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 William Gibson

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animal
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MessageSujet: William Gibson   Dim 13 Mai 2007 - 21:00


Auteur de SF américain et un des piliers du cyberpunk.

des détails par ici pour la présentation du bonhomme :

http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Gibson

N'étant pas un acharné de science fiction pour les bouquins (ni spécifiquement les films en fait Shocked) à part de très bons souvenirs de Ray Bradbury et de quelques nouvelles, pas très emballé par une lecture du Maitre du Haut Château (Philip K Dick ?)  et bien j'aime beaucoup William Gibson pour plusieurs raisons :

D'abord j'aime bien son univers déglingué : un futur de multinationales, de marché noir, de paumés, de culture(s), de consommation (et de culture de consomation)... une sorte de vision accessible et "possible".

Ensuite son rapport aux techniques, à la technologie avec de gros points forts sur les "technologies de l'information" et les réseaux... une thématique de la vie artificielle émergeant d'elle même... et une grande part faite à la réalité virtuelle. (sans doute inspiré Masamune Shirow pour ces manga Ghost In The Shell et Appleseed)

Et puis des personnages aux comportements assez humains : ils ne sont pas parfaits dans des mondes qui ne le sont pas non plus... il s'y mélange une belle sensibilité au quotidien... un univers qui fait le lien entre ces mondes imaginaires (pour la science allant avec la fiction) et "notre monde".

Pour ce faire une idée pourquoi pas des nouvelles ? plusieurs sont parues chez nous dans un livre intitulé Gravé sur Chrome dans lequel de mémoire on trouve notamment New Rose Hotel qui est assez connue et a donné lieu à un film que j'aime énormémént réalisé par Abel Ferrara. Pour tenter de résumer l'irrésumable (?), cette nouvelle (courte) c'est un homme (dans une micro chambre d'hôtel à la japonaise) qui se souvient d'une arnaque et d'une histoire d'amour le laissant trahi ou piégé ?... dans une histoire simple évoqué par des détails (une arme) tout son univers est présent : les rivalités de grands groupes industriels, une forme de délocalisation géographique (japon, afrique du nord...) ... mais d'abord les personnages.

ce que j'ai tendance à appeler de la "science fiction par en bas". J'espère que cette évocation certainement trop brouillon ne vous rebutera pas... je ne mettrai pas de lien ici (car ça ne se fait sans doute pas ?) mais la nouvelle New Rose Hotel est lisible en ligne (en VO)

A la lecture de Identification des Schémas (le dernier en date) l'auteur semble se rapprocher du présent ! (ce qui n'est pas gênant probablement car son univers n'est pas une finalité)


Bibliographie


Citation :
Index : cliquez sur le numéro de la page pour y accéder directement

Romans

Trilogie de la Conurb (Sprawl Trilogy)
1984 Neuromancien , Pages 1 , 2 ,
1986 Comte Zéro
1988 Mona Lisa s'éclate

Trilogie du pont (Bridge Trilogy)
1993 Lumière virtuelle , Page 3, 4
1996 Idoru, Page 5
1999 Tomorrow's Parties, Pages 1,

Romans mettant en scène Hubertus Bigend
2003 Identification des schémas, Page 2 , 4,
2007 Code source , Page 1 ,
2013 Histoire zéro , Page 2 ,

Autres (Steampunk)
1990 La Machine à différences - Coécrit avec Bruce Sterling.
1992 Agrippa (A Book of the Dead) , Page 3 ,
2012 Distrust That Particular Flavor , Page 3 ,

Nouvelles
1977 Fragments de rose en hologramme
1981 Johnny Mnemonic
1981 Le Continuum Gernsback
1981 Le Genre intégré  - Coécrit avec John Shirley.
1981 Hinterlands
1981 Hôtel New Rose, Page 4
1982 Gravé sur chrome
1983 Étoile rouge, blanche orbite/Étoile rouge, orbite gelée  - Coécrit avec Bruce Sterling.
1985 Duel aérien - Coécrit avec Michael Swanwick.
1986 Le Marché d'hiver
1990 Skinner's Room (non traduit)

