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 Jane Austen

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Jane Austen   Ven 11 Mai 2007 - 19:14



Citation :
"Demi-mondaine de la bourgeoisie provinciale malgré elle, Jane Austen a utilisé la cruauté du verbe et de sa langue subtilement pendue pour décrire le mode de vie de ses contemporains à travers ce qui semble être des histoires d'amour so british. La jeune Jane grandit dans une famille de pasteurs, entourée de huit frères et soeurs. Bien que vivant modestement, George et Cassandra Austen initient leurs enfants à l'amour de la lecture et la connaissance des arts. Dès l'âge de 11 ans, Jane écrit. Son éducation ainsi que celle de sa soeur Cassandra, dont elle restera très proche jusqu'à sa mort, se fera principalement dans le domaine familial. Elle se met à l'écriture de parodies sentimentales avant de se consacrer aux romans 'Northanger Abbey', 'Raison et sentiment' et 'Orgueil et préjugés' entre 1795 et 1798. En 1801, la famille Austen s'installe à Bath et quatre ans plus tard, le père de Jane décède : l'auteur ne se mariera pas, tout comme sa soeur Cassandra, et consacrera sa vie à l'éducation de ses neveux et nièces. 'Raison et sentiment', 'Orgueil et préjugés' et 'Mansfield park' sont publiés successivement en 1811, 1813 et 1814. Elle laisse derrière elle un roman inachevé, 'Sanditon', emportée par la phtisie à l'âge de 41 ans. L'auteur ne connut pas le succès en son temps et ne fut redécouvert qu'à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui, son talent de peintre des moeurs et de la province anglaise font d'elle un des auteurs pré-victoriens les plus connus et des plus mordants."
Un peu cassant et dur, non? Je n'imaginais pas Jane Austen sous cet angle.
source: evene.fr

Citation :
"Jane Austen naquit dans le Hampshire où elle vécut pendant 25 années, septième enfant d’une famille de huit. Elle reçut une éducation à domicile et, plus irrégulièrement, à l’école. Ses parents étant des lecteurs passionnés, elle reçut une éducation plus vaste que la plupart des jeunes filles de son époque. A la retraite du père, celui-ci vendit toutes ses possessions du Hampshire et toute la famille Austen partit s’installer à Bath.

Les premiers écrits de Jane Austen datent de son enfance lorsqu’ elle amusait sa famille par ses historiettes ; très timide, elle écrivait sur des petits bouts de papier qu’elle glissait sous le sous-main du bureau ; elle aimait observer ses proches, famille et amis, relatant leurs petits travers et habitudes dans un courrier proche - de son propre aveux - des "potins de village".

C’est elle pourtant qui donna au roman anglais de l’époque un style résolument "moderne" lorsqu’il est question de la vie quotidienne ; bien que beaucoup lue de son vivant, Jane Austen, très timide, publiait ses oeuvres anonymement. Virginia Woolf, qui admirait son style, la qualifia de "l’artiste la plus parfaite parmi les femmes" ; par contre Charlotte Brontë et Elizabeth Barrett Browning furent moins aimables, qualifiant son style de "très limité".

Le père de Jane Austen encouragea les aspirations littéraires de sa fille et l’aida du mieux qu’il put, se demenant pour lui trouver des éditeurs. A la mort de son père, Austen vécut avec sa soeur et son hypocondriaque de mère, dans un large cottage de Chawton où elle écrivit la majeure partie de son oeuvre. Bien qu’elle ne se soit jamais mariée, Austen avait une vie sociale fort active et une cour de prétendants, de même que quelques rêves très romantiques à propos du mariage et de la vie de couple, rêves qu’elle concrétisa dans ses romans.

De par sa famille et le milieu qu’elle fréquentait, Jane Austen avait une connaissance approfondie de la gentry campagnarde, des membres du clergé et de leur famille, pour qui le mariage représentait une assurance de position sociale pour les femmes, notion qui est au centre de toute son oeuvre.

"Sense & Sensibility " - l’histoire des soeurs Dashwood - qui parut en 1797, était en fait une réécriture d’une nouvelle (Elinor & Marianne) écrite lorsqu’Austen avait 20 ans. Toutes les héroïnes dans l’oeuvre d’Austen sont déterminées à se trouver un époux, à faire un mariage raisonnable mais romantique tout de même ; pour les jeunes filles bien élevées de son époque, seul le mariage permet d’obtenir une position sociale convenable.

