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 Carlos Saura

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MessageSujet: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeMer 14 Juil 2010 - 10:36

Carlos Saura 180px-10
 
Carlos Saura Atarés, né à Atarés (province de Huesca) le 4 janvier 1932, est un réalisateur et scénariste de cinéma espagnol. Il est l'un des cinéastes espagnols les plus influents et reconnus sur le plan international.
Spoiler:
 
 
Filmographie
 
1956 : El Pequeño río Manzanares
1957 : La Tarde del domingo
1958 : Cuenca
1962 : Los Golfos
1964 : La Charge des brigands ou Les bandits (Llanto por un bandido)
1966 : La Caza
1967 : Peppermint frappé
1968 : Stress es tres tres
1969 : La Madriguera
1970 : Le Jardin des délices
1972 : Anna et les loups
1973 : La Cousine Angelique
1975 : Cria cuervos
1977 : Elisa, mon amour
1978 : Les Yeux bandés
1979 : Maman a cent ans
1980 : Vivre vite (Deprisa, deprisa)
1981 : Noces de sang
1982 : Doux moments du passé
1982 : Antonieta
1983 : Carmen
1984 : Los Zancos
1986 : El Amor brujo (l'amour sorcier)
1987 : El Dorado
1989 : La Noche oscura
1990 : ¡Ay, Carmela!
1992 : El Sur
1992 : Marathon
1992 : Sevillanas
1993 : ¡Dispara!
1995 : Flamenco
1996 : Taxi de noche
1997 : Pajarico
1998 : Esa luz!
1998 : Tango
1999 : Goya à Bordeaux (Goya en Burdeos)
2001 : Buñuel et la Table du Roi Salomon
2002 : Salomé
2004 : Le Septième Jour
2005 : Iberia
2008 : Fados
2010 : Don Giovanni, naissance d'un opéra
 
Carlos Saura Tn-don10
« Io, Don Giovanni » ou "Don Giovanni: Naissance d'un opera", c’est le triomphe du moment de la beaute qui fait le temps’arreter pour que nous puissions le savourer. C’est un film qu’on n’est pas a saisir qu’avec le cerveau, mais avec tout le coprs, les yeux grads ouverts et la peau qui respire la musique. A quoi bon aspirer a l’eternite quan on a toutes les delices terrestresici et au moment-meme ?
L’histoire de Don Juan vue par Carlos Saura, n’est pas tout a fait un sujet, c’est une constellation de moments sublimesChaque scene est un tableau par lui-meme, un film-galerie destine aux contemplateurs assoiffes. Tout est artificiel, bien sur, chaque sceme est « mise ». Le mondre detail est compose avec perfection.
Dans ce film, le visage triophe – les plans tres proches des personnages assurent un mataphorique extraordinaire du film – un pasage des visages des heros jusqu’au dernier arret de leurs sentiments. La jalousie, l’amour, la volupte demoniaque – tout s’inscrit d’une maniere tres passagere sur les visages pour etre tout de suite deverse dans l’ecriture musicale, egalement ephemere. Don Juan, c’est le changement. C’est l’ombre du doute  qui effleure les visages, l’ombre de l’amour que tout le monde poursuit sans l’attraper. Dieu dit a Moise « Je suis qui je suis ». Don Juan n’est pas celui qu’il est. Il est toujours quelqu’un d’autre.
L’inattendu dans le film de Saura, pour moi, c’est qu’il prend ce personnage-image de l’opera de Mozart et lui met le visage de la realite. Don Juan, un « Moi » si use comme une piece apres des siecles de service, - n’est personne d’autre que le librettiste Lorenzo da Ponte. Don Juan l’imaginaire est un reflet du reel da Ponte. Voila comment Saura deploie deux plan – le reflet trouve une vie reel, lui aussi.
Cette structure binaire du film est partout – dans le maquillage et les costumes des acteurs, dans les lieux, dans les couleurs dominantes et meme dans le choix de la langie – italien ou allemand.
Les deux doubles dans le film ne se limitent pas a une simple opposition –  le piquant du sujet vient des rapports bien dynamiques entre ceux qui se ressemblent – Casanova – da Ponte, da Ponte-Don Juan.Casanova forme le jeune da Pojte sur son propre image et c’est toujours lui qui  suggere l’idee de l’opera « Don Juan ».
A un moment donne la difference entre l’homme et l’opera disparait. Casanova fait la liste des conquettes feminines de son protege, en meme temps, da Ponte vit le libretto qu’il ecrit...
Dans la fiction, da Ponte tue Don Juan pour se liberer de lui. Et avec Don Juan disparait la nature peccable du librettiste lui-meme qui trouve enfin son amour  et son choix esthetique, c’est de rester avec la bien aimee.
N’est-ce pas une utopie ? Est-ce que l’histoire de ce don juan da Ponte reincarne dans l’amour, n’est pas une ideale, une supreme utopie que Saura nous propose ? Une utopie bien plus dangereuse que celle, classique, de Don Juan que nous connaissons depuis toujours ?
 
