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 Emmanuel Dongala [Congo]

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traversay
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MessageSujet: Emmanuel Dongala [Congo]   Lun 3 Mai 2010 - 17:00



Citation :
Né en 1941 d’un père congolais et d’une mère centrafricaine, Emmanuel Boundzéki Dongala passe son enfance et son adolescence en République populaire du Congo, puis fait ses études aux Etats-Unis et en France, avant d’enseigner la chimie à l’Université de Brazzaville. Pendant longtemps, il anime le Théâtre de l’Eclair, avant de devoir quitter le Congo lorsqu’en 1997 le pays plonge dans la guerre civile et bascule dans le chaos. Grâce au soutien actif de Philip Roth, il trouve refuge aux Etats-Unis, où il enseigne à la fois la littérature francophone et la chimie. Son oeuvre de romancier et de nouvelliste l’amène à explorer les maquis de l’Afrique australe avec Un fusil dans la main, un poème dans la poche, et à pénétrer l’univers musical de John Coltrane et le quotidien de la vie congolaise dans Jazz et vin de palme. Avec Johnny Chien Méchant, Emmanuel Dongala dresse un tableau réaliste et saisissant de l’extraordinaire violence qui a explosé avec la guerre civile congolaise, en décrivant les dérives meurtrières des enfants-soldats (ce roman a été adapté au cinéma en 2008 par Jean-Stéphane Sauvaire sous le titre de Johnny Mad Dog).

Bibliographie :

- Photo de groupe au bord du fleuve (Actes Sud, Paris, 2010)
- Johnny Chien Méchant (Le Serpent à plumes, Paris, 2002)
- Les petits garçons naissent aussi des étoiles (Le Serpent à plumes, Paris, 2000)
- Jazz et vin de palme (Le Serpent à plumes, Paris, 1996)
- Le feu des origines (Albin Michel, Paris, 1987)
- Un fusil dans la main, un poème dans la poche (Albin Michel, Paris, 1974)

A noter qu'il sera présent au festival "Etonnants voyageurs" de Saint-Malo du 22 au 24 mai.
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Lun 3 Mai 2010 - 18:19

merci Traversay, je vais noter le nom de cet écrivain.

Kena le rencontrera peut-être.

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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kenavo
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Lun 3 Mai 2010 - 18:47

Bédoulène a écrit:
Kena le rencontrera peut-être.
probable, oui Very Happy

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Sénèque
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traversay
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mer 5 Mai 2010 - 15:56



Photo de groupe au bord du fleuve

Citation :
Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l’attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d’un fleuve africain. Elles viennent d’apprendre que la construction d’un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu’elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation.
L’enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n’est pas seulement l’argent et sa faculté de transformer les rêves en projets – recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille… Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l’oppression au travail et dans la famille, les “casseuses de cailloux” découvrent la force collective et retrouvent l’espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c’est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde.

La première surprise de Photo de groupe autour du fleuve, du congolais Emmanuel Dongala, est son écriture à la deuxième personne. "Tu te réveilles le matin et tu sais d'avance que c'est un jour déjà levé qui se lève" ; dès le début de son roman, l'écrivain s'adresse ainsi à son héroïne et n'utilisera jamais le "je" ou le "elle" dans son récit. Ce procédé ne tient pas pour autant le lecteur à distance, au contraire, il permet une empathie certaine avec cette femme qui va se révéler à elle-même au fil du livre. Photo de groupe autour du fleuve décrit la lutte d'un groupe de femmes (casseuses de cailloux) pour une rémunération plus juste mais comme le dit l'une d'entre elles : "Question de dignité, mes amies. Nous ne nous battons pas seulement pour un meilleur prix pour nos sacs, mais aussi pour qu'on nous respecte." Dans un pays africain non nommé mais qui ressemble fort au Congo, Dongala décrit l'héroïsme tranquille de femmes sans cesse bafouées et humiliées dans une société qui se veut une démocratie mais qui ne fonctionne que par la corruption et la concussion. Le roman est une sorte de "Feel good Book" dont les bons sentiments ne sonnent jamais de façon niaise, de par la force incroyable de la prose de Dongala, toujours juste et caustique avec un sens de l'humour dévastateur. Intégrées habilement au récit, les histoires personnelles de ces femmes sont marquées par le drame (sida, mariage forcé, grossesse "attrapée dans la rue"...) et la volonté de s'en sortir malgré tout, quitte à casser des pierres pour un salaire de misère, en attendant mieux. Un portrait sans concession d'un pays africain comme beaucoup d'autres, écrit dans une langue chamarrée et ironique, qui a des allures de conte de fées moderne parce que Dongala croit dur comme fer que les femmes sont l'avenir de l'Afrique. Et nous aussi, par la même occasion. Bref, ce livre est une pure splendeur qui se dévore dans un état de quasi euphorie.
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traversay
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mer 5 Mai 2010 - 16:39

Extrait.

