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 Friedrich von Schiller [Allemagne]

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eXPie
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MessageSujet: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mar 30 Mar 2010 - 22:59

Friedrich von Schiller
(Marbach am Neckar, Allemagne, 10/11/1759 - Weimar, 09/05/1805)


Il étudie le droit, puis la médecine." En 1781, il publie Les Brigands anonymement. En 1782, Schiller, médecin militaire, se retrouve en détention quelques jours à Asperg pour cause d’éloignement non autorisé (presque de la désertion). Il était allé assister à Mannheim à la représentation de sa pièce Les Brigands sans autorisation.
En 1783, il travaille comme bibliothécaire et obtient un contrat jusqu’en 1785 comme poète de théâtre à Mannheim. Pendant quelques années, il déménage souvent (Leipzig, Dresde, Weimar) et rencontre pour la première fois Johann Wolfgang von Goethe en 1788. [...]
Il prend avec Goethe la direction du théâtre de la Cour grand-ducale qui se place très vite à la pointe de la scène théâtrale allemande, permettant une renaissance du genre dramatique. En 1802, il est anobli : la particule « von » est ajoutée à son nom. Il reste à Weimar jusqu’à sa mort d’une dégénérescence pulmonaire, à l’âge de 45 ans. "
source : wikipedia

Il est l'auteur de la phrase : "Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain." (dans Die Jungfrau von Orléans, 1801), reprise par Isaac Asimov dans son livre "Les Dieux eux-mêmes".
Ca n'est pas très important, mais ça me permet de parler d'Asimov sur la page de Schiller. Et Wikipedia ne le mentionne pas. Par contre, Wikipedia nous apprend que : "Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fedor Dostoïevski mais aussi Beethoven, Giuseppe Verdi et Thomas Mann."


Dernière édition par eXPie le Mar 30 Mar 2010 - 22:59, édité 1 fois
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eXPie
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mar 30 Mar 2010 - 22:59

Les Brigands (Die Räuber ; 180 pages). Traduit et postface de Sylvain Fort.

C'est un drame.
En exergue, on peut lire une phrase d'Hippocrate :
Citation :
"Quae medicamenta non sanant,
ferrum sanat,
quae ferrum non sanat,
ignis sanat."

Comme si on était dans un livre d'Umberto Ecco, il n'y a pas de traduction. Qu'à cela ne tienne, le lecteur poursuit.

L'action se déroule "En Franconie. Une salle dans le château des Moor.
Franz. Le vieux Moor."
Citation :
FRANZ. Mais vous, père, vous sentez-vous bien ? Vous avez l'air si pâle.
LE VIEUX MOOR. Très bien, mon fils... Qu'avais-tu à me dire ?
FRANZ. La poste est arrivée... une lettre de notre correspondant à Leipzig...
LE VIEUX MOOR, avec une curiosité avide. Des nouvelles de mon fils Karl ?
FRANZ. Hm, hm !... Tout juste. Mais je crains... je ne sais... si je... votre santé ? Vous sentez-vous vaiment bien, père ? [...] A part, mais à voix haute. Cette nouvelle est contre-indiquée aux organismes fragiles.
LE VIEUX MOOR. Mon Dieu ! Mon Dieu ! Que vais-je entendre ?" (page 11).

Le lecteur (et le spectateur) pas trop idiot a déjà compris que Franz, l'un des deux fils du Vieux Moor, fait monter la pression, et qu'il n'est autre qu'un gros méchant pas très subtil.
Il s'arrange pour calomnier son frère aîné, qui fait ses études à Leipzig, et veut ainsi récupérer la fortune, sans compter la jolie fiancée. S'il pouvait envoyer son père rapidement ad patres (moi non plus, je ne mets pas de traduction), ça serait aussi bien, et sans doute même mieux.
Citation :
"J'ai d'excellentes raisons d'en vouloir à la Nature, et sur mon honneur ! je les ferai valoir. Pourquoi ne suis-je pas sorti le premier des entrailles de ma mère ? Pourquoi n'ai-je pas été le seul à en sortir ? Pourquoi m'avoir accablé du fardeau de la laideur ? Pourquoi moi ? Cet enfantement, ç'a été comme une faillite. Pourquoi à moi ce nez de Lapon ? à moi cette gueule de Maure ? ces yeux de Hottentot ? A croire qu'elle a pris à chaque peuple ses hideurs, qu'elle en a fait un tas et m'a cuisiné avec ça. Meurtre et mort ! [...]
Non ! Non ! Je suis injuste. Elle nous a tout de même donné en partage l'esprit d'invention en nous déposant, nus et démunis, au bord de ce grand océan qu'est le monde... Nage qui sait nager, et coule le lourdaud ! "(page 20).

