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 Judith Hermann [Allemagne]

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shanidar
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MessageSujet: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 16:24

Ecrivaine allemande, Judith Hermann est née à Berlin en 1970 et voyez comme cette femme à l'air doux :



Judith Hermann commence par des études de philosophie, apprend le piano et finit par s'inscrire dans une école de journalisme. Son professeur lui annonce qu'elle a sans doute produit le plus mauvais reportage qu'il n'a jamais lu et elle se dit que finalement le journalisme n'est peut-être pas pour elle...

En 1998, elle publie Maison d'été, plus tard, un recueil de nouvelles qui est extraordinairement bien accueilli. Traduit en 15 langues, ce premier livre rassemble des histoires reflétant la vie quotidienne des jeunes adultes à la fin des années 90.

Et puis... plus rien... alors que la jeune femme est partout demandée, qu'elle reçoit des prix, voyage à travers le monde pour répondre aux invitations des instituts, elle ne publie rien, elle ne se laisse pas emporter par la vague médiatique, par la folie consommatrice, non, mais elle fait un enfant...

En 2003, elle publie enfin un second recueil de sept nouvelles : Rien que des fantômes, dont les histoires ont pour cadre les pays qu'elle a eu l'occasion de visiter.

et Maline nous parlera sans doute, de son troisième opus : Alice, publié en Allemagne mais pas encore traduit en français...

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shanidar
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 16:58

Rien que des fantômes- Recueil de nouvelles



Beauté et tristesse sont les deux sentiments qui viennent immédiatement à l'esprit quand on cherche à définir l'art de Judith Hermann. Il me semble que cette artiste (dans le sens où elle est tour à tour peintre de la durée, photographe de l'instant et écrivain de la sensation) se sert d'absolument toutes les techniques picturales impressionnistes pour atteindre le coeur de la cible. Par petites touches successives, Judith Hermann entraine son lecteur à travers les vies de femmes fragiles, attendrissantes, fantômatiques. Ses femmes sont là sans être là, dans une sorte de présence-absence qui relève d'un art du flou, du non-dit absolument fascinant. A lire Judith Hermann, on pense au coucher de soleil tremblotant d'un Whistler, on pense aux touches d'ombres et de soleil dans les robes des femmes peintes par Monet, il y a dans l'écriture d'Hermann quelque chose de tremblé, de retenu, d'indicible qui touche au drame les plus intimes, aux sensations les plus fugaces et les plus fortes, à ces instants qui passent mais que l'on retient malgré soi car ils sont emblématiques d'une vie.

Quelles soient à Berlin, à Prague, à Austin ou en Islande, les femmes racontées dans les nouvelles de Judith Hermann sont à la fois denses et lointaines, on croit pouvoir leur ressembler dans leurs aspirations au bonheur, dans leur traitrise, dans leur manière tellement effarante de vivre à côté d'elle-même et puis elles nous échappent et on voudrait que les histoires ne finissent jamais. Mélancoliques et tendres, les femmes de ces nouvelles semblent n'avoir aucune prise sur le monde, sur leur vie, et pourtant elles sont en même temps d'une lucidité effrayante, d'une sensualité à fleur de peau, émouvante, palpable, tellement proche de nous... Et puis, il y a les hommes... fantomatiques eux-aussi, peu bavard, souvent même au bord de l'aphasie, fuyant, évitant, renonçant à comprendre...

Voilà, les nouvelles de Judith Hermann racontent les histoires parallèles d'hommes et de femmes qui vivent ensemble et qui ont bien du mal à s'entendre, à se parler, à échanger. Dans cette impossibilité à rejoindre l'autre, il y a comme un constat triste et honnête sur la société actuelle, sur ce que nous faisons de toutes les formes de communication pour aboutir au silence dans un couple, une amitié, une rencontre...

Pour finir, je recommanderais à tous ceux qui aiment les ciels de lire la nouvelle intitulée : Bleu glacier, qui se déroule en Islande. Deux couples, deux solitudes vont se heurter au milieu d'un paysage extravagant et il suffira d'une photo, un matin, à onze heures, avec un ciel tellement changeant, pour que tout bascule... ou rien...

Enfin, merci infiniment, Maline de m'avoir fait découvrir cette auteure qui est à mi chemin entre la poésie et le réalisme et qui offre un voyage saisissant à travers les âmes.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 17:24

Merci pour ce fil et pour ton sublime commentaire sur Rien que des fantômes
Grand coup de coeur pour moi lors de la sortie en Allemagne.