Citation :
Ils sont une douzaine de policiers qui sautent immédiatement des cars grillagés avec casques, matraques, fusils et tout. Leur chef porte un pistolet à la ceinture. Il parade avec les insignes de son grade mais ne connaissant rien aux grades de l’armée, tu décides de lui donner celui de colonel. Il avance, accompagné de trois ou quatre rescapés de la bataille du matin. L’un d’eux est l’homme aux lunettes noires mis K.-O. par Moukiétou, une bande de gaze entourant sa tête comme un turban ; il n’y a pas à chercher, il est très en colère. D’autres portent des sparadraps collés ici et là, et tu en aperçois même un qui marche avec une béquille, faite d’un tronc de bambou. Ils vous fichent vraiment la pétoche.

Quelques femmes ramassent des cailloux qu’elles serrent dans leur poing, prêtes à les lancer mais tu interviens immédiatement en leur demandant de les laisser tomber, car cette bande armée dite « forces de l’ordre » ne cherche qu’un prétexte pour vous massacrer impunément. Tu prends ton courage à deux mains, tu avances de quelques pas puis tu t’arrêtes pour les laisser venir vers toi. C’est à eux de venir vers toi car c’est ton territoire. Quand il voit les autres se ranger derrière toi, le chef des soldats, le colonel, qui jusque-là ne savait pas à qui s’adresser, comprend immédiatement que tu es la chef et, te pointant du doigt, laisse éclater sa colère : « Je devrais vous coffrer toutes, bande d’idiotes, pour coups et blessures volontaires sur des tiers. Agresser des commerçants qui ne veulent rien d’autre qu’acheter votre pierre, vous n’avez pas honte ? »

Il n’a même pas demandé à savoir votre version des faits et se met à vous insulter. D’ailleurs, quelle était la version des faits ? Tu n’en es plus aussi sûre. N’était-ce pas Iyissou qui la première avait agressé ce pauvre homme ? Non, c’était plutôt l’homme aux lunettes noires qui avait voulu étrangler Iyissou qui ne faisait que protéger son sac de gravier. Mais en fin de compte cela importe peu, la vérité est qu’une bande d’entrepreneurs véreux voulait s’accaparer de façon malhonnête votre gagne-pain et vous vous étiez défendues. Mais en aucun moment le chef de ces militaires armés ne veut savoir ni comprendre. Tu lui parles de vendre vos sacs de cailloux à vingt mille francs, lui se lance dans un discours complètement déconnecté de vos besoins, de vos souffrances, de votre réalité. Il vous parle d’intérêt général, il vous hurle que cet aéroport international est une priorité nationale, qu’il doit être terminé avant la grande fête de l’Indépendance, que des invités du monde entier y compris le président de la République française allaient y atterrir, que votre refus de vendre est un sabotage, un acte délibéré pour ternir l’image du pays et de son président à l’étranger. Que ce ne seront certainement pas des tâcheronnes comme vous qui… Ya Moukiétou n’en peut plus et, oubliant que c’est toi la porte-parole attitrée, elle explose : « Si le président a tant besoin de ces sacs, qu’il nous les achète à vingt mille francs ! Ce sont nos sacs. C’est nous qui décidons. Ce n’est pas à lui de me dire la couleur du slip que je dois porter demain parce que c’est mon slip ! De la même façon, ces cailloux sont nos cailloux ! » Gros éclats de rire du côté de tes troupes soudain ragaillardies avec des « Bravo, c’est ça ! Bien dit ! » Cette fois le colonel se fâche vraiment. Il crie « Outrage au chef de l’État » et ordonne à ses hommes d’avancer. Itela te demande ce que signifie « outrage au chef de l’État » et tu lui expliques que cela veut dire qu’on a insulté le président de la République. En entendant cette explication, Moukiétou se fâche encore plus et hurle à l’endroit du colonel : « Va dire à l’outragé président que je préférerais encore mille fois lui donner mes fesses gratuitement que de lui donner nos sacs pour dix mille francs ! » C’était le mot de trop !