Jusque là, ça va, il y a un gentil absent, un méchant très méchant, qui l'est parce qu'il n'est pas beau et qui le vit mal. Son désespoir est, à un moment, presque touchant. Les racines de sa méchanceté oscillent, si l'on peut dire. Méchant parce que moche, méchant par choix, méchant par fatalité..

Vient la scène 2. Changement de décor :
"Une auberge aux frontières de la Saxe. Karl von Moor, plongé dans un livre.
Spiegelberg, buvant à une table.
Citation :
KARL VON MOOR, posant un livre. Le dégoût me prend de notre siècle scribouillard lorsque je lis dans mon Plutarque la vie des hommes illustres.
SPIEGELBERG lui avance un verre et boit le sien. Tu devrais lire Flavius Josèphe.
MOOR. L'incandescente, la lumineuse étincelle de Prométhé est consumée, voilà pourquoi on recourt désormais à la flamme du lycopode - un feu de théâtre, qui n'allumerait pas la moindre pipe. Regardez-les grouiller comme des rats sur la massue d'Hercule : ils étudient la moelle de son crâne, tout en se demandant ce qu'il pouvait bien avoir dans les couilles [euh... franchement, est-ce une traduction vraiment exacte ? n'est-ce pas un peu vulgaire ? dans le même ordre d'idées, plus loin, page 119, on lit "le père n'a pas bandé pendant sa nuit de noces"...]. Un abbé français enseigne qu'Alexandre était trouillard comme un lièvre, et un professeur poitrinaire qui se colle à chaque mot un flacon d'ammoniaque sous le nez tient conférence sur la Force."
Et ça parle, ça parle, ça parle ad nauseam (pas de traduction), ça s'amuse, mais ce que le temps est long pour le lecteur !
Ouf, page 32, une lettre arrive, c'est le frère (le méchant petit frère, pour ceux qui n'auraient pas suivi) qui la lui a écrite. Il lui apprend que son père le bannit, à cause des forfaits que notre Karl auraient commis (calomnie que tout ceci, bien sûr, comme nous l'avons déjà dit).

Karl van Moor va décider ses potes d'aller brigander par les grands chemins et les forêts de Bohème :
Citation :
"MOOR. Voyez, mes yeux se dessillent ! Quel fou j'étais de vouloir regagner ma cage ! Mon esprit a soif d'exploits, mon souffle de liberté... Assassins, brigands !... A ce seul mot, la loi roule à mes pieds..." (page 40).

Karl regrette quand même sa belle Amalia. Heureusement, une chouette amitié virile le lie à ses copains, et il laisse derrière lui, définitivement, la jolie donzelle.

Et ça parle, ça parle... (ad lib.)

Citation :
"SPIEGELBERG, emporté. Spiegelberg, dira-t-on, es-tu sorcier, Spiegelberg ? Quel dommage que tu ne sois pas devenu général, Spiegelberg, dira le roi : tu aurais chassé les Autrichiens par un trou de souris. Oui, entends-je les Docteurs se lamenter, il est impardonnable que cet homme n'ait pas étudié la médecine : il aurait inventé une nouvelle poudre contre le goître."
Bref, ça parle beaucoup, ça s'amuse, ça fait des références, et le lecteur est là, comme un invité dans une fête où il ne connaît personne, ne comprend pas les plaisanteries, les sous-entendus. Et de toute manière : il n'en a cure.

