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 Yoshimoto Banana

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Harmonuit
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MessageSujet: Yoshimoto Banana   Ven 25 Mai 2007 - 3:25


Un peu d'elle:
Citation :
Banana Yoshimoto est née à Tokyo le 24 juillet 1964. Banana n'est, bien sûr, pas son vrai nom. Yoshimoto Maiko a en fait choisi ce pseudonyme de Banana parce que… eh bien, elle trouvait tout simplement que le nom sonnait bien. Issue d'un milieu intellectuel, son père Yoshimoto Takaaki (ou Yoshimoto Ryumei selon les sources) est un critique littéraire, Banana baigne dès son plus jeune âge dans la littérature. Banana suit des études d'Arts et de Littérature à l'université Nihon, dont elle sort diplômée à l'âge de 22 ans. Yoshimoto remporte son premier prix littéraire en 1986 avec sa nouvelle "Moonlight Shadow" (éditée avec Kitchen) qui est récompensée par le Izumi Kyoka Prize, le grand prix des arts de l'université de Nihon. En 1987, Banana écrit la nouvelle qui va la rendre mondialement célèbre, "Kitchen". Immédiatement récompensée par le Kaien Magazine New Writer Prize, un prix soutenant les nouveaux écrivains, la jeune romancière se fait rapidement une réputation dans le milieu de la littérature japonaise.



Quatrième de couverture:
Citation :
Que faire à vingt ans, après la mort d'une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu'on aime les cuisines plus que tout au monde ? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude.
Cette vie semi-végétative de Mikage, l'héroïne de Kitchen est un jour troublée par un garçon, Yûichi Tanabe, qui l'invite à partager l'appartement où il loge avec sa mère. Mikage s'installe donc en parasite chez le Tanabe : tombée instantanément amoureuse de leur magnifique cuisine, elle est aussi séduite par Eriko, la "mère" de Yûichi. Eriko, personnage ambigu et pur, transsexuel à la beauté éblouissante, qui, traversant le récit comme un soleil éphémère, va bientôt mourir à son tour d'une mort violente.

Le récit est suivi d'une nouvelle fantastique, Moonlight Shadow, dans laquelle, encore une fois, on met en lumière le processus de deuil d'une héroïne qui a perdu son fiancé dans un accident de voiture. Spirituelles, les quelques pages sont empreintes d'un mélange de mélancolie et d'espoir lumineux.

Commentaire purement subjectif:
Un livre typiquement postmoderne où la dérive identitaire et la solitude sont au premier plan. L’écriture-dentelle de l’auteure permet d’aborder un sujet lourd avec délicatesse. De plus, l’intemporalité qui s’en dégage et la transfiguration du réel par l'imaginaire placent ce roman dans la même lignée que le Petit Prince de Saint-Exupéry.

À consommer lors d’une perte, parce que la soif de vivre des personnages et la poétisation de leur perte séduisent.


Dernière édition par le Ven 25 Mai 2007 - 3:52, édité 1 fois
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Harmonuit
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 25 Mai 2007 - 3:31

Je ne sais pour vous, mais je me plais à recopier des bouts de textes dans un cahier pour m’en imprégner…

Je vous transcris quelques extraits de Kitchen :

Citation :
Je peux vous jurer que j’étais en train de rêvasser, avec un certain détachement – du moins je le croyais. Et ballottée par le rythme du bus, je continuais distraitement de suivre des yeux le petit dirigeable qui s’en allait à l’autre bout du ciel.
Mais soudain j’ai senti des larmes qui coulaient sur mes joues et tombaient goutte à goutte sur mon manteau.
Je n’en croyais pas mes yeux.
Je me suis dit que ma mécanique était cassée. Comme quand on est dans un état d’ivresse incontrôlée, les pleurs affluaient d’eux-mêmes. Tout cela se passait en dehors de moi. Puis la honte m’a rendue écarlate. Cela, en revanche, je m’en suis bien rendu compte. Je suis descendue du bus en catastrophe. Dès qu’il s’est éloigné, je me sus précipitée dans une petite ruelle obscure.
Là, accroupie dans la pénombre entre mes bagages, j’ai éclaté en sanglots. Jamais je n’avais autant pleuré de ma vie. Tout en versant des larmes tièdes, intarissables, je me suis aperçue tout à coup que depuis la mort de ma grand-mère, je n’avais pas eu mon compte de pleurs.
Je crois que j’avais simplement envie, sans raison particulière de tristesse, de tout noyer dans les larmes.
Citation :
[…] Mais de toute façon, dans la vie, si on ne touche pas au moins une fois le fond, si on n’arrive pas à comprendre à quelle part de soi on tient vraiment, alors on grandit sans même savoir ce que c’est que le bonheur. Moi, je trouve que j’ai eu de la chance.

