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 Jean Teulé

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Queenie
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MessageSujet: Jean Teulé   Mar 22 Mai 2007 - 9:26



evene a écrit:
Homme aux multiples facettes, Jean Teulé a commencé par la bande dessinée, avant de se lancer dans l'univers du petit écran avec des émissions comme L'Assiette anglaise, aux côtés de Bernard Rapp, ou Nulle part ailleurs sur Canal +. Mais c'est bel et bien l'écriture qu'il préfère. Il commence donc à publier des romans comme 'Rainbow pour Rimbaud' en 1991 - qu'il adapte ensuite au cinéma - ''Darling' en 1998, 'O'Verlaine' en 2004 ou encore 'Le Magasin des suicides' en 2007.

Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1991 Rainbow pour Rimbaud,
1992 L'Œil de Pâques, Julliard,
1995 Ballade pour un père oublié,
1998 Darling, Page 7
1999 Bord cadre, Julliard,
2001 Longues Peines, Julliard,
2003 Les Lois de la gravité, Page 7
2004 Ô Verlaine !, Page 10
2006 Je, François Villon, Pages 1, 2, 7
2007 Le Magasin des suicides, Pages 1, 2, 4, 7
2008 Le Montespan, Pages 2, 3, 4, 5, 7, 8
2009 Mangez-le si vous voulez, Page 6
2011 Charly 9, Pages 8, 9

Citation :
mise à jour le 31/05/2013, page 10


Dernière édition par kenavo le Ven 31 Mai 2013 - 6:35, édité 6 fois (Raison : Ajout d'un index.)
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Queenie
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mar 22 Mai 2007 - 9:29

LE MAGASIN DES SUICIDES



Une famille tient depuis des générations le Magasin des Suicides. Les gens y viennent donc acheter une bonne corde pour se pendre, un parpaing à s'attacher aux jambes pour couler au fond du fleuve, des lames de rasoir affutées...
Tout va pour le plus mal dans le pire des mondes. Et la famille Tuvache vit au jour le jour, "heureuse".
Jusqu'à ce qu'ils testent une capote poreuse lors d'un de leurs rapports sexuels (ils étaient tellement contents de pouvoir enfin tester un de leurs produits : le préservatif percé pour attraper toutes sortes de maladies hautement mortelles), seulement madame Tuvache tombe enceinte. C'est leur troisième enfant. Les deux autres sont parfaits : Vincent (parce que Van Gogh) est anorexique, migraineux, et passe son temps à créer des explosifs ; Marylin (parce que Monroe) est complexée à mort par son corps, s'ennuie à mourir et a l'impression que sa vie ne sert à rien.
Alan (parce que Turing) dès tout petit commence à sourir... Malheur et catastrophe, Lucrèce (parce que Borgia) et Mishima (parce que Yukio), les parents, veulent à tous prix nier cette vérité. Mais Alan grandissant certaines doses de bonheur et d'optimisme deviennent vite intolérables et dangereuses pour la prospérité du magasin.

Ce roman de Jean Teulé met en scène une famille aux allures de famille Addams, et pour notre plus grand plaisir parvient à gérer un humour de premier degré à se plier de rire. Il invente des situations cocasses, des répliques hilarantes (le livre très court est d'ailleurs essentiellement écrit sous forme de dialogues).
Ainsi Teulé tourne en dérision le grand tabou du suicide et la cupidité des petits commerçants, tous leurs "trucs" pour vendre, leur "code de conduite".

Dommage tout de même qu'à la fin Teulé ce soit laissé un peu aller à une sorte d'optimisme niais. ça devient limite le monde des bisounours d'une gentille petite famille qui ne demandait qu'à être heureuse. ça aurait pû fonctionné sauf que pour moi, ça passe pas, c'est trop... trop parfait.
Donc une histoire qui tombe un peu à plat pour moi mais qui m'aura tout de même fait passer un agréable moment.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mar 22 Mai 2007 - 9:50

Queenie a écrit:

Dommage tout de même qu'à la fin Teulé ce soit laissé un peu aller à une sorte d'optimisme niais. ça devient limite le monde des bisounours d'une gentille petite famille qui ne demandait qu'à être heureuse. ça aurait pû fonctionné sauf que pour moi, ça passe pas, c'est trop... trop parfait.

