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 Sigmund Freud [Psychanalyse]

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colimasson
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MessageSujet: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mar 27 Juil 2010 - 15:31



Freud et ses talents de poseur


Peut-on classer Freud dans la catégorie de la littérature ? Ses livres sont plutôt catégorisés comme étant des essais mais son style et les anecdotes qui ponctuent ses discours en font un bon littéraire. Dans le doute, j'ai choisi de créer le fil sur Freud dans la catégorie de la Littérature germano-néerlandaise...

Biographie :

Citation :





Originaire d'une famille juive de Bohème réfugiée à Vienne,
Sigmund Freud montre très tôt des dispositions pour l'étude et lit Shakespeare
dès l'âge de huit ans. Diplômé en 1881 de la faculté de médecine, il
s'intéresse tout d'abord à la neurologie. En octobre 1885, il rejoint le
professeur Charcot à Paris et profite de ses leçons sur l'hystérie. De retour à
Vienne, il travaille avec Josef Breuer sur le cas d'Annah O, supposée
hystérique, dont l'étude jette les bases de la psychanalyse, notamment ses
liens avec la sexualité. La mort de son père en 1896 accélère le processus :
Freud met en évidence le principe du refoulement. En 1897, il commence à
travailler sur les rêves qui le conduisent à ses découvertes les plus
importantes : l'existence du fantasme et le complexe d'Oedipe. A partir de
1920, il oppose les principes de vie et de mort qui composent chaque être,
défini par le ça, le moi et le surmoi. Chantre de la psychanalyse, il forme des
disciples motivés, dont sa propre fille Anna. Atteint d'un cancer, il fuit
l'Autriche à la veille de la Seconde Guerre mondiale et meurt à Londres.


Source : Evene
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mar 27 Juil 2010 - 15:43

Le Malaise dans la culture (1929)


Considéré comme étant l'un des livres les plus pessimistes de Freud, cette raison s'explique souvent par le fait que Freud souffrait alors horriblement de son cancer à la mâchoire qui nécessita une trentaine d'opérations, pour aboutir au résultat que l'on connaît...

Pourtant, Freud n'est pas totalement pessimiste. Il est conscient des bienfaits que la culture apporte aux hommes, même si le prix à payer est relativement élevé. Elle représenterait un frein à la réalisation du but ultime de tout homme : accéder au bonheur. Pour contrer cette difficulté, Freud énumère trois types de réactions :

Citation :


La vie telle qu’elle nous est imposée est trop
lourde pour nous, elle nous apporte trop de douleurs, de déceptions, de tâches
insurmontables. Pour la supporter, nous ne pouvons nous passer de moyens
palliatifs […]. De tels moyens, il en est peut-être de trois sortes : de
puissances diversions qui nous font mépriser notre misère, des satisfactions de
substitution qui la réduisent, des stupéfiants qui nous y rendent
insensibles.

Freud redonne aux activités culturelles leur véritable valeur. L'art, la recherche ne constitueraient plus des spéculations purement intellectuelles mais ne seraient que le rebut des pulsions sexuelles des hommes passées à travers le filet de la sublimation :

Citation :


Une autre technique de défense contre la
souffrance se sert des déplacements de libido que permet l’appareil de l’âme,
par lesquels sa fonction gagne tant en souplesse. La tâche à accomplir consiste
à placer autre part les buts pulsionnels, de telle sorte qu’ils ne puissent
être atteints par les frustrations du monde extérieur. La sublimation des
pulsions prête ici son secours. C’est lorsqu’on s’entend à élever suffisamment
le gain de plaisir issu des sources du travail psychique et intellectuel, que
l’on obtient le plus.

Freud identifie également le surmoi, qu'il décrit de cette façon :

Citation :


L’agression est introjectée, intériorisée, mais
renvoyée à vrai dire là d’où elle est venue, c’est-à-dire retournée contre
notre propre moi. Elle y est prise en charge par une partie du moi, le surmoi,
qui s’oppose au reste et exerce en tant que « conscience morale » la
même sévère agressivité contre le moi que celle que le moi aurait volontiers
satisfaite sur d’autres individus étrangers. La tension entre le sévère surmoi
et le moi qui lui est soumis, nous la nommons conscience de culpabilité ;
elle se manifeste comme besoin de punition.

