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 Wally Lamb

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krys
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MessageSujet: Wally Lamb   Mar 20 Avr 2010 - 19:13



Wally Lamb enseigne depuis plus de vingt ans dans le Connecticut, où il vit avec sa femme et leurs trois enfants. Son premier roman, Le Chant de Dolorès (Belfond, 1999), a remporté un succès prodigieux aux États-Unis, et lui a attiré la faveur du public et de la critique partout dans le monde. La Puissance des vaincus a été sélectionné parmi les meilleurs romans de l'année 1998 par le New York Times et est en cours de traduction dans une vingtaine de langues.
Wally Lamb enseigne depuis plus de vingt ans dans le Connecticut, où il vit avec sa femme et leurs trois enfants. Son premier roman, Le Chant de Dolorès (Belfond, 1999), a remporté un succès prodigieux aux États-Unis, et lui a attiré la faveur du public et de la critique partout dans le monde. La Puissance des vaincus a été sélectionné parmi les meilleurs romans de l'année 1998 par le New York Times et est en cours de traduction dans une vingtaine de langues.


Le chant de Dolorès
Dolorès Prize a onze ans lorsque son père les quitte, sa mère et elle, et treize lorsqu'elle est violée par le locataire de sa grand-mère chez qui elle habite désormais. Blessée, humiliée, elle vit repliée sur elle-même, se gavant de nourriture et de feuilletons télévisés, et c'est une adolescente obèse et mal dans sa peau qui entrera à l'université.
Maniant le sarcasme et l'humour noir comme des remèdes à sa souffrance, Dolorès raconte le calvaire de ses années d'études : l'abîme de solitude dans lequel elle s'enfonce, à l'âge où ses camarades vont de fêtes en flirts, et son besoin désespéré d'amour et de tendresse qui finira par la conduire au bord du gouffre...
Le combat qui l'attend sera le plus difficile : apprendre à s'accepter, seul moyen pour elle de survivre et, pourquoi pas, de renaître...

excellent roman qui parle notamment du rejet envers les personnes obèses ; je l'ai trouvé extrêmement touchant.


La puissance des vaincus
e 12 octobre 1990, Thomas Birdsey entre dans la bibliothèque de Three Rivers et, devant les lecteurs terrorisés, s'ampute de la main : un acte religieux, dira-t-il, afin de protester contre l'intervention militaire américaine en Irak. Il est interné dans un établissement psychiatrique de haute sécurité, d'où son frère jumeau, Dominick va tenter de le faire sortir.

Dominick a toujours lutté afin d'affirmer sa différence face à Thomas, l'enfant fragile, trop protégé par leur mère et peu armé pour affronter le monde ou la violence de leur beau-père. Mais, depuis les premiers signes des troubles mentaux de Thomas, Dominick l'a aussi porté à bout de bras, enrageant de lui sacrifier sa propre vie. Terrifié par le mélange d'amour et de haine que lui inspire ce double négatif de lui-même, il est dévoré de culpabilité.

Afin de trouver des réponses à la folie de son frère, Dominick, avec l'aide de la psychiatre de Thomas, va accepter de relire leur histoire familiale. Une plongée dans leur passé d'enfants illégitimes qui l'entraîne jusque sur les traces d'un terrible grand-père sicilien. Là, peut-être, dans les douloureux secrets d'autrefois, trouvera-t-il enfin la clé de leur identité...


Le chagrin et la grâce
Caelum est professeur de litérature à l'université de Colombine, dans le Colorado ; sa femme Maureen y est infirmière. Malgré quelques mésententes, ils tentent de redonner une chance à leur couple ; mais nous sommes en avril 1999, et pendant que Caelum est parti voir sa tante dans le Connectitut, le chaos s'installe à l'université. Maureen, rescapée, est victime de stress post-traumatique. Le couple retourne dans la ferme familiale de Caelum et pendant que Maureen se bat contre ses cauchemars, il découvre les lettres de sa grand-mère, miitante féministe, ainsi que l'histoire familiale complexe dont il est issu.
Absolument magnifique ! On découvre un homme en quête d'identité, confronté à la violence et qui tente de se reconstruire, cherchant ce qui est à l'origine du Minotaure, à qui il faut sans cesse proposer de jeunes victimes.