"Pride & Prejudice " valut à Jane Austen quelques démêlés avec son éditeur qui souhaitait qu’elle fasse plusieurs altérations au roman, estimant celui-ci "fort indécent écrit par un auteur manquant de modestie". Sans se laisser démonter le moins du monde par ces arguments ridicules, Jane Austen lui répondit vertement que son roman reflétait seulement la vérité de son époque et qu’il suffirait désormais que la signature "A Lady" soit mentionnée en page de couverture !

Lorsqu’elle mourut à l’âge de 41 ans, son frère Henry décida de lever l’anonymat et rendit public le nom de Jane Austen afin que ses lecteurs la reconnaissent enfin et lui rendent justice en tant qu’écrivain."
source: Bastet


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1794 Lady Susan, Page 1,
1804 The Watsons, Page  1,
1811 Sense and Sensibility, Page 2, 4, 5,
1813 Pride and Prejudice, Page 1, 2, 4, 5,
1814 Mansfield Park, Page 3,
1815 Emma, Pages 5, 6,
1817 Sanditon, Page 1
1818 Northanger Abbey, Page 2
1818 Persuasion, Page 2,


Citation :
mise à jour le 07/02/2014, page 7
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MessageSujet: Lady Susan   Ven 11 Mai 2007 - 19:16

Pour la première fois, j'ouvrais un roman de Jane Austen que je ne connaissais que par le biais du cinéma « Raison et sentiments » « Orgueil et préjugés », films qui m'avaient transportée de joie. La lecture allait-elle être aussi agréable?
Le livre comporte trois petits romans dont deux inachevés (« Les watson » et « Sanditon »).

Le premier, « Lady Susan » est un roman épistolaire. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman épistolaire et j'avais oublié combien cette forme littéraire était plaisante. Lady Susan apparaît comme une personne égoïste, méchante, provocatrice et diablement calculatrice. Avec son amie, Mrs Johnson, elle forme un duo d'une méchanceté à la limite de la perversité: elles n'épargnent rien ni personne, ne respectent pas grand chose hormis leur intérêt. On admire l'éloquence et l'immense capacité de persuasion de Lady Susan: ces atouts lui permettent de retourner des situations bien compromises. Jane Austen prend un malin plaisir à décortiquer les travers de cette bonne société anglaise et à se moquer d'eux: l'ambition d'un beau mariage (d'argent), avoir une place dans le monde. On a parfois l'impression de retrouver l'ambiance du roman « La foire aux vanités » de Thackeray et c'est absolument délicieux et « so british »! Cependant, derrière la moquerie, l'écriture raffinée et tout en touches discrètes mais ironiques, on distingue une amertume à l'encontre de ce système social qui broie des vies sans aucun remord: les intrigues entraînent des comportements vils et mesquins et pervertissent les relations sociales.

Le second, inachevé, « Les Watson », peut immédiatement faire penser au film « Orgueil et préjugés »: on a l'impression de se retrouver au milieu de la famille Bennet...une famille de filles. Dans « Les Watson » il y a filles et garçons, et une des plus jeunes soeurs revient vivre chez son père après le remariage de sa riche tante. On y trouve le ballet de séductions pour trouver un « bon parti », l'attirance inavouée d'une jeune fille intelligente pour un bel aristocrate distant et un rien prétentieux (à ses yeux), des membres de la famille plus aisés que les autres et aimant le faire remarquer, la dépendance financière des femmes célibataires vis à vis des hommes de la famille, la préférence de la campagne à la ville, lieu de « l'artifice » et de la société spectacle, l'ironie envers la bourgeoisie désirant copier les moeurs de l'aristocratie...Tous les ingrédients d'une peinture douce amère de la société victorienne sont réunis dans ce fragment de roman et Jane Austen la mène avec brio et une délicatesse mordante.

