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 R.J. Ellory

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pia
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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Sam 11 Oct 2014 - 17:50

J'avais adoré Seul le silence et je n'ai pas pu finir Les Anges de New-York. Je vais peut-être essayé de lire Mauvaise étoile....

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Cassiopée
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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Dim 30 Aoû 2015 - 19:12

Les assassins
Auteur : R.J. Ellory
Traduit de l’anglais par Clément Baude
Éditions : Sonatine (19 Août 2015)
528 pages

Quatrième de couverture

Le serial killer le plus dangereux de tous les temps est parmi vous mais seule une personne le sait... Sur dix-huit mille assassinats par an aux États-Unis, seulement deux cents sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et obsédé par les serial killers, celui-ci découvre en effet que ces meurtres ont été commis à la date anniversaire d'un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d'un tueur en série célèbre, selon des procédures rigoureusement identiques jusque dans les moindres détails. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s'inspire de ses prédécesseurs et leur rend ainsi un funèbre hommage ? En compagnie de Karen Langley, une journaliste du City Herald, et de Ray Irving, détective du NYPD, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier, à l'intelligence aussi fulgurante que morbide et à la virtuosité impressionnante.

-----------------------

« Côté obscur »

Une fois encore, R.J Ellory va aux tréfonds des âmes, dans la partie la plus sombre des individus pour son roman. On pourrait se poser la question de ce qui anime ainsi un auteur pour mettre à jour toute cette noirceur … mais tant qu’il y a des lecteurs conquis pourquoi s’interroger ?

L’écriture de cet homme est fascinante, addictive, il sait créer une atmosphère lourde de sens, de sous-entendus, de non-dits, de réflexions intimistes. Ses personnages ont une part d’ombre importante qui désarçonne le lecteur car aucun d’eux ne semble « lisse ».

Parmi tous ceux qu’on croise dans cet ouvrage, John Costello est intéressant, il est suffisamment ambigu pour titiller notre curiosité et nous inciter à émettre des hypothèses et ses raisonnements sont un véritable plus tant pour nous que pour Ray Irving.
Citation :
« Il n’a pas peur de la nuit, car il porte en lui toute la nuit dont il a besoin. »
Le flic solitaire, embourbé dans ses recherches, est peut-être un peu « cliché » ; quant à la journaliste, femme forte et fragile à la fois, elle est sans doute celle qui « habite »le plus dans le monde « réel ».

J’ai regretté qu’on ne comprenne pas plus les motivations du tueur. Tout au long des chapitres, des suppositions sont émises, en rapport avec la personnalité trouble, avec le comportement retors et pervers de chaque meurtrier évoqué, en lien avec celui qui reproduit les forfaits mais il m’a manqué un « je ne sais quoi ». Sans doute, en rationnelle que je suis, avais-je besoin de causes logiques expliquant le pourquoi du comment.
Mais ce n’était sans doute pas l’objectif de l’auteur. En reprenant des faits réels, sur lesquels il s’est parfaitement documenté et qu’il a intégrés de façon magistrale au contenu, il voulait sans doute « appuyer » sur les victimes, celles qu’on oublie trop vite, préoccupé par le criminel parce que c’est lui qui nous renvoie en pleine figure les interrogations les plus gênantes. L’homme, interpellé par la violence qu’il ne conçoit pas, veut saisir les raisons qui peuvent pousser un être humain à agir ainsi. Y-a-t-il des prédispositions provoquant de telles attitudes ? Ellory décortique les situations, passe de l’un à l’autre, faisant monter l’angoisse, installant une boule au ventre qui ne nous quitte pas, analysant les desseins obscurs de ceux qui agissent.

L’intrigue se passe à New-York, la police est sur les dents, sur les nerfs. Nous sommes en période d’élections et il faut ménager les susceptibilités, tout le monde marche sur des œufs même la presse malgré sa « liberté d’expression ». On observe les dérapages, les prises de risques « calculés », pour lesquels les instigateurs perdent la main, et qui provoquent des dégâts dits « collatéraux ». On sent que le « traqué» manipule tout le monde et qu’il entraîne les uns et les autres là où il veut aller….
Mais comme les personnages, on est démuni, ne sachant comment agir pour le bloquer, l’arrêter….Et là, va résider une grande partie de la force de cet ouvrage, nous emmener à la suite de tous ceux qu’on côtoie dans les pages, sur des chemins de traverse, jamais unis, douloureux, noirs, de ce noir qui vous colle encore à la peau une fois la dernière page refermée…..