« Allez, on réquisitionne ces sacs. Vous viendrez vous faire payer au commissariat central de la police, ordonne le colonel, et à dix mille francs le sac ! » Et les soldats et les chargeurs d’avancer. « Voleurs, hou hou hou, vous n’êtes pas des hommes, hou hou hou… » se mettent à hurler les femmes, impuissantes devant cette force armée qui avance. Dès que le colonel a entendu ces insultes et ces « hou hou hou » de mépris, il hurle : « Chargez ! »
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kenavo
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mar 22 Juin 2010 - 13:55



Ce que femme veut...
Interveiw d'Emmanuel Dongala
Propos recueillis par Thomas Flamerion pour Evene.fr - Juin 2010



Dans une magnifique épopée romanesque, Emmanuel Dongala brosse les portraits de femmes congolaises, coincées entre tradition, patriarcat et velléités égalitaires. De passage à Saint-Malo pour le festival Etonnants Voyageurs, l'écrivain nous parle de 'Photo de groupe au bord du fleuve', paru chez Actes Sud.




suite

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Charlie
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mer 18 Mai 2011 - 13:52

Tout à fait d’accord avec Traversay : Photo de groupe au bord du fleuve est roman splendide !

On ne peut être que touché, révolté par la situation et les histoires de ces femmes qui pour survivre sont obligées de casser des pierres et de revendre les cailloux pour trois fois rien….(oui, oui, l’histoire se passe au 21ème siècle…).
La réalité quotidienne des femmes congolaises, c’est le sida, le paludisme, la sorcellerie, les viols de guerre, les mutilations génitales, le manque d’éducation, les violences familiales, la tradition….

Mais le roman ne sombre pas dans le pathos, bien au contraire, il est plein d’espoir ; car ces femmes sont déterminées à obtenir un peu plus que ce qu’on veut bien leur donner, toutes ensemble, elles vont se serrent les coudes, se battre pour améliorer leur quotidien, elles restent optimistes, elles veulent s’assurer un avenir à elle et à leurs enfants.

Citation :
« Ces hommes qui ont volé nos cailloux pensent que parce que nous sommes femmes nous allons nous taire comme d'habitude. Quand ils nous battent au foyer, nous ne disons rien, quand ils nous chassent et prennent tous nos biens à la mort de nos maris, nous ne disons rien, quand ils nous paient moins bien qu'eux-mêmes, nous ne disons rien, quand ils nous violent et qu'en réponse à nos plaintes ils disent que nous l'avons bien cherché, nous ne disons toujours rien et aujourd'hui ils pensent qu'en prenant de force nos cailloux, encore une fois, nous ne dirons rien. Eh bien non ! Cette fois-ci ils se trompent ! Trop, c'est trop !"
Toujours debout sur ta chaise, tu continues à haranguer. Tu ne savais pas que les mots pouvaient avoir ce pouvoir enivrant. Plus tu parles, plus tu es exaltée, plus tu te sens sortir de toi-même, tu n'es plus toi. Tu n'es plus Méréana. Tu es une des pasionarias de l'histoire ! »

J’ai beaucoup apprécié la construction du roman, cette 2ème personne du singulier qui donne un ton et un rythme particulier au récit, la manière dont l’histoire personnelle de chaque femme est amenée et racontée, les flash infos de la radio qui dressent le décor extérieur.

Vraiment, un roman à découvrir cheers
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traversay
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mer 18 Mai 2011 - 15:04

Merci Charlie, ça fait plaisir ! Very Happy
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kenavo
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mar 22 Mai 2012 - 7:44

Dé-voiler

L’univers s’avance masqué. Il nous piège en permanence et se joue sans cesse des cinq sens dont nous sommes dotés pour l’appréhender. Si l’on n’y prend garde, l’on finira par croire que les choses ne sont ce qu’elles sont, peu compliquées et immédiatement saisissables. Je n’oublie jamais cela quand j’écris.
L’essentiel de mon travail de romancier consiste à dé-masquer le monde, à le dé-voiler afin de montrer ce qui se cache derrière l’apparence des choses. L’exemple qui me vient à l’esprit est celui des shoji, ces cloisons en carreaux de papier translucides que l’on trouve dans les maisons traditionnelles japonaises. Il suffit de les faire coulisser pour découvrir la pièce qu’elles cachent et tout ce qui s’y trouve. Je me considère un peu comme l’homme qui fait coulisser les shoji qui occultent la complexité du monde.
C’est pourquoi mes romans se situent toujours à deux niveaux. Le premier niveau, immédiatement accessible, est celui qui reflète l’apparence normale des choses dans notre monde euclidien où tout est régulier et lisse, et où le soleil se lève toujours à l’est. Mais, sous ce premier niveau, se trouve un second. C’est là où j’exerce mon travail d’écrivain, là où j’invente et recrée le monde selon ma vision avec toutes ses rugosités, ses désordres, ses peurs en espoirs. C’est aussi là que j’use de tous les pouvoirs de mon imagination pour captiver le lecteur afin d’en faire un complice. J’aime le surprendre, le dérouter, en particulier sur les sujets qu’il croit bien connaître.
Ce dé-voilement des choses derrière les choses se trouve au cœur de presque tous les grands livres que j’aime, Don Quichotte, Cent Ans de solitude ou Beloved, pour en citer quelques-uns.