Le troisième, également inachevé, « Sanditon », paraît, de prime abord, un peu fade en comparaison avec les précédents romans. Jane Austen nous peint l'esprit d'entreprise d'une petite ville balnéaire qui veut rivaliser avec ses voisines plus cotées. Mais elle esquisse aussi des arguments publicitaires qui seront les antiennes des cités de bord de mer: l'air marin, l'iode vivifiant composants d'une santé de fer. La santé est thème important de ce roman inachevé...et on apprend, en lisant les notes de la traductrice, que Jane Austen était très malade lorsqu'elle entreprit la rédaction de ce dernier. Elle fait défiler, une nouvelle fois, devant les yeux du lecteur, cette société bourgeoise un peu ridicule avec ses principes et ses préoccupations d'alliances maritales, ses héritages espérés , ses coteries...Ce qui donne le piquant du roman c'est la présence amusée de Charlotte qui observe, comme une exploratrice, ce microcosme amusant et parfois pathétique.

Ces trois petits romans sont une agréable et passionnante « mise en bouche » pour bien aborder l'univers de Jane Austen. Du coup, on n'a plus qu'une envie: explorer plus avant son écriture et sa sensibilité .
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Ven 11 Mai 2007 - 20:19

ORGUEIL ET PREJUGE de Jane AUSTEN
Ed Le Serpent à Plume/623p
Trad : Béatrice Vierne


J'avais eu un mauvais contact il y a quelques années avec un des romans de Jane Austen, Emma que je n'ai jamais fini. Aussi ai-je longtemps hésité à retenter l'expérience même avec un autre de ses livres. Je m'attendais à souffrir le martyre avec une histoire à rallonge plein de guimauve écoeurante et très ennuyeuse que je n'aurai probablement jamais terminée.

Seulement voilà : à peine entamée les cinquante premières pages je suis tombée sous le charme de l'écriture si légère et si facile à lire avec beaucoup d'ironie et d'humour dans les réparties de ses personnages.


Pourtant l'histoire est sommes toutes sans grand rebondissement : un badinage amoureux entre deux individus qui ont finalement beaucoup plus en commun qu'ils ne semblent le croire. Comment Mr Darcy parviendra t-il à séduire l'indépendante et très pétillante Elisabeth Bennett ?

Il ne se passe rien dans ses pages, pas de rebondissement, d'obstacle réellement important autre que l'orgueil des deux intéressés, on se rencontre, on voyage, on se retrouve, on s'écrit, et mise à part les frasques d'une des soeurs cadettes de l'héroïne qui met un peu d'ambiance, tout passe par l'évolution des sentiments de nos héros.

C'est une comédie romantique avec une pincée d'émotion et de l'humour. Il est vrai que certains chapitres valent le détour en matière de bonne rigolade. J'ai tout particulièrement apprécié le très ridicule cousin Mr. Collins qui a comme idée fixe de se trouver une épouse juste comme on peut se procurer un meuble Ikea (pardon pour la comparaison légèrement hors du contexte historique) parce que ça fera bien dans sa maison. Et la demande en mariage qu'il fait à sa cousine Elisabeth est à mourir de rire. Mr. Collins est du genre à être persuadé que si une femme refuse une demande c'est pour avoir le privilège de dire oui à la seconde tentative. La mère de l'héroïne et son obsession pour marier ses filles vaut le détour également.

L'intelligence du récit est dans l'idée que le sentiment amoureux ne naît pas toujours d'un coup de foudre mais qu'il se forge petit à petit dans les gestes que l'on peut faire pour l'autre, qu'il faut aussi savoir se remettre en question et savoir faire des concessions et que prendre son temps dans une relation est parfois une bonne chose.
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Ven 11 Mai 2007 - 23:25

chimère, je suis en pleine lecture d'"Orgueil et préjugés"! J'avoue que le fait d'avoir vu le film me parasite pas ma lecture: ouf, car cela me faisait un peu peur.
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Lou
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Sam 12 Mai 2007 - 12:08

Je songe à remplacer un cours en validant une "UV de recherche"... en faisant sans doute quelque chose sur Jane Austen, même si j'hésite un peu ! En tout cas ce serait l'occasion de débattre sur ce fil, si vous le voulez bien Very Happy

(bon et si je ne le fais pas sur elle, j'en songé aussi à "Don't kill a mocking bird" (ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) notamment. Quoi qu'il en soit j'écrirai un article, promis !)
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MessageSujet: Orgueil et préjugés   Sam 19 Mai 2007 - 17:27

Voici enfin mon billet sur le roman "Orgueil et préjugés"

