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 Leibniz [Philosophie]

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mimi
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MessageSujet: Leibniz [Philosophie]   Dim 14 Mar 2010 - 10:49


Gottfried Wilhelm Leibniz (prononcer [ˈlaɪbnɪts]; parfois von Leibniz; anciennement francisé en Leibnitz); (Leipzig, 1er juillet 1646 - Hanovre, 14 novembre 1716) est un philosophe, scientifique, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand qui a écrit en latin, français et allemand.

Fils du jurisconsulte Friedrich Leibnütz (de) (1597-1652) et de Catherina Schmuck (1621-1664) et orphelin de père à 6 ans, il est suivi par son professeur de philosophie morale à l’Université de Leipzig. Celui-ci lui apprend à lire, mais Leibniz, enfant précoce, affirma avoir appris par lui-même le latin. En 1663, il obtient son baccalauréat en philosophie ancienne et étudie à Iéna. Il a entre autres, comme professeur, le mathématicien et juriste Erhard Weigel (en). Plus tard, Leibniz écrira une théorie de la « jurisprudence naturelle », à savoir l'invention d'une théorie des probabilités en droit. Il entre ensuite à l’université de droit de Leipzig. En 1666, il devient docteur en droit à Nuremberg[1], sa thèse traitant de cas juridiques embarrassants. Il refuse peu après un poste de professeur. Il s’affilie à une société alchimique, peut-être rattachée à la Rose-Croix, dont il sera secrétaire pendant deux ans. La nature exacte de son obédience est encore fort discutée par les historiens.

En 1669, il devient conseiller à la Chancellerie de l'électorat de Mayence, auprès du baron Johann Christian von Boyneburg. Leibniz réside à Mayence à l'Hôtel de Boyneburg[2]. Il prépare le projet d'une grande réforme du droit, Nova methodus discendae docendaeque jurisprudentiae. Il travaille alors sur plusieurs ouvrages concernant des thèmes politiques (Modèle de démonstrations politiques pour l’élection du roi de Pologne) ou scientifiques (Nouvelles Hypothèse physiques, 1671).

Il est envoyé en 1672 à Paris, en mission diplomatique dit-on, pour convaincre Louis XIV de porter ses conquêtes vers l’Égypte plutôt que l’Allemagne. Il y reste jusqu’en 1676 et y rencontre les grands savants de l’époque : Huygens et Malebranche, entre autres. Il se consacre aux mathématiques et laisse à Paris son manuscrit sur la quadrature arithmétique du cercle. Il travaille également sur ce qui sera le calcul infinitésimal. Il conçoit en 1673 une machine à calculer qui permet d'effectuer les quatre opérations, et qui inspirera bien des machines à calculer des XIXe et XXe siècles (Arithmomètre, Curta). Avant de rejoindre Hanovre, il se rend à Londres étudier certains écrits d’Isaac Newton, jetant, tous les deux, les bases du calcul intégral et différentiel. Il passe également par La Haye où il rencontre Baruch Spinoza.

En 1676, à la mort de son protecteur, le baron von Boyneburg, le duc Jean-Frédéric de Brunswick-Calenberg le nomme bibliothécaire du Brunswick-Lunebourg. Il reste à ce poste au service de la maison de Hanovre pendant près de 40 ans. Il s’occupe aussi de mathématique, de physique, de religion et de diplomatie. Dans les années 1680 à 1686, il fait de nombreux voyages dans le Harz pour s'occuper de l'exploitation des mines[3]. En 1684, il publie dans les Acta Eruditorum son article sur les différentielles et en 1686 celui sur les intégrales. En 1686, il publie en français ses Discours de métaphysique. En 1687, il se lance dans une Histoire de la maison de Brunswick, pour lequel il parcourt l’Italie en quête de documentations. En 1691, il publie à Paris, dans le Journal des savants, un Essai de dynamique où il introduit les termes énergie et action[4]. En 1700, il fonde à Berlin une académie qui ne sera inaugurée qu’en 1711. En 1710, il publie ses Essais de Théodicée, résultats de discussions avec le philosophe Pierre Bayle.

Reconnu comme le plus grand intellectuel d’Europe, et pensionné par plusieurs grandes cours (Pierre Le Grand en Russie, Charles VI en Autriche qui le fait baron), correspondant des souverains et souveraines - notamment de Sophie-Charlotte de Hanovre - il meurt le 14 novembre 1716.

Comme philosophe, il s’est intéressé fort tôt à la scolastique et à la syllogistique. Il a conçu le projet d’une encyclopédie ou « bibliothèque universelle » :

« Il importe à la félicité du genre humain que soit fondée une Encyclopédie, c’est-à-dire une collection ordonnée de vérités suffisant, autant que faire se peut, à la déduction de toutes choses utiles. » Initia et specimina scientiae generalis, 1679-1680.
Comme mathématicien, il a fait entrer les sciences dans la nouvelle ère de l’analyse intégro-différentielle.

Source : Wikipédia




Bon, je me lance. Faut bien commencer un jour, hein.

Donc, il n'est pas au programme de terminale L et je commence à comprendre pourquoi. Le fait est que quand on commence à s'intéresser à Leibnitz, on part dans un voyage euh interdimensionnel et dont on (je) ne peux prévoir ni le commencement ni la fin. Surtout quand on commence, comme je l'ai fait, par partir à la recherche des "Monades" (eh oui, késako se dit-on) CAR, comme le dit Emile Boutroux (philosophe français et historien de la philosophie, né le 28 juillet 1845 et mort le 22 novembre 1921) dans ses anotations de la Monadologie Deux points ouvrez les Guillemets "Cet ouvrage, comme l’indique le titre latin, est une série de thèses résumant les principaux points de la philosophie de Leibnitz. Il ne peut servir d’introduction à I’étude de la philosophie de Leibnitz. Il suppose au contraire un lecteur déjà versé dans cette philosophie ; et à un tel lecteur il enseigne le point où il  faut se placer pour voir l’ensemble sous son vrai jour et dans son harmonie".

