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 Edna O'Brien

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kenavo
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 27 Oct 2010 - 11:57

Nezumi a écrit:
Ah, alors de lui je te recommande Entre toutes les femmes, un livre très fort, et qui m'a beaucoup marquée.
j'ai trouvé son fil Wink

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Sénèque
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Arabella
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 27 Oct 2010 - 13:08

Nezumi a écrit:
Ca fait un bail que je l'ai lue cet auteur, avec la trilogie des "Country Girls". En effet je m'en rappelle comme un univers très féminin et finement analysé, mais aussi assez sombre et déprimant, la vie de ce groupe de jeunes Irlandaises qu'elle suit sur plusieurs années tournant plus ou moins à l'échec. Et d'assez cru aussi, pour l'époque les scènes de sexe sont plutôt explicites (et déprimantes aussi d'ailleurs).
Mais j'aimerais bien aussi en lire plus d'elle, je note ce titre.


C'est vrai que ce n'est pas rose, et que la sexualité féminine est abordée d'une façon explicite. Mais de nos jours, pas que quoi fouetter un chat.
Et je trouve que la noirceur est quand même contrebalancée par l'humour. Mais je n'ai lu qu'un livre. Je verrais avec les suivants.

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darkanny
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 27 Oct 2010 - 13:57

Elle me tente bien cette Edna , c'est dans mes cordes ?
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kenavo
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 27 Oct 2010 - 14:08

darkanny a écrit:
c'est dans mes cordes ?
à mon avis oui Very Happy
je ne suis pas la grande experte pour cette auteure.. et ma dernière lecture remonte d'un bon moment.. mais je pense que cela devrait te plaire

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Sénèque
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 27 Oct 2010 - 14:34

Arabella a écrit:

C'est vrai que ce n'est pas rose, et que la sexualité féminine est abordée d'une façon explicite. Mais de nos jours, pas que quoi fouetter un chat.
Et je trouve que la noirceur est quand même contrebalancée par l'humour. Mais je n'ai lu qu'un livre. Je verrais avec les suivants.

ce n'est pas que ça me choque, juste que c'est vraiment évoqué d'une façon qui plombe bien. Quant à l'humour, j'avoue que ce n'est pas ce qui m'a frappée mais cette lecture remonte à bien longtemps.
mais cette trilogie est bien, si vous arrivez à la trouver en français, allez-y...
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Arabella
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Ven 4 Mar 2011 - 19:43

Un cœur fanatique



Il s’agit d’un recueil de 29 nouvelles, même s’il s’agit de textes indépendants et pouvant être lu tout à fait séparément, ces textes forment un ensemble, ils se répondent, et lus à la suite donnent la sensation d’une unité. Déjà parce qu’au centre il y a toujours une femme, voire plusieurs femmes (sauf une exception), et que c’est bien du destin féminin dont il est question ici. Et la plupart des textes sont liés à l’Irlande, une Irlande archaïque et pauvre, qui marque de son empreinte ses habitants. Les hommes boivent et se préoccupent peu des autres, les femmes triment et doivent être dures pour survivre. Et à un certain moment une irrésistible attirance lie les filles et les garçons, mais toute véritable proximité est illusoire, et les filles d’une façon ou d’une autre pâtissent de ces liens. Et même lorsque les femmes sont arrivées à s’échapper de cette univers, par des études, un métier, une indépendance apparente, un vide, un manque impossible à combler demeure, et une envie d’être ensemble qui est impossible à satisfaire.

Cela peut donner l’impression d’être triste ou sinistre, mais c’est tout simplement d’une justesse impressionnante, d’une grande sobriété, l’auteur refuse le pathos et l’apitoiement. Et un certain humour ou seconde degré sont toujours présents. L’impossibilité d’être vraiment proche de quelqu’un d’autre, en même temps que l’impossibilité de na pas chercher cette proximité, une mélancolie douloureuse, une auto-ironie juste mais non cruelle. Edna O’Brien ne raconte pas de jolies histoires, mais capte l’essence des êtres, et l’enferme dans les scènes significatives et fortes, même si elles portent sur le quotidien. Et cela avec une impressionnante maîtrise de son écriture, un sens de la formule juste et vraie, qui résume parfaitement les ressentis et vibrations intimes. Et les douleurs diffuses et permanentes, sans raison objective.

