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 Guillermo Rosales [Cuba]

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Hank
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MessageSujet: Guillermo Rosales [Cuba]   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 20 Sep 2010 - 11:22

Guillermo Rosales [Cuba] AVT2_Rosales_8070

Guillermo Rosales
1946-1993


Biographie :

Citation :
Guillermo Rosales est un écrivain cubain.

Son premier roman El juego de la viola (titre français : Les mauvais garçons), est finaliste en 1968 du prix Casa de Las Americas, mais il ne sera publié à Miami qu’après sa mort.

Il survit en publiant des articles sur les sujets les plus divers, puis réussit à quitter Cuba en 1979, par l’Espagne, et s’établit à Miami où il collabore à la revue Mariel. Dépressif, malade, il est interné dans un asile semblable à celui qu’il décrit dans son roman Boarding home (Mon ange).

Il s’est suicidé à Miami en 1993. Actes Sud a publié Mon ange en 2002 (Babel n° 617).

Une page Facebook qui lui est consacrée : https://www.facebook.com/group.php?gid=88788825885
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MessageSujet: Mon ange, de Guillermo Rosales   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 20 Sep 2010 - 11:28

Mon ange (1986, publié en France en 2002)

Guillermo Rosales [Cuba] Guillermorosales-monange

Il n'est pas question de Cuba dans ce roman (du moins peu), mais de Miami. C'est le récit d'un exilé cubain à la dérive, et la misère dont il parle est plus encore psychologique que matérielle.

Mon ange est un récit à forte inspiration autobiographique de l'internement de Figueras, le narrateur. On y découvre les "boarding homes", ces petites structures d'accueil de malades dont les familles ne veulent plus. Il ne s'agit pas de structures de soin, mais de mouroirs qui semble-t-il représentent un excellent filon pour certains exilés au sens des affaires très en phase avec l'état d'esprit de leur pays d'accueil. Dans l'asile où débarque Figueras, le malade n'y est pas considéré comme un patient à soigner, mais comme une source de revenus et de toute sorte d'abus à exploiter.

Rosales nous fait vivre son enfermement et son mal-être avec une distance qui ne laisse aucune place au pathos. Le récit est relativement âpre et dépassionné, mais paradoxalement, il touche. Rosales brosse des portraits assez attendrissants des patients avec lesquels il cohabite, il livre au lecteur une description quasi clinique du quotidien de ces rejetés de la société - du monde des triomphateurs comme il les désigne à plusieurs reprises - il y a les brutalités infligées aux plus faibles (que lui-même inflige parfois), les vols, les viols, l'insalubrité des lieux, et puis surtout, il rôde derrière ce quotidien rude une totale absence d'espoir.

Etrangement, le récit de ces heures sombres de la vie de Rosales - qui ne s'en relèvera pas - n'est pas pesant. On y sent de l'authenticité et du désespoir, mais la distance que Rosales parvient à prendre vis à vis à son expérience, alliée à la légèreté et à la fluidité de sa prose, rendent ce récit - et c'est presque un comble - très agréable à lire.

Il s'agit malheureusement de l'ultime témoignage du talent de Guillermo Rosales, qui se suicidera quelques années après avoir écrit ce court roman, en 1993. Un autre roman paraîtra après sa mort, un roman de jeunesse intitulé Les mauvais garçons. A lire, très certainement.
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MessageSujet: Re: Guillermo Rosales [Cuba]   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 20 Sep 2010 - 11:42

Merci pour ce fil et ton commentaire, je note
et je vais aussi ajouter ta lecture sur le fil des lectures pour la Caraïbes Wink

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Sénèque
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MessageSujet: Re: Guillermo Rosales [Cuba]   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 20 Sep 2010 - 12:03

J'ajouterai un sujet sur Pedro Juan Gutierrez, auteur cubain lui aussi, puisqu'il semble qu'il n'y ait rien sur lui pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Guillermo Rosales [Cuba]   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 20 Sep 2010 - 12:10

Hank a écrit:
J'ajouterai un sujet sur Pedro Juan Gutierrez, auteur cubain lui aussi, puisqu'il semble qu'il n'y ait rien sur lui pour l'instant.
très bonne idée Very Happy

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MessageSujet: Re: Guillermo Rosales [Cuba]   Guillermo Rosales [Cuba] Icon_minitimeLun 10 Oct 2011 - 7:31

Mon ange

C’est en lisant Arenas que j’ai découvert Rosales. De la même génération que le précédent, Guillermo Rosales s’est nourri du même climat dictatorial, et tout cela se ressent dans les thèmes de son ouvrage : la violence, l’exil, la souffrance, la déchéance.
Dans ce court roman, l’action ne se passe pas à Cuba, mais à Miami, lieu naturel d’arrivée des milliers de Cubains qui ont pu échapper au régime de Fidel Castro.
Avec une écriture incisive, sans décorations inutiles, brute, en peu de pages, Rosales réussi à montrer la misère humaine ; une misère physique, et intellectuelle.
Mais tout cela se fait sans pathos, et c’est la force de cet ouvrage.
Il m’est difficile d’en dire plus sans tout dévoiler, et sans raconter. J’ai découvert une écriture puissante, par hasard.
Osez l’aventure, cela en vaut la peine. Vraiment !
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