Citation :


Le surmoi est une instance déduite par nous, la
conscience morale une fonction que nous lui attribuons parmi d’autres, qui doit
surveiller et juger les actions et les intentions du moi, et qui exerce une
activité de censure. Le sentiment de culpabilité, la dureté du surmoi, sont
donc la même chose que la sévérité de la conscience morale, il est la
perception impartie au moi d’être ainsi surveillé, l’évaluation de la tension
entre ses aspirations et les exigences du surmoi, et la peur de cette instance
critique, peur qui est au fondement de toute la relation ; le besoin de
punition est une manifestation pulsionnelle du moi devenu masochiste sous
l’influence du surmoi devenu sadique, c’est-à-dire qu’il utilise une part de la
pulsion présente en lui, de destruction interne pour en faire une liaison
érotique au surmoi.

Pour Freud, la mise en place d'un tel instrument est une source de grand malheur chez les hommes, faisant naître en eux ce qu'il nomme le sentiment de culpabilité :

Citation :


Ici, le renoncement pulsionnel n’aide pas
suffisamment, car le désir demeure et ne saurait se dissimuler devant le
surmoi. Un sentiment de culpabilité surviendra malgré le succès du renoncement,
et ceci est un grand inconvénient économique de l’instauration du surmoi, ou
pour le dire autrement, de la formation de la conscience morale. Désormais, le
renoncement pulsionnel n’a plus un plein effet libérateur, l’abstinence
vertueuse n’est plus récompensée par l’assurance de l’amour ; contre un
malheur extérieur menaçant –perte d’amour ou punition de la part de l’autorité
extérieure- on a échangé un malheur intérieur permanent, la tension de la
conscience et de la culpabilité.

Incapable de répondre complètement aux normes exigées par la culture, l'homme devient névrosé. De grandes psychoses collectives s'établissent en parallèle. Ainsi Freud désigne-t-il la religion :

Citation :


Mais on affirme que chacun de nous, sur un point
ou un autre, se comporte comme le paranoïaque, corrige par une formation de
désir un aspect du monde qui lui est intolérable, et inscrit ce délire dans la
réalité. Il est un cas qui revêt une importance particulière, lorsqu’un assez
grand nombre d’hommes font ensemble la tentative de s’assurer du bonheur et de
se protéger contre la souffrance par une reconfiguration délirante de la
réalité. C’est comme un tel délire de masse que nous devons aussi caractériser
les religions de l’humanité. Naturellement, on ne reconnaît jamais le délire
quand on y participe.

Citation :


La religion compromet ce jeu du choix et de
l’adaptation en ce qu’elle impose à tous la même manière d’acquérir le bonheur
et de se protéger contre la souffrance. Sa technique consiste à rabaisser la
valeur de la vie et à déformer de façon délirante l’image du monde réel, ce qui
présuppose d’intimider l’intelligence. A ce prix, à travers la fixation
violente d’un infantilisme psychique et l’intégration à un délire de masse, la
religion parvient à épargner à un grand nombre d’hommes la névrose
individuelle.

Plus loin, Freud décrit l'enjeu de la culture:

Citation :


Et je pense que désormais, le sens du
développement de la culture n’est plus obscur pour nous. Il doit nous montrer
le combat entre Eros et la mort, entre la pulsion de vie et la pulsion de
destruction, tel qu’il s’accomplit dans l’espèce humaine.

Il décrit les regroupements exigés par la culture et révèle ce qui lui semblent être les véritables motivations des communautés telles que la famille :

Citation :


La fondation d’une famille était probablement en
corrélation avec le fait que le besoin de satisfaction génitale ne survenait
plus comme un hôte qui apparaît soudain chez quelqu’un et ne donne après son
départ plus de nouvelles pendant longtemps, mais comme un locataire
s’installant à demeure chez l’individu. Par là, le mâle trouvait un motif pour
garder auprès de lui la femme –ou plus généralement, les objets sexuels ;
les femelles, qui ne voulaient pas se séparer de leurs petits sans elles privés
de secours, durent aussi, dans l’intérêt de ceux-ci, demeurer auprès du mâle,
plus fort.