Laughing Tout dépend du degré d'horreur que l'on veut atteindre !
Pour moi celà devrait déjà suffire Very Happy
A noter en tout cas...
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Dim 2 Mar 2008 - 17:28

J'apporte ma petite pierre à ce fil suite à une lecture blogguesque Wink

"Je, François Villon"


quatrième de couverture:

"Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis"


"Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois."


François Villon, poète maudit, poète fécond sans illusion sur la nature humaine, viscéralement attaché à Paris, son cordon ombilical, sa raison de vivre et de mourir, viscéralement attaché à l'insubordination et à l'ironie. François Villon qui un jour disparut sans laisser de trace hormis ses ballades salaces aux accents sordides de la vérité mise à nu.
Jean Teulé s'attache à un exercice difficile: la biographie. On peut le dire, mission réussie, Mr Teulé! Certes, la biographie est romancée mais dans le respect des connaissances de l'époque de Villon, ce Moyen Age si exotique et épouvantable à nos yeux. Jean Teulé se met dans la peau, le corps, la tête de Villon: il est cet homme façonné par l'horreur du quotidien de son époque. La Peste Noire a décimé un tiers de la population européenne, la guerre de cent ans ravage les campagnes, Paris est sous domination anglaise, la violence est partout, la mort et la vie se côtoient dans les endroits les plus insolites (le cimetière des Innocents est le lieu où se traitent affaires entre bourgeois, enterrements, vulgaires passes, meurtres et rapines; les cimetières lieux de rencontre entre le sacré et le profane). La famine engendrée par l'instabilité politique et l'inanité du pouvoir royal, et le rythme effréné des exécutions des malandrins au sinistre gibet de Montfaucon entraînent un insane (à l'aune de notre regard du XXIè siècle) trafic de corps qui se retrouvent dans les diverses nourritures proposées sur les étals parisiens!
"Sur cette colline après les ramparts, je surplombe la capitale et la rougeur du soleil couchant se fond dans le gris-bleu des brumes qu'elle teinte d'incendie et de sang. Je regarde les étoiles et les noeuds d'univers. Voilà, c'est le siècle d'enfer. Derrière moi le plus ancien et plus énorme gibet du royaume - un parallélépipède de maçonnerie, haut de quinze pieds, large de trente, long de quarante, avec une porte, un escalier et une cave à ciel ouvert au milieu. Autour de la late-forme, seize hauts piliers en colonnade et liés entre eux, sur trois étages, par des poutres vermoulues où quatre-vingts pendus, au bout de leurs chaînes rouillées, menacent de tout faire écrouler. De longues échelles sont placées contre les poteaux pour y monter les condamnés. En chemise, ils dansent un branle en l'air parmi les odeurs...La bise du soir froisse chaînes et corps décomposés, remue tout cela dans l'ombre.Les débris humains qui se détachent des chaînes tombent dans la cave où les magiciens viennent la nuit chercher des bouts de cadavres, émasculer les charognes. Je suis assis sur les marches de ce monument devant la fosse aux chiens où l'on a enterré vivante ma mère. Depuis il a beaucoup plu, neigé. L'eau a ruisselé de la colline, emportant les particules de celle qui ressemblait à Flora la belle Romaine Dîtes-moi où, en quel pays/Est...A coups de pierre, je cloue le parchemin de ma ballade sur un des poteaux du gibet, redescends vers Paris avant qu'on en ferme les portes pour la nuit." (p45 et 46).
Comment Villon aurait-il pu échapper à cette ambiance, qui nous semble délétère et mortifère mais qui est normale à cette époque? Comment aurait-il pu être autre? Le lecteur d'aujourd'hui ne peut qu'être révolté en lisant les chapitres de son intronisation dans le cercle, très fermé, des Ecorcheurs et des Coquillards, ces brigands sans tabous ni lois et tous plus ou moins psychopathes: son initiation nécessitant un vol, un meurtre et un cadeau....le plus affreux en la personne de sa douce amie, Isabelle! Là, notre sensibilité ne peut supporter de tels actes sans éprouver de répugnance à l'encontre de ce grand poète! Comment Villon aurait-il pu échapper à la fascination de l'horrible puisque l'horreur était le quotidien de tout une société! Après avoir échappé au fléau de Dieu (La Peste Noire), la vie ne tient qu'à un fil, la vie n'est qu'anecdotique, la vie n'est qu'un bref passage. Lorsque les hommes ont survécu aux champs de batailles où les blessures laissaient de graves séquelles, la valeur accordée à la vie ne peut être celle que nous lui accordons aujourd'hui. Cependant, il ne faut pas imaginer que les rues étaient encombrées de psychopathes et de fous, mais il est vrai que les temps troublés de cette période ont ravagé les paysages, les corps et les esprits.
Le lecteur assiste à la déchéance de Villon, vautré dans la luxure, le stupre et la barbarie jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et tombe entre les mains d'un bourreau. Il y subira les pires supplices sans y succomber. Il en sortira brisé à jamais...sa trace se perd dans l'infini des chemins tortueux de ce siècle ensanglanté. La route de cet enfant confronté aux atrocités banales et répétitives le conduira vers un destin de créativité illuminée et transcendée par la vulgarité brutale, puante et noire de la vie des pauvres hères. Les pendus auront leur plus belle ballade grâce à sa plume de même que les Coquillards, routiers et affreux coquins et les jeunes filles en fleurs que l'on sacrifie sur l'autel de l'inspiration (Isabelle de Bruyère choisira de devenir une recluse).
J'ai aimé ce roman assorti des ballades célèbres de François Villon, les expliquant et les replaçant dans leur contexte historique, politique et social. J'ai apprécié la sensation d'être dans la peau de Villon, d'être dans sa tête, de voir par ses yeux. J'ai aimé cet homme qui semble accepter l'ordre des choses mais qui au fond de lui est profondément révolté....est-ce pour cette raison qu'il est fasciné par l'horrible et l'iconoclaste? J'ai dévoré ce livre malgré la noirceur des images, des actes et des pensées: j'aime le Moyen Age, sa littérature, sa statuaire, sa culture, sa peinture, ses constructions démesurées (à l'aune d'une foi extraordinaire), ses côtés obscurs fascinants.
Un texte qui ne laisse pas indifférent, un texte captivant, un texte qui peut être très dérangeant...et un texte d'une sensibilité exacerbée et qui en devient beau!
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Dim 2 Mar 2008 - 19:26

