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 Anthony Burgess

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colimasson
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MessageSujet: Anthony Burgess   Mer 22 Déc 2010 - 11:53

Anthony Burgess (1917, Manchester - 1993)



D'abord enseignant en linguistique et compositeur, Anthony Burgess ne s'est tourné que plus tardivement vers l'écriture, en 1956. Son rythme d'écriture s'accroit à partir de 1959, après que des médecins lui aient diagnostiqué une tumeur au cerveau. En une année, il publie 5 romans ! Depuis, il n'a pas cessé d'écrire jusqu'à sa mort en 1993.
Son roman le plus célèbre est l'Orange mécanique, adapté par Stanley Kubrick en 1971.

L'Orange mécanique, 1962


(J'aime beaucoup cette couverture Razz)

Résumé Evene a écrit:

Le décor inquiétant de cette fable anti-utopiste est bien connu : c'est celui de la banlieue concentrationnaire, une immense zone urbaine de désolation et de peur. Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la peur. A la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, torture, et s'acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès. Un jour il est arrêté et envoyé en prison. Afin de faire écourter sa peine, il se porte volontaire pour une thérapie révolutionnaire où des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité.
Source

Le titre du livre proviendrait d'une expression cockney : "Bizarre comme une orange mécanique". L'autre origine serait malaisienne (Burgess revenait de Malaisie lorsqu'il a commencé l'écriture du livre) où "orang" signifie "être humain". "Orange mécanique" signifierait donc "homme mécanique".

Ce livre est brillant !
Le fait que j'aie d'abord vu le film m'a certainement aidée à mieux apprécier certaines scènes et à m'affranchir de la difficulté que peut constituer le langage inventé par Burgess. Ce langage est pourtant un des principaux intérêts du livre (merci aussi la traduction !) Il rend le texte musical, expressif, et permet en même temps de dresser une frontière entre le monde d'Alex et celui des adultes.

Citation :
Et on s’est assis, tout gentils et drouguis, pour y aller du vieux crac crac craque-moi c’t œuf des familles et crock crock croquemeule-moi ce bout de charbon de pain, avec le tché laiteux au garde-à-vous dans de blochoïes grandes tasses à petit déjeuner.

Petite note des traducteurs (Georges Belmont et Hortense Chabrier) ) à propos de ce langage, le nadsat :

Citation :
Le langage de l’Humble Narrateur et Martyr, héros de ce roman, est surprenant à la fois par sa simplicité et par les « infiltrations » qui ont fini par le conditionner. La simplicité appartient à la jeunesse du personnage ; les « infiltrations » relèvent d’une pénétration de la brutalité et d’un viol de la conscience dont nous voyons et pouvons mesurer presque chaque jour la croissance et les effets. L’argot (un « métaargot », souvent, si l’on peut dire), le manouche (le parler romani), le russe (« la propagande », déclare Burgess lui-même) marquent l’intrusion et cet aspect d’une révolution, subie sinon passive, du langage.

Un livre à lire et à relire, éblouissant par son inventivité et par son message !
Étonnant, Anthony Burgess ne semblait pas très enthousiaste :

Citation :
Ce n'est pas, à mes yeux, un très bon roman : trop didactique, trop exhibitionniste sur le plan linguistique. Mais il présentait sincèrement mon horreur de l'opinion selon laquelle certaines gens sont des criminels et d'autres pas.

Peut-être trop didactique, oui, mais pourquoi pas après tout ? On sent que Burgess veut nous mener quelque part, mais à aucun moment le message ne se fait trop envahissant.

Pour le plaisir, quelques extraits :

Citation :
Ma parole, mais c’est ce gros bouc puant de Willaid en personne. Comment vas-tu, Ô toi, espèce de fiole puante d’huile de glaviot au rabais ? Amène-toi que je t’en colle un dans les yarbilles, pour peu que t’en aies, Ô toi, espèce de gelée d’eunuque.

