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 Josef Winkler [Autriche]

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kenavo
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 10 Sep 2015 - 15:08

Merci pour ce commentaire, à la hauteur de ce beau texte!
un auteur qui pourrait aussi te plaire dans d'autres livres...
et te voilà aussi prête pour regarder la courte adaptation dont j'ai posté le clip sur ce fil... pas besoin d'italien ni d'anglais, après la lecture on comprend se qui se passe... et je trouve qu'ils ont réussi de transporter ce livre en de belles images...

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Sénèque
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colimasson
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 10 Sep 2015 - 21:44

Un croisement entre le Ventre de Paris et Crash! ? ça pourrait me plaire...

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shanidar
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Ven 11 Sep 2015 - 11:19

Un conseil kenavo pour poursuivre avec Winkler ?

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kenavo
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Ven 11 Sep 2015 - 12:02

Requiem pour un père (dont j'ai un peu parlé sur la première page de ce fil), mélange entre un séjour au Japon et l'annonce du décès de son père lors de ce voyage... il se trouve alors physiquement au Japon... mais en mémoire il retourne en Autriche, les souvenirs de son père et cette vie dans la pampa autrichienne (je pense que c'est vraiment un phénomène autrichien - Bernhard, Handke, Winkler, Blatter... - jamais trouvé autant d'auteurs allemands p.ex. qui ont du mal avec leurs enfances qu'ils ont "dû" vivre dans la campagne)

sinon un de ses premiers Langue maternelle qui retrouve aussi cette campagne qui l'a vu grandir...

et naturellement pour ton penchant indien Sur la rive du Gange, mais on en avait aussi déjà parlé sur la première page... ce serait chouette si tu pouvais le trouver, je pense qu'il te plairait beaucoup, vu que tu as visité ce pays

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shanidar
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Ven 11 Sep 2015 - 12:13

Merci kena ! Roppongi et Langue maternelle sont à la médiathèque et je vais sans doute acheter celui sur l'Inde... bisous

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shanidar
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Mer 18 Nov 2015 - 11:28

Requiem pour un père

C'est à Roppongi, un quartier de Tokyo, que Winkler apprend la mort de son père, âgé de 99 ans, fort comme un chêne et qui un an auparavant avait interdit à son fils de venir à ses obsèques. La distance permettra à l'interdit de fonctionner mais n'empêchera pas le fils d'écrire et d'écrire dans une langue admirable et un sens intrépide de la narration ce requiem bouleversant.

Il s'agit pour Winkler d'aborder la mort par ce qu'elle a de quotidien, de montrer sa manière de s'inscrire dans la vie en proposant un texte qui ne tombe jamais dans le morbide ou dans le mortifère tout en ne travaillant qu'une seule matière : la mort, les cadavres, les manières de les honorer et de les faire disparaitre.

Trois lieux marquent le livre : l'Inde et en particulier Varanasi (la ville où tous les Hindous veulent mourir) où Winkler passe de longs mois sur les bords des ghâts à prendre des notes sur les crémations rituelles et les pages (les dernières du récit) qu'il nous livre ne sont pas les moins fascinantes de ce roman entièrement tourné vers la mort et ses rites ; le Japon où Winkler se trouve lorsqu'il apprend la mort du père et la Carinthie où il n'est pas mais dont il se souvient avec une précision saisissante. Relatant chaque moment de son enfance lié à la mort, qu'il s'agisse simplement des cloches sonnant le glas ou de le mise en bière sous les glaïeuls de son grand-père, nous sommes à côté de l'auteur, précipité dans cet univers à la fois proche et lointain, courant et inattendu, banal et saisissant de la mort ; cette mort dont on parle finalement si peu ou si mal et dont Winkler s'empare comme d'une poupée pour lui faire jouer le plus grand rôle.

Nous sommes ici (mais peut-être finalement aussi un peu comme le sont les Hindous) à la frontière entre la vie et la mort, une frontière qui n'est pas encore sacrée, qui peut même donner lieu à certains gestes du quotidien et en même temps nous sommes comme l'enfant Josef, qui à l'âge de trois ans est saisi dans les bras de sa tante pour qu'elle lui montre le corps mort de sa grand-mère maternelle. On est alors, à la fois spectateur des funérailles des uns et des autres et il peut aussi bien s'agir du grand-père que du père de l'auteur ou de celles des Hindous de l'autre bout du monde, dont les corps calcinés finissent dans la Ganga mais aussi participant du rituel, observateur attentif, voire anthropologue, s'échinant à décrire le rite, ses honneurs comme ses horreurs.

