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 Alphonse Daudet

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kenavo
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MessageSujet: Alphonse Daudet   Lun 31 Jan 2011 - 10:18



Né à Nîmes le 16 mai 1840
Décédé à Paris le 16 décembre 1897

Ecrivain à succès de la fin du XIXe siècle, Daudet est de nos jours connu comme l'auteur des 'Lettres de mon moulin' et du 'Petit chose'. Mais cet auteur aux accents provençaux s'inspire du réel et de sa propre vie pour donner une oeuvre tantôt empreinte de fantaisie et de merveilleux, tantôt d'un réalisme ironique. Arrivé à Paris en 1857, il vit d'abord dans la misère mais connaît son premier succès en 1862, avec la 'Dernière idole', pièce montée à l'Odéon, puis avec 'Fromont jeune et Risler aîné' (1874), roman salué par l'Académie française. Daudet fréquente désormais les soirées naturalistes de Zola et rencontre Flaubert, Tourgueniev et Edmond de Goncourt. Critique dramatique, il signe dix-sept pièces à succès dont 'Tartarin sur les Alpes' (1885) qui lui apportent fortune et notoriété. Mais la maladie ravage les dernières années de sa vie : l'humour cède la place à l'ironie acide dans la peinture des 'Moeurs parisiennes', qui réunissent ses derniers récits.
Source: evene.fr

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Sénèque
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kenavo
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Lun 31 Jan 2011 - 10:19


Sapho : Moeurs parisiennes
Citation :
Présentation de l'éditeur
Alphonse Daudet n'a pas seulement chanté la Provence perdue de son enfance. Dans Sapho, c'est un Paris bien incarné qu'il met en scène, celui de la bohème artistique de son temps, se consumant dans l'ivresse de la fête et des conquêtes d'un soir. Jean, jeune provençal fraîchement monté à Paris, s'éprend d'une très belle femme - modèle - connue sous le nom de Sapho. Sera-ce une de ces liaisons sans lendemain ? Sapho n'est plus jeune et pressent qu'elle vit son dernier amour, mais, pour Jean, c'est le premier. Décalage du temps, désaccord des âmes... Trente ans avant le Chéri de Colette, Daudet a l'intuition magistrale de " ce genre d'amours auxquels le sentiment maternel ajoute une dimension délicieuse et dangereuse " (Michel Tournier).

Je ne sais pas si le fait qu’on n’a pas encore de fil pour cet auteur veut dire qu’il est une Persona non grata (plusieurs de ses idées ne seraient aujourd’hui plus du tout « politiquement correcte ») ?
Et je dois avouer que je n’arrive en général pas non plus très bien à distinguer l’homme et l’œuvre, mais ce livre est venu dans ma PAL avant que je me suis renseignée sur l’auteur. Il y a des années j’ai entendu parler Antonio Lobo Antunes pour la première fois de ce livre, pour lui « la plus belle histoire d’amour ». Lors de la rencontre le samedi, il a encore une fois parlé de ce livre, de la belle langue, de la magie extra que ce livre a pour lui. Je l’ai donc retiré de ma PAL et lu.
En ce qui concerne « plus belle histoire d’amour », Antonio Lobo Antunes et moi ont des idées assez divers sur cet aspect, mais je lui accorde que c’est un livre très bien écrit, d’une écriture qui n’a rien de démodée et même l’histoire n’a pas pris une poussière.
Je ne pense pas que je vais continuer avec d’autres livres de cet auteur, mais cette lecture n’était certainement pas une perte de temps.

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Sénèque
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animal
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Lun 31 Jan 2011 - 12:59

un très lointain mais pas mauvais souvenir des Lettres de mon moulin. Je relirai quelque chose du coup (de fil) pour voir !

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Arabella
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Dim 6 Fév 2011 - 19:42

Tiens, je n'avais pas vu que Kenavo avait ouvert un fil sur Daudet.

Cela me rappelle terriblement des lectures scolaires en fait. Les lettre de mon moulin, Le petit chose, Tartarin de Tarascon. Pas forcement des super souvenirs.

