chaman de la tribu tente de retrouver le rêve qui les sauvera de l'exploitation et du malheur.
Une description désespérée de l'exploitation des australiens par des hommes sans scrupule, qui sous couvert de « faire le bien », font tout le mal qu'ils peuvent et pire encore, affamant et pillant sans vergogne. Une partie du récit est marquée par l'onirisme, seule voie d'évasion pour ces êtres humains dépouillés de tout.
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domreader
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Lun 29 Mar 2010 - 20:20

coline a écrit:
VISAGES NOYES de Janet Frame

Vous devriez lire Janet Frame...

Cela viendra coline, j'ai ce livre qui m'attend sur mes étagères depuis octobre déjà......mais je suis plongée dans le magnifique livre de Patrick White intitulé Le Char des Elus pour le moment. Alors très vite après Janet Frame suivra !

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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Lun 29 Mar 2010 - 21:23

domreader a écrit:
coline a écrit:
VISAGES NOYES de Janet Frame

Vous devriez lire Janet Frame...

Cela viendra coline, j'ai ce livre qui m'attend sur mes étagères depuis octobre déjà......mais je suis plongée dans le magnifique livre de Patrick White intitulé Le Char des Elus pour le moment. Alors très vite après Janet Frame suivra !

Wink
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Mer 31 Mar 2010 - 3:12

Le vivisecteur
Patrick White
traduit de l'anglais par Georges Magnane
Gallimard

Alors là..Je ne savais pas du tout dans quoi je m’engageais en choisissant Patrick White pour cette lecture australienne. Deux tomes de plus de 300 pages et une police d’écriture minuscule qui renforce l’impression d’étouffement.
Et on étouffe, vraiment dans cette sorte de huis clos continu, enfermé que l’on est avec Hurtle Duffield. Qui est Hurtle Duffield? Un personnage qui n’a rien de sympathique. Oh, il a des circonstances atténuantes, j’en ai conscience. Comme tout le monde, il a été enfant, même si on en a jamais l’impression. Le nième enfant d’un couple d’australiens , père alcoolo violent, mère blanchisseuse chez une famille de riches planteurs qui, eux, n’ont qu’une fille, Rhoda, bossue qui plus est. Hurtle a six ans quand ses parents le vendent à cette famille , et à six ans, Hurtle sait qu’il n’éprouve pas des sentiments «  normaux ». Ce qui le fascine, c’esttout ce monde autour qu’il observe et ne comprend pas. A-t-il d’ailleurs des sentiments, ce personnage? On le suit de son enfance à sa mort, et jamais on ne le voit exprimer quoi que ce soit, depuis le moment de la séparation d’avec ses parents biologiques . Même quand ses maîtresses successives se suicident à tour de rôle. La seule chose qui lui importe est de retranscrire dans sa peinture, de grandes fresques qu’il a commencée à faire sur les murs de sa chambre dans sa famille d’adoption, la bizarrerie du monde et des humains qu’il observe et dissèque en pensée. Tel Dieu qu’il imagine comme un grand vivisecteur, il se nourrit des autres. Se nourrir est bien le terme, le système digestif et ses anomalies de tous ordres sont un sujet important dans ce roman!
Sa famille adoptive, il l’a plantée là à dix sept ans, sans jamais donner aucune nouvelles, ce n’est que très tard dans sa vie qu’il va retrouver Rhoda, sa sœur adoptive, qui ,finalement lui ressemble beaucoup. Rhoda , au corps déformé, spécialiste aussi
Citation :
des défaillances morales et des faiblesses de l'âme
.
Rhoda, et ce qu'elle lui disait des artistes:
Citation :
Je crois que la moitié du temps, les artistes ne savent pas ce qu'ils créent. Oh oui, tout le tralala, la technique.. c'est une autre question. Mais de même que les gens ordinaires qui se lèvent ,se débarbouillent, se coiffent, enlèvent la calotte de leurs oeufs à la coque, ils n'agissent pas, ils sont des instruments dont on joue, ou des vases qu'on emplit..dans bien des cas seulement de désirs.