C'est avec un mélange de désir, d'effroi et de fascination que Winkler raconte la mort, ses rites, ses gestes, ses interdits. C'est avec un total respect que le lecteur reçoit ces témoignages successifs et puis soudain, le récit s'emballe, le fiel remonte, la colère gronde, le monstre qui se cachait sous la plume tendre de Winkler surgit et il croque la mort jusqu'à l'os des orteils. Il met en pièces la bien-pensance de la communauté villageoise de Carinthie, il égratigne de ses mots crochus les destinées haïes, les bigotes crasses, les ivrognes brutaux qui l'ont blessé enfant, qui l'ont menacé adulte, lui l'écrivant, lui qui raconte la honte des uns, la hideur des autres sans jamais se vautrer dans l'immondice mais en usant d'une langue dont la superbe évoque le duel à l'épée, l'honneur du nom, la grandeur de l'âme blessée et surtout la rage, la rage terrible de celui qui veut partir mais ne peut pas. Cette impuissance chargée de mots.

Winkler est un génie. Un farfadet, un gnome, un feu-follet, véritable émanation de la mort, scribe du cercueil et du trou qui l'accueille, aède de la pierre tombale, conteur du linceul, ménestrel du bûcher funéraire, il est à la fois le regard et le cœur, le décrivant et le souffrant, le rejeté et l'élu, l'incroyable passeur du mort aux vivants et vice-versa.


Un livre bouleversant, écrit dans une langue aux phrases immenses et pleines de sensations, balafrée de cris, de larmes, de sang et de brûlures et en même temps apaisée et apaisante. Puissant.

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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Mer 18 Nov 2015 - 11:49

Quelle plume, Shanidar ! Sans aucun doute un commentaire à la hauteur des émotions suscitées par ce livre. Chapeau bas ! bonjour
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shanidar
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Mer 18 Nov 2015 - 17:03

Merci Armor ! J'ajoute un extrait :

Citation :
Salut, père ! "Parle ou bien chie des lettres !" m'avais-tu dit une fois, quand j'étais enfant, un jour que tu m'avais posé une question avec impatience. Et également à la table du déjeuner, alors que ma mère, depuis longtemps malade de son âme assombrie, redoutait une mort prochaine, tu lui avais lancé d'un air réprobateur : "Tu vas bientôt ressembler à celui-là là-bas !" En disant ces mots tu m'avais montré du doigt, moi, le plus faible de tes enfants. "Que vont devenir les enfants, lui avais-tu dit, regarde-les, où ça mènera si tu n'es plus là ?" De ce moment, je sus que je devais partir avant ma mère à l'âme malade puisqu'elle ressemblait déjà à moi là-bas. Une autre fois, tu t'exclamas : "Toi, je ne te vois même pas !" Je me rappelle seulement m'être retourné et m'être éloigné de toi, tout doucement, sur la pointe des pieds, pour que tu ne puisses plus m'entendre, j'ai filé en douce - File ! J'ai souvent entendu ce mot - , car je savais que j'étais l'unique espace sans air de ce village, un bout de vide qui, sous la forme d'un enfant brouillait l'air des étables.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 19 Nov 2015 - 6:35

wow... comment ne pas avoir envie de lire ce livre après un tel commentaire cheers

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 19 Nov 2015 - 9:50

un commentaire qui m'impressionne, mais la faucheuse aussi, trop (?)

me semble que la mort soit le sujet de tous ces livres ? car à ma médiathèque il y a "cimetière des oranges amères" et "quand l'heure viendra"

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shanidar
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 19 Nov 2015 - 10:30

Bédoulène a écrit:
un commentaire qui m'impressionne, mais la faucheuse aussi, trop (?)

me semble que  la mort soit  le sujet de tous ces livres ? car à ma médiathèque il y a  "cimetière des oranges amères" et "quand l'heure viendra"

Certes, mais la langue de Winkler, permet de dépasser la morbidité du sujet pour précipiter le lecteur dans une sorte d'avalanche, de raz-de-marée, de cyclone non pas destructeur mais fascinant et lénifiant. Je ne sais pas comment dire à quel point Winkler parvient à mélanger le mort et le vif pour donner à son œuvre un souffle complètement unique et que les sujets abordés sont largement dépassés par l'universalité de ce qui est dit : le fourmillement de la vie partout et toujours et parfois l'incidence de la mort, d'un mort, qui vient, non pas perturber mais réinventer la vie. En tout cas, lire Winkler est une expérience incroyablement galvanisante parce qu'il est du côté de la vie, de l'expression, de la rage et de la colère tout cela mis en mot dans une langue superbe.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 19 Nov 2015 - 13:32

tu vas parvenir à me convaincre Shanidar, je tenterai l'un des livres de la médiathèque donc

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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Sam 21 Nov 2015 - 14:25

Oulàlà, à lire très vite. Commentaire très convaincant et extraits bien choisis !

