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 Judith Perrignon

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domreader
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MessageSujet: Judith Perrignon   Dim 7 Nov 2010 - 19:38




Judith Perrignon est auteur et ancienne journaliste à Libération. Elle a notamment publié C’était mon frère (L’Iconoclaste, 2006), sur Vincent et Théo Van Gogh, qui a connu un succès public et critique : 12 000 exemplaires vendus.

Elle est l’auteur de l’ouvrage Lettre à une mère avec le Pr Frydman et de Mauvais génie (Stock, 2005) avec Marianne Denicourt et aussi La Nuit au Fouquet's où elle revenait sur la nuit qui suivit l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. Elle publie son premier roman chez Stock 'Les Chagrins' en Août 2010.



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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 7 Nov 2010 - 19:57

Les Chagrins
Judith Perrignon



Voici un roman de la rentrée 2010 que j’ai vraiment aimé lire d’un bout à l’autre, sans que mon attention ni mon plaisir ne faiblissent.

Le roman commence par une série de lettres, les lettres qu’une mère écrit à sa fille Héléna qui est en prison, des lettres qui resteront sans réponse.

Héléna est en prison, elle paie pour deux, puisqu’elle n’a pas voulu dénoncer son amour, son complice d'un braquage qui a mal tourné. Angèle, sa fille, naît en prison et sera confiée à Mila, la mère d’Héléna. Ce sont les lettres de Mila à sa fille que nous commençons par lire, elles décrivent les progrès de la petite Angèle, ses premiers pas, son premier rire, sa taille son poids au fil des mois. Mais Héléna ne répond pas, malgré la colère et le désespoir de sa mère.

Angèle devenue femme, commence ses recherches sur le passé à la mort de sa mère – à laquelle elle n’avait plus parlé depuis 15 ans. C’est avec l’aide d’un journaliste (celui qui avait suivi le procès d’Héléna) qu’elle remontera le fil, celui de l’histoire de sa mère, de son histoire d’amour incroyable et pathétique. Elle essaiera de comprendre cette femme secrète dont la vie semble s’être arrêtée le jour du cambriolage…

Un beau récit, à plusieurs voix, fait de douleurs rentrées, de frustrations et d’incompréhensions lorsqu’il s’agit des relations mère-fille. Il semble impossible de dire, de raconter, mais ce qui fait trop mal est indicible, même entre mères et filles, surtout entre mères et filles. Pas d’inquiétude, le livre ne sombre pas dans le pathos et le larmoyant, il ne décrit que des situations simples, presque banales de vérité.

Quelques extraits pour que vous puissiez vous rendre compte du style à la fois direct et élaboré de Judith Perrignon.

'Ma mère a été enterrée hier matin dans un grand cimetière aux abords de Paris. Helena Danec 1945-2007. C'était sec. Sans un bruit. Comme sa vie, comme sa mort venue pendant son sommeil. Rupture d'anévrisme. Le sang qui s'échappe et compresse le coeur. Pas de messe, pas d'amis, deux voisines aimables et polies venues se faire pardonner de n'avoir rien remarqué. C'est l'aide ménagère qui l'a trouvée lors de son passage, ça faisait un petit moment qu'elle était morte, il était alors impossible de lui joindre les mains.
Je n'ai vu personne surgir du lointain, ni vieil homme, beau comme Beckett, voûté par la musique, revenu d'exil saluer son premier amour, ni femme marquée, complice d'écrou, guidée là par le souvenir. J'étais la seule trace de son passage sur terre. Nous avons pourtant vécu l'une malgré l'autre.'


Puis quand Angèle retourne dans l'appartement de sa mère pour trier ses affaires :

'...Et soudain je l'ai revue... debout sur le carrelage blanc dans sa robe de chambre piquée de fleurs fanées, j'étais face à elle sur le pas de la porte, je la fixais sans rien dire, les mains sur la tête comme les enfants punis et avec dans les yeux une colère auparavant jamais sortie. J'avais froid sur ma tête, je n'avais plus de cheveux, elle était venue dans ma chambre pendant la nuit avec des ciseaux, elle s'était penchée sur moi et avait tout coupé de la nuque jusqu'au front, d'une oreille à l'autre. Je n'avais rien senti.'

De ce geste cruel et étrange nous n'aurons jamais l'explication, mais la douleur est partout dans ce livre, toujours sous entendue, toujours sourde et secrète. Un beau premier roman.

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 28 Nov 2010 - 17:20

-Les chagrins-

Joli roman tout en délicatesse qui fait s'entrecroiser plusieurs voix sans forcément les laisser se rejoindre. Il y a au final beaucoup de désenchantement dans ce kaléidoscope de vies souvent solitaires même si l'auteure nous laisse entrevoir une petite lueur dans la rencontre supposée d'Angèle et de son père dont la confession cloture le récit .