"Un texte qui peut être très dérangeant" : ça je suis bien d'accord surpris , certains passages sont à la limite du supportable notamment lors du viol de la jeune fille séduite par Villon, il me semble)...Pourtant, on ne peut pas s'empêcher de tourner les pages, la vie de Villon est tout simplement incroyable. J'aime particulièrement la fin, quand le poète s'éloigne, et que l'auteur indique que c'est la dernière fois qu'on l'a vu.
Raah !

_________________
Ce que j'ai souvent éprouvé plus tard, je le pressentis alors en quelque sorte, savoir : que l'on n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.

[Rilke, Les cahiers de Malte Laurids Brigges]
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Dim 2 Mar 2008 - 19:40

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman ne peut pas laisser indifférent !!

Les scènes d’une violence inouïe sont trop nombreuses à mon goût, j’ai vraiment eu du mal à supporte certains passages. Cependant, ces événements font partie du contexte et contribuent à l’immersion du lecteur dans le quotidien médiéval.

Si l’on parvient à dépasser ce qui pour moi constitue, non pas un défaut du récit puisqu’il en est constitutif, mais simplement sa part d’ombre, on se passionne pour la vie de François. Le rythme ne faiblit jamais et j’ai été emportée jusqu’à la dernière page.

Je n’ai pas pour autant ressenti de l’empathie pour François ; son envie de toujours repousser les limites, toujours plus loin, toujours plus criminellement, m’a plusieurs fois donné envie de lui botter les fesses et de le secouer pour qu’il arrête ses conneries…

Ce qui m’a plu, c’est de lire ce récit comme s’il s’agissait réellement de l’autobiographie de Villon. C’est un personnage qui m’a toujours fascinée, bien que je ne sache quasiment rien de lui. Pour moi, c’est l’incarnation de l’artiste, qui vit avec d’autres règles et d’autres buts que le commun des mortels. Je suis donc d’accord avec la dernière phrase de la 4e de couverture : "Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté". Je ne sais pas si c’est vraiment le premier qui a ouvert la voie, mais je regarde avec une sorte d’étonnement captivé ces hommes et ces femmes qui donnent vie à leur mode de pensée, qui vivent à contre-courant, cohérents avec eux-mêmes et contre tous les autres.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Dim 2 Mar 2008 - 20:41

J'ai lu ce livre, il y a quelques mois et j'avoue que je n'avais pas aimé du tout.

