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 Nicolas Winding Refn

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Marko
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MessageSujet: Nicolas Winding Refn   Jeu 11 Mar 2010 - 0:23

Nicolas Winding Refn


[quote]Nicolas Winding Refn (né le 29 septembre 1970) est un cinéaste danois qui vit à Copenhague. Fils d'Anders Refn et de Vibeke Winding, il est venu aux États-Unis en 1981 et a suivi les cours de l'American Academy of Dramatic Arts en 1993. Il est marié avec Liv Corfixen avec qui il a une fille prénommée Lola. Il est surtout connu pour la réalisation de la trilogie culte : Pusher. Il est attaché actuellement à l'adaptation hollywoodienne du Docteur Jekyll & Mister Hyde, Jekyll.

Retenez bien ce nom, Nicolas Winding Refn, car c'est un cinéaste qui va compter dans les années à venir. J'ai manqué Bronson à sa sortie et je ne connais pas sa trilogie Pusher mais ce que je viens de découvrir avec Le Guerrier Silencieux (Valhalla Rising) est tellement stupéfiant que je vais vite combler ces lacunes.


Citation :
]Filmographie/Index (Cliquez sur les chiffres pour accéder directement aux pages

1996 : Pusher Pages 8, 9
1999 : Bleeder Page 1
2003 : Inside Job (Fear X) Page 2
2004 : Pusher 2, du sang sur les mains (Pusher II)
2005 : Pusher 3, car je suis un ange de la mort (Pusher III)
2008 : Marple - Nemesis (téléfilm)
2009 : Bronson Page 1
2010 : Le Guerrier silencieux (Valhalla Rising) Pages 1, 2, 3
2011 : Drive Pages 4 à 7, 8, 9
2013 : Only God Forgives Page 10

Citation :
mise à jour le 25/05/2013 à la page 10

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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Dernière édition par Marko le Jeu 11 Mar 2010 - 21:39, édité 3 fois
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Marko
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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Jeu 11 Mar 2010 - 1:17

Le Guerrier Silencieux


Quand je me suis retrouvé sur les montagnes d'Ecosse, je ne voulais plus tourner un film de vikings. Ce que je voulais désormais, c'était faire un film de science-fiction! Nicolas Winding Refn

Quelle claque! Si vous entrez dans ce trip hallucinatoire, quelque part entre Aguirre d'Herzog, Terrence Malick en moins panthéiste, et les expérimentations visuelles et sonores d'un Philippe Grandrieux, vous allez vivre une expérience de cinéma incroyable et jamais vue sur un écran. Le réalisateur se revendique de Kubrick et on comprend pourquoi dans la mesure où ce film propose une plongée métaphysique pratiquement non verbale à travers une quête esthétique qui vise une forme de transe. L'histoire nous embarque dans une expédition vers la terre sainte de vikings christianisés qui tentent de convertir les civilisations primitives par la violence. Après la traversée hypnotique d'une sorte de Styx envahi par le brouillard, ils accosteront finalement en Amérique avant de rencontrer l'enfer dans leur confrontation (presque abstraite) avec les autochtones.

Le récit est divisé en 6 chapitres d'1/4 d'heure environ chacun: Le courroux, le guerrier silencieux, les hommes de Dieu, la terre sainte, l'enfer, le sacrifice.

La photographie est hypnotisante dans des tonalités de gris bleuté traversées par moments d'éclats rouge sang dans les séquences oniriques qui se révèlent être des prémonitions. Le guerrier silencieux apparaissant comme une sorte de Messie (ou de divinité? d'antéchrist?) annonçant la venue d'une nouvelle civilisation. Il est suivi par un petit garçon blond qui transmet sa parole et à qui il cèdera son pouvoir.



Les images sont brutales, archaïques, en même temps qu'extrêmement stylisées. Ces paysages montagneux, ces étendues d'eau, ces nappes de brouillard, ces rives boisées sont d'une beauté saisissantes. Et le travail sur les corps et les visages est tout aussi fascinant.