Citation :
Mise à jour page 5 le 08/07/15


Dernière édition par animal le Sam 19 Juil 2014 - 22:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: William Gibson   Lun 14 Mai 2007 - 9:33

j'avais mis cet auteur dans ma LAL. Déçue régulièrement par la SF (c'est marrant moi aussi K.Dick et son château m'a laissé de marbre - idem j'ai une petite affection pour les livres de Bradbury), mais particulièrement attirée par le cyberpunk (sûrement réminiscence de mon adolescence où je jouais beaucoup à des jeux de rôles et notamment à cyberpunk 2020), je voulais me pencher du côté de cette littérature et n'y avait pas trouvé beaucoup de noms d'auteurs.
Sortait du lot : Gibson.

Donc, vu nos affinités communes sur le haut chateau, sur bradbury et apparemment sur la sf en général, je vais vraiment me décider pour un william gibson :)
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MessageSujet: Re: William Gibson   Ven 8 Juin 2007 - 10:31

william gibson
tomorrow's parties
1999
Au Diable Vauvert

Colin Laney, grâce à une substance prise lors d'expériences, a la capacité de plonger dans les flux de données d'internet. Il parvient également à pressentir certains évènements, et peut-être même la fin du monde. En plus de ça, il découvre la présence d'un être étrange qui laisse des cadavres derrière lui. Laney envoit alors Rydell - ancien flic râté - enquêté sur cet homme.

William Gibson brouille les pistes dès le début du roman, laissant le lecteur naviguer dans une sorte de nébuleuse dangereuse et incompréhensible. Démarrant avec un personnage du nom de Yamazaki qui part retrouver Laney planqué dans un squatt en carton dans le métro. Puis alors qu'on croit un instant qu'on va suivre ce japonais, Gibson l'abandonne presqu'immédiatement (on le retrouvera seulement une ou deux fois) et délaisse aussi un peu l'étrange Laney pour nous faire découvrir beaucoup de nouveaux personnages.
Il est intéressant de découvrir tous les protagonistes de Tomorrow's parties, ils sont tous bien distincts, et en même temps si proches, ils sont le reflet de l'humanité.

Gibson nous plonge si brutalement et complètement dans son univers, avec beaucoup de personnages, d'évènements passé-présent-futur, que je me suis un peu perdue au début du livre, et j'ai bien cru lâcher l'histoire avant même d'y entrer. Cet effet brumeux perdure tout le long du roman, mais si on s'y habitue, sa lecture en devient intéressante, et le brouillard se met à faire parti intégrante de l'ambiance.

C'est notamment un des points forts de Tomorrow's parties : l'atmosphère.
Gibson parvient a faire vivre les lieux qu'il imagine, la saleté, la proximité des corps, le délabrements, les emblèmes de la consommation, la lutte pour la survie. Quand il décrit un concert dans un bar, on a presque l'impression d'en entendre la musique.
Heureusement que l'auteur est si doué pour l'écriture et pour posé des ambiances, parce que l'histoire ne tient pas tellement en haleine. L'intrigue
et les rebondissements sont prévisibles, et pratiquement dénués d'interêt.

Tomorrow's parties est un bon livre. Pas hyper accessible au premier abord tout de même quand on est pas habitué à l'univers de Gibson (j'ai d'ailleurs appris par des articles sur internet que ce livre serait la suite d'un autre, ou en tout cas reprendrait des personnages vus dans d'autres romans : Lumière virtuelle et Idoru).

Peut-être serait-il bon de ne pas commencer par ce livre pour découvrir William Gibson, ou en tout cas, essayer d'aller plus loin. Ce que je tenterai.