Personnellement je n'ai pas été gênée par la violence, l'époque l'était certainement, et c'est le droit de l'auteur d'avoir choisi cet éclairage pour parler du moyen-âge, surtout comme cela a déjà été dit, il s'est bien documenté et beuacoup de descriptions qu'il donne sont des faits averés.

Une chose qui m'a gênée, c'est le terme de biographie accolée à ce livre, compte tenu du peu de données solides dont on dispose sur Fraçois Villon, une biographie est tout simplement impossible à écrire, il s'agit forcement d'une reconstruction, d'une biographie imaginaire, et pourquoi pas, à la limite cela donne une liberté au romancier en partant d'une époque et d'une oeuvre, pour donner sa vision, son roman de François Villon. Simplement j'ai eu le sentiment en lisant des commentaires sur des Blogs, que beaucoup l'ont pris pour une vraie biographie, et qu'ils pensaient que la vie de François Villon était vraiment comme l'a décrit Jean Teulé, ce qui n'est bien sûr pas vrai. Mais je ne dit pas que c'est ces interprétations de son livre sont du fait de l'auteur, c'est peut être le fait de lecteurs qui ne connaissaient pas vraiment François Villon.

Il faut dire que j'aime follement et depuis très longtemps la poésie de Villon et que donc je me suis forcement fait dans la tête mon propre roman de François Villon, et que bien sûr il ne correspond pas à celui de Teulé. Mais ça à la limite, ce n'est pas grave. Ce que je reproche à Teulé, c'est un rapport, un lien, une interprétation prosaïque et terre à terre au possible, dépouillant de tout mystère, de toute compléxité, de tout charme et toute poésie la poésie de Villon. Le poème de la Grosse Margot, expliqué par le lien du Villon imaginaire avec "une Grosse Margot", alors qu'il s'agit d'un archétype, d'un condensé, la ramener juste à une expérience personnelle unique, c'est évidemment horriblement réducteur.
Et réduire la merveilleuse "Ballade des dames du temps jadis", qui parle de la fuite du temps, de la mélancholie des choses passés, enfuits à jamais, de la douce et délicieuse souffrance des choses que l'on ne retrouvera plus, au fait qu'un enfant a vu des statues de neige, à un insignifiant souvenir d'enfant, cela montre la totale incompréhension de la poésie de Villon par Jean Teulé et à la limite au fait qu'il ne la ressent pas. Que le Villon réel ait vécu tel ou tel insignifiant petit évenement, n'explique en rien sa poésie, et encore moins ne donne les clefs pour la comprendre, est parfaitement inutile et franchement très lourd dans le roman. C'est cela qui m'a terriblement gêné, c'est cette sorte de tentative balourde de ramener les superbes vers de Villon à des événements prosaïques, et qui plus imaginaires pour la plupart d'entre eux, sensés expliquer leur génèse et donc l'interprétation de leur sens.

Et en plus j'ai trouvé le style de Teulé ennuyeux au possible, j'avais du coup de plus en plus de mal à le lire, l'auteur avait beau multiplier les scènes violentes, sensées provoquer le dégoût, l'horreur, choquer, moi j'avais tendance à m'assoupir.

Je ne pense pas renouveller l'expérience d'une autre lecture de cet auteur.

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Sophie
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Lun 3 Mar 2008 - 0:12

Je viens de terminer Le magasin des suicides et je suis comme toi Queenie.

J'ai vriament beaucoup aimé la dérision, l'humour, ,les jeux de mot et les situations du début du roman puis au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, celle-ci dvient un peu trop mielleuse à mon goût; j'avais un peu l'impression un roman pour pré-adolescents.
La dernière phrase remet tout de même les choses à leur place.

J'ai passé un bon moment avec cette histoire mais j'en attendais sans doute davantage et suis un peu déçue.

En revanche, j'ai très envie de lire Darling.
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Lun 3 Mar 2008 - 7:45

LE MAGASIN DES SUICIDES

La famille Tuvache est une famille sinistre qui ne trouve plaisir qu'en vendant des kits suicide pour leurs clients désespérés de la Cité des Religions Perdues. Une sorte de famille Adams qu'Alan, le fils cadet, éternel optimiste tente d'égayer. Pas facile quand on a des parents qui se régalent de la mort des autres, un frère anorexique et migraineux et une soeur qui se trouve horrible. Alan, à contre-courant, reste souriant et gai même quand ses parents l'envoient en camp commando-suicide.
Reste à savoir s'il va réussir à rendre sa famille heureuse ou s'il va suivre le même chemin que ses aînés.