Citation :
La séparation, la mort, c'est dur. Mais un amour qui ne te donne pas l'impression d'être le dernier, ça ne vaut rien.

Citation :
Chacun est fait pour vivre ce qu’il est. Le bonheur, c’est de mener une vie où rien ne vous oblige à prendre conscience de votre solitude.


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Harmonuit
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 25 Mai 2007 - 3:41

Et un extrait de Moonlight Shadow:

Citation :
Hitoshi était là.
Si je ne rêvais pas, si je n’avais pas perdu la raison, c’était bien lui qui se tenait de l’autre côté, le visage tourné vers moi. Et cette rivière entre nous… La nostalgie m’a envahie, les moindres détails de sa silhouette sont venus se superposer à l’image que je gardais de lui dans mon cœur.
Il me regardait, dans la brume bleutée de l’aube. Avec l’air inquiet qu’il avait toujours quand je faisais des bêtises. Les mains dans les poches, il me fixait des yeux. Qu’elles me semblaient proches et lointaines, toutes ces années que j’avais passées dans ses bras… Nous restions là, à nous regarder. Seule la lune pâlissante était témoin de ce qui nous séparait, le cours tumultueux de la rivière, et cette distance vertigineuse. Mes cheveux et la chemise de Hitoshi que j’aimais bien flottaient vaguement au vent, comme dans un rêve.
Hitoshi, tu veux me parler ? Moi, j’aurais tant de choses à te dire. Je voudrais courir vers toi, me jeter dans tes bras, partager avec toi la joie de nos retrouvailles. Et pourtant – mes larmes se sont mises à couler – le destin nous a arrachés l’un à l’autre, il a mis cette rivière entre nous, et je n’ai plus aucun moyen de te rejoindre. Je ne peux que te regarder de loin, en pleurant. Toi aussi, tu me regardes d’un air triste. Si seulement le temps pouvait s’arrêter…
Cependant, au moment où filtraient les premières lueurs de l’aube, tout a commencé à s’estomper doucement. Devant mes yeux, Hitoshi s’éloignait de plus en plus. Comme je m’affolais, il m’a fait des signes de la main, en souriant. Des signes indéfiniment répétés. Il s’enfonçait dans l’obscurité bleue. Moi aussi, je lui ai répondu d’un geste de la main. Hitoshi… J’aurais voulu graver en moi la forme de ses épaules et de ses bras, qui m’étaient si chers. Ce paysage indécis, la tiédeur des larmes qui coulaient sur mes joues, tout cela je voulais le garder à jamais dans ma mémoire. Les lignes de ses bras formaient encore une dernière image qui se reflétait dans le ciel. Mais lui, s’effaçant peu à peu, a fini par s’évanouir. Je l’ai suivi des yeux à travers mes larmes.


Poétiquement vôtre,
Harmonuit
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Marie
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 25 Mai 2007 - 4:27

Je note tout de suite Banana Yashimoto, et cette histoire de jeune fille amoureuse des cuisines.....
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coline
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 25 Mai 2007 - 12:26

Marie a écrit:
Je note tout de suite Banana Yashimoto, et cette histoire de jeune fille amoureuse des cuisines.....

Ah...moi aussi!... :)
"Ecriture-dentelle" as-tu dit Harmonuit, toi qui as une écriture très poétique...
Et les extraits que tu nous offres ont de quoi me convaincre.
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 26 Mai 2007 - 9:34

Il est sur ma LAL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! sunny
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alaska
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Lun 13 Aoû 2007 - 16:57

J'ai lu Kitchen. Au début, j'ai eu un peu de mal avec cette "écriture-dentelle", comme dit Harmonuit. Je n'avais pas le temps de fixer une scène que déjà c'était le lendemain, la semaine suivante. Et puis, après quelques dizaines de pages, j'ai accepté cette espèce d'écriture fuyante, et j'ai vraiment apprécié.
Par contre, je ne m'attendais pas à ça. La cuisine n'est que prétexte au duo Mikage-Yûichi. Mais j'aime bien les rapports entre ces deux personnages, et entre tous les personnages en général.
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 8 Fév 2008 - 22:36

J'ai enfin réussi à emprunter "Kitchen" à la médiathèque!!!