Faisant
preuve d’une grande lucidité, il remet en place les idéaux formés par la
culture et redonne aux grandes vertus leur véritable valeur en mettant à jour
les motivations réelles qui sont mises en jeu
:

Citation :


L’éthique dite « naturelle » n’a ici
rien à offrir si ce n’est la satisfaction narcissique de pouvoir se considérer
meilleur que les autres. L’éthique qui s’appuie sur la religion fait intervenir
ici ses promesses d’un Au-delà meilleur, je pense qu’aussi longtemps que la
vertu ne sera pas déjà récompensée sur terre, l’éthique prêchera en vain.

Freud est conscient du fait que son livre n'est pas réconfortant, mais bien loin de s'en excuser, il se donne raison et affirme :

Citation :


Aussi le courage me manque-t-il pour m’élever en
prophète devant mes semblables, et je m’incline devant le reproche qu’ils me
feront de ne savoir pas leur apporter du réconfort, car au fond, c’est ce
qu’ils réclament tous, les révolutionnaires les plus sauvages avec non moins de
passion que les croyants les plus pieux et les plus paisibles.
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Ven 4 Fév 2011 - 23:01

Cinq leçons sur la psychanalyse (1910)


Résumé éditeur :
Citation :
Ouvrage synthétique et pédagogique, les 'Cinq leçons sur la psychanalyse' retracent les origines de la psychanalyse et exposent les grands traits de la méthode. Freud y explique l'hystérie, le refoulement et la résistance ainsi que l'interprétation des rêves. Focalisant sur les actes manqués ou autres célèbres lapsus, le maître éclaire la sexualité infantile et s'interroge sur la libido à travers le complexe d'OEdipe. Enfin, la névrose illustre la régression, le transfert et la sublimation.

Rien de tel que ces cinq leçons pour s'initier à la psychanalyse de Freud... On apprend à travers ses discours l'origine de la psychanalyse avec Breuer et ses premières applications de l'hypnose sur les hystériques (les hystériques représentaient alors toutes les personnes atteintes de troubles mentaux : c'était simple et radical), le passage de l'hypnose à la méthode psychanalytique tant connue et les définitions des différents concepts de la psychanalyse.

Freud nous explique ce qu'est une névrose...

« Les névroses sont aux perversions ce que le négatif est au positif ; en elles se retrouvent, comme soutiens des complexes et artisans des symptômes, les mêmes composantes instinctives que dans les perversions ; mais ici, elles agissent du fond de l’inconscient ; elles ont donc subi un refoulent, mais on pu, malgré lui, s’affirmer dans l’inconscient. »

... le processus de la sublimation :

« Les tendances qui composent l’instinct sexuel se caractérisent précisément par cette aptitude à la sublimation : à leur fin sexuelle se substitue un objectif plus élevé et de plus grande valeur sociale. C’est à l’enrichissement psychique résultant de ce processus de sublimation, que sont dues les plus nobles acquisitions de l’esprit humain. »

Il revient sur les critiques qui lui ont été maintes fois adressées à l'égard de l'utilisation quelque peu excessive du terme de sexualité :

« Peut-être me fera-t-on l’objection que tout cela n’est pas de la sexualité. J’emploie le mot dans un sens beaucoup plus large que l’usage ne le réclame, soit. Mais la question est de savoir si ce n’est pas l’usage qui l’emploie dans un sens beaucoup trop étroit, en le limitant au domaine de la reproduction. »

Très intéressant aussi, Freud avance des théories que je trouve absolument pertinentes concernant la cause de l'apparition des névroses et la cause des difficultés qu'éprouve le patient lorsqu'il doit s'en guérir :

