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 Lionel Duroy

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traversay
Flâneur mélancolique


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MessageSujet: Lionel Duroy   Mar 27 Juil 2010 - 17:15



Lionel Duroy, de son nom complet Lionel Duroy de Suduiraut, est né à Bizerte (Tunisie) en 1949, le quatrième d'une famille de dix enfants. Issu d'une famille d'origine noble, mais désargentée, ayant des idées d'extrême-droite, sa jeunesse dans ce milieu le marque profondément et sera le terreau de plusieurs de ses livres (Priez pour nous, Le chagrin).
Il est d'abord livreur, coursier, ouvrier, puis longtemps journaliste à Libération et à L'Événement du jeudi. Il prête sa plume à de nombreuses célébrités qui rédigent leur biographie (d'Ingrid Betancourt à Sylvie Vartan).

Il a écrit une dizaine de romans dont :

Priez pour nous, 1990
Je voudrais descendre, 1993
Trois couples en quête d'orages, 2000
Le cahier de Turin, 2003
Le chagrin, 2010
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traversay
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 30 Juil 2010 - 17:31



Le chagrin

Citation :
De l’Occupation jusqu’à nos jours en passant par la guerre d’Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l’itinéraire chaotique d’un garçon pris au piège d’une odyssée familiale désastreuse.

En 1990, Lionel Duroy publie Priez pour nous. Beau succès, qui donnera lieu à une adaptation cinématographique, et mise au ban immédiate de ses proches qui l'accusent d'avoir sali la mémoire familiale. 20 ans plus tard, Duroy ne s'est toujours pas remis de son enfance, pas plus que de cette accusation de trahison. Le chagrin, roman-fleuve de 500 pages, raconte, depuis 1944, et le mariage de ses parents, jusqu'à aujourd'hui une histoire toute personnelle, qui est une auto-biographie douloureuse au goût de cendres. Cette histoire est avant tout celle d'un naufrage familial, de la faiblesse et de l'inconséquence d'un père, de l'hystérie d'une mère qui ne supporte pas la déchéance et la pauvreté et à laquelle l'auteur crie sa haine, avec une violence inimaginable. Chronique d'une époque, également, avec le soutien à Pétain, puis à l'extrême droite, durant la guerre d'Algérie. Entouré de 9 frères et soeurs, dont il fait un portrait lucide et sans concessions, Lionel Duroy relate ensuite ses années de reporter à Libération, la Nouvelle Calédonie, la guerre en ex-Yougoslavie ... Ce livre a beau être un roman, c'est une confession, la catharsis d'un enfant de la deuxième moitié du 20ème siècle, d'un homme qui, à 60 ans passés, est peut-être, enfin, en voie de restructuration. Difficile de ne pas être sensible à cette oeuvre qui, peu ou prou, ramène chacun à ses propres traumatismes d'enfance.



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Marie
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Mer 25 Aoû 2010 - 2:15

J'ai lu Le chagrin assez récemment, j'ai beaucoup aimé cette histoire familiale et personnelle que Lionel Duroy creuse toujours un peu plus avant avec beaucoup de talent d'écriture .C'est un roman de la même façon que le roman de John Burnside en est un, Marko l'explique sur le fil, dans la mesure, c'est vrai, où chacun réécrit sa vie. Et ce qui est intéressant ( entre autre, tout le contexte historique,géographique et social l'est aussi), c'est la démonstration que pas un dans cette famille nombreuse n'a les mêmes souvenirs ni ne semble avoir vécu les mêmes événements dramatico-comiques.
Après.. il reste l'éternel problème des conséquences de l'écriture du premier " roman" de Duroy, intitulé Priez pour nous. Qui, elles, l'auteur le raconte bien, on été vraiment dramatiques sur le plan familial! Et, vu de l'extérieur, comme lectrice , je trouve qu'il tape très fort sur sa mère qui n'est certes pas un personnage très sympathique , mais qui a quand même- enfin, à mon avis- bien des circonstances atténuantes! Elle les a quand même finalement tant bien que mal élevés, ses 9 enfants qu'elle n'avait pas demandé et dans des conditions que l'on envierait à personne !
Citation :
'un homme qui, à 60 ans passés, est peut-être, enfin, en voie de restructuration.
c'est à souhaiter car autant Priez pour nous m'avait semblé ,nous dirons, légitime, autant là, même si encore une fois c'est un livre qui se lit d'une traite avec un grand plaisir, j'ai été un peu gênée par ce que l'on ressent encore de haine après tant de temps et la mort des intéressés..