C'est écrit tout en douceur, on sent une sensibilité à fleur de peau, et l'auteure nous trace quelques beaux portraits qu'il tient à nous de reconstruire à partir de ces lettres ou confessions à demi-chuchotées. Le personnage de Héléna autour duquel tout gravite est de loin le plus complexe, pourtant il reste flou, enfermé dans ses attentes déçues autant que dans les murs de sa prison, et c'est peut-être ce qui m'a le plus manqué.

Je garde surtout en tête l'image terrible de cette petite fille qui attend sa maman et qui ne comprend pas l'histoire des grandes personnes. Pour moi ce sont les plus poignantes.
Citation :
Ma mère arriva dans ma vie à pied. C’est moi qui ouvris la porte. Je venais d’avoir cinq ans. Elle était grise comme la pierre, elle avait un regard froid et des yeux de feu. Elle entra, me dévisagea, Mila s’agenouilla aussitôt et me dit, C’est Helena, elle est fatiguée. Mais ses efforts pour me rassurer étaient vains, quelque chose en moi se brisa, si profondément que je ne sus pas quoi. À compter de ce jour, je ne fis plus aucune différence entre l’absence et la mort. Celle qui arrivait ne pouvait pas être Helena.
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 28 Nov 2010 - 18:36

COntente qu'il t'aie plu aériale. Je crois que des romans de la rentrée, c'est celui qui m'a le plus touchée. Je trouve aussi que Judith Perrignon a un vrai talent d'écrivain.

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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Jeu 13 Mar 2014 - 9:33

domreader a écrit:
COntente qu'il t'aie plu aériale. Je crois que des romans de la rentrée, c'est celui qui m'a le plus touchée. Je trouve aussi que Judith Perrignon a un vrai talent d'écrivain.

Vraiment! Et j'ai aimé le second...

- Les faibles et les forts-



C'est l'histoire d'un fait divers, très triste, qui eut lieu en Louisiane, l'été 2010:  la noyade de 6 jeunes noirs issus de la même famille. A partir de là, Judith Perrignon, entrecroise plusieurs récits, le premier se déroulant de nos jours, avec la fouille d'un de jeunes, Marcus, par la police persuadée qu'il cache de la drogue. Le second nous renvoie dans les années cinquante avec Marie Lee la grand mère et les souvenirs liés à un épisode précis, toujours à Saint Louis. Celui de l'ouverture officielle d'une piscine municipale pour la première fois admise aux noirs. Evènement tragique puisqu'il se termina par des émeutes et une ségrégation encore plus virulente. La dernière partie est une interview à la  radio, commentée de nos jours suite à cette noyade ...

Avec  justesse et  sensibilité,  Judith Perrignon nous brosse le portraits d'une de ces familles noires américaines. Des gens humbles mais fiers,  subissant quotidiennement un racisme toujours présent. Le constat est sans appel et l'auteure dénonce avec force une injustice qui perdure malgré toutes ces décennies. Comment expliquer cette incapacité à nager? cette peur innée de l'eau? Judith Perrignon ne donne pas de réponses mais nous laisse avec des chiffres accablants et une interrogation qui nous laisse sur un sentiment évident de malaise. L'écriture est simple, mais la résonance est puissante. Un second roman plein de promesses en tout cas!

.
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 16 Mar 2014 - 9:38

Les chagrins

Cinq ans en prison, à 20 ans, pour un casse foireux avec son amoureux, alors que d'autres montent les barricades de mai.. Un amour-passion fou pour elle, une étape pour lui. Croit-il. En prison nait Angèle, et meurt la joie d'Helena, son enthousiasme, sa capacité d'amour. A la mort de celle-ci, la prison a été détruite, mais des pistes sont là, des lettres, des témoins, autant de traces  d' une vie perdue pour cause d' amour perdu, laissées à une petite fille mal aimée qui enfin pourra cerner cette mère étrange.

Je ne sais ce qui est plus poignant de cette mère qui ne sait plus aimer ou de cette fillette délaissée, à l'heure où un vent de liberté souffle sur le destin des autres. Le temps a passé, Angèle se penche sur cette histoire avec autant de douceur que d'obstination, car comprendre peut-être pansera les plaies. Judith Perrignon raconte cette histoire de passions inexprimées, de blessures trainées, de mots non-dits, avec une économie de moyens qu'exprime  un style d'une belle sobriété.