Très difficile -pour moi- de parler de ce livre. J’ai un peu ressenti la même impression qu’à la lecture d’Au dessous du volcan de Malcolm Lowry, j’étouffais sous le poids de tous ces mots qui se baladent dans la tête d’un parfait allumé, si je puis dire..Un artiste. Car il ne s’agit que de cela, et pendant tout le roman. Pratiquement aucune notion du contexte temps-lieu , cela n’intéresse nullement cet Hurtle qui est définitivement hors du temps. Mais cet enfermement donne une assez bonne idée de ce que doit être la vie d’un artiste -ici c’est un peintre, mais c’est je pense la même chose pour un écrivain de cette trempe- tout entier, je dirais englué, enfoui, dans les représentations cérébrales de la vie extérieure à laquelle il ne participe que de très loin, uniquement destinée à être phagocytée, puis retranscrite ou représentée.. Et même pas pour plaire, ou vendre, il s’en fout Hurtle, il est célèbre, reconnu, mais à quoi bon, puisqu’il n’est pas compris et ne le sera jamais, et pour cause..

Lors d'une exposition:
Citation :
Mais Honeysett, dans sa candeur, ne se contentait pas de si peu:
-N'êtes vous pas content, Hurtle?
Il était bien décidé à tirer de vous ce que vous ne vouliez pas laisser sortir.
-Oui, c'est splendide- Ca l'était, d'ailleurs, en tant que réalisation concrète. -Oui, j'en suis heureux- A cet instant, un flot de salive vous vint aux lèvres, qu'il vous fallut ravaler. - Sauf que ça vend un peu la mèche.
Il eut un rire saccadé et espéra que cela passerait pour un rire sec.
- Comment cela?
- De voir toute votre vie étalée là..votre vie entière comme une lessive mise à sécher.



C’est un roman très complexe dont peut être plus que les thèmes principaux,identité et filiation, création et personnalité, , c’est sans doute l’écriture qu’il faut saluer,qui, par sa densité, contribue beaucoup à faire ressentir l'univers clos et obsessionnel d'un artiste. C'est vraiment un écrivain à découvrir, j'ai lu que Dom le lisait également, je suppose en anglais ( la traduction est ici excellente).

Un autre extrait:

Citation :
Tandis qu’il grimpait une fois de plus sur l’échafaudage et disposait sur la tablette réglable que l’Archange avait fabriquée selon ses instructions les tubes torturés, les pinceaux et les brosses préparés, les verres ayant autrefois contenu du beurre de cacahuète pleins d’eau claire tremblotante ( tout ce qui l’avait jamais intéressé dans le beurre de cacahuète, c’était l’usage qu’on pouvait faire des verres), il renonça aux plaisirs temporaires- ou du moins à ceux qu’on ne pouvait transformer en couleurs proliférantes en pressant dessus, compresser en une vision qui, par sa densité, exprimerait le tout.
Ainsi, il recommençait. Dans sa technique transformée. En se servant de ce que Rhoda et lui appelaient sa «  bonne » main mais dont lui seul savait qu’elle était des plus décevantes qu’on pût imaginer , si la violence du sang qui battait et picotait dans ses veines encore en état de fonctionner n’avait paru ajouter une vibration à ce qu’il avait besoin d’exprimer. Il chipotait et tatillonnait avec un pinceau puis l’autre; aucun ne semblait être le bon. Tandis que les manèges des chevaux de bois de la mémoire, les auréoles et les lustres, les pissenlits et les têtards, animés de pulsions rythmées tournoyaient sans fin…..
En dépit du chuchotement continu perçu à travers les murs et les distances lointaines, il travailla pendant des semaines à ce même tableau. Ce n’était en aucune façon son testament final, mais ce pouvait éventuellement devenir ce qu’il voyait comme un abrégé de sa vie. Parfois, la mémoire le sustentait; plus souvent, l’intuition; des visions d’une telle intensité qu’il sentit qu’il devait être capable de les mettre en rapport avec l’expérience réelle; mais il échouait le plus souvent. Par exemple: les chevaux de sang qui se vautraient sur les hauts-fonds de la mer à l’aube, l’eau laiteuse qui emplissait les auges satinées entre le ventre et les cuisses quand ils roulent sur leurs dos superbes, avant de se mettre brusquement sur pieds, de secouer leurs troncs, tout moirés de lumière et de mouvement, lançant dans la mer qu’ils viennent de quitter les perles d’eau de leurs crinières épaisses. Où avait-il vu ces baigneurs? Il devait communiquer l’idée des chevaux , par la présence, l’esprit. De la même manière, la jeune fille au chapeau rose aplati et à la robe de coton grattant sur un vieux banjo toutes les chansons qui lui revenaient: les doigts , les ongles épaissis par le frottement sur les cordes, la texture sableuse des bras, les tremblotements des seins sous la robe rugueuse. Tandis que la jeune fille pénétrait sous les arbres, la peau tachetée d’ombre et de lumière, le vieux banjo faisant un poum-poum feutré qui s’attardait sur son passage, dans les touffes d’herbe. Parce que c’était là un ouvrage pour lui-même, non ce qu’il voulait peindre ou était destiné à peindre une fois qu’il se serait dominé, il était aussi la jeune fille avec qui il avait peut-être, ou n’avait pas, couché..
…Dommage que vous n’ayez pas une couverture assez grande pour recouvrir tout le gâchis. Ou le découvrir la nuit. C’était bon: «  Le Tout de la Vie » C’est-à-dire ce n’était pas trop mal ( Personne n’a besoin de connaître toute votre richesse jusqu’à ce que vous soyez mort. S’ils la connaissaient, ils risqueraient de s’introduire en vous et de vous aimer, ce qui, du point de vue de la création, pourrait être plus désastreux que leur haine.)
Le signer demain. Ou les laisser deviner.




