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 Jean-Luc Coatalem

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traversay
Flâneur mélancolique


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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 23 Jan 2013 - 15:46



Nouilles froides à Pyongyang
Citation :
Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim

Amoureux des voyages, en général, et de l'Asie, en particulier, Jean-Luc Coatalem nous embarque avec Nouilles froides à Pyongyang dans le pays le plus fermé du monde, la Corée du Nord. L'auteur sait à quoi s'attendre mais la réalité qu'il va découvrir dépasse encore ses pires pressentiments. "Faut-il rire ou pleurer ?" se demande t-il à la dernière ligne du livre. Pour décrire cette contrée ubuesque, paranoïaque et repliée sur elle-même, Coatalem choisit finalement l'humour, ce n'est pas possible autrement, avec ses limites, tant il ne peut cacher son désarroi, son impuissance et sa colère devant cette "prison à ciel ouvert" qu'est la Corée du Nord. Le programme de l'écrivain, qui se fait passer pour responsable d'une agence de tourisme, et de celui qui l'accompagne, est rigide, les contacts avec la "vraie" population impossibles, toute tentative de sortir des sentiers battus se heurtant au refus catégorique de leurs guides, qui portent, comme une grande partie des habitants, le patronyme de Kim. Malgré les décors en carton pâte et les pseudo attractions touristiques, impossible de ne pas voir l'état réel de ce pays exsangue, d'où suinte la peur et où règne une épouvantable famine. Et partout, cette dévotion aux grands timoniers de la nation, décédés et légendaires ou au pouvoir. A côté de la Corée du Nord de King Jong-il (décédé depuis l'écriture du livre et remplacé par son fils), le 1984 d'Orwell ressemble à un camp de vacances. A qui profite le Kim ? Malgré le talent de Coatalem pour traquer le cocasse et le ridicule, en dépit de belles échappées littéraires du côté de Melville ou de Larbaud (lire est la seule façon pour les visiteurs de ne pas devenir fous), c'est un grand frisson d'effroi qui parcourt l'échine en dévorant ces Nouilles froides à Pyongyang. Qui s'apparente à de l'épouvante.
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Madame B.
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Jeu 31 Jan 2013 - 19:08

Nouilles froides à Pyongyong, Jean-Luc Coatalem.


Voyage en absurdisthan


Si vous vous intéressez à la Corée du Nord, si vous avez déjà lu des documents sur ce pays, vous n’apprendrez rien de neuf dans ce récit de voyage. Cependant, cette lecture n’est pas inutile puisqu’elle donne un point de vue personnel (peu de touristes choisissent ce pays comme destination) et nous fournit une vision sur le quotidien, les petites choses, la façon dont ce système paranoïaque tient. Il nous fait entrer de plain-pied dans un univers effrayant (anachronique et presque parallèle). On a l’impression que la République Populaire Démocratique de Corée (tout cela sans rire) est échappée d’un roman d’Orwell.

Par moments, le voyage semble long car il n’y a rien à voir sur ces routes quasiment vides, car il n’est pas question de s’arrêter n’importe où et parce que le contact avec la population est quasi impossible.

Alors pour l’auteur, le seul moyen de s’évader, d’oublier un instant les statues des Kim omniprésentes, les célébrations innombrables à ces « Lumières du genre humain » (toujours sans rire), le guide n°1 qui est accompagné (et surveillé) par le guide n°2 et le guide n°3 qui sert de chauffeur, le manque de nourriture même dans les hôtels pour touristes, le parcours millimétré, les arrêts pipi planifiés, c’est la littérature, les livres dont il a fait provision dans son bagage.

Il nous présente un pays de carton pâte, truqué (on montre au touriste des faux-semblants) mais bien réel (on y souffre de la faim, on en meurt aussi, on torture dans les camps).

Si Ubu existait il serait coréen du Nord et s’appellerait Kim.
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zazy
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Jeu 28 Nov 2013 - 23:01

Nouilles froides à Pyongyang
Jean-Luc Coatalem
Editions Bernard Grasset
16/01/2013
ISBN : 9782246801283

4ème de couverture :
Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim. Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré. Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines.