De ces trois romans, mon préféré reste La puissance des vaincus, avec son émotion à fleur de page, les sentiments ambigus de Dominick pour son jumeau, et cette quête familiale obstinée et douloureuse.
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Nathria
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 20 Avr 2010 - 20:49

Beaucoup de bons retours chez les lecteurs par ici, "Le chagrin et la grâce" est dans ma P.A.L...Arf, où sont mes vacances?
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 21 Fév 2012 - 15:19

La puissance des vaincus"

A travers l’histoire de deux frères jumeaux dont l’un est schizophrène nous découvrons sur plusieurs générations le destin d’une famille d’immigrés Italiens, plus particulièrement des Siciliens, débarqués aux Etats-unis en 1901.
En héritage, les mêmes évènements, doutes, recherches ; des Pères qui élèvent des enfants dont ils ne sont pas les géniteurs, des jumeaux qui perdent leur moitié par mort physique ou psychique.
En fond, la religion, celle des Italiens, celle des « Mericane » ou celle de la minorité Indienne de la ville de Three Rivers où s’est établie la famille des jumeaux.
Abordée aussi l’homosexualité et par l’un des drames la pédophilie.
L’auteur met à nu les sentiments des personnages, notamment ceux de Dominick –le narrateur – le jumeau sain qui se perd à gérer à la fois son amour et sa haine contre Thomas le frère malade que leur mère « préfère ». Dominick adopte une position de « défense » pour se protéger, plus précisément devant leur beau-père Ray, homme violent, qui les effraie quand ils sont enfants, mais qui pourtant au long des années, des drames sera présent, et assumera sa responsabilité.
L’enfermement physique et moral de Thomas déclenchera une psychothérapie de Dominick laquelle avec la lecture d’un journal écrit par leur grand-père lui permettra de se découvrir.

Une très bonne lecture, dès la première page l’auteur nous cueille à froid et le lecteur n’a qu’une hâte suivre Dominick. Je l’ai suivi page à page, mot à mot sans jamais me lasser, j’ai découvert comme lui les bonheurs et les malheurs de la rivière.
J’ai trouvé les dialogues entre lui et le médecin psychiatre très réalistes, de même pour la description de l’établissement haute sécurité. L’assistante sociale, n’a pas failli à sa mission, l’ensemble m’a paru cohérent et plausible, facile de compréhension pour les profanes.

Je remercie Topocl pour m’avoir offert le plaisir de cette découverte.

extraits :










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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Lun 23 Juil 2012 - 19:24

La puissance des vaincus

Je n'ai hélas pas réussi à accrocher. Pourtant l'écriture et le style me plaisaient ainsi que l'histoire qui est riche et mouvementée.
Cependant je n'ai jamais réussi à "accepter" les personnages. Que cela soit le personnage principal, Thomas, son frère, son beau père et les personnages secondaires leurs personnalités ne m'ont soit pas parus crédibles soit pas du tout intéressé.
ils sont tiraillés entre caricatures et personnages tellement nuancés qu'ils en deviennent fades. On a l'impression que Lamb cherche à créer une hiérarchie d'importance entre les personnages grâce à ce procédé mais cela ne fait que rendre lourd et prévisible certains pans du récit.
L'autre bémol est selon moi l'organisation des dialogues, ils n'apportent pas forcément quelque chose et semblent des fois là pour rompre une narration trop longue. Pourtant la narration de Lamb est très agréable et permet de faire évoluer l'histoire bien plus rapidement que le dialogue. C'est paradoxal mais on en revient toujours à la disharmonie entre les personnages.
Une histoire prometteuse, une écriture simple et limpide mais je n'ai jamais pu m'immerger dedans. Je remercie Krys car grâce à elle je connais un peu un nouvel auteur que je n'aurais pas lu sans son invitation. Toute lecture est un enseignement donc merci krys.
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krys
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Lun 23 Juil 2012 - 21:54

dommage que tu ne l'aies pas apprécié autant que moi !
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colimasson
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 24 Juil 2012 - 16:16

Le chant de Dolorès (1999)


Qu’est-ce qui a pu me pousser à me pencher sur la lecture du Chant de Dolorès, si ce n’est une attirance malsaine pour l’horrible couverture rose de l’édition française, et pour l’idée de passer plusieurs centaines de pages en compagnie d’un personnage accablé par les pires malheurs de l’existence ?