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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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kenavo
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Dim 4 Avr 2010 - 17:02


Murray Bail, Les Pages
Citation :
Présentation de l'Editeur
Erica Hazelhurst est désignée par l'université où elle enseigne la philosophie pour juger de la valeur des écrits que feu Wesley Antill, autodidacte inconnu et fils d'éleveurs de mérinos, a laissé en un inextricable fouillis dans la lainerie de la ferme du bush aride, à une journée de route de Sydney, où il travailla jusqu'à la fin de sa vie sous le regard bienveillant de son frère et de sa soeur. Ces derniers accueillent Erica et Sophie, une amie psychanalyste venue lui tenir compagnie et, surtout, oublier ses déboires amoureux. De l'oeuvre de Wesley Antill et au contact des habitants de la vaste demeure, là, dans ces paysages de brousse et de pâturages, surgira l'inattendu. Murray Bail explore, à travers l'histoire du génial Wesley Antill et des autres personnages, les deux grands modèles que sont la pensée philosophique et la pensée analytique, dans leur capacité à générer du bonheur. D'une écriture complexe et sans tape-à-l'oeil, à la fois précise et sûre, elliptique et bousculée par les images, Murray Bail livre avec Les Pages un grand roman d'apprentissage.


Les Pages un grand roman d'apprentissage
huhu.. est-ce qu'il serait trop tard pour que j'aprenne encore quelque chose?
J'ai toujours tellement du mal de n'apprécier pas à 100% un livre que je suis plutôt prête de chercher la faute chez moi.. en tout cas ce livre n'était pas tout à fait à mon goût

Il y a des pages sublimes sur l'Australie, surtout quand il parle du bush.. j'ai bien aimé ses idées philosphiques, introduites plutôt à la légère dans le texte, quelques excursions vers la psychanalyse, suivre le périple du 'héros absent' en Europe.. et voilà dit déjà un peu long sur ce livre: c'est comme il aurait voulu présenter une ratatouille-bouillabaisse-couscous en même temps.. et le tout couronné par un baiser de chantilly = petite romance ....
Indigestion programmée jypeurien

Toutes ces parties en elles seules, développées un peu, oui.. pourquoi pas.. le tout mélangé? plutôt pas

Dommage, j'aime vraiment sa façon d'écrire.

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Marko
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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Dim 4 Avr 2010 - 19:16

Quand je vois tous ces posts je me sens un peu à la traîne et je vais me remettre plus activement à la suite de ma lecture de Carpentarie...