La bande son est d'une richesse infinie et la musique qui accompagne l'action (de Peter Peter et Peter Kied) est tout simplement fabuleuse, sorte de rock industriel fait d'accords de guitares électriques et de percussions lancinantes permettant des montées paroxystiques lors de 2 séquences d'une intensité inouïe.

Je n'ai pas encore atterri mais j'irai le revoir avant de me résigner au DVD. C'est une expérience qui ne peut se vivre que sur grand écran et avec un gros son.




Une influence/correspondance esthétique au moins potentielle:

Un Lac de Philippe Grandrieux



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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Jeu 11 Mar 2010 - 9:59



Dans une des plus belles séquences, Le guerrier silencieux construit un "cairn" qui ressemble à cette photo en empilant des galets sur la rive. Il semblerait qu'une des "preuves" du passage supposé des vikings en Amérique serait l'un de ces cairns retrouvé intact. Sur ces terres, les hommes laissent tour à tour une croix chrétienne, une épée et donc cet empilement de cailloux, laissant à chacun son interprétation. Encore un film qui n'en finit pas de susciter des sensations et des réflexions après vision.

Citation :
L'habitude d'ériger des monticules de pierre à destination des voyageurs dans un objectif de repérage d'un itinéraire aurait amené a créer des cultes héroïques locaux pouvant être amené à se diffuser. En grec, ces monceaux de pierre sont des Hermios.


Une autre image en écho... Tirée de Fog de John Carpenter (dont j'ai lu que le réalisateur adorait "New York 1997"):


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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Jeu 11 Mar 2010 - 12:20


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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Jeu 11 Mar 2010 - 16:38

Merci kenavo! Cette interview est très instructive:


Je pense que le cinéma est une forme d'art métaphysique. C'est un voyage, comme peuvent l'être la peinture ou la musique. C'est quelque chose qui vous habite, vous touche au plus près. La science en tant que telle ne m'intéresse pas. Je voulais faire un film sur ce qui va au-delà de la science, des étoiles, du trou noir. Je souhaitais trouver l'équivalent d'un trip sous acide, transcender l'état physique des choses, accéder à de plus larges perspectives. Un peu comme une forme méditative, mais à laquelle on accède via certaines substances.
[...]
Le film est raconté comme un voyage mythologique. Rien n'y est réaliste. Les personnages n'agissent, ni ne parlent normalement. Il s'agit de créer un monde totalement artificiel, comme on raconte un conte de fées. La question n'est pas de reproduire la vie, mais de créer quelque chose qui nous renvoie à notre existence.




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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Sam 13 Mar 2010 - 0:27

Le Dieu Odin, le borgne, et One-eye dans "Le Guerrier Silencieux"



Odin, qui pouvait "voir" dans les autres des 9 mondes, accueillait les guerriers morts au combat. One-Eye qui a des visions prémonitoires du nouveau monde où tous périront à la fin vient-il guider les guerriers vikings vers l'au-delà, le Valhalla, à travers les enfers?

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 1:37



Mon film est une allégorie sur un artiste qui cherche un moyen d'expression. Tant qu'il n'a pas trouvé cela tout est ennemi, tout doit être anéanti. Parce que le fait de réprimer son besoin d'expression est quelque chose de violent. L'art est un acte de violence, un acte de rage, qu'il soit effectué physiquement ou mentalement. Nicolas Winding Refn


Bronson est un film qui peut au départ éblouir ou agacer pour les mêmes raisons. C'est un film d'une ambition plastique folle et qui apparaît clairement sous l'influence de Kubrick (on pense tour à tour à Orange Mécanique, Shining et même Eyes Wide Shut). Certains plans rappellent aussi Lynch et Nicola Winding Refn se revendique lui-même de Kenneth Anger dont il dit avoir copié de nombreuses idées visuelles. Une bande son qui mélange musique classique, airs d'opéras (Verdi, Wagner, Delibes...), de la pop avec les Pet Shop Boys, New Order... Un dispositif volontairement artificiel, théâtral, avec un jeu d'acteurs outrancier et burlesque comme chez Kubrick encore. C'est un trip, un anti-biopic, un réflexion sur la violence et l'enfermement, bien sûr, sur la folie inhérente au milieu carcéral, mais surtout sur la façon dont une vie singulière peut devenir une sorte d'oeuvre d'art à part entière. Michael Gordon Peterson, alias Bronson dans le film, a passé 34 ans en prison dont 30 dans des quartiers d'isolement pour ultraviolence. Le réalisateur est fasciné par le mystère des motivations de cet homme qui finalement n'avait de cesse que de rester en prison et de se confronter aux autres. Un homme qu'on aurait trop rapidement fait de qualifier de "psychopathe" ( ce qu'il est manifestement mais ça ne dit rien de lui).