« Nous voyons que les hommes tombent malades quand, par suite d’obstacles extérieurs ou d’une adaptation insuffisante, la satisfaction de leurs besoins érotiques leur est refusée dans la réalité. Nous voyons alors qu’ils se réfugient dans la maladie, afin de pouvoir, grâce à elle, obtenir les plaisirs que la vie leur refuse. […] Ajoutons que la résistance de nos malades à se guérir ne relève pas d’une cause simple, mais de plusieurs motifs. Ce n’est pas seulement le « moi » du malade qui se refuse énergiquement à abandonner des refoulements qui l’aident à se soustraire à ses dispositions originelles ; mais les instincts sexuels eux-mêmes ne tiennent nullement à renoncer à la satisfaction que leur procure le substitut fabriqué par la maladie, et tant qu’ils ignorent si la réalité leur fournira quelque chose de meilleur. »

Mais je ne vais pas vous dévoiler toutes les idées qui sont exposées dans ces cinq leçons... Elles sont nombreuses mais exprimées d'une manière simple et compréhensible par le plus grand nombre. Une très bonne manière donc de s'initier à la pensée de Freud.
Autre atout de la prose de Freud : elle est très littéraire et s'accompagne souvent d'images fortes à la limite de la poésie. Je ne peux pas résister à vous fournir un petit exemple... dentsblanches

Freud cherchant à définir les hystériques et névrosés :

« Nous pouvons grosso modo résumer tout ce qui précède dans la formule suivante : les hystériques souffrent de réminiscences. Leurs symptômes sont les résidus et les symboles de certains évènements (traumatiques). Symboles commémoratifs, à vrai dire. Une comparaison nous fera saisir ce qu’il faut entendre par là. Les monuments dont nous ornons nos grandes villes sont des symboles commémoratifs du même genre. Ainsi, à Londres, vous trouverez, devant une des plus grandes gares de la ville, une colonne gothique richement décorée : Charing Cross. […] Ces monuments sont des « symboles commémoratifs » comme les symptômes hystériques. La comparaison est donc soutenable jusque-là. Mais que diriez-vous d’un habitant de Londres qui, aujourd’hui encore, s’arrêterait mélancoliquement devant le monument du convoi funèbre de la reine Eléonore, au lieu de s’occuper de ses affaires avec la hâte qu’exigent les conditions modernes du travail, ou de se réjouir de la jeune et charmante reine qui captive aujourd’hui son propre cœur ? Ou d’un autre qui pleurerait devant « le monument » la destruction de la ville de ses pères, alors que cette ville est depuis longtemps sortie de ses cendres et brille aujourd’hui d’un éclat plus vif encore que jadis ? Les hystériques et autres névrosés se comportement comme les deux Londoniens de notre exemple invraisemblable. »

N'est-ce pas tendre et touchant ? What a Face

Si vous souhaitez vous lancer dans la lecture de Freud, n'hésitez-pas, commencez par ce bouquin !
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Sam 5 Fév 2011 - 9:13

J'avais commencé celui-ci mais interrompu ma lecture parce que j'avais l'impression d'être face à un poissonier qui veut à tout prix me vendre sa poiscaille pas très fraîche, et pourtant je n'y connaissais pas grand chose... je trouve Alfred Adler plus pragmatique et "utile", et CG Jung plus intéressant... mais bon, je le répète, je suis loin d'être calé...


Dernière édition par toma le Mer 9 Fév 2011 - 8:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Sam 5 Fév 2011 - 19:11

Freud, poissonnier ? Suspect

Nous n'avons pas la même vision des choses ! dentsblanches
Il défend sa théorie, c'est normal... Aurait-il été crédible s'il ne l'avait pas revendiquée comme étant la plus pertinente de toutes les méthodes mises au point pour sonder l'âme humaine ?
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mer 9 Fév 2011 - 9:07

C'est juste que j'ai toujours l'impression qu'il veut donner à l'âme humaine une profondeur qu'elle n'a pas... il en fait une énigme que lui seul peut résoudre, même impression avec Lacan. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas géniaux, mais trop mégalo pour être honnêtes...

Ils auraient mieux fait d'écrire des romans non?

