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 Jean-Luc Coatalem

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traversay
Flâneur mélancolique


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MessageSujet: Jean-Luc Coatalem   Mar 2 Mar 2010 - 23:26



Citation :
D’origine bretonne, né en 1959, à Paris, Jean-Luc Coatalem est écrivain et journaliste pour différents magazines de voyage comme Grands Reportages et Géo.
Dans les bagages d’un père officier, il a connu, au gré des diverses affectations, une enfance en Polynésie et une adolescence à Madagascar, longs séjours qui lui ont donné le goût de l’ailleurs et, plus tard, une boulimie de voyages et de reportages.
Romancier, nouvelliste et essayiste, cet écrivain-voyageur a par la suite publié des récits bourlingueurs, comme Mission au Paraguay (Payot/Voyageurs, 1993) et Suite indochinoise (Le Dilettante, 1999, La Table Ronde,Petite Vermillon,2008), des romans drolatiques comme Capitaine (Flammarion, 1991) ou Le Fils du fakir (Grasset, 1998, Livre de Poche, 2001), et a co-signé deux albums avec le dessinateur Loustal chez Casterman.

Il a été en 1992 l'un des neuf signataires du Manifeste pour une littérature voyageuse publié sous l'égide de Michel Le Bris, avec notamment Nicolas Bouvier et Gilles Lapouge.
Mais Jean-Luc Coatalem s’est fait surtout connaître par son essai très personnel sur Paul Gauguin, Je suis dans les mers du Sud[8] (Grasset, 2001, Livre de Poche, 2003), primé et traduit en plusieurs langues, et son ode à la géographie et à l’errance, La consolation des voyages[9] (Grasset, 2004, Livre de Poche, 2006).
Il a signé dernièrement Il faut se quitter déjà, un récit mélancolique qui se déroule en Argentine et Uruguay (Grasset, 2008, Livre de Poche, 2009), ainsi que Le dernier roi d'Angkor (2010).
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traversay
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 11:31



Le dernier roi d'Angkor

Citation :
Bouk est un jeune garçon asiatique qui, le dimanche à la maison Boissier, vient se joindre à la paisible famille française. Une amitié se noue entre le narrateur et lui. Mais Bouk disparaît brusquement, pour retourner à Angkor et s'y cacher. Des années plus tard, le narrateur décide de partir à sa recherche.

Jean-Luc Coatalem a des lecteurs fidèles, attachés aux pas de cet écrivain ailé, dont le voyage est la passion, amoureux de son style fluide, de son humour absurde, de sa légèreté grave, qui en font comme un suave cousin des grands anglo-saxons, Paul Theroux, par exemple.. Le changement de registre qu'il opère dans Le dernier roi d'Angkor déroute un peu mais le livre est tellement personnel qu'il en devient attachant, écrit dans une tonalité quasi modianesque, avec ses allers et retours de l'enfance à l'âge mûr et cette quête obsessionnelle du frère indochinois, en grande partie fantasmé. "Trouve et tu apprendras ce que tu cherches", dit un proverbe khmer, qui trace comme un fil rouge dans ce roman qui s'égare joliment dans le dédale d'Angkor, cette Atlantide terrestre recouverte par la jungle. C'est un bonheur de suivre Coatalem dans ce périple en Asie qui est aussi et surtout un voyage intérieur, dense, luxuriant et parfois douloureux.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 15:48

Merci pour ce beau commentaire, je suis d'autant plus contente qu'il figure sur la liste des invités du festival à Saint Malo
j'ai lu d'autres livres de lui, mais n'étais pas décidée pour celui-ci.. tu m'as convaincu Very Happy

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Marko
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 16:03

Ta présentation donne envie. Ce livre devrait me plaire, surtout dans ce cadre d'Angkor où les arbres fusionnent avec la pierre des temples en me renvoyant à In The Mood For Love de Wong Kar Wai. Noté!


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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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traversay
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 16:19

Marko a écrit:
Ta présentation donne envie. Ce livre devrait me plaire, surtout dans ce cadre d'Angkor où les arbres fusionnent avec la pierre des temples en me renvoyant à In The Mood For Love de Wong Kar Wai. Noté!


Justement, Coatalem cite à plusieurs reprises des scènes d'In the Mood for Love.
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Marko
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 16:33

traversay a écrit:
Marko a écrit:
Ta présentation donne envie. Ce livre devrait me plaire, surtout dans ce cadre d'Angkor où les arbres fusionnent avec la pierre des temples en me renvoyant à In The Mood For Love de Wong Kar Wai. Noté!


Justement, Coatalem cite à plusieurs reprises des scènes d'In the Mood for Love.

