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 James Lasdun

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kenavo
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MessageSujet: James Lasdun   Jeu 9 Sep 2010 - 13:25



James Lasdun (né 1958 à Londres) est un auteur et poète anglais.
Il vit actuellement en Amérique avec sa femme et leurs deux enfants.

Il a écrit deux romans, L'Homme licorne (2002) et Sept mensonges, qui était sur la Longlist du Man Booker Prize 2006.
Il a écrit trois recueils de nouvelles, incluant The Siege : Collected Stories, dont la nouvelle donnant le titre au livre a été adapté par Bernardo Bertolucci sous le titre de Besieged

Il a écrit quatres livres de poèmes, un d’eux, Landscape with Chainsaw, a été sur la shortlist du Forward Prize pour poésie.
source: wikipedia

Bibliography
Short stories
The Silver Age (1985)
Delirium Eclipse (1985)
Three Evenings (1992)
The Siege (a.k.a. Besieged) (2000)
It's Beginning To Hurt (2009) – Ca commence à faire mal
The Hollow (in: The Paris Review, No. 188, 2009)
Poetry
A Jump Start (1988)
After Ovid: New Metamorphoses (with Michael Hofmann) (1995)
Woman Police Officer in Elevator (1997)
Landscape with Chainsaw (2001)
Novels
The Horned Man (2002) – L’Homme licorne
Seven Lies (2005) – Sept mensonges

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kenavo
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MessageSujet: Re: James Lasdun   Jeu 9 Sep 2010 - 13:25

-
It’s beginning to hurt / Ca commence à faire mal
Citation :
Présentation de l'éditeur
Les personnages des nouvelles de James Lasdun sont comme nous : plein d'illusions sur eux-mêmes ; inquiets et avides de l'image que les autres leur renvoient ; tout à la fois enferrés et confortablement installés dans leurs habitudes, leurs idées, leurs routines ; sincèrement épris d'une vie bonne qu'obère sans cesse la suite de leurs infinies mais douloureuses compromissions. Avec un instinct psychologique infaillible et le sens de ces situations faussement banales mais en vérité décisives où se laisse saisir l'essence d'une vie, James Lasdun raconte ces moments où " ça commence à faire mal ". Ecrivain précieux et discret, il nous montre avec ce nouveau recueil qu'il est bien, comme le dit justement le critique américain James Wood, " un des jardins secrets de la littérature anglaise... Lorsqu'on le lit, on se souvient de ce pour quoi notre langue est faite. "

Il y a quelques années, j'ai lu un autre recueil avec des nouvelles de cet auteur, mais il n'est pas traduit en français.
Pour lui ouvrir quand même un fil, j'ai donc commencé hier soir avec son dernier livre et après quelques pages, après la première nouvelle, je suis enchantée, enthousiaste..
Je vais revenir après ma lecture Very Happy

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kenavo
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MessageSujet: Re: James Lasdun   Jeu 4 Nov 2010 - 14:53

La lecture est faite depuis un moment, mais j'avais oublié de revenir sur ce fil
ce n'est qu'en trouvant hier une critique que j'avais mit sur un autre fil que je me suis rappelée.

Bon, disons, ce sera toujours difficile de parler de nouvelles mais Lasdun se trouve définitivement dans la catégorie d'auteurs qu'on se doit découvrir si on aime ce genre littéraire.
Il arrive à ciseler des histoires dont on ne peut pas prévoir la chute mais il crée une atmosphère qu'on s'attend au pire.. et même si cela n'est pas toujours le cas, ils ont tous un effet à la fin.. même si c'est inoffensif.

Du tout bon et j'espère que ce ne sera pas son dernier livre traduit pour le public français Very Happy

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kenavo
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MessageSujet: Re: James Lasdun   Jeu 4 Nov 2010 - 14:53

et voilà la critique que j'ai retrouvé


Allo, maman, bobo…

James Lasdun, chronique d'un naufrage annoncé
Des vies sans histoires, ou presque. Angoissés, craignant d'avoir raté leur mariage et leur plan de carrière, les personnages de James Lasdun se trouvent à un moment crucial de leur existence bon chic bon genre, là où «ça commence à faire (affreusement) mal».

Corina Ciocârlie
Le Jeudi



Aux deux romans déjà parus en français chez Gallimard, L'Homme licorne (2004) et Sept mensonges (2007), s'ajoute désormais ce savoureux recueil de quinze nouvelles débusquant dans le quotidien de la classe moyenne anglaise ou américaine les signes prémonitoires d'un naufrage annoncé.