Pendant ce temps, bien sûr, le petit frère va continuer le travail de sape.
Ca, c'est plutôt sympathique. Mais parmi les copains de Karl, il n'y a pas que des anges. Schufterle, qui était prisonnier en ville, raconte son évasion dans la ville en flammes (à la suite d'une opération style Tempête de la Ville) :
Citation :
"Passant devant une baraque, j'entends du tapage à l'intérieur, je jette un coup d'oeil, et à la lueur des flammes, que vois-je ? Un enfant encore sain et sauf, qui était par terre, sous la table, et la table allait y passer. Pauvre bébête ! je lui dis, tu te gèles ici, et hop, je le jette au feu..." (page 81).
Notre héros (Karl, pour ceux qui ne suivraient pas) en est assez fâché.

Après ça, notre bande de joyeux drilles chante :
Citation :
Voler, tuer, baiser et batailler,
C'est c'qu'on appelle passer le temps !
Demain, on s'ra au bout d'une corde,
Pour aujourd'hui, amusons-nous !" (page 128).

Bien sûr, les chemins des deux frérots vont se rapprocher, il va se passer tout plein de rebondissements plus ou moins pilotractés (traduction : tirés par les cheveux), plus ou moins abracadabrantesques, mais pas vraiment drôles : on n'est plus là pour rigoler.

Dans le Dictionnaire des Oeuvres, on peut lire : "Malgré tous les défauts que l'on peut relever, le génie dramatique de Schiller s'exprime par la composition vaste et robuste de sa tragédie, par son développement plein de logique, par la recherche consciente des effets, par l'habileté avec laqeulle il campe les situations et les personnages dans une perspective solide."
On note la mention des défauts, là d'accord. Le développement plein de logique... euh... Notre héros ne pense même pas à retourner voir son père. Or, il n'y a que huit jours de voyage, comme on nous le rappelle dans la post-face, qui pointe les invraisemblances (notamment le bannissement pour ce qui est une quasi-broutille), mais y voit tout de même un intérêt : "La question centrale de ce drame n'est donc que secondairement philosophique ou politique. La question est d'abord théâtrale, car elle implique une intrigue : Karl pourra-t-il récupérer ce qu'il a perdu ?"
Eh bien, si ce n'est que cela, l'intérêt est fort maigre.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 7:34

Il a fini par arriver ce fil Schiller Cool

Cela dit, ça me donne pas vraiment envie de me remettre aux Brigands Laughing

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eXPie
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 8:14

Je me demande si Guillaume Tell, ou Don Carlos pourraient être mieux... (pire, c'est difficile, il y a peu de marge vers le bas).
Ses pièces ont quand même eu beaucoup de succès, ont été appréciées par de grands écrivains (et servi de base à plusieurs opéras connus). Peut-être la traduction en français en aurait-elle fait perdre la substantifique moelle...

Quoi qu'il en soit, sur Wikipedia, on peut lire aussi : " Un musée lui était consacré à Châlons-en-Champagne qui a fermé le 31 décembre 2008."
Ca serait arrivé dans quelques semaines/mois, je me serais dit que c'était de ma faute, que je n'avais pas à écrire du mal de Schiller, et que Parfums est un site leader d'opinion.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 17:59

eXPie a écrit:


Quoi qu'il en soit, sur Wikipedia, on peut lire aussi : " Un musée lui était consacré à Châlons-en-Champagne qui a fermé le 31 décembre 2008."
Ca serait arrivé dans quelques semaines/mois, je me serais dit que c'était de ma faute, que je n'avais pas à écrire du mal de Schiller, et que Parfums est un site leader d'opinion.