Une très belle lecture, forte et marquante, à laquelle j’aurais sans doute envie de revenir, à certaines nouvelles en tous les cas. Ma préférée est peut être Une rose au cœur de New York, dans laquelle nous suivons une relation mère-fille, de la naissance dans la douleur de la fille, de l’existence difficile dans une ferme isolée et pauvre d’Irlande, de l’amour immense que la petite fille porte à sa mère, son modèle et unique objet d’amour possible. Puis la séparation pour la pension, l’amour provoqué par une religieuse qui la détache de sa mère, qu’elle commence à percevoir d’une autre façon, par les yeux des autres. Et de l’impossibilité de reconstruire leur lien, malgré les efforts et l’envie, et le vide impossible à combler que l’absence de ce sentiment laisse à jamais.

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darkanny
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Ven 4 Mar 2011 - 19:52

Je l'avais déja repéré, mais là je suis convaincue.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Ven 4 Mar 2011 - 20:19

darkanny a écrit:
Je l'avais déja repéré, mais là je suis convaincue.

Je pense vraiment que c'est pour toi, et je te conseille de commencer par les nouvelles, parce qu'elles sont vraiment remarquables.

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Harelde
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Lun 4 Avr 2011 - 10:45

Crépuscule irlandais

Citation :
4e de couverture :
Edna O'Brien écrit ici le roman tumultueux et enfiévré de l'amour maternel. II faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition. Dilly avait eu beau vouloir dans sa jeunesse échapper à son destin de fille d'Irlande, elle était revenue au pays, résignée, et s'était mariée, après sa tentative avortée de fuite aux États-Unis. Sa fascination pour New York, son premier travail comme bonne à tout faire, et puis le rêve qui tourne court et, dès son retour, l'installation à Rusheen, cette campagne perdue où elle a vécu la majeure partie de sa vie : elle a tout le temps de se les remémorer dans l'hôpital de Dublin où elle attend un diagnostic. Agée et malade, elle ne désire plus qu'une visite de sa fille, à qui elle n'a jamais cessé d'envoyer des lettres aimantes et fascinées. Eleanora, elle, a fui très jeune pour Londres l'étouffante campagne irlandaise. Elle y est désormais célèbre et détestée pour ses romans sulfureux. Quand enfin elle se rend au chevet de sa mère, c'est en coup de vent : elle prétexte un rendez-vous, et part retrouver un amant. Dans sa précipitation, elle oublie son journal intime... Quand elle s'en aperçoit, sa panique est vaine : la vie affranchie et passionnée qu'elle y consigne a sans doute tendu à sa mère un troublant miroir où celle-ci a pu reconnaître l'ombre de ses désirs passés. Eleanora découvrira, trop tard, la dimension de l'amour que lui vouait Dilly.

C’est l’histoire d’une famille où sont évoquées la grand-mère, la mère (Dilly) et la fille (Eleanora). Les filles sont quelque peu impulsives, passionnées, amoureuses et éprises de liberté. Et jeunes. Les mères sont davantage réfléchies, plus posées. Elles connaissent la vie et ont dû faire des concessions. Les premières s’opposent aux secondes qui tentent de raisonner les premières. C’est le conflit de génération, c’est l’amour d’une mère pour sa fille.
Dilly, âgée et malade nous raconte sa vie, sa jeunesse et sa fuite aux Etats-Unis. Puis son retour, son mariage et son installation sur le sol irlandais. Beaucoup de douleur, de souffrance, de pauvreté, de déception et de frustration dans cette existence tourmentée.
Eleanora, sa fille, prend la suite de la narration. Elle a l’âge qu’avait sa mère à l’époque de son périple américain. Elle aussi a fuit. Mais moins loin : elle s’est contentée de Londres où elle a suivi son époux qu’elle n’aime pas et auquel est se heurte. Pour oublier sa morne vie, elle a pris l’habitude de griffonner des mots, des idées sur un bout de papier. Elle va persévérer et devenir un écrivain talentueux et détesté car elle inclus dans ses pages nombre de personnes qui existent réellement et qui n’apprécient peu de se voir ainsi mis en scène, voir tourné en ridicule.
Sous des formes et des styles variés (narration au langage parlé, populaire et pas toujours correcte de Dilly, narration bien plus littéraire pour Eleanora, extraits de journal intime, lettres), Edna O’Brien dévoile la tourmente qui bouleverse cette famille. Elle multiplie les personnages, les anecdotes, les points de détail sans jamais fournir une explication au lecteur qui doit faire son possible pour suivre le cours de l’histoire. Tant bien que mal, car ce n’est pas toujours facile de savoir de qui ou de quoi Edna O’Brien parle. De nombreux passages sibyllins ne me livreront pas leurs clés et garderont leur part de mystère. Impossible de savoir si j’étais obtus ou si c’est le texte qui se révélait ardu, voir par moment confus. Dommage.
Dommage aussi cette profusion de références littéraires dans la partie d’Eleanora. J’avais l’impression que l’auteur faisait étalage de sa grande culture citant tour à tour Thomas Mann, Shakespeare, Dickens, Flaubert, Thackeray, Virginia Woolf, Tolstoï, Emily et Charlotte Brontë, Tchékhov… Un peu du remplissage par moment.