Citation :
Mais ce pauvre vieux Momo continuait à lever le nez vers les étoiles et les planètes et la Luna, la rote grande ouverte, comme un môme qui n’aurait encore jamais rien vu de pareil, et il a dit :
- Qu’est-ce qu’ya dessus, là-haut, vous croyez ? Qu’est-ce qu’y peut bien y avoir sur des trucs comme ça ?
Je lui ai donné un grand coup de coude en disant :
- Arrête, Ô gloupp et connard que tu es. Loin de toi ces pensées. Y a la même vie qu’ici, plus que probable, avec des mecs qui reçoivent des coups de couteau et d’autres qui en donnent.

Citation :
Alors, frères, c’est venu. Ô félicité, félicité céleste. Couché tout nagoï les yeux au plafond, les roukes derrière le gulliver sur l’oreiller, les glazes clos, la rote ouverte de béatitude, j’ai slouché la cataracte ravissante. Oh, c’étaient la splendeur et la splenditude faites chair. Les tormbones broyaient de l’or rouge sous le lit et derrière mon gulliver les trompettes triplaient leur flamme argentée, et là-bas, près de la porte, les timbales me roulaient à travers les tripes et ressortaient pulvérisées comme un tonnerre de sucre. Ô merveille des merveilles. Puis pareil à un oiseau comme tissé dans le métal céleste le plus rare, ou à un vin argenté coulant dans un vaisseau spatial, la pesanteur devenant une absurdité, est venu le solo de violon dominant toutes les autres cordes, lesquelles faisaient genre cage de soie autour de mon lit. Puis la flûte et le hautbois ont brillé, qu’on aurait dit des vers comme en platine perçant le gros caramel dur d’or et d’argent.

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colimasson
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Mer 22 Déc 2010 - 17:34

Trouvées sur ce site des citations d'Anthony Burgess à propos de son livre l'Orange Mécanique :

Citation :
"C'est le sentiment de cette séparation entre nous aut' bien portants et les ceusses qui sont malades, qui m'a conduit à écrire, en 1960, le court roman l'Orange Mécanique.
[...]
Le déni du péché originel comme héritage universel est un trait caractéristique des sociétés pélagiennes, telle la nôtre en Grande-Bretagne; et c'est en Grande-Bretagne, vers 1960, que les gens respectables ont commencé à murmurer contre la courbe croissante de la délinquance juvénile et à suggérer, après avoir lu les articles d'une certaine presse à sensation, que les jeunes criminels qui foisonnaient-ou les groupes exubérants tels que les Mods et les Rockers, plus agressifs par jeu que véritablement criminels-représentaient en quelque sorte une espèce inhumaine et requéraient donc un traitement inhumain.
La prison était réservée aux délinquants d'âge mûr, et les centres de détention juvénile apportaient peu de remèdes. Il y eut des irresponsables pour parler de thérapie par l'aversion, de cautérisation des impulsions criminelles à la racine.
Si, grâce aux électrochocs, aux drogues ou au pur conditionnement pavlovien, l'on pouvait ôter aux jeunes délinquants le pouvoir de commettre des actes antisociaux, alors nos rues redeviendraient sûres, la nuit.
Comme d'habitude, la société avait priorité absolue. Il manquait de tout évidence quelque chose aux délinquants pour être des êtres humains complets : mineurs, ils n'avaient pas le droit de vote. Bref, ils étaient terriblement les ''ceusses", par opposition à "nous aut' ", qui représentons la société.

Concernant le prénom du personnage :

Citation :
D'autre part, Alex, le nom de mon anti-héros, est l'abréviation d'Alexandre, qui signifie "défenseur des hommes" étymologiquement.
Toutefois, il a d'autres connotations : a (qui veut dire en anglais un, une) + lex (qui veut dire en latin loi) = qui est sa propre loi.
Ou bien : a (en grec, préfixe privatif) + lex = sans loi
Et encore : a (un, une) + lex(is) = un vocabulaire (bien à soi)
Les romanciers ont tendance à faire très attention aux noms qu'ils attachent à leurs personnages. Alex est un nom riche et noble, et mon intention était que celui qui le portrait inspirât la sympathie et la pitié et fût insidieusement identifiable à nous aut', par opposition aux ceusses...