 
Mon prefere, c'etait Cria Cuervos
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Anna et les loups, 1972 - sorti un ou deux ans avant "La prima Angelica" et "Cria curvos"
Carlos Saura Anna10
Toujours avec Géraldine Chaplin et aussi: Fernando FERNAND-GOMEZ et Rafaela APARICIO

Je me rappelle bien Anna, jeune gouvernante anglaise, engagee par une riche famille espagnole, pour l'education des trois filles. Elle etait entrainee dans les passions et les obsessions (nevroses, peurs, desirs) de chacun des membres de cette etrange famille
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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeSam 31 Juil 2010 - 17:45

Carlos Saura 2571-la_caza_1965-

La chasse (La caza, 1965)
Le premier véritable film de Carlos Saura. Une histoire de chasse au lapin qui dégénère. Un film sec et abrupt, qui fait froid dans le dos, sur le comportement animal de l'homme, sa veulerie, son désir d'humilier les plus faibles. Une parabole évidente (facile de le dire aujourd'hui) du régime franquiste, et de la bourgeoisie qui le soutient, et des exactions de la police pendant les années 60. La chasse au lapin, en elle-même, est d'une sauvagerie peu supportable.

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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeMer 4 Aoû 2010 - 13:56

Oui, bien sûr, Cria cuervos, grand souvenir, mais c'est un peu ancien pour moi. J'avais aussi beaucoup aimé Vivre vite, dans un style plus rageur.
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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeDim 21 Nov 2010 - 22:30

Carlos Saura 20598

Le jardin des délices (El jardin de las delicias, 1970)
Carlos Saura est au début de sa période "symboliste" qui va culminer dans son célèbre Cria cuervos, 6 ans plus tard. Le trait est assez appuyé et le discours volontairement confus. On a parfois l'impression d'être dans un film de Bergman terminé par Bunuel. Antonio, le protagoniste principal est à moitié paralysé et amnésique après un accident de voiture. Sa famille lui joue des scènes de son enfance pour lui faire recouvrer la mémoire et, si possible, indiquer où se trouve son compte en Suisse. Traumatisé, sujet à des fantasmes récurrents, Antonio revit la guerre d'Espagne, ses années de riche industriel ... L'allégorie nous semble claire aujourd'hui, vu la situation de l'Espagne de l'époque avec un Franco déclinant dans un pays dominé par une bourgeoisie qui n'a une angoisse : perdre ses privilèges.

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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeMer 15 Déc 2010 - 22:36

Carlos Saura 49151

La cousine Angélique (La prima Angelica, 1973)
Le film d'avant Cria cuervos. Luis, la quarantaine, retourne en Castille, dans le village de son enfance, pour exécuter les dernières volontés de sa mère défunte. Le passé resurgit, les souvenirs ont un goût amer. Celui d'un été 36. Film typiquement "saurien", dans une veine symboliste qui lui est propre, avec de constants allers et retours entre présent et passé. Le même acteur joue Luis adulte et enfant, accentuant la nostalgie vénéneuse d'une oeuvre parfois trop chargée, comme souvent chez le cinéaste espagnol. Tourné en pleine débâcle franquiste, d'où son pouvoir de catharsis qui n'a plus le même impact aujourd'hui.

Carlos Saura Prima_angelica.001
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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeJeu 16 Déc 2010 - 19:06

Je ne connaissais pas mais ses films ont l'air intéressants.
Affaire à suivre... Very Happy
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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeMer 4 Mai 2011 - 20:40

Orientale a écrit:
Contente de lire ton post sur ce film , Traversay. Je ne l'ai pas vu.
Mon prefere, c'etait Cria Cuervos
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un film magnifique, à voir ou à revoir
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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeDim 22 Jan 2012 - 16:56

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Peppermint frappé (1967)
Premier film de Saura avec son égérie Geraldine Chaplin. Celle-ci est d'ailleurs remarquable, et très belle, dans un double rôle à la manière de Sueurs froides. Le film est dédié à Bunuel, hommage pertinent puisqu'il y est question de bourgeoisie perverse sous des dehors anodins, en pleine dictature franquiste que le cinéaste prend bien soin de ne pas alerter, nonobstant le caractère parfaitement amoral du scénario. Un peu trop statique, Peppermint frappé est absolument représentatif du Carlos Saura des années 60/70.

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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeMar 13 Aoû 2013 - 22:18

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La madriguera (1969)
Un couple bourgeois et conventionnel. Qui s'invente des jeux de rôles pour pimenter un quotidien bien ennuyeux. Dangereux de faire remonter à la surface des souvenirs et des traumatismes enfouis. Saura est alors dans sa période la plus créative (La chasse, Peppermint frappé, Le jardin des délices) et La madriguera est le film où il va le plus loin dans la description d'une aliénation : celle du mariage, celle d'une certaine classe sociale, celle du régime franquiste (étonnant de voir la censure ne pas réagir). Entre Bergman et Bunuel, le cinéaste ne maîtrise pas totalement son sujet dans une poignée de scènes qui tombent dans le grotesque ou l'hystérique. Mais le pire est cette fichue postsychronisation des deux acteurs principaux, Geraldine Chaplin et Per Oscarsson, qui flanque tout l'édifice par terre.

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MessageSujet: Re: Carlos Saura   Carlos Saura Icon_minitimeLun 12 Sep 2016 - 6:56

A priori, le premier film de Carlos Saura depuis un bout de temps (d'accord, il avait fait un documentaire en 2015, Argentina) devrait être Bach, avec notre Gérard Depardieu national dans le rôle de Jean-Sebastien (film en pré-production).
Je n'imagine même pas ce que ça va être (quelle langue ?)

Autre film en pré-production, 33 días, qui va parler de Pablo Picasso (Antonio Banderas), Dora Maar (Gwyneth Paltrow) pendant la période où Picasso a peint Guernica...

A part ça, il a quelques documentaires en cours sur la Jota (2016) et un autre sur Renzo Piano (en cours de tournage).
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