Citation :
"Le magasin de Sunset avait été enduit d'un vernis qui absorbait les graffitis. Les gangs de mômes arrivaient et taguaient ; vingt minutes plus tard, ces taches qui avaient vaguement la forme de crabes et une couleur d'un bleu sombre surgissaient en glissant le long de la façade. Rydell n'avait jamais compris comment cela fonctionnait, et Durius prétendait que le procédé avait été inventé à Singapour. La chose paraissait incluse à quelques millimètres de la surface - recouverte d'un enduit mat - et cependant capable de se déplacer dessous. Matériau intelligent, c'était ainsi qu'ils l'appelaient. Et les taches se dirigeaient vers le tag, quel que fût le gribouillis artistiquement abstrait qui avait été apposé là pour affirmer sa fidélité ou marquer son territoire ou jurer vengeance (Durius était capable de les traduire et d'en bâtir un récit), et elles commenaient à le dévorer. Vous ne pouviez pas voir bouger les pattes de crabe. Elles s'insinuaient dans le dessin et peu à peu l'effaçaient, ses molécules de peinture aspirées dans le bleu outremer des mangeurs de graffitis du Lucky Dragon."
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MessageSujet: Re: William Gibson   Lun 11 Juin 2007 - 21:57

je sens comme au moins "un début de demie conviction" geek

un petit mot pour une bonne nouvelle : nouvelle sortie cet été : Spook Country

Août 2007 pour la vo apparemment si tout va bien cat

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MessageSujet: Re: William Gibson   Dim 9 Sep 2007 - 20:19

terminé en ce début d'après-midi ce drôle de roman qu'est Spook Country...

c'était comme lire un Gibson de SF sans la SF mais SF quand même... un peu ce qu'il nous avait annoncé en somme. Une histoire très à sa façon et technologique mais... maintenant !

on y retrouve donc la façon dont il construit son histoire autour de trois personnage qui se croiseront plus qu'ils ne se rencontreront, chacun dans leur monde, leur référentiel, vivant et se raccrochant à leur propre mode de fonctionnement...

sans vous dévoilez l'intrigue à doute, suspens, interrogations... avec ou sans les réponses... et y a-t-il seulement un vrai dénouement à cette histoire qui mêle vie quotidienne, service secrets et ...??? Shocked

ces personnages points de repère :

Hollis Henry : ex rock-star de moyenne envergure qui a perdu ses économies suite à de mauvais placements (ces histoires de start-ups...) et qui a décidé de se reconvertir dans le journalisme. une mission : écrire un article sur l'art-locatif (locative art, j'y reviens après). point de départ LA mais est-ce vraiment tout ? et le magazine et son employeur que sont ils ?

Milgrim : un toxicomane captif d'un type un peu brutal dont il se demande si il est flic ou agent du gouvernement... ou autre ?

Tito : une jeune, sorte de ninja des temps moderne, membre d'une famille aux origine complexes, Cuba, Russie, service secrets, mysticisme de la famille... famille de facilitateurs (de trucs louches !)

ça trafficotte du ipod mais on part du petit pour aller au grand, la localisation par GPS, des enjeux mal définis... beaucoup de doutes, de craintes, de peur, de méfiance...

plus que jamais, c'est un récit de la vie à travers soi, perméabilité ou non à un monde extérieur plus grand, qui échappe, qui se fait difficilement palpable.

j'ai eu du mal par moment à rentrer dans le livre (même si c'était pas un poche...). le rythme différent de lecture sur la vo et la lecture par petits morceaux ou la présentation très morcelée, un chapitre un personnage, en alternance presque tout le temps...

mais on retrouve les individus leur perception, leur réflexion sur le monde ce qui les met à l'aise ou mal à l'aise dans un monde souvent factice (il en profite sur les berlines de luxes allemandes maybach et vw phaeton... ça fait plaisir sourire )... il créé le décalage part sa narration entre le réel et l'irréel d'où l'impression de science fiction, plus que par la technologie.