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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mer 9 Fév 2011 - 10:55

Pour ce qui est des romans... je te recopierai un passage de Gog de Giovanni Papini qui va exactement dans ton sens... Razz

Quant à mon avis personnel sur la question, je ne sais pas... J'aurais été curieuse de voir ce que ça donne, mais le talent littéraire de Freud étant indéniable, ça n'aurait sans doute pas été mauvais. Reste après le problème de l'imagination... Mais comme ses patients, dans la vie réelle, lui donnaient déjà assez de matière pour écrire des textes hors du commun, pourquoi se casser la tête à faire de la fiction ?
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Jeu 10 Fév 2011 - 8:37

ça ne l'a pas empêché de faire de la fiction à partir de personnages réels content

Pour Papini, je veux bien, je ne connais pas, et Gog donne l'impression d'être un drôle de livre...
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Jeu 10 Fév 2011 - 16:59

toma a écrit:
ça ne l'a pas empêché de faire de la fiction à partir de personnages réels content

Ah bon ? Je ne connais pas...
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Jeu 10 Fév 2011 - 17:58

Non Freud n' a pas écrit de roman, mais il en a interprété un : La Gradiva d' un écrivain allemand,
Wilhelm Jensen, et ça s' appelle : Délire et reve dans La Gradiva de Jensen...

Le Jensen
en question n' a pas apprécié du tout l' interprétation de son roman et il l' a fait savoir !
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Jeu 10 Fév 2011 - 18:17

effectivement, il n'en a pas écrit, c'était juste une manière de dire qu'il a affabulé certains récits à partir de faits réels...
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Ven 11 Fév 2011 - 16:13

Ok, merci pour vos renseignements !

bix229 a écrit:


Le Jensen [/b][/i]en question n' a pas apprécié du tout l' interprétation de son roman et il l' a fait savoir !

C'est sûr que les interprétations à la Freud ne font pas toujours plaisir... dentsblanches
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Jeu 4 Aoû 2011 - 9:42

Métapsychologie (1915)


Métapsychologie est un des textes importants de l’œuvre de Freud. Définissant plusieurs concepts clés tels que l’inconscient, les pulsions, le refoulement, la mélancolie, Freud met en place la psychanalyse, science de l’inconscient, en élaborant une méthode expérimentale fondée sur un procédé d’investigation des manifestations de l’inconscient.
Ce texte est profondément novateur puisqu’il remet en question la définition rationnelle de la conscience telle qu’on la connaît depuis le 18e siècle. Comme le dit un beau commentaire de lecteur sur Babelio :

Citation :
Il faut beaucoup de talent et d'imagination pour inventer la psychanalyse. Il faut simplement la complicité des médias pour devenir Onfray.

« Comme nous l’apprend l’investigation psychanalytique, une partie de ces processus latents possède des caractères et des particularités qui nous apparaissent comme étranges et même incroyables et qui vont directement à l’encontre des propriétés de la conscience que nous connaissons. Nous sommes par là fondés à modifier l’inférence que nous avons appliquée à la personne propre ; elle ne prouve pas qu’il y a une seconde conscience en nous, mais qu’il existe des actes psychiques qui sont privés de conscience. »

Il faudra quand même s’armer de courage et de patience pour entrer dans ce texte de Freud. Pas aussi accessible que Psychopathologie de la vie quotidienne, pas aussi parlant et argumenté que Malaise dans la culture, Métapsychologie emploi un langage qui, pour être le plus précis possible, ne cherche pas particulièrement à faire de la vulgarisation. Pour comprendre tous les concepts de Freud, il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises, mais quelle satisfaction de se plonger dans les prémisses de son œuvre !

On apprendra par exemples quels sont les fondements de la réalité psychique (dynamique, économique, topique), ainsi que la définition de la première topique (ensuite complétée par la deuxième topique) et que l’on peut résumer par ce schéma :



Freud définit également le principe de réalité, qui désigne la capacité d’ajourner la satisfaction d’une pulsion ; le narcissisme, dont on trouve une version primaire saine et une version secondaire à la base de certains troubles psychologiques chez l’adulte ; les pulsions de vie et de mort, qui peuvent être refoulées et qui peuvent conduire à la formation de substituts ; et les différents stades de la maturation de l’appareil psychologique.