Ayant vu le film « Orgueil et préjugés » à sa sortie, avant d'avoir lu le roman de Jane Austen, j'avais un peu peur de ne rien avoir à découvrir. C'était sans compter avec le formidable style de Mme Austen et son talent pour décrire et croquer personnages et société.
Dès les premières lignes, le lecteur est envoûté par le rythme des phrases, le vocabulaire recherché et le style unique de l'auteure.
Très vite, sans s'en apercevoir, elle embarque son lecteur dans la lenteur, la mesure de la vie campagnarde des bonnes familles anglaises. Le temps s'étire, s'allonge, accélère un tantinet avant de reprendre son doux cours.
Le personnage principal du roman est ce fameux « entail », cette loi (inique?) anglaise écartant les femmes de la succession d'un domaine s'il n'y a pas d'héritier direct. Le domaine échoit, alors, au parent mâle le plus proche!
La famille Bennet se trouve dans cette délicate situation juridique (et économique): pas de fils, uniquement des filles! L'unique souci de Mme Bennet est de bien marier ses filles afin qu'elles ne se trouvent démunies de tout. Cependant, comme la famille est loin d'être riche, l'établissement des filles est loin d'être acquis (en ces temps où le montant de la dot attire comme fait fuir les prétendants!). L'idée fixe tourne à l'obscession.
Et Jane Austen de croquer, à la pointe mordante de sa plume ironique, les stratagèmes et les méandres de la société bourgeoise (et aristocratique) pour établir, le plus avantageusement possible, les filles de famille. Les jeunes filles et les mères sont de retors stratèges où le fiel se dispute à l'égoïsme ou à la moquerie: les remarques délicieusement assassines fusant dès que l'occasion se présente.

Les bals sont les événements marquants de la vie sociale campagnarde: ils sont un vivier de prétendants! Au cours de l'un d'eux, Elizabeth Bennet et sa soeur Jane (tiens, donc, Jane!) vont rencontrer Mr Darcy et Mr Bingley. Autant entre Jane et Bingley de tendres sentiments naissent très vite, autant entre Elizabeth et Darcy la verve des échanges semble de mise. Un duel de bons mots, de phrases bien à propos, d'impertinences mesurée, s'installe entre les deux jeunes gens. Rapidement, le lecteur comprend que les agaceries et défiances mutuelles de ces derniers ne sont que le prélude à une idylle.
Ce qui est délicieux chez Austen c'est sa capacité à mettre en scène les préjugés de classe sociale, les rigidités codifiées et à les démonter, peu à peu, au fil de l'intrigue, au fil des intrigues du roman. L'orgueil de chaque protagoniste fera souffrir l'autre mais aussi lui ouvrira les yeux sur une réalité occultée par les divers préjugés menant le menuet de l'existence. Les allusions aux relations conjugales sont fugaces mais percutantes: le regard d'Elizabeth sur le couple formé par ses parents est sans illusion et lui ouvre la voie vers le choix qu'elle fera. Entre une mère frivole, inconséquente par manque d'instruction (plus que par manque d'éducation) et un père parfois méprisant vis à vis de son épouse, Elizabeth se veut une jeune fille déterminée, raisonnable et sachant ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas. Elle est indépendante tout en étant respectueuse des normes sociales...tant que celles-ci restent respectables!

Chaque personnage pèche par orgueil et en souffre: Jane à vouloir sans cesse rester maîtresse d'elle-même et de ses sentiments est perçue comme une jeune fille indifférente aux sentiments de Bingley, Elizabeth à vouloir raisonner et chercher la faille en arrive à ne plus voir au-delà des apparences et Darcy parvient par son appent mépris à se faire détester.
Elizabeth, fil rouge de ce roman, jeune fille ironique et d'une vive intelligence qui porte l'histoire. Elle est à la fois au coeur de l'action et à l'extérieur: elle joue et observe son univers, elle mène l'histoire et est menée par cette dernière en même temps.