Au moment que son livre est paru, il y avait un boom en Allemagne, beaucoup de jeunes femmes auteures ont débuté, mais je trouvais toujours que Judith Hermann sortait du lot.
Mais la plupart des amis/connaissances dans mon entourage la mettaient ensemble avec ce "Fräuleinwunder" (miracle des jeunes demoiselles") et j'ai arrêté de parler d'elle Wink

shanidar a écrit:
et Maline nous parlera sans doute, de son troisième opus : Alice, publié en Allemagne mais pas encore traduit en français...
si Maline l'a lu, certainement
Je dois dire que c'en est de ses 3 livres, celui qui m'a le moins enthousiasmée, Alice est le personnage commun qui revient dans les 5 nouvelles de ce livres et il s'agit de la perte d'hommes autour d'Alice, cancer, suicide, accident...
Mais je vais sans aucun doute continuer avec elle et j'attends du nouveau d'elle Very Happy

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shanidar
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 17:41

Je trouve assez étrange cet engouement pour Judith Hermann (je ne le remets pas en cause, attention, mais je cherche à comprendre), car elle nous raconte des histoires somme toute assez banales, simples, et en même temps il y a quelque chose de magique dans sa manière de voir les personnages, de nous les restituer. Sa manière de donner à voir les femmes dont elle nous parle, est tout à la fois pudique et écorchée, comme si on pouvait voir en même temps l'emballage et le muscle, la peau et la palpitation, c'est excessivement fascinant, je trouve...

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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 18:13

Quel commentaire Shanidar ! Ça donne furieusement envie de jeter un coup d'œil... ! T'aurais un extrait ou deux sous les doigts ?

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kenavo
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 18:43

shanidar a écrit:
Je trouve assez étrange cet engouement pour Judith Hermann (je ne le remets pas en cause, attention, mais je cherche à comprendre), car elle nous raconte des histoires somme toute assez banales, simples, et en même temps il y a quelque chose de magique dans sa manière de voir les personnages, de nous les restituer. Sa manière de donner à voir les femmes dont elle nous parle, est tout à la fois pudique et écorchée, comme si on pouvait voir en même temps l'emballage et le muscle, la peau et la palpitation, c'est excessivement fascinant, je trouve...
quand j'ai lu son premier recueil de nouvelles, je sortais du livre de Bodo Kirchhoff, Infanta ici etourdi pourquoi je n'ai pas pensé à te le recommander Cool et je retrouvais dans la première ou deuxième nouvelle (faudrait que je vérifie) dans plusieurs lignes cette atmosphère.. j'étais perdue Very Happy et ne me suis plus posée de questions par après..

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shanidar
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 21:08

alors sous mes doigts j'ai trouvé ça : les retrouvailles entre deux amies :

"Quand j'ai rendu visite à Ruth -pas à cause de ce nouvel amour, je serais allée la voir de toute façon-, elle est venue me chercher à la gare et je l'ai vue avant qu'elle ne me voie. Elle marchait le long du quai, essayait de me repérer, elle portait une longue robe bleue, ses cheveux relevés, son visage était radieux et toute la tension de son corps, sa démarche, son port de tête et son regard qui chechait, tout cela exprimait une attente qui jamais, en aucune manière, ne pouvait s'adresser à moi. D'ailleurs elle ne me voyait pas et à un moment je me suis mise carrément en travers de son chemin. Elle a sursauté, et puis elle m'a sauté au cou, m'a embrassée, et a dit "Ma chérie, ma chérie" -le nouveau parfum qu'elle avait mis sentait le bois de santal et le citron. J'ai détaché ses mains de moi et je les ai tenues serrées, je regardais son visage, son rire m'était si familier."

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Cachemire
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Mer 29 Sep 2010 - 22:01

J'ai essayé de lire "Maison d'été, plus tard" mais je n'ai pas du tout accroché. Peut-être c'est ce que tu dis Shanidar: elles sont "trop simples" ces histoires ?
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shanidar
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Sep 2010 - 10:47

Cachemire a écrit:
J'ai essayé de lire "Maison d'été, plus tard" mais je n'ai pas du tout accroché. Peut-être c'est ce que tu dis Shanidar: elles sont "trop simples" ces histoires ?

je comprends très bien qu'on puisse rester 'en dehors' du récit, j'ai l'impression que ce qui compte dans l'écriture de J. Hermann, ne tient pas à ce qu'elle raconte mais à la manière dont elle distille son récit. Ce qui importe c'est cette 'petite musique' un peu nostalgique, comme une sonate de piano triste et lente, qui happe ou qui ennuie selon l'humeur, qui serre le coeur ou laisse indifférent...