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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 19:19

eXPie a écrit:

Ca serait arrivé dans quelques semaines/mois, je me serais dit que c'était de ma faute, que je n'avais pas à écrire du mal de Schiller, et que Parfums est un site leader d'opinion.

rire
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 21:02

Citation :
Wikipedia nous apprend que : "Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fedor Dostoïevski mais aussi Beethoven, Giuseppe Verdi et Thomas Mann."
Oui, et ils ont rajouté depuis qu'il y a aussi des détracteurs..
J'aime beaucoup tes critiques, eXPie,, elles me font souvent rire mais
Citation :
Karl pourra-t-il récupérer ce qu'il a perdu ?
Alors??? Parce que cela m'étonnerait quand même que je le lise un jour...

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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 21:04

Marie a écrit:

J'aime beaucoup tes critiques, eXPie,, elles me font souvent rire mais
Citation :
Karl pourra-t-il récupérer ce qu'il a perdu ?
Alors??? Parce que cela m'étonnerait quand même que je le lise un jour...

Et ces maudits Spoilers qui ne marchent pas!

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 22:27

Marie a écrit:
Citation :
Wikipedia nous apprend que : "Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fedor Dostoïevski mais aussi Beethoven, Giuseppe Verdi et Thomas Mann."
Oui, et ils ont rajouté depuis qu'il y a aussi des détracteurs..
J'aime beaucoup tes critiques, eXPie,, elles me font souvent rire mais
Citation :
Karl pourra-t-il récupérer ce qu'il a perdu ?
Alors??? Parce que cela m'étonnerait quand même que je le lise un jour...

Bon, ceux qui veulent lire la pièce, ne lisez pas ce qui suit.
En gros, non, il ne pourra pas, mais c'est parce qu'il est un sombre crétin.
Il n'a pas compris que son petit frère le trompait (comme si une nature aussi mauvaise se révélait du jour au lendemain, enfin...), il ne va pas s'expliquer avec son père pendant des années, il fait le brigand. Il abandonne donc volontairement sa copine, qui est restée près de son père (et donc aussi près de son frère).
Son petit frère méchant a du mal à faire mourir son père, il s'accroche, le bougre, le chagrin ne le tue pas.

Finalement, après quelques opérations (pas très fructueuses) menées contre Karl et sa bande de potes, il se trouve que Karl doit aller à un endroit proche de la demeure familiale. Il en profite pour aller voir au château. Personne ne le reconnaît, bien sûr. Il voit l'ampleur de la catastrophe : père mort, frère qui a pris le pouvoir et qui s'est changé en monstre autocratique, qui fait le siège de la copine, en plus.

Tout être normalement constitué aurait buté le monstre.
Karl n'est pas normalement constitué.

Sa copine, qui ne l'a pas reconnu, s'en veut de tomber amoureux de ce bel inconnu, et de manquer au souvenir de Karl.
Mais Karl ne dit rien (il avait dit à ses potes qu'il se consacrait à eux et à leur cause, et les femmes, comme chacun sait, ne sont qu'un frein à toute grande entreprise en ce monde).

Bref, finalement il repart et, dans la forêt, tombe sur une sorte de ruine... qui donc en est prisonnier, famélique ? Le père, qui n'était pas vraiment mort. Il avait eu une attaque, s'était réveillé dans son cercueil, et en était sorti alors que (comme par hasard) seul le méchant frère était présent dans la pièce à ce moment là (le corps était exposé). Le méchant, plutôt que d'étrangler son pater, a préféré le faire enfermer par un homme de confiance, qui avait pour consigne de ne pas le nourrir, de sorte qu'il meurt de faim (c'est comme un James Bond, en fait : James tombe toujours entre les mains d'un méchant diabolique, qui invente un truc invraisemblable pour le faire mourir, s'absente... et bien sûr, James s'en tire. On n'a pas attendu le XX° siècle pour faire des scénarios crétins).
Bref, le père est très faible, s'en veut à mort d'avoir banni son fils. Et ce fils, qui est là, qui lui tient le main, ne dit pas que c'est lui. Au bout d'un temps pas possible, comme il va expirer, il dit que c'est lui, le fils, qui est devenu chef des Brigands. Dis comme ça, forcément, même s'il n'était pas complètement mourant, ça lui fiche un coup, au vieux.
Et le père meurt, rongé de remords. Nul doute que son âme en peine n'erre sur la terre pendant des générations, permettant ainsi de donner plein de sujets à des pièces encore meilleures que celle-ci.
Eh oui, c'est ça, le "bon" frère.