Roman d'amour et de désamour, roman d'une vie qui a mal tourné, est devenue grise et creuse parce qu'un jour Héléna a trop aimé, Les chagrins porte de belles émotions contenues. J'ai beaucoup aimé le regard de Judith Perrignon sur des êtres  que la vie n'a pas épargnés, et cette façon de donner la parole à divers points de vue, mais jamais à Héléna, qui garde sa part de mystère.
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 16 Mar 2014 - 11:39

J'avais un peu oublié cette lecture, et du coup j'ai relu le fil et vos impressions, Judith Perrignon écrit 'juste'. Contente qu'elle vous ai plu Aeriale et topocl.

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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 16 Mar 2014 - 14:24

topocl a écrit:
Roman d'amour et de désamour, roman d'une vie qui a mal tourné, est devenue grise et creuse parce qu'un jour Héléna a trop aimé, Les chagrins porte de belles émotions contenues. J'ai beaucoup aimé le regard de Judith Perrignon sur des êtres que la vie n'a pas épargnés, et cette façon de donner la parole à divers points de vue, mais jamais à Héléna, qui garde sa part de mystère

Joli résumé! Contente aussi que tu aies aimé topocl...

Son écriture révèle beaucoup de sensibilité, elle mérite d'être connue cette jeune femme Wink
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 16 Mar 2014 - 16:03

Cette auteure écrit sur des sujets déchirants sans pathos? ça me plait bien. Je note.

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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 14 Sep 2014 - 18:15

Les faibles et les forts

Ce coup-ci, je vous l'écris en bleu, car, sinon, comment attirer l'attention, autour de tous ces beaux livres qu'on peut lire, sur celui-ci qui est vraiment magnifique, magnifique ! ! J'imagine que quand on aime la musique, c'est aussi beau qu'un  superbe blues...à faire pleurer les pierres, comme on dit sur un fil par ici.


Citation :
J'ai l'impression que nous sommes comme les feuilles mortes qui dans quelques mois se détacheront des arbres, poussière dans l'eau.


Judith Perrignon part d'un fait divers qui n’apparaît qu'à la fin du livre. Je ne vous parlerai donc pas de l'histoire,  miroir du destin noir aux États-Unis, de l'esclavage à nos jours, un destin qui nous montre comment la soi disant toute puissance américaine étouffe peu à peu sous l’arrogance, son peuple , ses peuples. Juste ces photos.

   

Citation :

Car le Noir aurait pu apparaître pour ce qu'il est : un homme.


Mais c'est avant tout une tragique histoire intime, celle d'une famille noire, celle de chacun de ses membres se racontant de façon déchirante, l'un après l'autre. Je vous parlerai donc plutôt de ces personnages, trois générations sous le même toit. Cinq enfants de trois pères différents, fascinés-effrayés par la délinquance, les yeux pétillants d'envies et  de rêves, matés par une société qui les a déjà catalogués. La mère, abandonnée par tous ces pères successifs, essuyant du doigt les larmes au bord des yeux pour que les enfants ne les voient pas (mais ils sont bien trop malins pour les ignorer), anéantie par la fatigue et par la vie. Et la grand-mère surtout, Mary Lee, cette femme pleine de sagesse et de fureur, qui traîne dans son cœur l'histoire de leurs ancêtres, l'esclavage, la ségrégation, les lynchages, qui sait qu'à l'espoir ne fait pas suite la simple douceur mais la désolation, encore et toujours cette misère, alors que les cœurs seraient si prêts pour autre chose...


Citation :
Il scintille, le fleuve, surtout le soir quand les phares sont braqués sur lui, il prend des airs de majesté, mais il est poisseux, il n'est qu'eaux usées par les hommes, leurs bateaux, leurs usines, leurs maisons, leurs caniveaux, leurs chiottes. Leurs pensées les plus sales sont dans le fleuve, il a tout absorbé.


Cette lecture est bouleversante à chaque page, à chaque phrase, à chaque mot. Chacun parle à son tour, enfermé dans la solitude de cette affectueuse promiscuité, chacun voit les événements à sa façon, selon son cœur, ses peurs et ses espoirs. Chacun, dans sa rancœur et ses espérances est l'aboutissment d'une fatalité qui se tisse depuis des générations. C'est d'une  tristesse à pleurer même si le récit prend parfois des allures de  chaleur réconfortante. C'est 150 pages, une à une  bouleversantes, qu'on lit en ne sachant que choisir, les finir pour les appréhender au plus profond,  ou ne pas les terminer pour en jouir encore longtemps.


Citation :
Nous installerons Dana dans sa chambre d'enfant, Vicky avec elle, Marcus dans celle d' à côté, et pour eux, je retournerai à cet âge où les mères croient qu'elles peuvent tout résoudre.
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Dim 14 Sep 2014 - 18:46

ton commentaire donne envie, livre noté :)
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Lun 15 Sep 2014 - 9:28

oceanelys a écrit:
ton commentaire donne envie

J'espère bien rire !
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MessageSujet: Re: Judith Perrignon   Aujourd'hui à 10:37

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