Donc, quand on n'est pas "déjà versé" dans la philosophie de Leibniz, (ni dans la philosophie tout court, d'ailleurs) inutile de vous dire que ça part dans les sens. Et c'est ce qui est intéressant, d'ailleurs. On part d'un résumé et ça éclate.

Bref, bref, comme disait Pépin, c'est sûr que ça risque de digresser grave.
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bix229
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MessageSujet: Re: Leibniz [Philosophie]   Dim 14 Mar 2010 - 15:47

Tu es sure que tout va bien se passer, Mimi ?

Sinon, le 15, c' est le SAMU !
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mimi
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MessageSujet: Re: Leibniz [Philosophie]   Mar 16 Mar 2010 - 1:56

Ah non, pas le 15, Bix ! C'est quand je ne pense pas à la monadologie qu'il faudrait appeler le 15.

Je redescends 5 minutes sur terre pour vous faire part des dernières nouvelles.
Comme on dit chez nous "revenonz'en à nos moutons".

Figurez vous que dans les Monades, il est question de l'âme des bêtes. Et pas qu'un peu d'ailleurs. Les animaux sont-ils bêtes ?

Bref, avant de partir en vrille sur les petites et grosses bêbêtes, j'en reviens à Leibnit (prononcer leibniTZ en français). Dans sa monadologie qui traite donc... des Monades (on verra après ce que sont les Monades). Donc dans sa monadologie (traité sur les Monades), Leibnitz fait tout simplement, si on peut le dire ainsi, une réponse à Descartes et plus particulièrement ce que l'on nomme le dualisme cartésien. Alors, le dualisme cartésien, c'est quoi ? dirait Sarko. Eh bien, figurez-vous que c'est très bien expliqué dans "les Carnets antiSpécistes - réflexion et action pour l'égalité animale" dont je vous mets le lien ci-dessous.

"Le dualisme cartésien, en distinguant radicalement la matière (res extensa) de la pensée (res cogitans), a donné lieu à une séparation entre la faculté de sentir et la faculté rationnelle, la première étant conçue comme entièrement matérielle et mécanique, la deuxième comme spirituelle ; cette séparation est la base de la théorie cartésienne de l'animal-machine".

Si cette phrase semble un peu indigeste, la pensée de Descartes est parfaitement expliquée dans le lien des "carnets antispécistes". Désolé, je n'ai trouvé de vidéo rigolote ni pour Descartes ni pour LeibnitZ. Le net est lamentable dans cette affaire (surtout le net français).

C'est sûr que sorties de leur contexte, certaines phrases peuvent paraître bizarres. Celle des animaux étendus, par exemple. "Les animaux, donc, ne « parlent » pas selon Descartes : c'est pour cela qu'ils ne pensent pas non plus, qu'ils ne sont pas des « choses qui pensent » mais seulement des « choses étendues ».

C'est pour cela, je vous le dis, qu'il faut toujours se méfier du hors contexte. Non, des animaux étendus ne sont pas des animaux raides morts ! Il y a plein de phrases comme ça qui, par certains côtés d'ailleurs, allez savoir pourquoi, me font penser à certains slogans soixantehuitard.

Tous les corps, vivants ou non, sont inertes.

- Leurs processus vitaux sont des mouvements mécaniques.

- Le mouvement leur est donné de l'extérieur.

- Tous les corps sont des automates.

Enfin, voilà, Leibnitz répondait à Descartes. Sur quoi exactement, me direz-vous ? On verra ça plus tard. Ce qu'il y a d'intéressant dans le lien ci-dessous, c'est qu'il y est aussi question de Pierre Bayle (philosophe français qui vécut entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe). Pierre Bayle répond aussi à Descartes. Et Pierre Bayle est un philosophe qui a énormément influencé ceux de son temps et donc les autres, et qui ne figure pas au programme de terminale dans nos lycées. La réponse de Bayle à Descartes est majeure pour ne pas dire magistrale. D'ailleurs, Leibnitz lui-même cite Bayle dans sa monadologie " Ainsi tous ceux qui reconnaissent que l’âme est une substance simple, doivent reconnaître cette multitude dans la Monade ; et Monsieur Bayle ne devait point y trouver de la difficulté, comme il a fait dans son Dictionnaire article Rorarius." Yes!!

On notera aussi que Bayle critique aussi bien la théorie de Descartes que celle des aristotéliciens. Et ça, c'est une étape. On verra plus tard la théorie des aritotélicens.

LE LIEN !!

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article286
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bix229
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MessageSujet: Re: Leibniz [Philosophie]   Mar 16 Mar 2010 - 2:10

Mimi, tu veux vraiment dire que tu ne peux pas t' empecher de penser aux Monades et à la Monadologie...?

En tout cas, énoncé comme tu le fais, ça fait dajà moins peur et puis il est questions de betes.
Et donc j' attends la suite de ce feuilleton sans angoisse !
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mimi
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MessageSujet: Re: Leibniz [Philosophie]   Ven 19 Mar 2010 - 0:51

Aïe non, je voulais dire que j'aimerais bien pouvoir penser plus souvent aux petites bêbêtes. C'est une vraie détente, ça. J'espère pouvoir vite y revenir. Mais, dure réalité, le portail admission postbac et ses échéances ne rigolent pas.

Atchao en attendant!
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