Le résumé ne nous cache pas le contenu du livre. Curriculum Vitae efficace, il permettrait presque au roman de décrocher le grelot de la quatrième de couverture la plus mélo-pathétique et la plus superficiellement crasse. Dolorès, après le divorce tragique de ses parents, passe la fin de son enfance en compagnie d’une grand-mère rétive à toute manifestation du moindre sentiment et d’une mère frappée par des crises de dépression, qu’elle alterne avec des moments d’euphorie nymphomaniaque. Le temps de s’habituer à ce nouveau contexte environnemental, Dolorès subit le viol d’un ami de la famille à qui elle avait fait endosser tous les espoirs qu’elle portait en l’humanité. Impossible pour elle d’en parler à qui que ce soit –ses seules relations se limitant, de toute façon, à sa mère et à sa grand-mère. Dolorès se console alors en engloutissant le contenu des placards, qu’elle ravitaille en dévalisant le supermarché du quartier, et se réfugie dans l’extrémité pathologique de l’obésité. Plus rien ne l’intéresse, sinon demeurer dans sa chambre en mangeant et en regardant la télévision. Ceci dit, le temps passe quand même à l’extérieur de cette bulle et, à la fin de son adolescence, sa mère presse Dolorès à quitter le foyer pour entreprendre des études. Mais comme elle n’a jamais eu de relations valorisantes avec les autres, Dolorès refuse de se confronter à la cruauté de ceux qu’elle imagine être ses futurs camarades de classe. Elle s’oppose ainsi aux vives recommandations de sa mère, déclenchant une véritable guerre civile au cœur d’un foyer habité depuis longtemps déjà par des reproches passés sous silence. Ceci jusqu’à ce que sa mère meure, tuée dans un banal accident de la route… Cet évènement poussera finalement Dolorès à exécuter le désir de sa mère. Loin du foyer dans lequel elle a grandi, et avec l’aide d’un psychologue avec qui elle mène une relation enrichissante –la première depuis longtemps-, Dolorès parvient finalement à se réintégrer au monde et à se débarrasser de ses pulsions alimentaires. Sa nouvelle vitalité se manifeste par son activité professionnelle et la relation amoureuse qu’elle réussit à établir avec Dante. Formidable prouesse de résilience, Dolorès aborde désormais l’existence avec une sérénité d’autant plus prodigieuse qu’elle naît d’une suite de catastrophes dont on aurait eu peine à imaginer qu’il soit possible de s’en remettre.

Alors, happy end pour cette histoire ? Cela aurait été décevant… L’histoire n’aurait été qu’une illustration d’une sentence de morale qui n’est que trop connue : il suffit de prendre sa vie en main pour espérer atteindre le bonheur. Mais la vie est longue, et même si l’existence de Dolorès parvient à lui sembler merveilleuse un certain temps, les ennuis ne tardent pas à se manifester de nouveau. On serait presque tentés de parler de malédiction… En effet, si Dolorès parvient désormais à aborder l’existence avec un recul qui lui est salutaire, ce n’est pas forcément le cas de ceux qu’elle côtoie, qui semblent encore sous l’emprise de leurs propres difficultés existentielles. Si leurs souffrances ne se limitaient qu’à eux-mêmes, Dolorès y survivrait. Mais elles se propagent insidieusement et n’épargnent pas la jeune fille.

Citation :
De même que la baleine morte, je traîne mes souvenirs de Gracewood avec moi comme un cadavre. Parfois, pendant les longs trajets silencieux, le cadavre roule à mes côtés. D’autres fois, quand je m’endors ou que je n’arrive pas à m’endormir, il repose avec moi dans mon lit. Tour à tour inoffensif ou dangereux, le cadavre a le don de la parole.

Après toute cette débauche des coups funestes du destin, on comprend que mon penchant malsain pour les malheurs d’autrui ait été amplement comblé avec ce Chant de Dolorès. Mieux que ça, le livre propose une vision lucide de l’existence, ni totalement désespérée, ni complètement enchantée. Il restitue sa complexité avec justesse et se propose de montrer comment, à long terme, les évènements modèlent un individu et contribuent à influencer ses choix de vie. Le cas de Dolorès offre un exemple de résilience tout à fait crédible. Les malheurs qui sont les siens ne s’abattent pas sur elle pour le simple plaisir d’assister au spectacle d’une déferlante qui noierait un être simplement malchanceux. Ils jalonnent son existence de manière plus ou moins régulière, et s’expliquent de manière plus ou moins rationnelle. Ils alternent parfois avec des évènements heureux, qui procurent à l’histoire de Dolorès un aspect de véracité qu’il n’est pas toujours évident de trouver dans ce genre d’histoires. Entre temps, on assiste à la croissance d’une enfant. On partage avec elle ses découvertes, ses rencontres, au fil d’une prose de plus en plus mature. C’est là une prouesse de Wally Lamb : transférer à son écriture le ton d’un personnage en constante évolution. Non seulement, on ne pense jamais un instant que l’écrivain qui a donné vie à Dolorès est un quarantenaire qui n’a jamais été obèse et esseulé mais, en plus, on est ébloui par cette justesse de ton hyperréaliste et drôle sans le vouloir. La tendresse pour Dolorès émerge peu à peu, sans que Wally Lamb ne donne un instant l’impression de vouloir la susciter.