Le film est très "découpé'" entre des séquences où Bronson est montré en plans fixes, grimé comme un clown mégalomaniaque, face à un public abstrait dans un théâtre lynchien, d'autres scènes plus "biographiques" avec ses parents, sa copine, des passages plus décalés, presque oniriques, fantasmés, et toute une déclinaison de situations d'enfermement dont un hôpital psychiatrique qui ressemble aux salons de l'Hôtel Overlook dans Shining.

Bronson est une sorte de bloc d'hypervirilité concentrée qui est régulièrement confronté à des personnages volontairement efféminés, maniérés (j'ai pensé là aussi au réceptionniste dans Eyes Wide hut), sans que cela semble lui poser un quelconque problème de jugement de valeurs. Car Bronson place tous ceux qui l'entourent sur le même niveau. Ceux qui instaurent un rapport de force avec lui le trouvent et en subissent les conséquences. Ceux qui sont bienveillants ou soumis sont épargnés en partie. La relation avec le professeur d'art plastique qui l'incite à exprimer la part de liberté qui lui reste mentalement est très intéressante.



On est à l'arrivée devant un objet conceptuel qui peut lasser et maintenir à distance. J'ai été au bout d'une demi-heure un peu éjecté puis j'y suis rentré à nouveau devant la singularité du cheminement et de l'originalité des séquences finales. Et j'en garde finalement un sentiment de force et d'inspiration qui m'incite à d'autres visonnages. Un cinéaste passionnant en tout cas.



Sans oublier que l'acteur principal est absolument génial. Le voici dans son look plus habituel...


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MessageSujet: guerrier silencieux. walhalla rising.   Mer 17 Mar 2010 - 7:54

M'en veux, j'ai pas pris le temps de laisser un mot sur ce fil... Mais déjà j'ai mis un peu de temps à m'en remettre de ce Walhalla rising - Le guerrier silencieux... Et là, ben je ne suis pas certaine de trouver les bons mots.
C'est époustouflant, ça remue (Animal doit voir ce film je pense!), c'est troublant, ça scotche sur son fauteuil, et c'est pas un film qui s'avale tranquillement, mais dans le bon sens du terme. Un film qui se réfléchit, qui se digère.

Faudra que je le revois. Dans les meilleures conditions possibles.

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 13:06

passe pas ou pas encore par chez moi.... franchement j'hésite, la bande-annonce ne me branche pas plus que ça, celle de Bronson m'avait fait le même effet... mouais. ptet risquer le Herzog déjà. huhu.

(et puis les références à Kubrick et Lynch... c'est pas trop mon truc clown)

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 15:09

Queenie a écrit:
Et là, ben je ne suis pas certaine de trouver les bons mots.

C'est ce qui fait de ce film du pur cinéma. ça ne passe pas par les mots. C'est une expérience sensorielle qui est provoquée par l'alchimie entre la photographie, le son, la musique et surtout le montage, et qui s'adresse directement au subconscient. Une sorte de trip cosmique cyclops

animal a écrit:

(et puis les références à Kubrick et Lynch... c'est pas trop mon truc clown)

C'est dommage mais je comprends qu'on puisse ne pas adhérer. En tout cas Nicolas Wending Refn et Paul Thomas Anderson sont peut-être les deux jeunes réalisateurs sous l'influence de Kubrick qui apparaissent les plus doués. ça ne les empêche pas d'avoir créé leur propre univers. Il y a probablement toujours une part de filiation dans une oeuvre de toutes façons.

