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 Jakuta Alikavazovic

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Aeriale
Léoparde domestiquée
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MessageSujet: Jakuta Alikavazovic   Sam 10 Avr 2010 - 17:14



Ecrivain française
[Littérature française]
Née à Paris en 1979

Biographie tirée de chez Evène
.
Citation :
Du cinéma noir et blanc des années 40 et 50 à l'architecture en passant par l'art moderne et contemporain, toutes les passions de Jakuta Alikavazovic sont présentes dans ses livres. Ce sont d'abord les langues qui retiennent son attention : le serbo-croate de ses parents, le français avec ses sonorités et termes rares, enfin l'anglais, qu'elle étudie à l'Ecole Normale Supérieure de Cachan. Malgré deux années sabbatiques pendant lesquelles elle parcourt l'Europe en train, Jakuta Alikavazovic décroche l'agrégation d'anglais et rédige une thèse sur l'art américain. Après deux ouvrages jeunesse, elle se lance dans la littérature pour adultes et publie 'Histoires contre nature', un recueil de nouvelles. Suit 'Corps volatils', qui lui vaut la bourse Goncourt 2008 du premier roman, puis 'L' Effet Meissner'. 'Le Londres-Louxor', qui tisse son intrigue autour d'un vieux cinéma à l'architecture mythique, continue de convaincre les critiques.

«Quand bien même je serais né dans le 8e arrondissement de Paris (un arrondissement de confiance, haussmannien, résidentiel), on me demanderait encore d'où je suis. Ça vient d'où ce nom, chacune de ces questions ouvre immédiatement la distance entre l'origine et le présent.»


Le Londres-Louxor

Résumé:
Citation :
Une jeune femme, blonde depuis peu, entre au Londres-Louxor. Dans cet ancien cinéma des années 20 se retrouve la diaspora bosniaque de Paris. On y parle peu de la guerre, beaucoup d’affaires, et beaucoup des soeurs Vitch : Ariana et Esme. En 1992, elles ont rejoint un oncle installé à Paris et quinze ans plus tard, Ariana est comptable, Esme est écrivain. Mais, ces derniers temps, on croise surtout Esme au Londres-Louxor, son aînée a disparu sans explications
.

Le prologue nous présente les lieux. Ce "Londres Louxor" imaginaire est un condensé d'un cinéma réel parisien, le Louxor, et un lieu atypique où des faits insolites et sordides auraient eu lieu. (disparitions, meutres inexpliqués) Dés lors l'atmosphère est posée, le parallèle entre le mystère du site et celui des personnages évident. Ces êtres déracinés et sans repères se retrouvent en phase dans cet endroit par essence abstrait, décalé du réel, à la fois protégés et coupés du monde.

Il y a Esme (prononcez aime) une auteure qui n'écrit pas ses romans mais sert de prête nom, assez évanescente et discrète. Anton, critique littéraire à la plume cinglante qui se prend d'amour pour elle et va renoncer à lire. Et puis une galerie de personnages tous aussi étranges et lunaires qui hantent le cinéma vide, et tous ont un rapport avec l'image (un faux mime, un physionomiste, un traîne- savate, Er(r)ol comme Flynn, qui vend des poupées "Barbitchock", et un mystérieux vice président toujours entre deux vols) Tous recherchent Ariane, soeur de Esme et son exacte opposée: déterminée, désinhibée et surtout à la recherche de ses origines, qui a disparu depuis le braquage de la fondation Bûhrle à Zurich ou elle était stagiaire...

Drôle de roman, drôle d'intrigue, on ne sait jamais quelle est la limite entre les rêves des uns et la réalité jamais claire qui les entoure. Il y a toujours une impression de flou, rien n'est précis ni consistant, les personnages gardent leurs contours indéfinis ce qui fait que l'on reste à distance, jamais en profondeur. J'ai souvent eu tendance à me perdre comme le visiteur égaré dans ce cinéma désert. Le Londres Louxor est une lecture pas forcément facile malgré son ton ludique et son intrigue fantasque. On sent le propos plus grave masqué derrière chaque pirouette verbale, l'errance forcée de ces apatrides sans cesse suggérée, mais il faudra s'accrocher et ne pas perdre de vue qu'au bout du compte on ne retient que des lambeaux d'histoire.
Etrange et fascinant mais pour moi forcément un peu frustrant aussi. Ceci dit J. Alikavazovic est une auteure à suivre!

Extrait
Citation :
Il arrivait peu de choses à Esme ; tout était fait de façon à ce qu’il lui arrive le moins de choses possible. Elle était satisfaite de cette organisation. Elle voulait que sa vie soit à l’image des lieux qu’elle occupait. Elle vivait dans un studio très simple ; d’un regard on y voyait tout. Cela la rassurait. Elle avait des meubles de série, scandinaves, qu’elle avait montés elle-même. Sans les livres disait sa sœur, son appartement aurait eu l’air un peu spartiate. Sans les livres il aurait eu l’air militaire.
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