Banana Yoshimoto offre à lire deux nouvelles dans son "Kitchen". Elles ont un point commun: le quotidien après la perte d'un être cher (la grand-mère pour Mikage, le petit ami pour Satsuki).
Comment donner un aperçu de ces nouvelles? Il est toujours très difficile d'exprimer les émotions ressenties à la lecture d'un roman, ou d'une nouvelle, japonais ou asiatique. Il y a tellement de retenue apparente, de feu couvant sous la glace, que l'on peine à trouver les mots justes pour en parler sans rien trahir.
"Kitchen" ou le quotidien d'une jeune fille qui bascule au décès de sa grand-mère. Mikage est irrémédiablement orpheline, elle n'a plus de filiation, la solitude marginale guette son devenir. Mais c'est sans compter sur le soutien, étonnant, d'un jeune homme, condisciple d'université, et de son étrange mère, Yûichi et Eriko Tanabe, soutien étayé par la passion de Mikage, la cuisine!
"Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. Peu importe où elles se trouvent et dans quel état elles sont, pourvu que ce soient des endroit où on prépare des repas, je n'y suis pas malheureuse. Si possible, je souhaiterais qu'elles soient fonctionnelles, et lustrées par l'usage. Avec des tas de torchons propres et secs, et du carrelage d'une blancheur éblouissante." (p 11)
Le lecteur entre immédiatement dans le monde de Mikage, un monde de don de soi, d'amour pour l'autre et d'esprit d'aventure (cuisiner c'est aussi partir à la découverte d'autres saveurs!) où la cuisine, espace clos certes mais ouvert sur l'immensité de l'imagination gustative et colorée des mets. On entend le bruit sec du couteau qui coupe les légumes, les fruits en menus morceaux, le crépitement des poissons ou des viandes dans la poèle, le "bouillottement" des eaux de cuisson où paresse le riz, les pâtes. Les senteurs des épices, des condiments embaument les mots, les pièces de l'appartement. Ces petits riens du quotidien aident à assourdir la douleur de la perte de l'être cher. Le deuil se vit doucement au rythme des plats, des vaisselles, des thés, des émissions de télé, des rires et des larmes. Malgré la douleur de l'absence, il règne une certaine sérénité dans l'âme de Mikage, un mono no aware c'est à dire le profond sentiment des choses.
"Moonlight shadow" ou comment vivre sa vie après la disparition tragique (un accident de voiture) d'un petit ami. C'est le difficile passage du plein au vide que doit franchir Satsuki. Elle sombre dans la dépression sombre, solitaire proche de l'anéantissement de l'être puis reprend pied grâce à la course à pied. Chaque matin, à l'aube, elle court jusqu'au pont qui relie le quartier d'Hitoshi au sien. Le pont, passage, voie, main tendue entre deux rives. Un matin, Satsuki rencontre une jeune fille mystérieuse qui semble tout connaître d'elle. Elle s'appelle Urara et attend un instant particulier, instant qui ne vient qu'une fois par siècle. Un instant magique, mystérieux, mystique au cours duquel les disparus apparaissent aux vivants, le phénomène de Tanabata. Ce moment intense est celui qui permet de se dire adieu à jamais....un adieu que Satsuki n'avait pu dire à Hitoshi. Le "mono no aware" est ici le parcours effectué par Satsuki chaque matin, immuable, sereine qui s'arrête boire le thé de sa thermos en regardant filer le courant de la rivière. Satsuki, peu à peu, sort de l'adolescence pour entrer dans le monde adulte, passage sacré où Hitoshi lui tendra un témoin invisible, libérant le noeud de son âme. Banana Yoshimoto intègre une dimension fantastique dans son récit qui entraîne le lecteur dans un monde de l'invisible et de l'indicible. Le phénomène de Tanabata (référence à une des fêtes les plus populaires du Japon qui marque, d'après une légende chinoise, les retrouvailles, une fois l'an, sur les rives de la Voie Lactée, de Véga et d'Altaïr - la Fileuse et le Bouvier - ), instant précieux, car rarissime, de l'intériorité, fenêtre entre le monde des vivants et celui des morts.
Une lecture où les choses avancent sous un calme qui n'est qu'apparent, une lecture où la poésie d'une langue transcende la trivialité du quotidien par des images splendides et épurées. Tout est dit, l'air de rien, tout est posé avec délicatesse et sobriété, tel un ikebana littéraire.

"Je me suis habillée chaudement et je suis partie à bicyclette. C'était une journée enveloppée d'une lumière tiède, qui annonçait vraiment l'approche du printemps. Le vent qui venait de naître soufflait agréablement sur mes joues. Dans les rues, des feuilles vertes, encore enfantines, pointaient aux branches des arbres. Le bleu pâle du ciel, légèrement voilé, s'étendait à perte de vue.
Devant cette fraîcheur, j'ai senti à quel point tout était desséché en moi. Le paysage du printemps n'arrivait pas à pénétrer dans mon coeur. Il voltigeait à la surface, s'y reflétant comme une bulle de savon. Les passants me croisaient d'un air heureux, la lumière jouait dans leurs cheveux. Toutes les choses respiraient, leur éclat s'intensifiait, nouri par les doux rayons du soleil. Dans ce beau paysage débordant de vie, je regrettais les rues désolées de l'hiver, le lit à sec de la rivière à l'aube. J'aurais voulu me briser en morceaux et disparaître."
(p 155)
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Ven 8 Fév 2008 - 23:09

Le problème de Yoshimoto Banana, c'est qu'elle n'a pas renouvelé son inspiration.
On en lit un, très bien ; le deuxième : bon, ça va encore ; mais ensuite... Dans le Dernier Jour, elle plante le décor en Amérique du Sud, espérant que le changement de décor renouvellerait son inspiration (comme les scénaristes de 24 heures chrono, tiens), mais non.