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 15:53

Marko a écrit:
C'est dommage mais je comprends qu'on puisse ne pas adhérer. En tout cas Nicolas Wending Refn et Paul Thomas Anderson sont peut-être les deux jeunes réalisateurs sous l'influence de Kubrick qui apparaissent les plus doués. ça ne les empêche pas d'avoir créé leur propre univers. Il y a probablement toujours une part de filiation dans une oeuvre de toutes façons.
Pusher, j'avais commencé à le voir... juste commencé.
J'étais peut-être dans la mauvaise configuration mentale.
Là, le truc de vikings a l'air plastiquement intéressant...
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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 18:33

ça serait passé dans le coin j'aurai tenté au moins pour voir, pour le plastique sur la ba je suis resté sur l'image métallique à la 300 (et autres)... pour le reste je ne sais pas... ça vaut un bon UFC ? (ouais c'est différent et la question est un peu conne mais pas complètement)


c'est la misère au ciné pour une fois que j'ai un peu de temps. jemetate 

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 18:53

animal a écrit:
ça serait passé dans le coin j'aurai tenté au moins pour voir, pour le plastique sur la ba je suis resté sur l'image métallique à la 300 (et autres)... pour le reste je ne sais pas... ça vaut un bon UFC ? (ouais c'est différent et la question est un peu conne mais pas complètement)

L'image n'a rien à voir avec la photographie formatée, digitalisée et lisse d'un 300! C'est beaucoup plus "organique" si ça veut dire quelque chose.

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 19:00

mmmmh. si je crois que je vois ce que tu veux dire et difficile de dire avec juste les bandes annonces sur le web. ben si ça tombe que ça passe dans la petite ville et que je ne suis pas à devoir rester à proximité de téléphone et de machine pour le boulot je tente.


c'est compliqué comme on voit pas pareil c'est difficile de se comprendre pour les films mdr2 

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MessageSujet: Re: Nicolas Winding Refn   Mer 17 Mar 2010 - 23:55



Bleeder, réalisé en 1999, est le 2e film de Refn, juste après le premier Pusher. C'est un film un peu bricolé, assez bordélique, mais déjà ambitieux. Tourné en scope avec une belle photographie contrastée et des musiques différentes en fonction de la personnalité de chaque personnage, il met en scène un groupe de copains cinéphiles (cinéphages surtout) qui s'occupent d'un vidéoclub. Comme dans les premiers films de Tarantino, on y parle beaucoup de manière très référencée. Ils évoquent entre eux aussi bien la grande cinéphilie européenne et internationale que les films d'horreurs de série B et la pornographie (la scène où il cite tous les styles de films pornos est assez amusante, une autre forme de cinéphilie finalement). Ils se réunissent pour regarder Maniac et Vigilante de William Lustig, De la chair pour Frankenstein de Paul Morrisey...



2 récits s'ébauchent en parallèle. Une jolie histoire d'amour un peu décalée entre le cinéphile légèrement paumé, cerné par ses centaines de DVD et de cassettes vidéos, joué par Mads Mikkelsen, et une jeune serveuse de snack qui lit un livre par jour et se rend chez un bouquiniste (hallucinante caverne d'Ali Baba qui contient des milliers de livres) pour chercher "Last Exit to Brooklyn" d'Hubert Selby junior. Un autre couple qui attend un enfant et dont le père est traumatisé par une scène de violence à laquelle il a assisté au début du film dans une discothèque. Entre légèreté, humour, et des moments de violence à la Reservoir Dogs, ce film séduit, ennuie un peu, et finalement m'a laissé un sentiment mitigé. Refn lui-même n'aime pas trop ce film d'après ce que j'ai compris (il dit qu'il faut faire d'abord 3 films avant de décoller). Pas indispensable mais attachant et un condensé des obsessions que le cinéaste développera manifestement plus tard (la violence entre fascination et répulsion, le jeu avec les références cinéphiliques...). Original en tout cas.


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