texte fait partie de ce livre

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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mar 22 Mai 2012 - 9:20

Merci kena de parler de mon écrivain africain préféré.
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Mar 22 Mai 2012 - 10:14

il y avait une raison pourquoi je l'ai choisi Wink

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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Ven 7 Mar 2014 - 15:56


Jazz et vin de Palme
Citation :
Présentation de l’Editeur
Emmanuel Dongala a dix-sept ans en 1958, quand le Congo devient une république indépendante. Dans huit longues nouvelles au rythme balancé et à l'humour corrosif, il fait revivre la Révolution rouge de Brazzaville, qu'il considère avec un profond pessimisme, et promène son blues dans les boîtes de jazz de New York, où il se repaît des sonorités inspirées de John Coltrane. Sous la naïveté burlesque des sujets, tels ces extraterrestres prenant possession de la planète et que seul l'enivrant vin de palme peut adoucir, nous sont livrées quelques-unes des plus belles pages sur la défaite du rêve des jeunes États africains, évoquée comme en écho par la tragédie d'un saxophoniste de génie en quête de l'absolu.

Quel bon et beau voyage j’ai fait en compagnie de cet auteur !

D’un côté il y a certainement son écriture qui est tout à fait sublime et donne envie de se plonger dans un roman ou d’autres écrits de lui. Et puis il y a ces histoires qui montrent bien une réalité africaine, mais négligent pas non plus une vision réaliste de l’Amérique.

J’ai beaucoup aimé, surtout deux de ses nouvelles qui prennent place en Afrique.

Pour moi certainement un auteur à suivre…

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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Ven 7 Mar 2014 - 17:15

Ce sera peut-être le "bon auteur" de ma LC Afrique… Je me suis offert Photo de groupe au bord du fleuve, et ses autres ouvrages me tentent également. Je n'avais pas repéré ce recueil de nouvelles, je le note avec intérêt.
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MessageSujet: Re: Emmanuel Dongala [Congo]   Sam 8 Mar 2014 - 5:11

Armor-Argoat a écrit:
Ce sera peut-être le "bon auteur" de ma LC Afrique… Je me suis offert Photo de groupe au bord du fleuve, et ses autres ouvrages me tentent également. Je n'avais pas repéré ce recueil de nouvelles, je le note avec intérêt.

depuis que Traversay en avait parlé, Photo de groupe au bord du fleuve me tente... et ce recueil de nouvelles était le bon 'test' pour voir si j'adhère à son écriture, façon de raconter une histoire... et c'est fait...
Je ne saurais pas te dire pour le roman, mais si tu aimes les nouvelles, Jazz et vin de Palme est certainement un livre qui pourrait te plaire...

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MessageSujet: " Photo de groupe au bord du fleuve" Emmanuel Dongala .   Dim 8 Juin 2014 - 20:49

La misère taraude jour après jour la vie de ces femmes africaines réduites à casser des cailloux, non pour vivre mais pour survivre . Le gravier qu'elles en tirent à la seule force de leurs bras est chichement payé par les entreprises du coin.
La construction d'un aéroport va tout changer . Poussées par la pauvreté ,n'ayant d'autres revenus pour élever leurs enfants et faire bouillir la marmite que ce qu'elles
gagnent ,elles vont s'unir et découvrir la force de leur voix.Elles veulent non seulement un plus juste prix pour leurs sacs de gravier, mais le RESPECT
S'instaure alors la lutte contre le pouvoir en place...Les hommes veulent garder leur poste quitte à écraser ces travailleuses ,mères des enfants qu'ils ont eux-mêmes abandonnés...

Dongala nous donne là un roman très bien construit. et documenté et pour cause, il a vécu au Congo depuis sa naissance en 1941 jusqu'au moment de la guerre civile en 1997 .
Il enseigne la chimie et la littérature africaine francophone aux Etats-Unis où il vit.
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