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 Ian McEwan

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Marie
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MessageSujet: Ian McEwan   Lun 28 Mai 2007 - 2:49

Ian Mc Ewan possède également un fil en littérature jeunesse

Né en 1948, anglais, a reçu le Booker Prize pour son roman "Enduring love".
Quelques autres titres: -Amsterdam
                                 -L'innocent
                                 -Expiation


Bibliographie

Citation :
(Cliquez sur les chiffres pour accéder directement aux pages)

1978 Premier amour, derniers rites
1978 Le Jardin de  ciment, Page 1,
1981 Un bonheur de rencontre / Étrange séduction,
1983 Pierre Carasso,
1987 L’Enfant volé, Page 11,
1990 L’Innocent,
1992 Les Chiens noirs,
1997 Sous les draps et autres nouvelles,
1997 Délire d’amour, Pages 6, 12,
1998 Amsterdam, Pages 1,  4, 12,
2001 Expiation, Pages 1, 2, 10, 11,
2001 Psychopolis et autres nouvelles   Pages 2,
2005 Samedi, Pages 1, 2, 11, 12,
2007 Sur la plage de Chesil, Pages 2, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11,
2010 Solaire, Pages 11, 12,
2012 Opération Sweet Tooth, Page 13,

Citation :
mise à jour le 02/01/2014, page 13


Samedi
traduit de l'anglais par France Camus-Pichon
Ed Gallimard

Pour Henry Perowne, personnage central de ce roman, c'est un samedi ordinaire qui se prépare. Samedi ordinaire dans la vie d'un homme ordinaire ? Ou plutôt samedi privilégié dans la vie d'un homme  privilégié? Marié et toujours amoureux, deux enfants aimés et brillants, un métier qui lui plait. Il est neurochirurgien. Il répare les cerveaux et s'efforce de respecter chez les autres ce qui lui semble le plus important, la conscience. Et pour cela, il faut que tout soit bien rangé, à la bonne place. Le cerveau n'aime pas le désordre....Mais ce n'est pas quelqu'un de borné, Henry Perowne, pas du tout. Simplement, il y a des choses qui lui sont moins accessibles , qui le déroutent. Par exemple, la littérature, il ne voit pas bien ce que cela apporte. Il ne veut pas non plus changer le monde, ce qu'il veut, c'est qu'on lui explique. Tout a une explication, en neurologie, une logique, et cela convient très bien à cet adepte du rationnel.


Sauf que.....et bien sauf que dès le départ, cette journée ne va pas suivre le cours prévu par son acteur. La vision très matinale d'un moteur d'avion dans le ciel londonien ( terrorisme, accident?) ,les rues bloquées par les manifestants contre la guerre en Irak ( à quoi va aboutir cette guerre?),l' altercation avec un autre automobiliste ( présentant des signes visibles à l'oeil d'un spécialiste d'une grave anomalie neurologique, s'en servir ou non? ), et finalement, l'intrusion de la violence , la vraie, au sein même de sa vie familiale. Perowne  débute sa journée dans la certitude d'une vie établie, il  l'achève avec la seule certitude possible, la constation de "la vitesse à laquelle les conséquences d'une action vous échappent et engendrent de nouveaux évènements."


Réflexion banale.....et oui..., mais en fait ( je laisse de côté les aspects narratif et descriptif du roman, très bien faits, presque cinématographiques), le thème de réflexion est là. A quoi sert à ce neurochirurgien de comprendre, comprendre ce qu'était le problème de l'avion matinal avec ce " besoin compulsif de communier avec nos semblables dans une anxiété généralisée", comprendre la pathologie exacte de son agresseur, vérifiée plus tard sur l'iconographie? A quoi, concrètement? Est ce qu'on peut tout comprendre, tout prévoir? Est ce qu'il ne faut pas savoir revenir au "peut être que...", au doute? Est ce que pour pénétrer l'esprit humain, les mots ne sont pas plus efficaces que le bistouri? Est ce que les métiers choisis par ses enfants doivent vraiment n'être considérés qu'avec indulgence? Sa fille écrit des poèmes, et, ironiquement, c'est la lecture d'un poème qui le sauvera, lui et les siens. Son fils est musicien , et finalement, le point fort de cette journée a été de l'entendre:

" C'est alors qu'ils - les musiciens- nous offrent un aperçu de ce que nous pourrions être, de ce que nous avons de meilleur, de ce monde impossible où l'on donne tout aux autres sans rien perdre de soi-même . Dans le monde réel, il existe des programmes détaillés, des projets visionnaires de sociétés paisibles, sans conflit, promettant le bonheur à tous et pour toujours- des mirages au nom desquels les gens sont prêts à tuer et se faire tuer. Le royaume du Christ sur terre, le paradis des travailleurs, l'état islamique idéal. Mais seule la musique, en de rares occasions, laisse vraiment entrevoir cette communauté de rêve, séduisante illusion qui s'évanouit avec les dernières notes ."