Jean-Luc Coatalem, rédacteur en chef adjoint à Géo a-t’il eu envie de jouer les G.O. en Corée du Nord ? Jeu de mots très facile, j’en conviens, mais vous me connaissez, je ne sais résister.

C’est sous le projet fallacieux d’un potentiel touristique formidable en Corée du Nord que l’auteur obtient le fameux sésame pour pénétrer le pays le plus fermé au monde. Son ami Clorinde se joindra à lui. Voyage ubuesque, qu’il détaillera sur un petit carnet caché dans la doublure de sa valise fermée par un code et écrit dans les toilettes. Il va découvrir une prison à ciel ouvert, un pays plus qu’exsangue ou la malnutrition fait des ravages, mais… on ne le lui montrera pas.

Il visitera, entre autre joyeuseté, un studio de cinéma avec des rues grandeur nature. J’ai eu l’impression tout au long de ce livre que c’était cela ce pays, un studio de cinéma où le scénario est écrit, où les acteurs guides récitent leur texte appris par cœur, où la voiture ne peut dévier d’un iota, où Jean-Luc Coatalem et son ami sont prisonniers dans leur hôtel dès la fin du dîner. Surtout ne pas changer de ce qui est prévu et les Kim, c’est ainsi qu’il a nommé leurs guide, chauffeur et surveillant des deux autres (mais se surveillent mutuellement).
Ils auront, durant leur séjour, leur comptant de doctrines, de bourrage de crâne, de courbettes devant les portraits des Kim-Il-sung, Kim Jong-Il, Kim-Jong-Un (cités dans l’ordre de l’apparition dans la vie, à savoir, le grand-père mort et déifié, le fils mort depuis ce voyage et certainement tout autant déifié et le petit-fils qui règne sur son « bon peuple ».
Je doute que le petit dernier, bien qu’élevé dans des écoles privées suisses, fasse entrer un brin de liberté de peur de faire s’écrouler le colosse aux pieds d’argile.

Jean-Luc Coatalem savait très bien, en allant en RPCN que liberté est un mot et une façon de vivre interdits, mais la réalité dépasse la fiction. Quelques avantages :il n’y a pas de bouchons sur les routes. Vous aurez l’impression de revenir de la planète Mars pour beaucoup moins cher et en moins de temps ou d’une remontée dans le temps. Mince, il faut positiver !

Question gastronomie, entre les nouilles froides même pas bonnes, la soupe à la grimace et les couleuvres qu’on leur fait avaler, sans compter les brouets qu’on leur fait manger aux repas, il y a mieux, beaucoup mieux.

Heureusement, les livres qu’ils ont apportés avec eux leur permettre de supporter le néant. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé le passage du livre laissé dans la poubelle de sa chambre. J’ai souri à l’écriture quelque fois caustique, mais je souriais jaune (non, pas de jeux de mots, je serai stoïque malgré l’envie) en pensant à ces millions de coréens, dont le lavage de cerveau permanent commence dès le plus jeune âge, qui supportent au quotidien les folies kimiesques.

Jean-Luc Coatalem est un très bon guide puisqu’il réussit à nous intéresser à ce pays fantomatique et non fantasmagorique. Il termine son livre par « Faut-il rire ou bien pleurer ? » Rire jaune sûrement.

Cela me rappelle un voyage en URSS à Leningrad, c’était les noms à l’époque. Le soir, nous étions en juin, nous sommes allés nous promener. Une ambulance nous suivait partout. Pratique si vous vous cassez la figure ou vous vous perdez !!!

Quelques extraits :

Surtout « ne rien à avouer, même à une occidentale de passage »

La Corée du Nord s’est arc-boutée sur ses principes et n’a pas changé envers ceux qu’elle appelle « les salauds ». Caché derrière ses murailles et sa doctrine, le pays s’est autoverrouillé, assujettissant le peuple à un délire et à un cule de la personnalité exponentiels. Chaque citoyen serait réparti dans l’une des trois classes (les « durs », les « hésitants », les « hostiles »)

Face à ce néant, ce périple qui sent trop la mise en scène, nous résistons comme nous pouvons, Clorinde et moi.