« Si l’on écoute patiemment les multiples plaintes portées par le mélancolique contre lui-même, on ne peut finalement se défendre de l’impression que les plus sévères d’entre elles s’appliquent souvent très mal à sa propre personne, tandis qu’avec de petits modifications elles peuvent être appliquées à une autre personne que le malade aime, a aimé, ou devait aimer. Chaque fois qu’on examine les faits, ils confirment cette supposition. Ainsi on tient en main la clef du tableau clinique lorsqu’on reconnaît que les auto-reproches sont des reproches contre un objet d’amour, qui sont renversés de celui-ci sur le moi propre. »

« Une perception qu’une action peut faire disparaître est reconnue comme extérieure, comme réalité ; si cette action ne change rien, c’est que la perception vient de l’intérieur du corps, elle n’est pas réelle. C’est une chose précieuse pour l’individu de posséder un tel signe distinctif de la réalité, signe qui est en même temps un moyen de se protéger de la réalité, et il voudrait bien être pourvu d’un pouvoir semblable contre ses revendications pulsionnelles souvent inexorables. C’est pour cela qu’il se donne tant de peine pour déplacer à l’extérieur, pour projeter ce qui, venant de l’intérieur, lui devient importun. »


En définitive, il me semble que cet ouvrage est l’un des plus importants de l’œuvre de Freud que j’ai lus jusqu’à présent, puisqu’il est à la base de ses recherches ultérieures et puisqu’il tient à fonder la psychiatrie en tant que science possédant des concepts clairement définis.
Mais pour le côté ludique de Métaphyschologie, on repassera… Les anecdotes croustillantes qui faisaient le régal de certains de ses autres textes sont beaucoup moins présentes dans cet ouvrage, mais cette austérité permet de se concentrer sur les principes essentiels, pour mieux apprécier, ensuite, les tranches de vie que Freud aime rapporter dans ses écrits.

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colimasson
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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mar 15 Nov 2011 - 21:26

Parlons de Freud avec un peu plus de légèreté. A signaler, la sortie d'un album BD Freud par Anne Simon et Corinne Maier.



Ici, le commentaire de Bodoï

Citation :
Il est « aussi connu que Shakespeare ou Einstein », et « des milliers de livres ont été écrits sur lui« . Cela n’empêche heureusement pas Corinne Maier et Anne Simon de se repencher sur Freud.
Dans cet album – qui porte simplement le nom du célèbre psychanalyste -, s’étale la vie d’un « pisse-copie, forçat de la page blanche ». Né en Moravie en 1856, marqué par la technique d’hypnose du professeur Charcot à Paris, qui développe ensuite sa propre méthode. « Il suffit de laisser le patient parler librement », théorise simplement Sigmund.

Elle-même psychanalyste, essayiste et historienne, Corinne Maier adopte ici un ton léger, souvent humoristique, pour relater cette existence riche et complexe. Une approche parfaitement complétée par le trait souple, enlevé et coloré d’Anne Simon. La dessinatrice use d’images parlantes et claires – Freud déchiffrant les rêves comme des rébus, ou traquant les lapsus avec un filet à papillons. Malgré quelques raccourcis un brin trop rapides (la pulsion de mort résumée en quatre dessins), on prend plaisir à ce parcours d’un « archéologue raté, qui cherche des morceaux de ruines et reconstruit l’édifice« .



Pas encore lu mais bon, ça me tente...

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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   Mar 15 Nov 2011 - 22:30

j'ai étudié Les cinq leçons sur la psychanalyse qui je pense est le plus lisible de Freud (le plus accessible aussi peut-être), je me suis terriblement ennuyée avec L'interprétation des rêves, je n'ai rien découvert grâce à Totem et tabou, je ne sais pas s'il faut conseiller la lecture d'une biographie de Freud, par un psychanalyste iconoclaste : Emilio Rodrigué Le siècle de la psychanalyse, j'ai laborieusement lu le premier tome, qui donne une vision plutôt négative de l'homme Freud, comme si le fils devait tuer le père pour devenir un homme (hum hum, ça me rappelle vaguement quelque chose), un livre qui n'est pas toujours facile à suivre avec un appareil de notes démentiel, mais bourrés de détails qui restent en mémoire et qui donnent une vision de Freud qui vise à l'exhaustivité.



je ne sais pas si j'aurais un jour le courage de me lancer dans le second tome.

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MessageSujet: Re: Sigmund Freud [Psychanalyse]   

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