Le meilleur tour de force de Wally Lamb est sans doute celui-ci : invoquer des sentiments louables chez le lecteur, pourtant confronté à la lecture d’une histoire qui promettait au mieux de le désoler, au pire de lui faire verser des larmes de crocodile. Après avoir lu Wally Lamb, on comprend qu’il n’aurait jamais pu commettre une telle hypocrisie. Sa vision est humaniste et jamais cet auteur n’aurait pu se complaire dans la description du malheur dans le seul objectif de soutirer des larmes au lecteur complaisant.

Pour une idée de l'état d'esprit général de ce roman :
Citation :

J’attendais impatiemment l’accident de la route qui allait me paralyser et réveiller du même coup mes parents. Je nous imaginais retournant vivre tous les trois à Bobolink Drive, papa poussant le fauteuil roulant d’un air solennel, éternellement reconnaissant que j’aie daigné lui pardonner. Maman, debout sur le seuil, un petit sourire triste sur les lèvres, ses cheveux aussi propres et brillants que ceux de Miss Dop.

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krys
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 24 Juil 2012 - 17:05

ah ! cette horrible couverture rose ! à cause d'elle, j'avais failli remettre le livre sur le rayon de la bibliothèque où je l'avais déniché ! dentsblanches
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colimasson
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mer 25 Juil 2012 - 21:27

Ah ah ! Avec moi ça a marché du tonnerre sur le principe de l'attraction/répulsion !

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Madame B.
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Dim 6 Jan 2013 - 20:28

Wally Lamb, Le Chagrin et la grâce.

J’ai été littéralement happée par les 800 pages de ce roman extrêmement riche (il a fallu presque 10 ans à l’auteur pour l’écrire) qui raconte la vie de Caelum Quirk, prof de lycée avec ses dérapages, ses chagrins.
On peut se dire que tout ce qui lui arrive semble beaucoup pour un seul homme mais Wally Lamb est un tel conteur que l’on accepte tout et que l’on suit sans broncher Caelum dans sa quête pour reconstruire sa vie et reconstituer l’histoire de sa famille si pleine de personnages remarquables mais aussi remplies de lourds secrets. De la théorie du chaos, aux mythes antiques (qui organisent le roman), au combat pour l’abolition de l’esclavage au XIXème siècle en passant par le massacre de Colombine en 1999, c’est une épopée humaine que livre l’auteur dans une intrigue à tiroirs parfaitement maîtrisée.
La construction rigoureuse, les symboles, les éléments qui se répondent n’empêchent pas, loin de là, l’émotion (qui m’a parfois submergée et ce jusqu'à la fin).
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domreader
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Lun 7 Jan 2013 - 13:26

Madame B. a écrit:
Wally Lamb, Le Chagrin et la grâce.

J’ai été littéralement happée par les 800 pages de ce roman extrêmement riche (il a fallu presque 10 ans à l’auteur pour l’écrire) qui raconte la vie de Caelum Quirk, prof de lycée avec ses dérapages, ses chagrins.

Je note cet écrivain dans mes tablettes, un livre qu'on a mis dix ans à écrire retient forcément mon attention ! sourire

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Madame B.
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 8 Jan 2013 - 8:07

domreader a écrit:
Madame B. a écrit:
Wally Lamb, Le Chagrin et la grâce.

J’ai été littéralement happée par les 800 pages de ce roman extrêmement riche (il a fallu presque 10 ans à l’auteur pour l’écrire) qui raconte la vie de Caelum Quirk, prof de lycée avec ses dérapages, ses chagrins.

Je note cet écrivain dans mes tablettes, un livre qu'on a mis dix ans à écrire retient forcément mon attention ! sourire

Je te souhaite une bonne lecture à venir.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mar 8 Jan 2013 - 21:51

Madame B. a écrit:

On peut se dire que tout ce qui lui arrive semble beaucoup pour un seul homme mais Wally Lamb est un tel conteur que l’on accepte tout et que l’on suit sans broncher Caelum dans sa quête pour reconstruire sa vie et reconstituer l’histoire de sa famille si pleine de personnages remarquables mais aussi remplies de lourds secrets.