Kim Jong-il a quelque chose d’Elton John. Des cheveux bouclés et brossés vers le haut. Des lunettes surdimensionnées Courrèges 1980 qui lui mangent le visage. Même si on le prétend dépensier et jouisseur, il ne parvient pas à dissimuler son vrai fond : un côté ermite, falot peut-être autiste.

Il n’y a pas d’ailleurs pour ce peuple de matons et de taulards, c’est un « ici et maintenant » à perpette, une prison sans barreaux. Mais nous, on ne va pas rester toute l’après-midi dans les couloirs de ce bloc de béton ou dans l’estafette à suffoquer dans des mouchoirs, non ? Merde à la centrale nucléaire !

Il faut perdre ses réflexes visuels et ses habitudes citadines. Impossible de trouver un café, un restaurant, des boutiques, un panneau de publicité, des enseignes de magasins, des terrasses de café, des kiosques à journaux, il n'y en a pas — les rues sont râpées et nues

Rares sont les touristes qui manqueraient Panmunjom, à la lisière du 38è parallèle. Le cérémonial et le décorum plaisent beaucoup. Drapeaux au vent. Patrouilles martiales. Haut-parleurs crachant leurs harangues. Fresques nationalistes. Check-points. Herses antichars. La tension est palpable. De part et d’autre de ce couloir de deux cent cinquante kilomètres de long et quatre de large –appelée sans ironie la DMZ, zone démilitarisée -, sept cent mille Nordistes font face à quatre cent mille Sudistes, appuyés par des GI’s américains. Au milieu, entre les barbelés, des milliers d’animaux ont fini par proliférer en toute tranquillité, léopards de l’Amour et tigres de Mandchourie. A terme, on estime que cet espace, préservé depuis tant d’années, pourrait entre sur la liste des réserves de biosphère. Un comble !
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Jeu 28 Nov 2013 - 23:45

Si je le croise, je l'emprunte ! merci zazy !

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Aaliz
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Ven 29 Nov 2013 - 0:01

shanidar a écrit:
Si je le croise, je l'emprunte ! merci zazy !
Tout pareil !

Edit : Je viens de consulter le catalogue de ma médiathèque et il y est. Et j'ai vu pas mal d'autres choses intéressantes de ce même auteur.
Merci pour la découverte Zazy !

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 4 Déc 2013 - 12:38

Nouilles froides à Pyongyang

Ceux qui me suivent connaissent mon intérêt et ma curiosité pour l’expérience communiste et ses dérives. Le cas de la Corée du Nord, exemple extrême encore d’actualité, m’intéresse particulièrement et après lecture des avis sur Parfum, je me suis empressée de me le procurer. Une hâte bien inutile au regard de ce que j’ai pu retirer de cette lecture, c’est-à-dire pas grand chose.

Jean-Luc Coatalem est rédacteur en chef adjoint au magazine GEO. Pour la rédaction d’un article sur la Corée du Nord, il décide de s’embarquer à destination de l’autre pays du matin calme en se faisant passer pour un professionnel du tourisme. Cet ouvrage raconte son séjour, un séjour bien décevant puisque dès le pied posé sur le sol nord-coréen, Jean-Luc Coatalem et son compagnon de voyage sont immédiatement pris en charge par des agents du Parti chargés de les escorter en permanence.

Le séjour est programmé du début à la fin et nos deux voyageurs ne pourront voir que ce qu’on voudra bien leur montrer, et parfois même moyennant des sommes astronomiques. Discours formatés et propagandistes et visites artificielles et orchestrées uniquement à leur attention se suivent et se ressemblent. Le paysage morne, les paysans et villages décrépis et miséreux défilent derrière les vitres de leur voiture. Pas question de s’arrêter et de s’entretenir avec les autochtones. Tout contact avec les occidentaux leur sont interdits sous peine de sérieux ennuis. La recherche d’un minimum de confort est inutile, eau coupée, repas sautés ou, lorsqu’ils ont lieu, frugaux et douteux à l’extrême.
Bref, de l’aveu même de l’auteur, on apprendra rien de plus sur la Corée du Nord que l’on ne sache déjà.