Et sur la réception du livre :

Citation :
On n'a pas très bien compris ce roman. Les lecteurs et les spectateurs du film que l'on tira du livre ont pris pour allant de soi que, moi qui suis un homme des moins violents, je ne pouvais qu'adorer la violence. C'est faux....
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colimasson
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Lun 27 Déc 2010 - 11:57

Comme je suis intéressée à l'idée de découvrir d'autres ouvrages de Burgess, j'ai été consulter sa bibliographie. Il a écrit de nombreux romans mais également de la poésie, des nouvelles, du théâtre, des histoires pour enfants, des biographies, des essais, des articles de presse...

Pour une vision de sa prolixité : La bibliographie de Burgess sur Wikipédia (en anglais)

Quelques petites recherches :

1985 : Livre divisé en deux parties. La première regroupe des essais et interviews autour du livre 1984 d'Orwell tandis que la deuxième est une nouvelle qui se déroule en 1985 et dans laquelle Burgess, partant sur la même méthode qu'Orwell, essaie d'imaginer la situation de l'Angleterre en 1985.

Petit Wilson et Dieu le Père : Autobiographie des 42 premières années de sa vie dans lesquelles Burgess confesse "sa honte d'avoir vécu une vie si banale". La suite avec le deuxième tome : Si mon temps m'était compté.

La folle semence : Quelque part juste avant l'an 2000, la terre est épuisée par la surpopulation. L'Etat n'autorise qu'un seul enfant par famille et encourage l'homosexualité. Un humble professeur, Tristram Foxe, va plonger au coeur de la folie de ce système qui a déclaré la guerre au surpeuplement. Un roman anti-militariste et rageur, ancré dans l'imagerie des sixties, qui défend une vision humaniste du futur.

L'homme de Nazareth :
Biographie consacrée à Jésus et par laquelle Burgess revient sur les épisodes peu connus de sa vie, insistant sur le fait que Jésus était avant tout un homme ordinaire.

Le mode du diable : C'est en quelque sorte un condensé de son talent que nous offre Burgess dans ces nouvelles.
Jeux de langue et de mots, humour et parodie, sur fond d'Histoire et d'amour de la musique. Un festival dont le lecteur sort heureux et ébloui. Qu'on en juge : - A Valladolid, en Espagne, un vieil atrabilaire nommé Cervantès fait la connaissance d'un Anglais superbe et dédaigneux, William Shakespeare. - A Londres, un jeune compositeur obsédé par l'idée de traduire la tour Eiffel en musique croise dans la rue le Poète qui révolutionne la poésie.
Une rencontre qui conduira Claude Debussy et Stéphane Mallarmé dans un bordel de Dublin où, assis au piano, Debussy, brisant le tabou du " mode du diable ", les dissonances de la quarte augmentée, composera les premières notes de l'Après-midi d'un faune... - A Londres également, et pourquoi pas la même année, Sherlock Holmes écoute un récital du violoniste Sarasate, son idole. Il va enfin lui être présenté...
- Peut-on rêver plus belle rencontre que celle du jeune Chevalier à la Rose, à peine sorti des bras de la Maréchale, avec Sophie, l'innocente promise à la couche de l'immonde baron Ochs ? - Quant à Attila, au cours de cette formidable chevauchée qui le conduira des rives du Danube chez l'empereur de Chine puis aux portes de Rome, il ne cessera de croiser le général romain Aetius, son ami d'enfance, personnage tutélaire dont la mort préfigurera la sienne.