UN HÉRITAGE INESPÉRÉ

Le recueil s'ouvre sur le spectacle tragicomique d'Un homme inquiet, flanqué par son épouse et sa fille, leurs deux voitures et leur maison de briques à Aurelia. Cela se passe juste après les attaques du 11 septembre 2001, au moment où les marchés financiers rouvrent, encore sous le choc. Alors que le Dow Jones tangue, Élise et Joseph Nagel profitent d'un héritage inespéré pour se lancer en Bourse, tout en oscillant entre l'appât du gain et la peur coupable d'être punis des dieux pour leur tentative, ô combien humaine, de tirer profit du désastre. Plutôt que de se détendre dans la villa louée pour des vacances en famille, le brave marchand d'œuvres d'art ne pense plus qu'à ses actions et le moindre incident lui devient prétexte à contrariété. Jusqu'à la disparition de sa fille, pour laquelle, saisi d'effroi et de remords, il compte bien s'infliger une punition sur mesure: «Des pensées enfantines lui vinrent: le pardon, le sacrifice. Tiens, cette horloge Chrystal Regulator d'une grande valeur, qu'il avait achetée bien au-dessous de son prix à Ashville en début d'année… Eh bien, si leur fille était à la maison à leur retour, il s'en déferait. Il la détruirait, l'horloge, il la réduirait en pièces dans son arrière-boutique.»

Inutile de préciser que, sitôt la frayeur apaisée, toutes les bonnes résolutions seront chassées comme les nuages par le vent. Enchaînés par d'invisibles fils à «quelque vaste psyché collective grouillante» qui ne connaît jamais de repos, les Nagel n'arrivent pas à tirer profit de ce premier avertissement sans frais. Face au danger imminent, ils font ce qu'ils peuvent, c'est-à-dire pas grand-chose. Ils cultivent leurs illusions, leurs lâchetés, leurs amnésies, en gommant adroitement ce qui coince et qui grince. James Lasdun, pas dupe pour un sou, finit toujours par débusquer la fêlure, le cratère, le grain de sable prêt à gripper une machine – conjugale et romanesque – pourtant bien rodée.

ENTREPRISE DE DÉMOLITION

Une histoire bourgeoise retrace au scalpel les retrouvailles de deux anciens camarades d'université, quinze ans après. On se croirait devant une de ces fameuses installations au formaldéhyde signées Damien Hirst: This Little Piggy went to Market, This Little Piggy Stayed Home. Un petit cochon, devenu avocat, s'est acheté une jolie maison dans un quartier chic de Londres. L'autre petit cochon, militant d'un petit parti révolutionnaire, a troqué les bancs de la faculté pour un emploi de manœuvre dans une entreprise de démolition à Leeds. Désormais, il vit dans une miteuse chambre de bonne en travaillant à l'hypothétique relance d'un magazine politique. «Comme quelqu'un qui aurait misé toute sa fortune sur le mauvais cheval», commente sèchement son ami, le nouveau riche, avant de ruminer sa propre incapacité à saisir la vie à bras-le-corps: «Parce que, d'après ce que je peux observer, nous sommes déjà épuisés par notre petite prise de conscience, et ce que nous désirons, c'est nous rendormir.»

Les situations grotesques ou pathétiques auxquelles les personnages de Lasdun sont confrontés les maintiennent pendant un long moment à la lisière de la rupture, là où ils peuvent encore tâcher de recomposer – en pure perte – leurs arrangements raisonnables avec le destin. Un beau jour, un brusque «lâcher-prise» leur fera perdre «la substance mystérieuse qui rendait la vie tolérable». Cela commencera par une répugnance inexplicable à déboucher une bouteille de champagne (Le Vieil Homme) et se terminera par un double avortement (Cranley Meadows) ou par un vrai-faux suicide (Oh, mort!) – mais qu'importe, puisque, dans ce merveilleux entre-deux qui est le temps du récit, il se seront tous offert le luxe d'une petite sieste revigorante en pleine canicule…



source

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bix229
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MessageSujet: Re: James Lasdun   Jeu 4 Nov 2010 - 15:06

Déjà noté James Lasdun et je crois en avoir parlé dans Glanages dans la Quinzaine littéraire.
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