Alors si tu me prends par les sentiments! Ce sera ma prochaine lecture après Zola (qui est extra d'ailleurs!!!).

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traversay
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 31 Mar 2010 - 23:45

kenavo a écrit:
j'ai lu d'autres livres de lui, mais n'étais pas décidée pour celui-ci.. tu m'as convaincu Very Happy

C'est vraiment un livre différent de sa production habituelle. Lui qui se voulait plutôt dilettante un rien narquois adopte ici un ton bien plus grave, teinté de mélancolie. C'est forcément un peu autobiographique. Il y parle aussi de ses amours, pas très reluisantes.
Note pour Marko : le voyage à Angkor n'occupe que la deuxième partie du livre.

Pour résumer, c'est un peu entre Modiano et Carrère, mais ailleurs (comme ça, vous êtes bien avancés).
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Jeu 1 Avr 2010 - 2:51

traversay a écrit:
C'est vraiment un livre différent de sa production habituelle.
[...]
Pour résumer, c'est un peu entre Modiano et Carrère, mais ailleurs (comme ça, vous êtes bien avancés).
rire plus besoin de me convaincre.. je vais le lire Very Happy

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 7 Avr 2010 - 15:09

kenavo a écrit:
traversay a écrit:
C'est vraiment un livre différent de sa production habituelle.
[...]
Pour résumer, c'est un peu entre Modiano et Carrère, mais ailleurs (comme ça, vous êtes bien avancés).
rire plus besoin de me convaincre.. je vais le lire Very Happy

Et en plus, il m'a même adressé un message sur mon blog pour me remercier. Si tu le voies à Saint-Malo, salue le chaleureusement de ma part !
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 7 Avr 2010 - 18:21

traversay a écrit:
Pour résumer, c'est un peu entre Modiano et Carrère, mais ailleurs (comme ça, vous êtes bien avancés).

traversay a écrit:
Et en plus, il m'a même adressé un message sur mon blog pour me remercier. Si tu le voies à Saint-Malo, salue le chaleureusement de ma part !

Moi aussi il me fait envie, et pour ces deux raisons, je vais le lire! Sympa un auteur qui remercie un blogeur...
Une belle preuve d'humilité je trouve!
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 7 Avr 2010 - 18:23

traversay a écrit:
Et en plus, il m'a même adressé un message sur mon blog pour me remercier. Si tu le voies à Saint-Malo, salue le chaleureusement de ma part !
raison de plus pour lui faire une petite visite lors du festival Very Happy

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Dim 3 Avr 2011 - 12:20

"Le dernier roi d'Angkor"


Après quelques années de vie commune dans l'appartement parisien qu'il a hérité de sa mère, le narrateur – journaliste indépendant, proche de la cinquantaine – se sépare de sa compagne. C'est plutôt elle, d'ailleurs, qui s'en va. Malgré de nombreuses tentatives et après avoir tout essayé, son désir d'enfant n'a pas pu se réaliser. Ne pouvant faire le deuil de cet enfant qui ne naîtra jamais, elle met un point final à cette liaison et claque la porte.

Le narrateur se retrouve donc seul et décide – peut-être afin d'exorciser cette cassure – de refaire à neuf l'intérieur de son appartement afin de tirer un trait sur ces années passées.
C'est en faisant le tri dans de vieux souvenirs que son regard se pose sur de vieilles photos conservées par sa mère. Sur l'une de celles-ci apparaît un visage d'enfant qu'il a connu bien longtemps auparavant. Il s'agit d'un orphelin cambodgien appelé Louis-Noël qui partageait ses jeux lors des dimanches passés chez ses grands-parents.
Lui revient alors quantité de souvenirs : la grande maison bourgeoise de Viroflay où il passait les dimanches de son enfance ; son grand-père qui a fait carrière dans le commerce international et qui se passionne pour l'épopée napoléonienne ; et Louis-Noël que l'on extirpait de son orphelinat à l'occasion de ces fêtes et repas de famille.
Légèrement plus âgé que le narrateur et son frère, Louis-Noël, surnommé Bouk, ne cessait de fasciner les deux frères qui s'interrogeaient sur ses origines. Son maintien, sa retenue, son attitude digne en toutes circonstances, n'étaient-ils pas le signe que Bouk était le descendant d'un de ces rois qui bâtirent les temples-cités d'Angkor ? Les deux enfants ne cessaient d'échafauder des théories à son sujet, rêvant de jungles impénétrables, de chasses au tigre, de crépuscules sur le Mékong.