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domreader
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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Lun 31 Aoû 2015 - 18:43

Cassiopée, celui-là est en bonne place sur mes étagères et me fait de l'œil depuis un bon moment, il va remonter dans ma pile !

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Lun 31 Aoû 2015 - 18:51

Idem.

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Lun 31 Aoû 2015 - 19:34

Vous me faites envie :  jemetate  je vais essayer cet écrivain  prochainement et me lancer dans un genre que je ne connais presque pas ...
Vous êtes terribles vraiment .

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Mar 1 Sep 2015 - 9:12

Je le verrais bien comme ma prochaine lecture.
Un truc sombre.
Parfait.

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Mar 1 Sep 2015 - 17:04

Cassiopée a écrit:
Les assassins


Le flic solitaire, embourbé dans ses recherches, est peut-être un peu « cliché » ; quant à  la journaliste, femme forte et fragile à la fois, elle est sans doute celle qui « habite »le plus dans le monde « réel ».





Il me dit bien celui-là. Je n'ai pas fini Les anges de New york à cause de ça justement. Le flic, qui fume boit, qui est paumé. Sa copine est une pute au grand coeur. Bref...Alors que j'avais adoré Seul le silence.

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Jeu 10 Sep 2015 - 7:56

Les Assassins (2015)




Un flic, solitaire, marqué par la vie (et un récent décès), coincé dans ses habitudes, bouffé par son travail;
Une journaliste grande gueule, intelligente, dynamique, à l'écoute, humaine et jolie.
Un consultant au passé sombre, "autiste" (pour la référence tv, il me vient Monk. Il compte des tas de choses, rangent tout méticuleusement, vit reclus, évite les contacts humains, ne dit rien sur sa vie, a une mémoire complètement ahurissante).
Un serial killer, qui reproduit les meurtres de serial killers américains, aux dates où elles ont eu lieu.
New-York. Tantôt grise, pluvieuse, bondée de monde. Tantôt ensoleillée et calme. Tantôt sombre et silencieuse.

Un livre qui s'avale.
Parce qu'Ellory sait parfaitement mener sa narration. Le lecteur est avec Irving (l'inspecteur). Ne le quitte pratiquement jamais, n'en sait quasiment pas plus. (Quelques écarts nous mènent parfois dans la tête d'une victime ou dans celle du tueur, mais n'apportant pas plus d'informations que le déroulement du crime en lui-même - immersion macabre).
On retrouve l'ambiance poisse des films de Serial Killers des années 90 (Seven - Copycat - Silence des Agneaux), avec les crimes qui s'enchaînent, sanglants et violents (sans qu'on s'y attarde non plus. Le livre ne fait dans la surenchère sanguinolente). Avec les provocations du tueur (lettres envoyés à la presse ou aux flics, besoin d'être connu et reconnu, d'être le meilleur). Avec le flic qui enquête jusqu'à l'obsession, qui s'implique tant que sa vie personnelle en souffre.

Les pages tournent, et le lecteur devient tout aussi impliqué qu'Irving, et comme lui, nage entre les lignes, tout en y restant agrippé, pour ne pas s'y noyer. Et comme mis en exergue cette citation de Nietzsche : "Si tu regardes trop longtemps l'abîme, l'abîme aussi regardera en toi."

Ellory signe donc là, je trouve, un thriller hommage à toute cette mouvance années 90 de la poursuite d'un Serial Killer, par des flics "abîmés" qu'on a envie de voir réussir de peur qu'ils ne sombrent. Il plonge également dans l'histoire macabre des Etats-Unis et de ses tueurs qui suscitent une étrange admiration. Des groupes qui se montent, des marchés qui se créent, pour s'échanger des histoires, des images, des reliques. (On a pu voir ce genre de groupe autour du crime dans le film Dark Places avec Charlize Theron).
Sans donner de réponse à ce qui amènent ses gens à cette fascination pour le morbide, Ellory en parle et pose des questions.