L'écriture de Jane Austen subjugue, happe, enveloppe et envoûte par les minuscules fenêtres qu'elle ouvre sur l'âme humaine, sur les menus et grands travers de ses semblables: sa plume fait mouche à chaque estocade et est empreinte d'une grande sensibilité. Alors, le sujet qui pourrait être mièvre est sublimé par son écriture fluide, belle, imagée et sensuelle et devient plus qu'une simple histoire d'amour.
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Dim 20 Mai 2007 - 20:41

Argghh, je veux relire Orgueil et Préjugés, je veux le relire... Wink
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Dim 24 Juin 2007 - 17:57

J'aime beaucoup les romans de Jane Austen, le premier roman que j'ai lu d'elle étant "Orgueil et préjugés", et j'avais beaucoup aimé ce roman, son style, sa facon de repeindre la société. Cela m'a encouragé de lire la plupart de ses autres romans et j'avais beaucoup aimé
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MessageSujet: note de lecture   Mer 4 Juil 2007 - 0:41

Orgueil et Préjugés | Jane Austen

Dans ma quête du "lisons nos classiques de la littérature", je me suis attaquée à Jane Austen.
en résumé: des mariages, des perspectives de mariage, des ruptures de fiançailles, au gré des qu'en-dira-t-on, des médisances, des opinions fluctuantes, ...

C'était un peu long par instant, avec des dialogues relativement irréalistes (comme le dit Art Spiegelmann dans son excellent "maus", dans la vraie vie, on l'aurait interrompu plein de fois), enfin peut-être qu'à l'époque les gens n'avaient pas peur de se lancer dans des tirades d'1/4h.
Mais malgré ces longueurs, ça reste parfaitement intéressant et intelligent, et drôle aussi. Melle Jane Austen est absolument sans pitié avec ses personnages, seuls les plus intelligents s'en sortent indemnes, et encore, et ça fait très plaisir cette absence de complaisance et de facilité.
Les convenances "carcan" de l'époque sont remarquablement dépeints: ce qui se dit ou ne se dit pas, en particulier dès qu'on s'adresse à quelqu'un d'une catégorie sociale "supérieure", la condition de la femme, le manque d'humour assez pesant en société – une mention spéciale pour le père d'Elizabeth, à l'ironie que j'adore, mais qui est ici plutôt mal vue.
J'ai regretté par ailleurs d'avoir appris avant de le commencer que ce livre avait inspiré "le journal de Bridget Jones", du coup je n'ai pas pu m'empêcher de chercher la comparaison (mais c'est lequel Colin Firth là-dedans?), et c'est assez agaçant, surtout que ce livre est quand même infiniment plus riche et subtil dans son histoire, dans ses personnages...
enfin on est bien loin du romantisme ronflant que j'imaginais dans ce livre, et c'est bien agréable...
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Sam 4 Aoû 2007 - 11:24

Je n'ai jamais rien lu de cet auteur mais ça donne envie !

Par contre, j'ai lu le roman "Le club Jane Austen" de Karen-Joy Fowler et j'ai vraiment aimé.

Résumé

En ce début de XXe siècle, un club singulier voit le jour en Californie. Comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'œuvre de Jane Austen. S'ensuit une sublime chronique sur l'air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l'éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d'épreuves, de séductions et de jeux entre l'impossible et le possible que seul peut dénouer l'amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n'est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies. Avec Le club Jane Austen, aux conversations tour à tour enjouées, intelligentes et anodines, Karen Joy Fowler nous offre un roman délicat et réussi, qui célèbre le bonheur de la lecture.

Je pense que tout fan de cet auteur en appréciera également la saveur Wink
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Lun 6 Aoû 2007 - 21:39

Il est dans ma PAL sunny
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Ven 21 Sep 2007 - 15:02

J'ai lu récemment Orgueil et préjugés et bien qu'à l'ouverture du roman, j'étais plutôt septique, je me suis en fin de compte régalée.

Il me semble bien que Miss Jane Austen ai une adepte de plus. En effet, cette lecture d' Orgueil et préjugés m'a tout à fait charmée. J'avoue avoir eu quelques apprioris, à l'image des héros de ce récits, car je ne pensais pas qu'un roman de ce genre (plutôt sentimental, romantique) pû me plaire.
Or dès les premières pages, l'écriture fluide de Jane Austen m'a ravie. Il est vrai qu'elle n'a pas un style très développé et travaillé, mais elle a un talent fou pour saisir les sentiments qui assaillent les divers personnages et, de plus, j'ai pris énormement de plaisir à la lecture des dialogues, tous succulents.