Le début (disons la première moitié du roman) est savoureuse: pleine de jeux de mots sur la mort, des réflexions piquantes, une ambiance vraiment très drôle, particulière du fait du sujet traité mais drôle. J'ai pouffé toute seule et j'espérais que le rythme allait se poursuivre jusqu'à la fin. Malheureusement non, le style devenant moins percutant, avec moins de drôlerie. Au contraire, le roman devient un peu plus grave, mais surtout plus "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" qui m'a déçue. A un moment j'ai même eu le sentiement de lire un livre pour pré-adolescents. Heureusement, la toute dernière phrase a rétabli l'ensemble et laisse présager un avenir moins "bisounours" pour les Tuvache.
Malgré ce passage à vide, j'ai été ravie de découvrir Jean Teulé, et suis curieuse de lire notamment Darling, roman-document qui m'interpelle.
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Mordicus
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Sam 19 Avr 2008 - 20:29

Je viens de terminer "Le magasin des suicides" de Jean Teulé.

Déçue.
Ca se veut faussement cynique et drôle mais ça passe par les grands chemins du convenu.

On saute vaguement de langage familier en soutenu (aucun intérêt). C'est même pas "drôle", tant qu'à rire de suicide autant écouter Stéphane Guillon faire la langue de Pioute sur les ados qui se suicident au jus d'orange périmés et avec 2 cachets de Doliprane...

Tous les clichés sont là.
La Famille Adams c'était vachement mieux.

Bref.
Un truc que je relirai jamais.

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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Sam 19 Avr 2008 - 20:57

Je suis assez d'accord avec toi Mordicus. Personnellement je l'ai trouvé sans plus. C'est sympa cinq minutes mais on tourne rapidement en rond, on pourrait s'amuser des idées de suicide mais je n'ai pas trouvé sa particulièrement intéressant.

Vraiment c'est ce genre de livre, un peu comme ceux de Marc Lévy, que l'on lit une fois et dont on a oublié l'histoire quelques jours après !
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mimi
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mer 30 Juil 2008 - 8:45

Evidément, j'ai lu "Je, François Villon". C'est mon poète préféré et il le restera pour sa balade des dames du temps jadis et sa merveilleuse balade des pendus.

Que dire du livre de Teulé ? Avec déjà un peu de recul.

Les scènes de violence : je trouve que l'auteur est lourd et je me demande pourquoi il insiste autant sur les scènes de torture. Certes, l'époque n'était pas toujours drôlasse mais si Teulé nous ramène à la dureté de l'époque il en oublie les raffinements, c'est frustrant. Pourquoi nous donner une idée aussi noire, négative et réductrice du Moyen-Age qui, sans aucun doute, était bien plus que cela ? Et puis je trouve très morbide cette insistance à nous décrire certaines scènes très longuement et très minutieusement et je me pose des questions sur l'auteur, à vrai dire Laughing

De même, l'image qu'il donne de Villon est très bof ! Villon méritait mieux tout de même et Teulé aurait certainement gagné à lui conserver sa part de mystère. Dommage car l'idée de mettre Villon à l'honneur était bonne et permettra peut-être à certains de s'intéresser au poète. Mais il me semble que Teulé se soit appliqué à déconstruire un mythe en faisant du merveilleux poète un violeur et un lâche et ceci sans aucune compensation. Pourquoi pas, après tout, c'est sans doute motivant de casser un mythe ! Et comme il est bien connu que Villon était un petit truand pourquoi faire preuve d'imagination ?

Le livre m'a tout de même permis de découvrir certains poèmes qui, à eux seuls, ont compensé largement l'ennui de certaines pages.
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coline
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mer 30 Juil 2008 - 12:24

On pourrait ajouter ici ce que Troglo a noté sur le plagiat qu'il a décelé dans "Le montespan"...
Pas envie de lire Jean Teulé...On l'a pourtant beaucoup vu sur les plateaux de télé...
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mer 30 Juil 2008 - 15:06

J'en ai lu deux chapitres, je crois, et ça m'a suffit !
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean Teulé   Mer 30 Juil 2008 - 15:13

coline a écrit:
On pourrait ajouter ici ce que Troglo a noté sur le plagiat qu'il a décelé dans "Le montespan"...
La citation se trouve ICI

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


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