l'art locatif : c'est quelque chose qui existe, l'idée semblant être de mélanger art et localisation par le système GPS. dans le livre ça se traduit par des oeuvres visibles (grâce à un casque adapté) en des endroits précis et mélangées avec cet endroit. ça fait assez envie cette idée d'oeuvres cachées ou potentiellement présentes n'importe où cat

c'est assez bizarre, ça tourne autour de stéréotype à sa façon...

un des éléments de fond difficilement appréhendable c'est le post 11 septembre : c'est une sombre histoire d'intérêts, de rivalités et de principes ? au sein même de ce qui peut dépendre des pouvoirs louches du gouvernement (évocation de la guerre en Iraq, de blanchiment d'argent... et de la mère de Tito) c'est très bizarre et ça évite soigneusement de livrer des réponses Shocked

confus non ? cat

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MessageSujet: Re: William Gibson   Sam 8 Mar 2008 - 12:44

William Gibson est en couverture du Chronic'art #43 :

(<-clic)

l'occasion étant la sortie de Code source, version française de Spook Country

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MessageSujet: Re: William Gibson   Sam 8 Mar 2008 - 19:51

contenu de "l'article" décevant, un critique mitigée, ce qui peut se concevoir et beaucoup de vide autour.

huhu. le magazine m'inspire peu d'une manière générale. (premier et dernier exemplaire pour animal ?)

m'enfin, une bonne occasion d'en remettre une couche sur cet auteur qui cherche à sortir l'air de rien de ses sentiers battus et qui regarde un maintenant ou passé très proche avec une certaine présence d'esprit.

de l'article je retiendrai peut être deux noms d'auteurs de sf interviewés brièvement : Bruce Sterling et Paul Mc Auley.

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MessageSujet: Re: William Gibson   Dim 9 Mar 2008 - 10:27

animal a écrit:
contenu de "l'article" décevant, un critique mitigée, ce qui peut se concevoir et beaucoup de vide autour.

huhu. le magazine m'inspire peu d'une manière générale. (premier et dernier exemplaire pour animal ?)

m'enfin, une bonne occasion d'en remettre une couche sur cet auteur qui cherche à sortir l'air de rien de ses sentiers battus et qui regarde un maintenant ou passé très proche avec une certaine présence d'esprit.

de l'article je retiendrai peut être deux noms d'auteurs de sf interviewés brièvement : Bruce Sterling et Paul Mc Auley.

moi j'aime beaucoup ce magazine, j'y suis abonnée depuis deux ans d'ailleurs. je n'ai pas encore lu le #43. C'est d'ailleurs eux qui m'avaient poussée à lire du Gibson, ils en avaient fait un article élogieux dans un exemplaire précédent, si je le retrouve, veux-tu que je te le scanne ?

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MessageSujet: Re: William Gibson   Dim 9 Mar 2008 - 12:39

si tu n'as vraiment vraiment plus que ça à faire je veux bien rendeer

le magazine a l'air d'avoir le mérite de ratisser large, me fait un peu la même impression qu'une émission genre Tracks (que je ne regarde plus depuis longtemps) jypeurien

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MessageSujet: Re: William Gibson   Dim 9 Mar 2008 - 23:30

animal a écrit:
si tu n'as vraiment vraiment plus que ça à faire je veux bien rendeer

le magazine a l'air d'avoir le mérite de ratisser large, me fait un peu la même impression qu'une émission genre Tracks (que je ne regarde plus depuis longtemps) jypeurien

oui, même esprit bobo-snobinards-qui-se-la-pètent-à-mort-et-qui-parlent-que de-trucs-que-personne-ne-connaît-et-que-personne-n'a-envie-de-connaître. Mais bon j'y trouve tout le temps des petites perles à découvrir, alors rien que pour ça, je persiste.
c'est noté, pour le scan... mais alors... quand j'aurais le temps, ça va etre difficile pour une chômeuzoverbookée comme moi sourire