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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Déc 2010 - 20:06

Maison d'été, plus tard (Sommerhaus, Später, 1998 ; 260 pages). Nouvelles traduites de l'allemand en 2001 par Dominique Autrand. Albin Michel. "Grandes Traductions".
Le recueil comporte neuf nouvelles qui mettent en scène de jeunes adultes à la fin des années 1990.
Il commence par une citation de Tom Waits : "The doctor says, I'll be all right but I'm feelin' blue".
On voit tout de suite l'imprégnation de la culture américaine, et la non nécessité de traduction : il semble que le livre s'adresse à des gens qui partagent la même culture.

La première nouvelle, Corail rouge, raconte surtout la vie de l'arrière-grand-mère de la narratrice, et de ses "aventures" en Russie. La nouvelle commence de sorte à titiller l'intérêt du lecteur :
Citation :
"Ma première et unique visite chez un thérapeute m'a coûté mon bracelet de corail rouge et mon amant.
Le bracelet de corail venait de Russie. Il venait de Saint-Pétersbourg, plus exactement, il était vieux de plus de cent ans, mon arrière-grand-mère l'avait porté autour de son poignet gauche, à cause de lui mon arrière-grand-père était mort. Mais est-ce là l'histoire que je veux raconter ? Je n'en suis pas sûre. Pas vraiment sûre." (page 11).
N'empêche qu'elle la raconte, l'histoire.
L'histoire russe est intéressante, mais on pourra trouver les relations entre la narratrice et son amant un peu artificielles. Il est très chiant, il ne parle quasiment pas, c'est une grosse larve, qu'est-ce qu'elle fiche avec lui ?
Citation :
"Mon amant se mordait la langue en parlant, il s'exprimait d'une façon laborieuse et bredouillante, comme s'il avait bu. [...] Il se détourna de moi à nouveau, poussa un gros soupir, tapa des pieds à deux reprises contre le mur, puis ne bougea plus." (page 29).
Les personnages font parfois des choses, comme ça, sans qu'on comprenne trop bien pourquoi. Une façon d'exprimer un désarroi générationnel ?

La deuxième nouvelle est intitulée "Ouragan (something farewell)". On est sur une île de type paradisiaque, il fait chaud, l'atmosphère est lourde, un ouragan menace. Deux filles sont en vacances, chez un type qui a eu une relation avec l'une des filles. Il ne se passe pas grand-chose, les filles vont à la plage, se demandent ce que le gars peut bien faire là, est-ce qu'il va vraiment rester, et pourquoi. L'intérêt de la nouvelle réside dans l'atmosphère.

Sonia présente une fille un peu barge. Dans La Fin de quelque chose, la narratrice parle de sa grand-mère. Etc.

Les nouvelles mettent souvent en scène quelqu'un un tout petit peu en marge (ce peut être un "artiste", quelqu'un travaillant dans le milieu de l'art, ou bien quelqu'un qui se refuse à avoir une maison...), et ce quelqu'un qui présente une petite originalité superficielle, mais ne possède pas de vraie profondeur, est vu comme vivant dans notre monde banal. Personne n'a vraiment fait quelque chose de sa vie. Les plus chanceux vivotent, ou vivent un succès qu'on devine bien temporaire (par exemple l'artiste qui fait de l'art sur ordinateur).
Les gens font des trucs, mais ne savent pas trop pourquoi. Après une fête très tard le soir, un petit groupe va chez un metteur en scène. Pour quoi faire ? Comme ça. Une femme embrasse un artiste pas beau. Pourquoi ? "Plus par bravade que par solidarité, Marie se penche, prend la tête de l'artiste entre ses deux mains et l'embrasse sur la bouche. Il lui rend son baiser, évidemment." (page 221-222).
Plus globalement, les choses arrivent.
Quant aux vraies motivations, on ne sait pas, et on ne cherche pas à savoir. C'est comme ça. Sans doute parce que les gens sont un peu paumés, qu'ils veulent faire quelque chose de différent pour que quelque chose change de la veille et de l'avant-veille. Un malaise générationnel, peut-être (ou bien pour avoir quelque chose à écrire, diraient les mauvaises langues).

C'est un recueil reposant, qui se lit très vite.
Le style n'est pas mauvais, mais il est assez "blanc" (on ne relira pas des phrases en se disant : "wouah, c'est beau"), on n'aborde pas de grandes questions, on ne s'interrogera pas sur la psychologie des personnages : ils sont tous un peu paumés. Un peu, mais pas trop.


