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 William Wharton

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MessageSujet: William Wharton   William Wharton Icon_minitimeLun 11 Oct 2010 - 15:01

William Wharton Willia10
William Wharton (né le 7 novembre 1925 à Philadelphie et mort le 29 octobre 2008 à Encinitas) est le nom d'auteur de l'écrivain américain et peintre Albert Du Aime.
Le premier roman de William Wharton (en partie basée sur son expérience personnelle), Birdy (1978), a été porté à l'écran par Alan Parker qui déplace l'action de la Seconde Guerre mondiale à la guerre du Viêt Nam. Les acteurs principaux sont Matthew Modine et Nicolas Cage. Son second roman, "Dad" a également fait l'objet d'une adaptation au cinéma avec Jack Lemmon dans le rôle principal. Seul ces deux premiers romans ont été traduits en Français par son fils Matthew Du Aime.
Spoiler:
 



William Wharton Birdy10
"Birdy"(1978) - je pense que le titre en francais n'a pas change - est un romantraite des effets dévastateurs, sur le plan physique comme psychologique, de la guerre du Vietnam.
Al et Birdy sont amis depuis l’adolescence. Birdy, surnomme ainsi a cause de sa passion pour les oiseaux, et Al sont envoyes au Vietnam. Tous deux en reviennent marques à jamais : Al est defigure et Birdy plongé dans le mutisme, persuadé d’etre un oiseau et ne revant que d’une chose : s’envoler et s’evader. Al, appele par les medecins afin d'aider son ami, decide d’entrer dans son jeu pour l’aider a sortir de son mutisme.
Un autre sujet du roman est la liberte. Birdy, est passionne par les oiseaux et ne reve que d’une chose : voler. On peut y voir la metaphore de cette aspiration a la liberté a laquelle reve tout homme. Al et Birdy, adolescents, tentent d’ehapper au controle de leurs parents. Ils ne sont plus des enfants, pas encore des hommes, et cela enclenche des conflits au sein de leurs familles. A leur retour de la guerre, ils n’ont toujours pas gagne cette liberté tant revee. Al, le coureur de jupons, est emprisonne pour toujours derrière un visage meurtri. Birdy, mutique, n’a pas abandonne ses reves de vol mais se retrouve dans une cellule pour malades mentaux, derriere des barreaux. En cage. L’evasion de Birdy devient donc le symbole de cet envol, evasion à laquelle Al aspire aussi, car il souffre de voir son ami dans cet etat. Et, tout en tentant de le sortir de son mutisme et ainsi de l’hopital, Al tente aussi de surmonter son propre traumatisme.
Le troisième theme du roman : l’amitie. Celle qui peut lier deux etres que tout oppose. Al ne pense qu’aux filles quand Birdy ne pense qu’aux oiseaux et n’a meme aucun attrait pour le sexe oppose. Birdy se réveille d’un reve de vol dans le meme état qu’un autre adolescent au sortir d’un reve erotique.
Le message du roman est touchant de maniere universelle - c'est ce que nous recherchons tout au long de notre vie : la liberte, et au-dela, la liberte d’etre nous-memes.



A part "Dad", j'ai egalement lu un tres beau roman de Whortan - "Last lovers" ou il et question de l'amour entre un peintre et une femme aveugle. John, ancien employe haut place dans une multinationale, apres l'echec douloureux de sa famille, vit et gagne son pain comme peintre dans les rues de Paris. Mirabelle est une musicienne aveugle depuis son enfance. Bien plus agee que John.
La force de leur amour inhabituel les aide tous les deux a retrouver les couleurs de la vie. Un roman, touchant, erotique parfois, mais des scenes admirablement decrites, et aussi, un roman triste.
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kenavo
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MessageSujet: Re: William Wharton   William Wharton Icon_minitimeLun 11 Oct 2010 - 15:39

J'ai été deux fois au cinéma pour voir Birdy
ce film d'Alan Parker était (dans son temps, plus revu depuis) extraordinaire

William Wharton A184

je ne suis jamais arrivée par après à lire le livre.

Mais j'ai un très bon souvenir de ma lecture de Dad, livre très émouvant et sympa.
(pour celui il y a aussi un film, mais à côté du livre, décevant)

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MessageSujet: Re: William Wharton   William Wharton Icon_minitimeDim 8 Juil 2012 - 21:29

William Wharton 97823520

Ouvrage réédité par Gallmeister en mai 2012- 384 pages

4ème de couverture :
Citation :
Dans la banlieue de Philadelphie des années 1930, Al et Birdy sont inséparables depuis qu’ils se sont rencontrés sur les bancs de l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy est fluet, discret, et n'a qu'une passion : les oiseaux. Sa vie s'organise autour des immenses volières qu'il construit pour ses canaris, mais son obsession vire peu à peu à la folie tandis qu'il poursuit son rêve de voler et de devenir lui-même un oiseau. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé́ au chevet de Birdy, qui vit prostré́ dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux. Face à son vieil ami, Al égrène alors leurs souvenirs comme autant de récits d'aventures pour tenter de le ramener parmi les hommes.
Salué dès sa publication comme un classique, lauréat du prestigieux National Book Award, Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié́, le rêve, la guerre, la folie et la beauté́. Il a été́ porté à l’écran par Alan Parker.