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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mar 28 Juin 2011 - 18:31

-Crépuscule irlandais-



Même impression que toi Harelde. Je n'ai pas réussi à me passionner pour cette histoire qui m'a pourtant pas mal embarquée dans sa première partie (toute celle concernant Dilly et son aventure à New York) mais qui ensuite m'a considérablement lassée, à tel point que j'ai bâclé les dernières pages. Une écriture aride, hâchée, à la construction trop complexe, parsemée d'anecdotes pas toujours très claires ni indispensables, qui font que l'on finit par trouver le temps long et la chute bien tardive.

Dommage oui, car le début etait prometteur et l'atmosphère de cette fin d'époque bien rendue. J'ai surtout bien aimé Dilly et sa rage d'en sortir, sa volonté rattrapée par le poids des traditions, plus fort que le reste. Et son besoin de comprendre, ces lettres restées en suspens... C'est peut-être cela qui m'a le plus manqué, les non dits et cet échange qui ne vient jamais après près de 500 pages.
Une rencontre aussi manquée pour moi avec Edna O'Brien, mais je tenterai un autre roman d'elle car il y a quelque chose qui m'a accrochée malgré tout dans son style. La prochaine fois peut-être?
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Mer 29 Juin 2011 - 9:43

aeriale a écrit:
Une rencontre aussi manquée pour moi avec Edna O'Brien, mais je tenterai un autre roman d'elle car il y a quelque chose qui m'a accrochée malgré tout dans son style. La prochaine fois peut-être?
Oui, un rendez-vous manqué.
jypeurien
Pour ma part, je ne crois pas qu'il y ait de prochaine fois... Suspect

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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Sam 23 Juil 2011 - 18:54

Bon, ben moi aussi, j'ai calé sur ce Crépuscule irlandais. Impossible de me concentrer sur cette histoire compliquée de relation mère/fille. Sorry.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Sam 23 Juil 2011 - 19:55

Je n'ai pas lu ce Crépuscule irlandais sur lequel tout le monde a l'air de peiner, mais j'ai tellement aimé Un coeur fanatique, un recueil de nouvelles d'une force et densité exceptionnelles, que je vais continuer à explorer cet univers.

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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Ven 14 Oct 2011 - 19:23

Alors j'ai fini Crépuscule irlandais et je serais moins sévère qu'Harelde et Aeriale et Traversay. Ce n'est pas mon livre préféré d'Edna O'Brien. J'ai un peu la sensation que dans beaucoup de ses livres, elle raconte une seule histoire, la sienne. Ses rapports avec sa mère, sa vie à elle une fois qu'elle est partie du foyer familial, ses relations compliquées avec les hommes. Et je trouve qu'elle a raconté cela cent fois mieux dans ses nouvelles par exemple; Un coeur fanatique est un livre splendide pour moi. Mais connaissant déjà la trame de ces vies, j'ai peut être pu mieux comprendre certains passages du roman qui sans cela doivent être abscons, et il y a dans ce roman quelques détails nouveaux, qui m'ont intéressés, en particulier dans l'histoire de Dilly, et de ses rapports à sa famille par exemple. C'est la partie la plus réussie du Crépuscule irlandais sans conteste. Effectivement l'écriture de l'auteur n'aide pas à rentrer dans la suite, encore une fois, si j'ai accroché c'est parce que j'avais des éléments sur cette histoire qui m'ont fait combler quelques vides, et par moments j'ai trouvé cela long.

Certainement pas le livre pour commencer avec Edna O'Brien, plutôt à réserver à ses lecteurs assidus, et même là ce n'est pas indispensable, malgré quelque belles pages, je trouve l'Epilogue magnifique, mais il fait moins de deux pages, j'en conviens.

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MessageSujet: Re: Edna O'Brien   Ven 14 Oct 2011 - 21:39

J' ai lu 4 ou 5 livres d' Edna O'Brien et jusqu' à présent sans beaucoup d' interet. Tout comme cet autre Irlandais McGahern. Non, il y a un livre de lui que j' ai apprécié...

Sinon oui, j' aime les auteurs irlandais. Ils sont nombreux et variés . J' attends des nouvelles de Robert McLiam Wilson...
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