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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Mer 25 Aoû 2010 - 16:46

Marie a écrit:
Et, vu de l'extérieur, comme lectrice , je trouve qu'il tape très fort sur sa mère qui n'est certes pas un personnage très sympathique , mais qui a quand même- enfin, à mon avis- bien des circonstances atténuantes! Elle les a quand même finalement tant bien que mal élevés, ses 9 enfants qu'elle n'avait pas demandé et dans des conditions que l'on envierait à personne !

Je me suis fait la même réflexion en lisant "Priez pour nous", elle a beau harceler son mari et se montrer insupportable, il faut voir ce qu'il lui a fait supporter, justement, surtout que d'après ce que j'ai compris, son aristocrate de Toto avait menti sur ses revenus pour la conquérir. Mais après tout ce qu'il raconte, ça ne m'étonne pas qu'il ait été profondément marqué et qu'il ait toujours besoin d'exorciser son passé, il doit faire la fortune de son psychiatre !
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Mar 22 Mar 2011 - 10:12

J'ai lu "Méfiez-vous des écrivains"...

Je ne me suis jamais autant ennuyé en lisant un livre.

J'avais vraiment l'impression que c'était du remplissage.

Je ne l'ai d'ailleurs pas terminé.

Cela n'est d'ailleurs pas très grave puisqu'il n'y a pas d'histoire...
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Queenie
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 16 Nov 2012 - 13:06

Et hop, le Renaudot des lycéens pour L’hiver des hommes.

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Harelde
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 24 Mai 2013 - 10:38

L’hiver des hommes

Marc, un écrivain français (l’auteur lui-même à peine déguisé) arrive en Bosnie à l’automne 2010, quinze ans après la fin de la guerre qu’il avait couverte à l’époque en tant que journaliste. C’est donc pour lui un retour avec, pour point de départ, le suicide en 1994 d’Ana Mladic, fille de Ratko Mladic, général en chef de l’armée serbe, accusé de crime contre l’humanité par le tribunal pénal international de La Haye.

J’avoue avoir beaucoup hésité à lire l’hiver des hommes. Car si je désirais depuis longtemps découvrir la plume de Duroy, le thème promettait une lecture difficile. Et effectivement, dès les premières pages, l’auteur met les pieds dans le plat avec le récit de l’interview de Stanko Jankovic, un colonel proche de Mladic qui se cache de la justice. Détails crument balancés à la tête du lecteur, massacre de Srebrenica en tête de liste. Quelle introduction ! Certes, en raison de mes craintes initiales, j’étais entré prudemment dans ce livre, baissant la tête, m’attendant à ce que les coups volent bas. Malgré tout, j’ai pris ce poing en pleine gueule et ai failli lâcher le livre. Encore groggy, je suis parvenu à me rétablir et à poursuivre : en grande partie grâce à la très grande force de l’écriture de Duroy. Et à la leçon d’Histoire donnée par un journaliste de talent.

Par d’incessants parallèles avec le nazisme, Duroy déroule les faits de guerre de l’armée serbe en transcrivant les conversations qu’il a eu par le truchement d’un interprète avec des combattants de l’époque, qu’ils aient été officiers ou simples soldats. Tous se défendent d’être des criminels. Ils n’ont fait que défendre leur vie et leur maison menacées par le camp d’en face. Une guerre civile, fratricide, abominable qui a conduit entre 1992 et 1995 à l’éclatement de la Yougoslavie et à l’avènement de micro-républiques autonomes, séparées les unes des autres par des frontières aujourd’hui encore hermétiquement closes. Une guerre honteuse dont chaque camp se renvoie la responsabilité.