Ian Mc Ewan pose des questions sur l'époque dans laquelle nous vivons, dont il n'a évidemment pas les réponses, car il n'y a pas de réponse à tout, mais l'intérêt de la littérature est bien de savoir poser les questions....
" L'avenir est plus difficile à déchiffrer, l'horizon rendu indistinct par la multiplicité des possibles. Cent ans plus tôt, peut être un médecin dans un peignoir de soie méditait-il sur le siècle qui venait de naître. On peut envier à ce gentleman édouardien tout ce qu'il ignorait encore.S'il avait de jeunes fils, il risquait de les perdre douze ans plus tard sur le front de la Somme"......
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 4 Aoû 2007 - 11:35

Ian Mc Ewan est un auteur que j'apprécie beaucoup, à l'instar d'un Jonathan Coe ou de Martin Amis.

Ecriture acide, égratignure de la société à laquelle nous participons tous à un degré ou un autre, humour so british, il décortique l'âme humaine et nos petits (grands) travers avec talent.

Les livres que j'ai lu de cet auteur sont les suivants :
- Délire d’amour (Enduring love, 1997) Gallimard « Du monde entier » (1999)
- Amsterdam (Amsterdam, 1998, Booker Prize 1998) Gallimard « Du monde entier » (2001)
- Expiation (Atonement, 2001) Gallimard « Du monde entier » (2003).
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Marie
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 4 Aoû 2007 - 20:28

Citation :
Ian Mc Ewan est un auteur que j'apprécie beaucoup
Un de mes auteurs anglais préférés...
Tu lis en anglais, Sentinelle?
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 4 Aoû 2007 - 20:31

Oh non, j'en serais malheureusement incapable ! Toi oui ?
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Marie
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 4 Aoû 2007 - 20:36

Non, mais je regrette de ne pouvoir le faire quelquefois.
J'avais essayé, armée d'un dictionnaire, mais c'était tellement long...
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Marie
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Dim 5 Aoû 2007 - 20:42

Comme toi,Sentinelle, j'ai lu "Expiation" parce que j'aime beaucoup ce qu'écrit Ian Mc Ewan. J'aurais du mal à en parler longtemps, puisque ma lecture remonte à au moins deux ans, mais quelques mots:

Cet ouvrage est à la fois un roman et une réflexion sur ce qui fait qu'on devient romancier, et c'est, il me semble, ce qui fait son intérêt. . Au -delà de l'histoire elle-même, il y a l'épilogue, mais aussi ce passage, page 63, qui annonce l'épilogue et fait que raconter l'intrigue n'a aucune importance, car elle aurait pu être écrite autrement. Que s'est-il réellement passé, le sait-on ?
"Elle pourrait écrire trois fois la même scène, de trois points de vue différents ; son enthousiasme tenait à la perspective d'être libre, d'être délivrée de la lutte gênante entre le bien et le mal, entre les héros et les méchants. Aucun de ces trois là n'était mauvais, non plus qu'ils n'étaient spécialement bons. Elle n'avait pas besoin de juger. Il n'y aurait pas nécessairement de morale dans cette histoire. Il lui suffisait de montrer des esprits distincts, aussi vivants que le sien, bataillant avec l'idée d'autres esprits non moins vivants. Ce n'était pas seulement le vice et l'intrigue qui rendaient les gens malheureux, c'était la confusion et le malentendu ; et par dessus tout l'incapacité d'appréhender la simple vérité que les autres étaient aussi réels que soi. Et seule une histoire permettait de pénétrer ces différents esprits et de montrer leur égale valeur. C'est la seule morale dont avait besoin une histoire."
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Mer 15 Aoû 2007 - 22:44

J'ai lu également Expiation, j'ai adoré la première partie, les ressentis de l'enfant et son imaginaire, l'atmosphère de la campagne anglaise écrasée de soleil... Mais moins la deuxième, qui m'a assez ennuyée (je ne suis pas friande de récits de guerre).

Comme vous ne citez pas le Jardin de ciment (The cement garden) je me permets de l'évoquer sur ce fil. Quatre enfants livrés à eux-même par la mort de leurs parents se reconstruisent un monde à eux, l'espace d'un été caniculaire, dans la maison familiale au jardin recouvert de ciment. Ce huis-clos étouffant soulève des thèmes qui peuvent choquer (il fit scandale à sa sortie) mais c'est un très beau roman entre fantasme et réalité.
Mes impressions de lecture plus détaillées sont ici mais attention il y a des spoilers.
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Lun 27 Aoû 2007 - 20:58

Je vais mettre Le Jardin de ciment (The cement garden) dans ma liste de souhait pour ne plus l'oublier, tant le sujet me semble intéressant !