Citation :
« C’est difficile de savoir si quelqu’un comme Birdy est fou ou non. »
Il l’aura fallu prendre le temps d’apprivoiser Birdy, laisser décanter un peu en passant par l’étape cinéma pour mieux investir ce livre passionnant à l’accès un peu ardu.
Birdy et Al sont deux amis d’enfance dont le destin va à nouveau se croiser alors que chacun d’eux est en souffrance. Al au visage ravagé par la guerre, se retrouve confronté à « la folie » de son ami Birdy complètement identifié à un oiseau. C’est l’histoire touchante, d’une amitié, et de deux êtres qui tendent à se réparer mutuellement.
C’est la construction, un peu particulière qui donne à ce roman tout son cachet. D’un côté Al laisse aller sa mémoire tout en la mêlant au présent se résumant pour lui à sa présence à l’hôpital psychiatrique à tenter de comprendre ce qu’il est advenu de Birdy dont personne ne comprend le comportement. De l’autre, une voix off celle de Birdy , plonge le lecteur dans les délires de ce dernier. Le lecteur rentre lui aussi dans la volière, et s’imprègne des passions et folies de Birdy, à un point que la frontière entre les deux est de plus en plus tenue. Cette partie de narration, est d’une grande richesse en matière d’ornithologie, et son style peut souvent rebuter tant il colle parfaitement au mental de notre personnage. Ce sont les parles sensées d’un homme qui est tout autre, qui parle et agit comme cet autre-là. Les longues tirades, dans un style monotone, et monocorde, peuvent lasser à la longue, d’autant qu’il est difficile de rentrer soi-même dans les délires de Birdy, et de se laisser porter par ces derniers.
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MessageSujet: Re: William Wharton   William Wharton Icon_minitimeJeu 8 Mai 2014 - 10:37

Birdy

Citation :
Les vrais perdants ne perdent jamais.

William Wharton Image114


C'est un livre très étrange. Qu’il faudrait accueillir en laissant de côté toute rationalité - mais ce n'est pas mon fort.

Al et Birdy, deux copains d'enfance, au retour de la guerre.
Al hâbleur , jouisseur, bouffon, revenu en héros.
Birdy, mutique, catatonique, accroupi comme un oiseau, sans un œil sur le monde , au centre de sa chambre d’hôpital psychiatrique.
On a demandé à Al d'évoquer devant Birdy leurs souvenirs d'enfance, afin de le ramener à la vie. Il parle, raconte, se remémore. En face, Birdy, muré dans son isolement volontaire, se repasse le film de son étrange adolescence, fascinée et envahie par les oiseaux, aimantée par l'idée de voler.
Citation :
Et puis, je commence à m'apercevoir que je n'ai pas tellement envie d'être un garçon qui vole en agitant des ailes. Je veux être un oiseau. J'en suis un dans mes rêves, et c'est tout ce qui m'importe.
Plus le livre avance moins on sait  si on est  dans le rêve de Birdy, ou dans son délire schizophrénique.
Ils se répondent donc sans se parler, jusqu'au moment où ils comprendront que ce qui les unit vraiment, c'est le traumatisme atroce de la guerre, et que seuls leurs rêves les sauveront. Un Jonathan Livingstone le goëland hard, en quelque sorte.

Citation :
À quoi doit ressembler notre esclavage aux yeux des oiseaux, eux qui ont tout le ciel ?

Voilà, l'idée de base est géniale. À lire, c'est un peu moins bien. Les parties qui correspondent au discours de Al sont en un style oral assez relâché ; celles qui rapportent la pensée obsédante de Birdy sont, comme il se doit, pointilleuses, répétitives, saturées d’une accumulation de détails ornithologiques. Un exemple (Alfonso et Birdie sont les deux canaris de Birdy) :
Citation :
Alfonso  saute  de nouveau dans le nid et recommence sa démonstration. Birdie saute à l'intérieur du nid, portant toujours le fils de jute. Alfonso lui prend le fil du bec et le laisse tomber dans le nid. Birdie le regarde comme si elle le trouvait complètement toqué, et elle sort de la petite cage pour recommencer à jouer avec ses bouts de fil. Alfonso s'installe dans le nid et l'attend. Elle revient avec deux bouts de fils dans le bec. Alfonso sort du nid et Birdie saute à l'intérieur. Alfonso lui saute dessus et commence à chanter en lui pinçant le cou et en battant des ailes. Birdie proteste et essaie de s'échapper. Alfonso descend, s'accroupit et nourrit Birdie dans le nid. Puis  il chante pour elle. Birdie tente de monter sur le rebord du nid, mais Alfonso la repousse à l'intérieur et recommence à lui sauter dessus, la pincer, chanter, battre des ailes. Il repart chercher de la toile de jute.

Honnêtement, j'ai pas mal sauté. Je me disais qu'en film, ça devait être sympa. Ceci étant dit, les deux passages où les héros finissent par raconter leur guerre sont parmi les plus violents qui m'ait été donnés de lire, sur la peur, le chaos et le non-sens. Et méritent le détour à eux tout seuls.
Au total, cela laisse une assez forte impression après lecture, même si, au fil des pages, j'ai regretté le livre génial et envoûtant que cela aurait pu être.
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MessageSujet: Re: William Wharton   William Wharton Icon_minitimeJeu 8 Mai 2014 - 11:37

Complètement fascinée quand j'avais vu ce film toute petite. Perturbée un petit peu aussi. Je me doute que le lire doit être étrange, vu ce que tu en dis.
Je me demande même ce que me ferait de revoir le film...

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