Lionel Duroy découvre au gré de ses pérégrinations une République serbe de Bosnie exsangue, ethniquement pure mais terriblement isolée, souffrant de la faim et de l’odieuse image qu’a d’eux la communauté internationale, Europe occidentale en tête.

Terreur des serbes dirigés par un gouvernement corrompu, mafieux et constitué d’opportunistes qui se sont adroitement glissés sur le devant de la scène à la fin de la guerre. Climat délétère de suspicion savamment entretenu par les autorités dans lequel on craint son voisin. On parle bas et à mots couverts : arrestations arbitraires et assassinats en pleine rue et en plein jour se voient encore.

Colère et amertume de se retrouver tous dans un même panier avec collé sur le front l’étiquette infamante du criminel de guerre. Car certain ont déserté, ont refusé de combattre, de tuer leur frère, leur ami auprès duquel ils ont toujours vécu en harmonie et qui est devenu un ennemi exécré du jour au lendemain. D’autres ont pris les armes contraints et forcés, pour ne pas être tués eux-mêmes, pour défendre leur vie, leur famille menacées par des militaires croates ou musulmans fanatisés par leurs propres dirigeants.

Jamais l’écrivain ne porte de jugement sur ces combattants simples et attachants qui ne lui cachent rien des atrocités qu’ils ont commises ou subies. Jamais il ne juge car, dit-il, il est convaincu que s’il avait été à leur place, il aurait lui aussi pris les armes. Lui aussi serait entré en guerre exactement comme ils l’ont fait. Le ton du récit est froid (comme ce mois de décembre balkanique qui recouvre tout le pays d’une épaisse couche de neige) pour décrire l’horreur dont l’homme est capable, cet « hiver des hommes ». Froid et nanti d’une grande distance vis-à-vis des évènements. Mais également d’une grande chaleur, d’une étonnante empathie à l’égard des acteurs du drame.

Car le lecteur décèle rapidement une faiblesse dans le jeu de l’auteur. Il n’est pas simplement un journaliste venu un calepin à la main chercher de la matière pour un bouquin comme le laissait penser la succession des entretiens en début de livre. L’écrivain a lui aussi son lot de casseroles qui le rend profondément humain : une famille à laquelle il a tourné le dos, une femme qu’il aime et qui a choisi de le quitter et en butte à la colère de son propre fils. Marc est un homme blessé, en proie à la solitude et qui se retrouve dans ces gens qu’il visite, obsédé par « l’après », obsédé par la manière dont on parvient à surmonter le passé pour se remettre, se reconstruire et repartir de l’avant.

Un livre très noir, difficile, éprouvant et que j’ai d’ores et déjà placé aux côtés de « De sang froid » de Truman Capote ou de « Sylvia » de Léonard Michaels : des livres dont on ne sort pas indemne et qui laissent le lecteur hébété une fois la dernière page tournée. Mais un livre d’une grande sensibilité dont j’ai beaucoup aimé la lecture. Un livre qui comporte néanmoins une lueur d’espoir dans les toutes dernières lignes lorsque Marc aperçoit Jelica et Petar – un couple serbe de Pale qu’il avait longuement rencontré – déambuler main dans la main dans les rue de Sarajevo, ville tenue par les musulmans.

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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 24 Mai 2013 - 11:42

Harelde a écrit:

Un livre très noir, difficile, éprouvant et que j’ai d’ores et déjà placé aux côtés de « De sang froid » de Truman Capote ou de « Sylvia » de Léonard Michaels :

A part que De sang froid était d'une limpidité extrême ce qui n’est pas le cas de ce livre, le lecteur potentiel doit en être informé Very Happy .
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 24 Mai 2013 - 15:23

topocl a écrit:
Harelde a écrit:

Un livre très noir, difficile, éprouvant et que j’ai d’ores et déjà placé aux côtés de « De sang froid » de Truman Capote ou de « Sylvia » de Léonard Michaels :

A part que De sang froid était d'une limpidité extrême ce qui n’est pas le cas de ce livre, le lecteur potentiel doit en être informé Very Happy .
Je n'ai jamais eu de difficultés de compréhension avec ce livre. Mais il est vrai que De sang froid est clair : on a bien les bons d'un côté et les monstres de l'autre. Dans le livre de Duroy, la réalité est bien plus complexe. Chacun possède sa part d'ombre. Et l'auteur nous dit que rien ne prédisposait Mladic à devenir un criminel de guerre avant que ne se présente la guerre. Lui-même se demande ce qu'il serait devenu dans les mêmes circonstances. Bien sûr, face à cette question, on se récrira tous : "Non, pas moi !"
Duroy n'en est pas si sûr et montre ainsi des personnages doués d'ambivalence.