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MessageSujet: Re: William Gibson   Jeu 3 Avr 2008 - 22:07

les réactions promises à l'article clown

c'est un peu le même ton, genre positif mais !.

un peu à la va vite et surtout sans avoir relu l'article en question.

positif parce que pilier du cyberpunk et tout et tout (et puis un peu le style, le fait que ça tranchait avec une sf qui ne se renouvelait pas). mais ce qui est intéressant c'est les critiques : un petit côté confus, qui n'est pas totalement faux. et les trucs pas vus par les visionnaire.

les trucs pas vus par le visionnaire.

ça c'est parlant. les avancées technologiques : le téléphone portable et le "mais il connait rien à la biologie". rétrospectivement je dirai "renafoot". parce que il a vu et construit sur plus large : réseau et conglomérat, multinational... et sans oublier les pays du sud. les pays émergeants, émergés ou récupérés. c'est la texture de son univers. et puis si il joue sur le technique il ne joue pas au professeur et la conscience qui prend forme de manière synthétique. bio ou pas. s'en sort pas si mal. Bref, le truc marrant finalement c'est qu'on lui reproche (en quelque sorte) de ne pas être juste d'un point de vue science... parlant pour un auteur de sf non ? je crois qu'au fond c'est parce que son univers nous cause, sa crasse et son délabrement sont palpables (sa société de consommation aussi, beaucoup). sa performance est accessoire.

Tout n'est pas égal chez Gibson certes... mais ça vaudra toujours au moins sa curiosité.

il a vu (et voit) plus juste en société qu'en technique. tant mieux pour un écrivain et la sf dans le présent plus que de l'essoufflement c'est naturel ? ... on ne rêve pas à 2050 comme on a rêvé à 2000 non ?

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MessageSujet: Re: William Gibson   Sam 26 Avr 2008 - 19:31

et pour ceux qui veulent essayer mais sont allergiques à la sf... Code source je l'ai vu rangé au rayon polars... huhu, je ne suis pas sûr que ça veuille dire grand chose ceci dit...

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MessageSujet: Re: William Gibson   Lun 29 Déc 2008 - 15:58

Mmm j'ai lu Neuromancien il y a peu de temps. Roman qui a vraiment mal vieilli, très brouillon. Cependant si on se met dans la peau d'un lecteur de SF dans les années 1980, on ressent la claque que nous met neuromancien. C'est la base ultime du Cyber-Punk. Le roman fondateur. Tout les thémes du cyberpunk sont abordés dans ce roman : Greffe de technologie, cyberspace, hacker, communauté, eugénisme etc etc.

Je le conseillerais vraiment à ceux qui aiment le cyberpunk en fait ou alors qui n'en ont jamais lu.
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MessageSujet: Re: William Gibson   Lun 29 Déc 2008 - 16:04

Samael a écrit:
Tout les thémes du cyberpunk sont abordés dans ce roman : Greffe de technologie, cyberspace, hacker, communauté, eugénisme etc etc.

Je le conseillerais vraiment à ceux qui aiment le cyberpunk en fait ou alors qui n'en ont jamais lu.
D'autant que c'est lui, WIlliam Gibson, qui a inventé le terme "cyberespace" au début des années 1980, dans une nouvelle. Et c'est dans ce roman, Neuromancien, qu'il développe bien ce concept...
La partie cybermonde m'a un peu rappelé Tron (les passages avec images de synthèses balbutiantes ; ce n'est sans doute pas un compliment, désolé), mais c'est quand même pas mal fait, globalement (je me rattrape).
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MessageSujet: Re: William Gibson   Lun 29 Déc 2008 - 16:08

y a des petits trus qui pourraient faire kistchou mais je ne trouve pas que ça ai beaucoup vieilli en fait. c'est même assez powerfuliquement vu.

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