Donc, Les Assassins (le titre n'est pas extra, je trouve. The Aniversary Man ou Le Commémorateur comme traduit dans le livre, auraient été plus appropriés) est un très bon thriller d'enquête et d'action. Pas de psychologie à rallonge, pas de descriptions jouant sur le macabre (même si les crimes sont décrits). Juste un Serial Killer et des flics qui lui courent après. Et c'est déjà pas si mal !

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Jeu 10 Sep 2015 - 8:04

Cassiopée a écrit:
J’ai regretté qu’on ne comprenne pas plus les motivations du tueur.

Les motivations sont toujours plus ou moins les mêmes, et tu le dis également, l'auteur le souligne plusieurs fois : tuer est une pulsion, un besoin, quelque chose que la personne doit faire. Après, ce qui s'ajoute autour (rendre leur pureté à des ados, éliminer l'engeance sale, s'amuser...) c'est presque du folklore, des "excuses" que le tueur se donne.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Sam 12 Sep 2015 - 15:57

Dans la LAL ! Même si je ne suis pas très "serial-killer", ce qu'Ellory semble avoir créé autour (Irving, le consultant...) et cette fascination semblent plus consistants.C'est le cas ?

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Dim 13 Sep 2015 - 8:45

Exini a écrit:
Dans la LAL ! Même si je ne suis pas très "serial-killer", ce qu'Ellory semble avoir créé autour (Irving, le consultant...) et cette fascination semblent plus consistants.C'est le cas ?

Spoiler:
 

Le serial killer est celui qui est poursuivit, mais, en effet, le roman s'intéresse à ceux qui le poursuivent : les flics, les fanatiques, l'ambiance de la ville...

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Sam 7 Nov 2015 - 23:02

Seul le silence

Agréable surprise !
Je ne suis pas fan du genre "polar" , mes lectures se comptent sur les doigts d'une main et demi et là j'ai été bluffée !
Au delà de l'enquête bien sûr complètement addictive , l'écriture est très agréable , malgré ses 600 pages , il ya du rythme , une ambiance qui nous emporte aux usa des années 50 et une description socio-psychologique très percutante : au final , voilà un polar qui devrait se déguster car riche d'une foule de réflexions en parallèle à l'intrigue avec une fluidité d'écriture par moment assez savoureuse ....mais qu'on dévore goulûment évidemment .

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Mer 10 Fév 2016 - 13:09

J'ai lu deux bouquins de cet auteur, "Seul le silence" et "Les anonymes".
J'ai adoré le premier, et beaucoup aimé le second. J'aime tout particulièrement l'atmosphère qui se dégage de ses œuvres.

J'ai dans ma PAL, "Les anges de New York" et "Mauvaise étoile" à lire.
Tous les autres que je n'ai pas m'intéressent également.
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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Mer 10 Fév 2016 - 13:41

Tiens, j'ai Vendetta sur une étagère... Ça pourrait être intéressant à lire après Gomorra de Saviano qui parle de la mafia napolitaine...

Sympa de faire remonter le fil !

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MessageSujet: Re: R.J. Ellory    Mer 10 Fév 2016 - 19:58

églantine a écrit:
Seul le silence

Agréable surprise !
Je ne suis pas fan du genre "polar" , mes lectures se comptent sur les doigts d'une main et demi et là j'ai été bluffée !
Au delà de l'enquête bien sûr complètement addictive , l'écriture est très agréable , malgré ses 600 pages , il ya du rythme , une ambiance qui nous emporte aux usa des années 50 et une description socio-psychologique très percutante : au final , voilà un polar qui devrait se déguster car riche d'une foule de réflexions en parallèle à l'intrigue avec une fluidité d'écriture par moment assez savoureuse ....mais qu'on dévore goulûment évidemment .

Tout à fait d’accord. Par contre je n’ai pas pu finir Les anges de New york. Je voulais peut-être retrouver la même ambiance.

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