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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 24 Mai 2013 - 15:40

Harelde a écrit:

Je n'ai jamais eu de difficultés de compréhension avec ce livre.

Ben, moi, carrément. Abandon car complètement paumée jypeurien
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Ven 24 Mai 2013 - 16:12

topocl a écrit:
Harelde a écrit:

Je n'ai jamais eu de difficultés de compréhension avec ce livre.

Ben, moi, carrément. Abandon car complètement paumée jypeurien
Oui, ce sont des choses qui arrivent.

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Lun 18 Mai 2015 - 15:09

-Echapper-



L'histoire est relativement simple. Augustin, écrivain narrateur en panne d'inspiration, entreprend de retrouver les lieux qui ont inspiré Siegfried Lenz pour "La leçon d'allemand" relatant la vie d'Emile Nolde.  Un retour sur le passé puisqu'il fit ce voyage quelques années auparavant avec son épouse Esther dont il est aujourd'hui séparé. Mais Husum, le village décrit, se révèle bien peu fidèle à la vision de Lenz, et la réalité moins conforme à l'image que lui-même s'en faisait. Les souvenirs de sa première escapade s'éloignent de ce qu'il ressent et rien ne colle, au final. Prospectant alors jusqu'à Danemark, il tombe sur la dernière demeure du peintre, transformée en musée, et s'installe pour un temps dans une maison louée, tout près...

Je reconnais, j'avais un a priori, je m'attendais à lire un de ces auteurs français un peu trop tournés sur eux mêmes et qui se racontent volontiers, oubliant le lecteur. J'ai été agréablement surprise, sans doute du fait de ces parallèles avec le roman de Siegfried Lenz que Leroy cherche à "habiter". Le récit est parsemé d'anecdotes relatives à la vie du peintre, à sa correspondance avec Jolanthe, sa jeune épouse à la fin de sa vie, aux références liées à ce fameux roman qui l'inspira au départ. Tout ceci forme un ensemble plutôt hybride mais non dénué de charme. On se laisse porter par l'intrigue, bien mince à vrai dire, et je ne suis pas sûre qu'il m'en restera grand chose, sauf cet idéal fictionnel dont ont besoin la plupart des écrivains, cette sorte de protection face aux angoisses qui les obsèdent souvent. Ici Augustin ne retrouvera pas le passé mais sa quête le conduira à un renouveau auquel il ne s'attend pas. En paix avec lui-même et libéré de ses démons. (On l'espère pour lui, en tout cas)

Et puis, très belle découverte de ce peintre que je ne connaissais que de nom ou si peu, Emil Nolde  coeur

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shanidar
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Lun 18 Mai 2015 - 15:30

Tu connaissais le livre de Lenz avant ta lecture Aeriale ? J'ai entendu Duroy parler de son roman mais je me disais qu'il valait peut-être mieux commencer par celui qui avait déclenché l'idée de ce roman ??!! (bon, mais si l'histoire est légère, je ne vais peut-être pas chercher plus loin ?).

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Marko
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Lun 18 Mai 2015 - 15:36

Il faut que je le lise. Et oui Shanidar, il faut que tu découvres La leçon d'allemand qui est un vrai plaisir de lecture.

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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MessageSujet: Re: Lionel Duroy   Lun 18 Mai 2015 - 18:25

Marko a écrit:
Il faut que je le lise. Et oui Shanidar, il faut que tu découvres La leçon d'allemand qui est un vrai plaisir de lecture.
Je veux le lire aussi .
Je l'avais réservé à la médiathèque .Je suis allée le chercher .....
Et j'ai oublié de le mettre dans mon sac , où ai-je la tête , je me fais peur !

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