Je crois en fait Kena que ce doit être pas mal le cas pour beaucoup de gens sur le forum, à une époque Les lettres de mon Moulin c'était la lecture quasi obligée au collège, avec questions et interrogations à la clé.dentsblanches

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kenavo
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Dim 6 Fév 2011 - 19:47

Arabella a écrit:
Je crois en fait Kena que ce doit être pas mal le cas pour beaucoup de gens sur le forum, à une époque Les lettres de mon Moulin c'était la lecture quasi obligée au collège, avec questions et interrogations à la clé.dentsblanches
oui.. je m'imagine.. bien que nous on ne l'a pas fait à l'école, quand j'ai vu le titre Les lettres de mon Mouiln, cela me disait quelque chose.. je présume des extraits ou autres avaient quand même fait apparition dans nos lectures à l'école..

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Dim 6 Fév 2011 - 19:51

Ah Le petit chose! Le premier livre sur lequel j'ai dû pleurer.
(Après Les malheurs de Sophie quand même Cool )

J'aimerais bien le relire pour retrouver ces émotions d'enfance.
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Dim 6 Fév 2011 - 19:55

Moi non plus je n'avais pas vu ce fil. J'aimais bien les Lettres de mon moulin, ces histoires sont devenues des classiques de la nouvelle, La mule du pape, Les vieux, La légende de l'homme à la cervelle d'or, La chèvre de Mr Seguin bien sûr...

Mais cet auteur, il m'évoque plutôt d'innombrables visites au moulin de Daudet à Fontvieille dans les Alpilles, famille provençale oblige.

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Marko
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MessageSujet: r   Mar 3 Jan 2012 - 17:16

Manifestement Daudet souffre comme certains autres auteurs d'un malentendu qui les associe à la littérature enfantine ou adolescente avec un petit goût de terroir et parfois de fantastique. Et pourtant il semble avoir été admiré à son époque notamment par Proust qui lui dédie Le Côté de Guermantes. Sa dédicace peut valoir comme autant de pistes de lectures d'un Daudet moins connu mais manifestement indispensable:

Le côté de Guermantes

A Leon Daudet
A l'auteur
du Voyage de Shakespeare,
du Partage de l'enfant,
de l'Astre noir,
de Fantômes et vivants,
du Monde des images,
de tant de chefs-d'oeuvre.

A l'incomparable ami,
en témoignage
de reconnaissance et d'admiration.

M.P.


Après il faut s'accrocher pour les trouver!

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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Maline
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Mar 3 Jan 2012 - 18:19

Marko a écrit:
Manifestement Daudet (Alphonse) souffre comme certains autres auteurs d'un malentendu qui les associe à la littérature enfantine ou adolescente avec un petit goût de terroir et parfois de fantastique. Et pourtant il semble avoir été admiré à son époque notamment par Proust qui lui dédie Le Côté de Guermantes. Sa dédicace peut valoir comme autant de pistes de lectures d'un Daudet moins connu mais manifestement indispensable:

Le côté de Guermantes

A Leon Daudet
A l'auteur
du Voyage de Shakespeare,
du Partage de l'enfant,
de l'Astre noir,
de Fantômes et vivants,
du Monde des images,
de tant de chefs-d'oeuvre.

A l'incomparable ami,
en témoignage
de reconnaissance et d'admiration.

M.P.


Après il faut s'accrocher pour les trouver!
(C'est Maline qui a mis le rouge.)
LEON Daudet est le fils aîné d'ALPHONSE Daudet et contemporain de Marcel Proust.
[Personnellement je le trouve peu fréquentable, ce Léon D. (1867-1942), en tant que membre éminent de l'Action Française, monarchiste, antidreyfusard ... il ne se rachète que par un antigermanisme viscérale au moment de la montée du nazisme en Allemagne.]
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Marko
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Mar 3 Jan 2012 - 18:45

Maline a écrit:

(C'est Maline qui a mis le rouge.)
LEON Daudet est le fils aîné d'ALPHONSE Daudet et contemporain de Marcel Proust.
[Personnellement je le trouve peu fréquentable, ce Léon D. (1867-1942), en tant que membre éminent de l'Action Française, monarchiste, antidreyfusard ... il ne se rachète que par un antigermanisme viscérale au moment de la montée du nazisme en Allemagne.]