Et puis à force, cette "philosophie" (concept sacrément galvaudé : on parle de philosophie du football, de philosophie du bricolage...) du style : même si la mort, c'est pas bien, c'est quand même beau la vie, et elle continuera sans nous, "le même vent soulèvera les feuilles des platanes du chemin, oui, et à cette idée, j'ai eu l'impression que la mort ne me faisait plus peur". (page 69, nouvelle "Les Platanes", extrait de Le Dernier Jour) : ah la la... le gros cliché...

C'est du niveau Disney actuel, avec le sempiternel "follow your heart", ça donnerait presque un haut-le-coeur (qui est aussi le titre d'un roman de Takami Jun : 732 pages avec complots, assassinat, purges. Comme quoi, il y a de gros bouquins nippons).

D'ailleurs, on n'en entend plus tellement parler, de Yoshimoto,je ne sais pas ce qu'elle devient.

Donc : entre Kitchen (1988) et Le Dernier Jour (2000), pas d'évolution, rien, elle ressasse encore et encore les mêmes thèmes.
Elle n'avait finalement pas grand chose à dire.

Voilà, personne ici n'avait dit du mal de Yoshimoto, il a encore fallu que je m'y colle... Very Happy
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 9 Fév 2008 - 9:19

Expie:
Citation :
Voilà, personne ici n'avait dit du mal de Yoshimoto, il a encore fallu que je m'y colle...

Je n'ai lu que "Kitchen" donc un peu court pour avoir une vision globale de l'oeuvre romanesque de Yoshimoto et se permettre de mettre en boîte ses écrits cat
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 9 Fév 2008 - 10:39

eXPie a écrit:

D'ailleurs, on n'en entend plus tellement parler, de Yoshimoto,je ne sais pas ce qu'elle devient.

Elle tient un journal en anglais sur son site officiel. Cliquer sur le menu déroulant "TOP".
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 9 Fév 2008 - 10:58

Ah oui, merci pour le lien, Nezumi !

Amusant son journal : dommage que personne ne lui ai offert le volume "2008", et que pour 2007 il n'y ait que 6 entrées !
Que personne ne sorte, rendez les pages arrachées ! attentif

... ou bien faut-il faut consulter la version nippone, mais là j'aurais du mal ! Very Happy

Son "profil" s'arrête à 2000.
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 9 Fév 2008 - 11:03

La version en japonais du journal (" 日記" dans le menu TOP) est plus fournie et il y a bien des entrées régulières pour 2008 . Traduction en retard (ou abandonnée) visiblement. Wink
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kenavo
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MessageSujet: Re: Yoshimoto Banana   Sam 9 Fév 2008 - 16:19

eXPie a écrit:
Le problème de Yoshimoto Banana, c'est qu'elle n'a pas renouvelé son inspiration.
On en lit un, très bien ; le deuxième : bon, ça va encore ; mais ensuite...
J'en ai eu un peu la même impression que toi - mais néanmoins j'ai bien aimé les quelques livres que j'ai lu d'elle.. j'ai décidé pour moi aussi de la laisser de côté - mais je lui souhaite quand même de nouveaux lectrices/lecteurs Wink
eXPie a écrit:
Elle n'avait finalement pas grand chose à dire.
Elle a au moins évité de devenir un 'Bartleby' content

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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MessageSujet: Dur, dur   Dim 18 Jan 2009 - 13:49

Dur, dur :

EXPie n’a pas tout à fait tord mais je le trouve un peu « dur » tout de même… dentsblanches

Les 2 nouvelles de ce livre sont certes empreintes d’une philosophie un peu niaise et follement optimiste mais il y a quelque chose de touchant dans son ésotérisme et sa fascination pour la mort.
Son écriture, poétique, est agréable à lire et la structure des textes de bonne qualité. Les personnages sont attachants et quand même plus complexes que chez Disney… innocent

Ces 2 nouvelles parlent de la perte de personnes aimées (d’une amie proche dans le premier cas, d'une sœur dans le second) et du travail de deuil qui en découle…je crois que l’expression qui convienne pour caractériser son écriture est douloureuse douceur.
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