Citation :
« Et je m’interroge : pourquoi être venu au pays de la nuit noire ? Pour publier un « voyage » de quinze mille signes ? Afin de livrer quelle information sur cette région de frappés qui ne soit pas déjà connue ? A quoi je joue ? A me faire peur ? »
L’intérêt de l’ouvrage résidera donc plus dans les réactions et le comportement des voyageurs. Les tentatives de Jean-Luc Coatalem d’échapper à ses « gardiens » font sourire. « Monsieur Jean » est bien trop turbulent ! Son escapade au musée des Beaux-Arts est même plutôt amusante. En dehors donc des visites convenues et des rares fois où Monsieur Jean tente de se jouer de la surveillance de son escorte, c’est plutôt l’ennui qui règne. Un ennui que nos voyageurs tentent de combler par des moments de lecture que l’auteur nous fait partager. On a donc le droit à un magnifique spoiler intégral du roman Mardi de Melville. Je vous avoue que j’ai failli abandonner ma lecture et que je l’ai poursuivie en diagonale uniquement pour lire les passages relatifs à Mardi.

Pour le reste, la situation politique et économique de la Corée du Nord est brièvement traitée. Forme de l’ouvrage oblige, l’auteur ne nous épargne pas ses commentaires et réflexions. Les Kim en prennent pour leur grade mais le ton bien trop moqueur de l’auteur m’a agacée. Et lorsqu’il ne peut voir de ses yeux, il se permet alors un peu trop de suppositions et spéculations. L’auteur se répète aussi un peu trop souvent et la lecture devient lassante.
A la question « Faut-il rire ou bien pleurer ? » qui clôt l’ouvrage, Jean-Luc Coatalem a choisi le rire, un humour lourd presque nerveux comme pour compenser l’effroi mais qui m’aura plus souvent gênée qu'amusée.

Un compte-rendu de voyage donc tout en subjectivité qui ne vous révélera rien d’extraordinaire sur ce mystérieux pays mais qui donne un aperçu du malaise que peut ressentir un occidental immergé dans ce milieu hostile à l’atmosphère pesante.
En revanche, pour ceux qui ignoreraient encore tout de la situation en Corée du Nord, cet ouvrage serait une excellente introduction.


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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 4 Déc 2013 - 13:46

Ton commentaire me fait penser au roman graphique de Guy Delisle (qui n'a pas de fil ?? honte sur nous), intitulé Pyongyang. La différence étant que Delisle ne parle pas de tourisme mais d'un français venant travailler en Corée du Nord et se heurtant aux mêmes cas de figure que ceux racontés par Coatalem...

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 4 Déc 2013 - 17:26

@Aaliz : Et comment est la vision de Mardi de Melville selon Coatalem ?
En tout cas, riche idée de prendre cet ouvrage pour penser à des-Corées en cette période aux prémices de Noël !
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Mer 4 Déc 2013 - 17:40

Il se contente simplement de le résumer dans les grandes lignes. Et après recherches sur la toile, je me suis rendue compte que ce roman de Melville semble bien plus profond et riche que semble le laisser supposer Coatalem à travers ses résumés.
Me voilà donc avec une nouvelle idée de lecture ...

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Sam 11 Avr 2015 - 9:27


Fortune de mer
Citation :
Présentation de l'éditeur
En Bretagne, il faut se méfier des apparences autant que de la météo. Ainsi, quand dans le petit avion à destination de Ouessant embarquent deux druides, un spécialiste des abeilles et une Espagnole couronnée par un donut de cheveux, tout peut arriver et tout va arriver, et pas de la façon qu’on imagine…
Sur place, ils retrouveront une clique d’ornithologues japonais, le sieur Pommereau, qui joue au détective privé, et ce chanteur à succès, Vassili, beau ténébreux venu se mettre au vert après une histoire de moeurs. Dans ce mouchoir de poche qu’est Ouessant, les histoires de chacun vont s’entrecroiser, et les désirs s’affoler. De surcroît, face à la tempête qui gronde, il faudra faire face aux légendes comme celle du poulpe géant. Et au délire de quelques-uns que le grand large a déjà bien secoués…
Avec poésie et fantaisie, Jean-Luc Coatalem signe une sorte de polar métaphysique, où le dérisoire tutoie le drolatique.
À lire comme une fable du grand Ouest.