Comme dans le Chant de Dolorès... Tout ce qui lui arrive est hénaurme, mais Wally Lamb a une manière de présenter les évènements, de partager les émotions, qui rend le tout crédible et prenant !

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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Lun 21 Oct 2013 - 15:49

Le Chagrin et la grâce

Une belle lecture. La trame est extrêmement ambitieuse puisque l'exploration d'un traumatisme psychologique lié à la tragédie de Columbine cède peu à peu la place à l'évocation d'un héritage familial enfoui sur plusieurs générations. Wally Lamb construit un lien par la recherche chaotique d'une sérénité : elle naît grâce à la capacité de Caelum Quirk à regarder puis apprivoiser des zones d'ombre et des peurs, à assembler un puzzle qui semble d'abord lui échapper.
Le narrateur est un témoin qui face aux drames, à l'angoisse d'une chute, doit se remettre sans cesse en cause et réinventer sa relation à l'autre. J'ai regretté parfois un arrière-plan historique (de Katrina à l'Irak, aux combats du passé) trop déterminé et appuyé, sans que cela ne fragilise complètement un édifice romanesque très dense. Lamb ne noie pas ses personnages dans l'ampleur d'un environnement mais leur permet d'exister en délivrant des perspectives d'abord insoupçonnées.
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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Mer 23 Oct 2013 - 19:32

J'ai lu ce livre il y a quelques mois mais je l'ai laissé reposer un moment parce que je n'avais pas été ravie par ma lecture... (alors que Le chant de Dolorès m'avait enchantée). Toi, tu sembles assez satisfait. Mérite sans doute que j'y revienne avec un peu de recul.

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MessageSujet: Re: Wally Lamb   Ven 21 Fév 2014 - 4:54

Le chagrin et la grâce
traduit de l'américain par Isabelle Caron

Plusieurs jours après , que m'en reste-t-il? Pas mal de choses!
Genre: pavé américain.
Sous-genre: pavé américain bien lourd..
J'avais lu les deux précédents romans de Wally Lamb qui ne donnaient pas dans la légèreté non plus..Il faut dire que cet écrivain donne l'impression de porter sur ses épaules le poids de l'histoire de son pays , et que ça pèse des tonnes.

S'il y a indiscutablement une dimension lyrique et mystique dans ce roman, la traduction française du titre en rajoute un peu, le titre initial étant The hour I first believed. La traduction des titres est toujours un mystère pour moi , et je ne sais pas qui en décide, le traducteur ou l'éditeur.

En exergue, Dante, L'Enfer, bien sûr:
"Elles traversèrent donc les eaux sombres
Et n'avaient pas débarqué sur l'autre rive
Que de nouvelles hordes s'assemblèrent
."

Et dans la postface, Wally Lamb raconte que le jour où il a fini d'écrire le manuscrit de ce roman qui démarre à peu près par le massacre de Columbine, " un étudiant armé est sorti de derrière un rideau dans une salle de conférences de Northern Illinois University, et a fait vingt et une victimes avant de se suicider...

Le roman revisite donc l'histoire récente ( et un peu moins) des Etats-Unis à travers le destin d'un couple , écrasant sur son passage un personnage féminin, Maureen, auquel il n'épargne vraiment rien. Rescapée de Columbine ( les noms de toutes les victimes sont donnés) , le stress post traumatique dont elle souffre ( effectivement, très bien décrit) la conduit à des conduites addictives, et donc..

Je dois avouer que ce que j'ai préféré dans cette histoire , c'est toute la partie qui raconte l'histoire de cette prison pour femmes du Connecticut, l'origine de sa création et le récit de la vie de cette militante abolitionniste , calqué sur le personnage d'Abigail Hopper Gibbons . Cela aurait suffi, pour moi, à faire un bon roman.

Alors, qui trop embrasse etc? Trop? Trop de thèmes traités, trop de malheurs accumulés?
Pas vraiment, enfin, pour moi. Enfin, toujours pareil, quand on aime le genre. A éviter à tout prix si ce n'est pas le cas.
Mais tout s'enchaîne , la construction est remarquable,ce n'est pas dénué d'humour et de recul malgré tout, on ne s'ennuie pas une minute, l'auteur ( qui anime depuis longtemps des ateliers d'écriture dans des prisons) m'est sympathique, et bien sûr, je lirai son prochain roman avec le plus grand plaisir!
Peut être pas de façon trop rapprochée, quand même.. :)

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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