Il faut dire que l'on en sait bien peu sur Bouk. Seulement qu'il est né au Cambodge, dans la région d'Angkor et qu'il est l'un de ces innombrables orphelins originaires de ce pays en guerre.
Et pour quelles raisons cet enfant se retrouve-t-il au sein de cette famille bourgeoise ? Sa présence est-elle en rapport avec l'oncle Ronan ou le cousin Pierre qui ont vécu quelques années là-bas, l'un militaire, l'autre ingénieur – à l'époque où l'Asie du sud-est était colonie française ? Bouk a-t-il des liens cachés avec cette famille française ou sa présence n'est-elle due qu'à une action désintéressée d'un vieil homme fortuné désireux d'accomplir un acte désintéressé en parrainant un jeune orphelin ?

Beaucoup de questions restent en suspens. Beaucoup trop. Et bien des années plus tard, le narrateur s'interroge encore sur le cas de Louis-Noël qui, une fois adolescent, a disparu de leur vie sans laisser de traces, laissant derrière-lui un mystère de plus.
Qu'est devenu Bouk ? Est-il reparti au Cambodge ou mène-t-il une vie discrète quelque part en France ? C'est ce que va tenter de découvrir le narrateur qui va ainsi se lancer dans un jeu de piste qui le mènera jusqu'aux ruines d'Angkor dans la touffeur de la jungle cambodgienne.

« Le dernier roi d'Angkor » est un roman sur le souvenir qui nous embarque dans un voyage exotique qui tient à la fois de la quête de soi et de l'enquête policière. On suit certes avec grand intérêt les démêlés de ce journaliste qui veut faire une fois pour toutes la lumière sur un mystère resté entier. Le problème est que l'on arrive à la fin de ce roman sans avoir un seul éclaircissement sur toutes ces questions qui jalonnent le fil du récit. On sait que le narrateur apprendra au final tout ce qu'il a voulu savoir. Mais pour ce qui est du lecteur, il reste sur sa faim, frustré d'avoir parcouru toutes ces pages – passionnantes au demeurant – pour en arriver à cette conclusion décevante ainsi qu'à un dénouement un peu téléphoné qui joue sur le registre réchauffé de l'inanité de rechercher au loin ce que l'on peut trouver près de soi. Dommage que ce roman de Jean-Luc Coatalem qui laisse présager dès les premières pages une intrigue fascinante, intrigue qui se poursuit avec bonheur tout au long du récit, retombe malheureusement comme un soufflé refroidi et nous laisse désemparés, en proie à nos questionnements sans réponses, devant le grand vide qui suit le point final.
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 11 Mai 2011 - 12:02

Ce dernier roi d'Angkor est un bon souvenir de lecture, très beau, émouvant. Une belle quête asiatique.
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Jeu 12 Mai 2011 - 14:26

J'ai vu le message de kenavo sur les sorties en poche et je suis venue faire un petit tour.... Une prochaine lecture, c'est certain !!
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Sam 21 Jan 2012 - 16:49



Le gouverneur d'Antipodia
Citation :
Une île australe, perdue. Aux antipodes de tout. Antipodia. Battue par les vents. Loin des zones de pêche. Dessus, entre deux coups de chien, un chef de poste qui se fait donner du « gouverneur », un mécano qui cache son jeu, quelques chèvres.

D'ordinaire, l'écrivain-voyageur Jean-Luc Coatalem aime à imaginer des histoires venues de contrées tropicales et moites : Villa Zaouch, Le dernier roi d'Angkor, ... Changement radical de climat avec Le gouverneur d'Antipodia, récit austral qui se déroule sur une base météo située au coeur d'un petite île, non loin du pôle sud. Il y fait froid et venteux dehors, mais aussi à l'intérieur des deux personnages qui cohabitent en ces parages, un "gouverneur" donc, et son assistant/technicien. Chacun d'entre eux raconte tour à tour sa vie d'isolé, dans un monologue où les souvenirs de jours plus heureux contaminent un quotidien répétitif qui suinte l'ennui. Ces deux Robinsons, sont, il faut bien l'avouer, pas très passionnants à suivre et le lecteur est lui-même piégé par une langueur des plus monotones. Un Vendredi naufragé viendra mettre un peu d'animation dans cette fausse quiétude glaciale, mais il et déjà trop tard. Il existe sur exactement le même thème un film russe récent (encore inédit en France) dont le titre original pourrait être traduit ainsi : Comment j'ai terminé cet été. Une histoire sublimée par ses paysages et qui exacerbe l'hostilité entre deux hommes qui vivent dans des conditions semblables. Le film est intense et dramatique alors que le livre de Coatalem ne parvient que rarement à faire hausser un sourcil.
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Aujourd'hui à 10:35

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