D’abord la couverture… ensuite le mot-clé Ouessant, claire que je n’avais pas besoin de plus pour avoir envie d’embarquer.

Ayant fait un séjour sur cette île il ne me fallait pas d’imagination pour voir les décors de ce livre, suffisait de puiser dans mes souvenirs. Malheureusement mon imagination a flanché quand il s’agissait de comprendre le but de l’auteur. Certes, j’ai suivi le cheminement des différents personnages, j’ai apprécié l’écriture de l’auteur que je connais d’autres livres… mais venu à la fin, j’avais l’impression que j’avais raté le plus important…

En parcourant le net pour trouver peut-être un commentaire qui pourrait m’éclairer ma lanterne, je suis tombée sur « réalisme magique »… et bien, s’il s’agit de cela, faut dire que j’ai autant de problèmes avec ce genre en Bretagne qu’en Amérique du Sud !

Mais surtout j’ai trouvé tous les commentaires assez vagues, me donnant l’impression qu’en fait ils avaient non plus tout à fait saisi la raison de ce texte ?
Un exemple du magazine LIRE :
Citation :
« Qui voit Ouessant voir son sang », prétendent de longue date les marins. Qui ouvre l’électrique Fortune de mer s’apprête à y croiser des hommes et des femmes amenés à lutter avec les vents contraires. Et surtout avec eux-mêmes et avec leurs démons. Tant il est facile de perde la tête et la raison dans un décor aussi somptueux. Ce qui ne doit pas empêcher le lecteur, bien au contraire, d’aller faire un tour du côté de l’eau couleur d’huître et la mer d’Iroise !
Alexandre Filon

Mais il m’en reste que j’ai fait une bonne découverte avec l’illustrateur François Avril !

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Dim 2 Aoû 2015 - 6:39


Suite indochinoise
Citation :
Présentation de l‘éditeur
Au début des années 1990, alors qu'il n'est encore qu'un jeune homme aventureux et passablement désargenté, Jean-Luc Coatalem part à la découverte du Vietnam communiste, qui commence seulement à s'ouvrir au tourisme. Il emporte dans ses bagages quelques livres, mais son premier compagnon de voyage n'est autre que l'ombre tutélaire de son grand-père, Camille Coatalem, un officier d'infanterie coloniale qui fut en poste en Indochine dans les années 1920.

Cette réédition dans La Petite Vermillon s'enrichit d'un avant-propos de l'auteur.

Après le livre de Lorenzo Mattotti, j’avais envie de rester encore un peu au Vietnam.

Le premier livre sur mes étagères qui m’est tombé dans les mains, était ce récit de voyage de Jean-Luc Coatalem.

Le voyage dont il nous parle s’est fait en 1992, on peut donc dire que ce livre a déjà pris quelques rides… mais à part quelques détails concernant l’actualité politique, on ne se sent pas hors du temps.
Il choisit de partager son séjour en écrivant des petites esquisses, des impressions.

Il ne s’agit pas d’un guide touristique, mais vraiment d’un texte personnel, surtout qu’il a aussi des liens familiaux avec le Vietnam, vu que son grand-père et son oncle par après, y vivaient pendant des années.
J’ai bien aimé sa façon d’aborder ce voyage, mon dépaysement a continué avec ce texte.

quelques planches de Mattotti:









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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Dim 2 Aoû 2015 - 9:37

Ca peut être bien à offrir à quelqu'un qui a voyagé au Viet-Nam.
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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Lun 3 Aoû 2015 - 6:16

oui, pourquoi pas Wink

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MessageSujet: Re: Jean-Luc Coatalem   Aujourd'hui à 2:52

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Jean-Luc Coatalem
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