Du miel pour les ours : L'épopée tragicomique de cet antiquaire londonien dans l'Union Soviétique de M. Khrouchtchev (le roman date du début des années 60) où il pense s'enrichir par le marché noir, verra sa confrontation avec les situations les plus rocambolesques, pour ne pas dire farfelues (enlèvement de sa femme américaine par une doctoresse soviétique et lesbienne, soulographies méritoires, tentative de passage à l'occident d'un contestataire vêtu en femme...) jusqu'à l'écroulement total de ses paisibles certitudes morales et intellectuelles – y compris sur sa propre sexualité.
Lien

Mort à Deptford : Burgess a toujours adoré la littérature et la langue anglaises, dont il fut un digne représentant en tant qu’écrivain. Ce livre dédié à Christopher (Kit) Marlowe, génie littéraire et "mauvais garçon" notoire est un exemple de ces goûts littéraires et un sympathique hommage à un artiste souvent méconnu.
Source

Cette liste reste bien sûr à compléter...

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krys
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Lun 27 Déc 2010 - 13:24

J'ai lu "le docteur est malade", caustique, vraiment drôle !
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Igor
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Lun 27 Déc 2010 - 13:39

Dans le temps, j'ai lu "Les Puissances des ténèbres". Roman fleuve qui traverse le siècle (dernier).
Grande claque!
Un joli commentaire ICI

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colimasson
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Lun 27 Déc 2010 - 21:31

Igor a écrit:
Dans le temps, j'ai lu "Les Puissances des ténèbres". Roman fleuve qui traverse le siècle (dernier).
Grande claque!
Un joli commentaire ICI

1200 pages ! Shocked Quelle richesse de lecture doit représenter ce livre !
Et le commentaire est très joli en effet. Il faudra que je le tente un jour...

Krys, je ne connais pas Le docteur est malade. De quoi parle-t-il ?
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krys
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Mar 28 Déc 2010 - 13:08

Ce sont les aventures déjantées d'un docteur en philosophie à qui on découvre une curieuse maladie au cerveau. Traité comme un objet, il finit par s'enfuir et fait de bizarres rencontres dans Londres.

Un petit extrait qui m'a particulièrement plu :

Citation :

- c'était qui, Webster ?
- un poète.
-Ah, un poète. " D'un air important, la fille inséra énergiquement une autre plaque. "Ne bougez absolument pas." Il y eut un nouveau clic. "Je ne suis pas très poésie, dit-elle. Ca allait bien à l'école, je suppose.
-Vous pensez qu'il vaut mieux être radiologue que poète ?
-Oh, oui !" Elle parlait avec une ferveur toute professionnelle. "Nous sauvons des vies, après tout, non ?
- Pourquoi faire ?
-Comment ça, pourquoi faire ?
-A quoi bon sauver des vies ? Pourquoi voulez-vous que les gens vivent ?
-Ca, dit-elle d'un air guindé, ce n'est pas mon affaire. Je n'ai pas eu de cours là-dessus. Bon, si vous voulez bien attendre là, je vais faire développer ça."
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colimasson
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Mar 28 Déc 2010 - 21:33

Ca m'a l'air plutôt pas mal tout ça ! Very Happy Merci pour l'extrait !
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tina
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Ven 8 Jan 2016 - 19:53

Fini de dévorer l'Orange Mécanique.
Le film est resté imprimé en moi à vie.
Le livre, ce sera pareil.
C'est la découverte d'un très grand écrivain, virtuose et en outre, c'est atemporel.
Du coup, j'attends Les Puissances des ténèbres. Je me demande s'il arrive à jouer avec le langage de cette façon.
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Misery
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MessageSujet: Re: Anthony Burgess   Ven 8 Jan 2016 - 20:59

L'Orange mécanique a été une lecture assez compliquée pour moi, l'auteur inventant lui-même un langage qui lui est propre. Néanmoins, la découverte de l'histoire est assez ludique, puisqu'il faut se référer au lexique pour trouver du sens à certaines phrases. Au cours d'une seconde lecture, j'ai pu mieux appréhender l'intrigue et me concentrer davantage sur le fond.

J'ai également lu Les puissances des ténèbres, qui comportait pas mal de longueurs à mes yeux. Des choses intéressantes, mais certains passages auraient clairement pu être écourtés, ce qui aurait ajouté à l'intérêt de l'histoire selon moi (et pourtant, j'aime les pavés).
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