Expiation n'est pas mon préféré parmi ceux que j'ai lu.
Comme Nezumi, j'ai bien apprécié le début d'Expiation mais je suis complètement passée à côté de la deuxième partie... il faudrait que je le reprenne à la bibliothèque pour le finir "convenablement", car je ne sais plus si cette impression était dûe au récit proprement dit ou à mon état d'esprit du moment : manque de temps, distraction, que sais-je encore !
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Mar 28 Aoû 2007 - 18:34

Je commence justement "Expiation" !

à bientôt
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Dim 16 Sep 2007 - 18:38

J'ai fini Expiation.

j'ai bien aimé malgré quelques longueurs !

Ce "crime" d'adolescente a pesé autant sur la vie des Personnages que sur sa vocation d'écrivain.

je lirais certainement d'autres livres.

à bientôt
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Arabella
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 15 Déc 2007 - 15:31

Amsterdam / traduit par Suzanne Mayoux / Gallimard



Suite au décès de Molly, ses amis et ex-amants se retrouvent à sont enterrement. En particulier Clive, un composteur célèbre et officiel, Vernon directeur d'un respectable journal, ainsi qu'un ministre en exercice. La morte a beaucoup compté pour eux, mais ils sont tous au sommet de leur réussite sociale, et ce qui est le plus important désormais c'est leur carrière. Mais suite à ce décès, la machine se grippe en quelque sorte, les choses déraillent pour nos protagonistes, et ce qui devait être une consécration se met à devenir une catastrophe.

McEwan a une écriture efficace et brillante, qui réussit à rendre les nuances les plus subtiles. Il manie l'ironie et le sarcasme à la perfection, et cela est très souvent jubilatoire. Le tableau qu'il dresse de ces cinquantenaires carriéristes, égocentriques, dépourvus en fin de compte de la moindre morale, acceptant toutes les compromissions pour une réussite personnelle, qui plus ait à court terme, est accablant, et fait froid dans le dos: les discours d'auto-justification qu'ils utilisent ressemblent tellement à ce que l'on entend dans la vraie vie; si tous les hommes disposant d'un peu de pouvoir dans notre société ont ce genre de fonctionnement, on peut avoir vraiment peur...

Mais cette lecture me laisse un peu sur ma faim, peut être parce qu'il ne s'agit que d'une satire, aussi brillante soit elle, et que le genre a forcement quelque chose de systématique et d'exagéré, on s'amuse beaucoup, on savoure l'écriture de l'auteur, mais en fin de comte on arrive pas à prendre cela complètement au sérieux. Et je trouve personnellement que la fin est un peu facile, comme si McEvan ne savait plus trop comment finir son livre.

Ces réserves mises à part, j'ai vraiment pris plaisir à la lecture d'Amsterdam, j'ai pas mal souri, et je trouve décidément que cet auteur a un talent fou. Je vais donc continuer à explorer son univers, même si Amsterdam est loin d'être le livre le plus marquant de ma vie de lectrice.

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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 15 Déc 2007 - 15:47

Merci pour tes impressions de ce livre.
J'en ai lu quelques uns des livres de Ian McEwan qui me plaisaient bien au niveau de l'écriture mais moins en ce qui concernait l'histoire. Il a un faible pour des tournures qui me donnent du mal à suivre.
Au moment de l'abandonner, je me suis quand même mis dans 'Amsterdam' et ce livre m'a donné beaucoup de plaisir pendant la lecture - une très bonne satire - mais comme tu le dis - quand même pas LE livre qu'on va retenir de toutes les lectures.
Le dernier qu'il vient de sortir 'On Chesil Beach' est pour moi mon préféré de ses livres.

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Arabella
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 15 Déc 2007 - 15:55

Kenavo a écrit
Citation :
J'en ai lu quelques uns des livres de Ian McEwan qui me plaisaient bien au niveau de l'écriture mais moins en ce qui concernait l'histoire

Entièrement d'accord, l'écriture est vraiment superbe, mais les histoires beaucoup moins. J'avais déjà lu Expiation, et après un superbe début je trouvais que cela s'enlisait terriblement dans le récit. Mais ce sont des livres de qualité qui font passer un bon moment.

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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 15 Déc 2007 - 17:01

Il y a quelques temps, j'ai lu Expiation. J'ai beaucoup aimé la façon d'écrire de cet écrivain . Le style est vraiment superbe et accrocheur mais malheureusement il y a des longueurs et c'est dommage.
Je vais certainement en lire d'autres.
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MessageSujet: Re: Ian McEwan   Sam 15 Déc 2007 - 17:09

Je n'ai pas osé mettre une critique du roman Amsterdam dans la mesure où sa lecture date déjà mais le compte-rendu d'arabella se rapproche beaucoup de mon ressenti !
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