Entre-temps, un peu énervé, Karl envoie sa bande de potes capturer son frérot vivant. Manque de bol, le frérot a le temps de se suicider. Ayant manqué à son devoir, le chef du groupe de brigands chargé de sa capture se tire une balle dans la tête (si vous assistez à cette pièce, souvenez-vous de ne pas vous asseoir aux premiers rangs, sous peine de risquer de voir vos vêtement tachés - ketchup, bouts de cervelle en plastique...).

Sur ce, la copine de Karl, qui était dans le coin, lui avoue son amour, et Karl n'en revient pas : "Elle me pardonne, elle m'aime !"
Evidemment, gros bêta !

Karl se dit alors que la pièce pourrait bien se finir.
Que non ! Alors qu'il se dit que sa copine est bien jolie et tout, ses potes les Brigands le rappellent à ses serments : point de femmes, il doit se consacrer à eux, et à la cause.

Il se dit que c'est un peu sa faute, il a refusé le bonheur quand il était à portée de main, tant pis pour lui.

La copine (elle a un nom, au fait : Amalia, ce qui permet d'écrire : il la vit là, Amalia, et les fans de Quignard sont contents) lui demande de la tuer, que c'est sa seule requête, lui dit non, quand même pas, elle l'injurie, un brigand la met en joue, et finalement le Brigand Moor dit que "La bien-aimée de Moor ne doit mourir que de la main de Moor ! Il la tue." (à propos, je parlais de James Bond, et maintenant on a Moor, est-ce vraiment un hasard ?).
Il veut se suicider, ses potes l'en empêchent, il dit qu'il va se livrer à le justice, finalement on le laisse partir.

En voilà une bien belle histoire, n'est-ce pas ?


Dernière édition par eXPie le Dim 13 Nov 2011 - 23:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Mer 31 Mar 2010 - 23:22

eXPie a écrit:


Sur ce, la copine de Karl, qui était dans le coin, lui avoue son amour, et Karl n'en revient pas : "Elle me pardonne, elle m'aime !"
Evidemment, gros bêta !

Karl se dit alors que la pièce pourrait bien se finir.
Que non ! Alors qu'il se dit que sa copine est bien jolie et tout, ses potes les Brigands le rappellent à ses serments : point de femmes, il doit se consacrer à eux, et à la cause.

Il se dit que c'est un peu sa faute, il a refusé le bonheur quand il était à portée de main, tant pis pour lui.

La copine (elle a un nom, au fait : Amalia, ce qui permet d'écrire : il la vit là, Amalia, et les fans de Quignard sont contents) lui demande de la tuer, que c'est sa seule requête, lui dit non, quand même pas, elle l'injurie, un brigand la met en joue, et finalement le Brigand Moor dit que "La bien-aimée de Moor ne doit mourir que de la main de Moor ! Il la tue." (à propos, je parlais de James Bond, et maintenant on a Moor, est-ce vraiment un hasard ?).
Il veut se suicider, ses potes l'en empêcher, il dit qu'il va se livrer à le justice, finalement on le laisse partir.

En voilà une bien belle histoire, n'est-ce pas ?

Je t'ai lu, cela m'évitera de lire la pièce...(C'est encore plus drôle parce que je t'entends vraiment nous la raconter!... rire )
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Marie
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MessageSujet: Re: Friedrich von Schiller [Allemagne]   Jeu 1 Avr 2010 - 0:59

Very Happy
Et bien voilà une belle histoire bien racontée!! Merci! Il reste des zones obscures, quand même, comme "est-ce que le père a été remis dans le même cercueil que la première fois, la fois où il n'était pas vraiment mort?" Comment ça, on s'en fout? Bon, je ne vais pas chipoter et j'espère vraiment que tu vas en lire d'autres aussi passionnantes et nous les raconter comme cela cheers

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