Mince je n'avais pas fait attention! Surprenant de la part de Proust, lui-même manifestement pro-dreyfusard et critique de l'anti-sémitisme. C'est d'ailleurs le sujet central de Le Côté de Guermantes... dédié donc à ce Léon Daudet...

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Constance
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Ven 24 Fév 2012 - 10:46

Comme l'ont souligné plusieurs parfumés, nombre d'oeuvres d'Alphonse Daudet sont inscrites dans notre mémoire enfantine. Pour ma part, j'en suis demeurée à ces lectures, sans approfondir son oeuvre ... ceci dit, dans "En marge des nuits", J.B Pontalis évoquant "La doulou", j'ai fait l'acquisition de ce petit ouvrage posthume publié en 1930, dont les premiers écrits datent de l'année 1888, soit plus de 10 ans avant son décès. Dans ce journal intime, Daudet y décrit les insupportables douleurs physiques dues à la syphilis qui l'emportera, et les réflexions d'ordre métaphysique qu'elles suscitent en lui.

Autre piste de lecture pour Kierkegaard :





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Max
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Ven 28 Mar 2014 - 0:18



J’ai la version orange (beurk).

Je n’avais lu que les Lettres de mon moulin et Le petit Chose.

Je viens de lire cinq cinq Le trésor d’Arlatan, parce que c’est un très court récit (30 pages format Omnibus) et parce que le titre me plaisait beaucoup.
Publié en volume l’année de sa mort (1897).

Henri Danjou, un Parisien, ravagé par la passion, désire faire un séjour en Camargue pour s’aérer un peu l’esprit... Il espère oublier cette satanée Madeleine Ogé, actrice et chanteuse sur toutes les planches de Paris, ovationnée autant pour ses prestations que pour ses déshabillés, ses bras nus et autres décolletés ravageurs... Henri espère trouver dans un petit patelin qu’il habitait dans sa jeunesse la solitude et l’oubli.
Toute l’action se situe dans ce hameau. Il n’y a que cinq personnages en tout. Notamment une jeune fillette "bizarre, maladive, d’une imagination frénétique et comme envoûtée, une petite démoniaque que le Moyen-Age eut exorcisée" avec qui Henri se plaît à lire des vers provençaux en cachette... Mais l’attitude de cette fille est pour le moins bizarre...
Hormis les habitants un peu rustres mais fort chaleureux et touchants avec leur provençal, il y a un certain bouvier, Arlatan, qui pratique toutes sortes de médecines : baumes, gris-gris, élixirs, poudres mystérieuses... Les gens du village le craignent un peu et surnomment son attirail et ses secrets : le trésor d’Arlatan.
On se rend compte assez vite que cet étrange personnage détient chez lui un mystérieux secret, un objet, en rapport avec le passé et le mal d’amour d’Henri. De là, une intrigue très mince, maladroite, pas terrible.
Bref, j’ai trouvé l’ensemble gentillet. Il y a bien un petit quelque chose de fantastique qui plane... et difficile à identifier, une certaine ambiance, j'avoue... Mais franchement c’est pas très consistant... Je suis déçu.
Toutefois, après la révélation finale, les réflexions d’Henri dans les dernières lignes sont, de façon tout à fait inattendue, assez profondes et plutôt belles.
M’enfin je reste sur ma faim.


Et dans la foulée : La doulou.
Il s’agit du journal de sa maladie, qui couvre à peu près les dix dernières années de sa vie, dans lequel "il notait les sensations et impressions que lui causaient ses souffrances."

Le pauvre Daudet a vécu le martyr les dix-quinze dernières années de sa vie. J’en avais entendu parler vaguement, mais le pauvre à pris cher. Toutes sortes de souffrances insoutenables dans les membres dues à une ataxie. J’y connais rien mais apparemment il était devenu une vraie loque. Etaient touchés la moelle épinière, le système nerveux, les fonctions locomotrices. On lui a fait essayer toutes sortes de traitements, jusqu’à un appareil auquel il était suspendu en l’air par la mâchoire...

Juste une citation du journal :
"Formes de la douleur : quelquefois, sous le pied, une coupure, fine, fine — un cheveu. Ou bien des coups de canif sous l’ongle de l’orteil. Le supplice des brodequins de bois aux chevilles. Des dents de rats très aiguës grignotant les doigts de pied.
Et dans tous ces maux, toujours l’impression de fusée qui monte, monte, pour éclater dans la tête en bouquet."