D'ailleurs, en parlant de dialogues, ceux-ci sont si bien menés, travaillés, qu'ils arrivent à nous faire connaître en profondeur les différents individus intervenant dans ce récit : leur psychologie, leur caractère, leur personnalité et même, leur physique.
L'écriture de Jane Austen m'a éblouïe, entre poésie et simplicité, celle-ci m'a entraînée dans les abîmes du roman, au point de devenir omniprésente parmis les personnages.

J'ai raffolé du personnage de Jane, de celui d'Elizabeth et de Mr. Darcy. Une partie de ces trois personnalités me correspond et, je pense que c'est là tout le génie de Miss Austen : faire en sorte que chaque lecteur se retrouve au moins dans quelques personnages.
Lydia, Mrs. Bennett m'ont exaspérées et de ce fait, je me suis sentie extrêmement proche de Darcy. Comme Mr. Bennett est adorable, c'est un père affectueux, aimant ses filles avec passion, charmant. Un père idéal !

Que de bonheur ais-je ressentie avec cette lecture. Et que d'angoisse, car je souhaitais tellement que l'amour qui dévorait, tour à tour Mr Darcy, Elizabeth, Charles Bingley et Jane, soit révélé et consommé.
J'aime beaucoup aussi la façon qu'a eu Jane Austen de conduire le récit : ces situations qu'elle dépeint avec force et passion, ces moments où les amoureux se suivent et se fuient... Ah Miss Auten, quel talent ! Avoir ralié à votre style une lectrice telle que moi n'était pas mince affaire, mais c'est sans nul doute que vous m'avez conquise et que je désire, dès lors, lire vos autres ouvrages. L'année 2009/2010 sera sans aucun doute une année Jane Austen.


Dernière édition par Malorie le Mer 15 Juil 2009 - 11:40, édité 1 fois
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Nibelheim
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Ven 21 Sep 2007 - 18:44

J'ai commencé à lire Le club Jane Austen, mais j'avoue ne l'avoir pas fini, je ne l'ai pas apprécié ...
Sinon, Northanger Abbey de Austen fait partie de ma liste pour le challenge ABC 2008. Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur il faut bien que je m'y mette, et je voulais prendre un chemin de traverse face à la popularité de Orgueil et préjugés. Et puis dans la liste du même challenge se trouve un roman d'Ann Radcliffe, le parallèle sera donc tout à fait intéressant puisqu'Austen y parodie le roman gothique. Enfin une fois que je l'aurais lu (pas avant quelques mois donc) je pourrai mieux en parler, pour l'instant, j'attends de voir ...
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Miss Hawisham
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Sam 23 Fév 2008 - 19:37

moi,personnelement j'ai vraiment envie de lire ce que a écrit cet écrivain.Mais,j'ai peur de n'avoir l'age.Et ça sera en peu compliqué d'avoir les livres.A la bibliothèque de l'école il n'y en a pas.Chez moi il n'y en a pas.A la bibliothéque municipale il y en a,mais ma mère veur que j'attende le prochain colis de Russie.Pour que je lise ce livre.Elle veut absolument que je le lise en russe.Mais que inporte!Ils ont l'air si fascinant que je pourrais toujours les relire !
Vous me conseillez quoi comme livres ?
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MessageSujet: Re: Jane Austen   Dim 24 Fév 2008 - 18:32

Miss Hawisham, je pense que "Orgueil et préjugés" est bien pour commencer la lecture de Jane Austen. Je ne pourrais pas te dire si cette lecture est de ton âge ou non: je ne sais pas si tu es une grande lectrice Wink
Il n'y a pas de scène dérangeante tant sur le plan érotique que celui de la violence. Tout est dans le tact et la retenue. L'ironie de Jane Austen est entre les lignes, dans des piques, des remarques sur la société de ses contemporains.
Il n'y a pas beaucoup d'action non plus: le rythme de lecture n'est pas trépidant, tout est lent, posé.
J'espère que tu pourras y trouver ton compte cat Je n'ai lu que très tard Jane Austen...l'an dernier en fait (et j'aurai bientôt 43 ans Wink ) Comme quoi, si tu ne parviens pas à entrer dans l'histoire, ce n'est pas grave de fermer le roman et de le reprendre quelques années plus tard cat
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