Il y a un petit parallèle à faire avec D'étranges jardins (par exemple), de Peter Stamm, sauf que chez Stamm, les gens n'ont même pas d'originalité, c'est le vrai quotidien, avec quand même l'impression qu'il y a autre chose que ce qui est simplement dit (chez Judith Hermann, l'"autre chose" semble être juste un désenchantement). C'est plus casse-gueule chez Peter Stamm, qui est moins centré sur une génération, et présente des gens moins "branchouilles".
Mais dans les deux cas, l'écriture est simple, et les ambitions affichées de ces textes ne sont pas démesurées.
Un recueil pas mauvais, qui tient la route grâce à son atmosphère (et pas pour sa psychologie, ni pour la profondeur de ses considérations), à lire au bon moment, après un solide chef-d'oeuvre, de même qu'après quelques bons repas copieux, une salade s'impose. Et cette salade là n'est pas mauvaise. Mais comme la plupart des livres qui tiennent grâce à l'atmosphère, il ne reste rapidement plus qu'une impression dans la mémoire du lecteur. C'est ce qui arrive lorsqu'il n'y a pas de personnages ou d'histoire forts.

Pour finir, publier ce texte dans une collection appelée "Grandes Traductions" peut sembler un peu excessif : j'ai du mal à imaginer les difficultés particulières de traduction de ce texte.
Et puis on trouve à deux reprises (page 109 et 225) : "en vélo" au lieu de "à vélo", c'est une faute de français, ça. Où sont les relecteurs d'antan ?


Dernière édition par eXPie le Jeu 30 Déc 2010 - 22:02, édité 4 fois
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Cachemire
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Déc 2010 - 21:03

eXPie a écrit:
Maison d'été, plus tard

Et puis on trouve à deux deux reprises (page 109 et 225) : "en vélo" au lieu de "à vélo", c'est une faute de français, ça. Où sont les relecteurs d'antan ?

J'aime bien ne pas être la seule à me désoler de voir des fautes de français...

Je crois que je vais lire plutôt "Nichts als Gespenster" (Rien que des fantômes), le titre annonce peut-être un livre un peu plus passionnant !
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Déc 2010 - 21:07

Cachemire a écrit:
eXPie a écrit:
Maison d'été, plus tard

Et puis on trouve à deux deux reprises (page 109 et 225) : "en vélo" au lieu de "à vélo", c'est une faute de français, ça. Où sont les relecteurs d'antant ?

J'aime bien ne pas être la seule à me désoler de voir des fautes de français...

Je crois que je vais lire plutôt "Nichts als Gespenster" (Rien que des fantômes), le titre annonce peut-être un livre un peu plus passionnant !
Oui, et des extraits mis par Shanidar, il a l'air plus "écrit".

Les fautes, il me semble qu'il y en a de plus en plus dans les livres, sans doute la conséquence d'économies...
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Déc 2010 - 21:18

eXPie a écrit:

Les fautes, il me semble qu'il y en a de plus en plus dans les livres, sans doute la conséquence d'économies...

Tu as probablement raison, hélas! Et si les éditeurs ne font pas attention, comment peut-on attendre de nos enfants ou des élèves qu'ils considèrent l'orthographe et la correction de la langue comme importantes ? Cela me désole un peu.

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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Jeu 30 Déc 2010 - 21:40

Cachemire a écrit:
eXPie a écrit:

Les fautes, il me semble qu'il y en a de plus en plus dans les livres, sans doute la conséquence d'économies...

Tu as probablement raison, hélas! Et si les éditeurs ne font pas attention, comment peut-on attendre de nos enfants ou des élèves qu'ils considèrent l'orthographe et la correction de la langue comme importantes ? Cela me désole un peu.

Quelqu'un dont le travail était la mise en page pour une revue disait que les correcteurs avaient été virés, et que c'était eux, les "metteurs en page", qui se chargeaient de corriger les fautes, dans la mesure du possible, bien sûr.
J'imagine bien volontiers que les mêmes causes produisant les mêmes effets, c'est pareil dans l'édition de livres.
De toute manière, pourquoi corriger des faute que la plupart des lecteurs ne verront même pas ? Et on n'a pas le choix : on veut lire le livre, eh bien, il faut faire avec les petites fautes qui s'y trouvent... Sans compter que les fautes d'aujourd'hui sont les tolérances de demain, et la règle d'après-demain ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Judith Hermann [Allemagne]   Ven 31 Déc 2010 - 11:22

eXPie a écrit:
Sans compter que les fautes d'aujourd'hui sont les tolérances de demain, et la règle d'après-demain ! Very Happy

C'est bien le problème... Heureusement l'Académie veille... (en principe)!
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