Et ça va en empirant...
La deuxième partie du journal est consacrée à ses différents passages en cure, à Lamalou, où il parle des autres ataxiques avec qui il passe ses journées...
Bref, un peu glauque comme lecture...

Le problème c’est que c’était doublement pas très enthousiasmant à lire à cause du côté très sec de la prise de note sur le vif (hum...). Je m’attendais à un truc super pathétique (dans le sens noble du terme), émouvant au moins, et, bon, l’intérêt littéraire n’est pas très élevé...

---------------------------

Bon mais malgré ces deux petites déceptions, je compte plus tard revenir à la charge. J’estime beaucoup Alphonse Daudet. J’ai toujours eu envie de le connaître plus avant.
En plus des textes réunis dans ce volume chez Omnibus, il y en a trois autres que j’aimerais lire un jour :
- ses Contes du lundi, qui ont pour cadre la guerre de 70 (et qui d’ailleurs ont été rédigés pendant)
- Jack, le David Copperfield français, paraît-il...
- et Les rois en exil. Dans je ne sais plus quelle émission de radio, un spécialiste de Daudet disait que c’était un véritable chef-d’œuvre.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Ven 28 Mar 2014 - 9:59

Max a écrit:
[

Et dans la foulée : La doulou.
Il s’agit du journal de sa maladie, qui couvre à peu près les dix dernières années de sa vie, dans lequel "il notait les sensations et impressions que lui causaient ses souffrances."

Le pauvre Daudet a vécu le martyr les dix-quinze dernières années de sa vie. J’en avais entendu parler vaguement, mais le pauvre à pris cher. Toutes sortes de souffrances insoutenables dans les membres dues à une ataxie. J’y connais rien mais apparemment il était devenu une vraie loque. Etaient touchés la moelle épinière, le système nerveux, les fonctions locomotrices. On lui a fait essayer toutes sortes de traitements, jusqu’à un appareil auquel il était suspendu en l’air par la mâchoire...

Juste une citation du journal :
"Formes de la douleur : quelquefois, sous le pied, une coupure, fine, fine — un cheveu. Ou bien des coups de canif sous l’ongle de l’orteil. Le supplice des brodequins de bois aux chevilles. Des dents de rats très aiguës grignotant les doigts de pied.
Et dans tous ces maux, toujours l’impression de fusée qui monte, monte, pour éclater dans la tête en bouquet."


Et ça va en empirant...
La deuxième partie du journal est consacrée à ses différents passages en cure, à Lamalou, où il parle des autres ataxiques avec qui il passe ses journées...
Bref, un peu glauque comme lecture...

Le problème c’est que c’était doublement pas très enthousiasmant à lire à cause du côté très sec de la prise de note sur le vif (hum...). Je m’attendais à un truc super pathétique (dans le sens noble du terme), émouvant au moins, et, bon, l’intérêt littéraire n’est pas très élevé...

Je note justement celui-ci. Le manque de pathétique que tu regrettes (dans le sens noble) pourrait m'intéresser. Je ne connaissais pas encore Daudet version masochiste (ou presque).

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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Constance
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Ven 28 Mar 2014 - 10:22

Daudet avait contracté la syphilis qui faisait alors des ravages, Max.
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bix229
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MessageSujet: Re: Alphonse Daudet   Ven 28 Mar 2014 - 14:38

Comme tout le monde -ou presque- j 'ai aimé les contes de Daudet.

Mais avec le temps, je le tiens pour responsable -avec Pagnol- d' avoir créé une image pitoresque,
caricaturale et en fin de compte dévalorisante de l' homme du sud.
Excessif mais bon coeur. Naif mais poétique, ridicule mais sans le savoir.
Et évidemmment, les gens du sud en ont rajouté une couche, surtout du coté de Marseille !
Daudet n' est pas Dickens.
Et les gens du sud, ne sont ni des Tartarin ni des Escartefigue. Ou alors par esprit d' imitation.
La preuve, on peut la trouver dans l' oeuvre d' un contemporain de Daudet, Jean Aicard.
Sans parler, évidemment de Giono et Bosco.

Mais je vais jeter un oeil sur les autres aspects de Daudet.

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L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
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