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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Dim 22 Nov 2015 - 10:34

Tu m'as rappelée qu'il fallait que j'y repense sérieusement...Prochaine escapade. sourire

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MessageSujet: Re: Josef Winkler [Autriche]   Jeu 17 Déc 2015 - 9:57

Langue maternelle

Ce livre, publié en 1982, est le troisième texte de Winkler ; un texte plus touffu, plus tout fou, moins maîtrisé sans doute que Roppongi mais du coup beaucoup plus violent, quasiment insoutenable même et plus méchant, plus incisif. Je le sais pourtant maintenant, Winkler n'a aucune indulgence pour les autres comme pour lui-même et malgré tout j'ai été frappée, violemment, par la cruauté des images ici mises en scène, par cette manière qu'a Winkler de se détruire à l'aide de confessions honteuses, de confidences qui gênent. Et puis le texte est dynamité par des décrochages intempestifs qui précipitent le lecteur dans des moments surréalistes où l'enfance s'exprime par des images fantastiques finalement assez intrigantes et poétiques.

Enfant, Winkler aimait parler à tort et à travers, mentir, voler et fuir les coups portés par le père comme par la mère. Il aimait se réfugier dans un fenil ou une grange et rêver d'un châtiment, il se complaisait dans une image extatique et christique qui faisait de lui un martyr, c'est-à-dire un être souffrant l'opprobre et la déchéance par amour des autres. Et c'est bien cette dichotomie de la souffrance (voulue, désirée, amoureuse) que met en scène dans ce livre extrêmement puissant, Winkler. Désireux d'être puni, il commet des péchés, ment, injurie, s'empare des histoires villageoises pour les jeter à la face de chacun, saisit les dérives, les outrances, les malséances pour mieux les dire et ainsi se faire haïr. Mais il aime ce bannissement et à travers ses larmes, ses cris, ses petites abjections, il aime ceux qui l'anéantissent, ceux qui le détestent, ceux qui le repoussent.

Chantant toujours la mort et en particulier celle de deux jeunes hommes suicidés d'une seule corde autour de leurs deux cous, mais aussi celle des animaux que l'on mange et celle fantasmée dont il rêve, Winkler s'attaque encore une fois à la religion catholique, à ses rites, ses rythmes mais surtout cette fois à la figure du Christ. Figure qu'il aime autant qu'il la hait, figure fantasmatique à laquelle il voudrait ressembler par les stigmates et l'adoration et qu'il désire déboulonner, dé-sanctifier et briser. Toujours dans l'ambivalence de la haine et de l'amour, chaque geste étant à la fois un appel et un renoncement.

Langue maternelle pose aussi la question de la mère. Qui est-elle ? Qui est cette fermière engrossée cinq fois par son fermier d'époux, qui passe ses journées dans l'étable et les champs, ne parle pas, mais souffre en silence en avalant des poignées de médicaments. La langue maternelle est une langue muette, une langue inaudible, inédite. La mère n'est jamais vraiment le personnage de ce 'roman' qui semble lui être dédié et qui gravite autour de sa figure sans jamais vraiment la pénétrer. Et même quand Winkler raconte les moments du fœtus passés dans le ventre de la mère, il est encore plus souvent question de l'enfant en souffrance que de la mère silencieuse.

Depuis, Winkler a écrit La mère et le crayon et je me demande bien ce qu'il pouvait ajouter aux 310 pages de Langue maternelle, lesquelles chevauchent avec fougue de la gestation à l'âge adulte, de l'enfance villageoise stérile aux études urbaines où il ne s'agit plus que de faire sonner les touches de la machine à écrire, les éléments saillants d'un écrivain au souffle impétueux et profanateur.


Je dois avouer que j'ai souffert à la lecture de ce livre. Souffert des mises en scène grotesques auxquelles se livre l'auteur et qui font de lui l'être de chair et surtout de sang qui s'exhibe comme un enfant martyr d'une paysannerie qu'il exècre. Et pourtant, ces images, difficiles à lire n'en sont pas moins la signature inlassablement répétée d'un auteur décidément parfaitement unique.

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