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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Dim 4 Avr 2010 - 19:24

Marko a écrit:
Quand je vois tous ces posts je me sens un peu à la traîne et je vais me remettre plus activement à la suite de ma lecture de Carpentarie...
zen on avait dit qu'il y a plus de temps que pour une lecture en commun d'un seul livre Very Happy

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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Dim 4 Avr 2010 - 20:14

Le passage de Vénus



Au tout début du roman, le professeur Thrale évoque ce passage de la planète Vénus en 1769 devant le soleil, qui aurait été à l’origine de la découverte de l’Australie par le capitaine Cook, parti observer ce rare phénomène astronomique. Mais Vénus étant capricieuse, il n’en a pas observé grand-chose mais découvert un continent.

Le roman évoque la vie de deux sœurs originaires d’Australie, Grace et Caroline (Caro). Leurs parents meurent dans le naufrage d’un bateau, lorsqu’elles sont encore enfants, et c’est leur demi-sœur, Dora, qui les élève, les marquant à jamais de son sadisme culpabilisant. Elles viennent en Grande-Bretagne, Grace épouse le fils du professeur Thrale, Christian, un haut fonctionnaire diplomate, et Caro devient une femme indépendante, travaillant dans un ministère, vivant des aventures amoureuses, puis épouse un Américain très riche.

Shirley Hazzard nous dépeint leurs vies, par petites touches, à des moments soigneusement choisis. Elle le fait d’une façon subtile et délicate, évoquant des sensations, un univers intérieur, plus que des événements en tant que tels. Elle capte l’évolution des personnages, leusr changements, leur maturation, la perte des illusions et des espoirs, en même temps que des instants de bonheur ou d’apaisement. Mais le goût de cendre et l’insatisfaction dominent. Il est difficile de faire les bons choix, surtout qu’au moment où les choses se décident, on en est rarement conscient, c’est rétrospectivement que l’on sait que l’on c’était trouvé à un carrefour.

Shirley Hazzard à une écriture bien à elle, fait d’élégance et de distance, d’une très légère ironie, une façon de procéder par petites touches, comme dans un tableau impressionniste, et il faut se placer à une certaine distance pour appréhender les choses dans leur globalité. Cela demande un effort de concentration, mais le livre en vaut le coup, on est peu à peu happé dans ce récit sensible et fin, où à la fois on sent que l’auteur est en empathie avec ses personnages, mais en même temps elle les traquent pour mettre en lumière tous leurs secrets, leur vérité intérieure, même la moins flatteuse. Cela donne des portraits d’une extrême justesse, même si c’est mélancolique, comme le temps qui passe.

Une jolie découverte que je n’aurais pas faite sans cette lecture commune, et sans les conseils comme toujours judicieux de Domreader. Il me reste encore son deuxième roman, Le grand incendie à lire, je ne vais pas tarder à le faire.

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MessageSujet: Re: LC Australie/Nelle Zélande - Commentaires   Sam 10 Avr 2010 - 21:09


Peter Goldsworthy, Maestro

pas encore traduit

auteur que j'ai trouvé lors de mes recherches sur des auteurs australiens/néo-zélandais
Résumé qui m'a semblé être intéressant:
Paul, jeune garçon (15 ans au début du roman, 1967) va recevoir des cours de pianos après le déménagement de lui et ses parents dans le nord de l'Australie (Darwin). Son maître est un autrichien, un rescapé après 1945.

L'Australie (les descritpions de Darwin et les changements des saisons sont très réussies), l'adolescence d'un jeune garçon, la musique, le piano, l'histoire triste du vieux Maestro - cela semble un peu trop pour même pas 200 pages..
Peter Goldsworthy arrive à raconter une histoire qui donne un certain plaisir, il connait son métier d'écrivain (dans son premier job il est médecin, comme le père dans cette histoire)

Un commentaire sur le livre dit: L'histoire d'une amitié, la plus fascinante depuis longtemps
hm.. oui.. il y a de cela.. mais il m'a manqué un tout petit peu pour vraiment me saisir

(tout comme il a manqué un toute petit peu à Paul pour devenir un grand pianiste Very Happy )

Un film avec Klaus Maria Brandauer (et l'enregistrement au piano de Lang Lang) est fait/va se faire? les informations dans mon livre sont de sorte que le film est tourné, les informations sur internet sont.. confuses Wink

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