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 Erich Maria Remarque [Allemagne]

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mimi54
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MessageSujet: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mar 1 Fév 2011 - 15:56



Né à Osnabrück le 22 juin 1898
Décédé à Locarno, Suisse le 25 septembre 1970
Incorporé en 1916 et envoyé au front, Erich Maria Remarque revient un an plus tard, blessé aux mains ce qui le fait renoncer à une carrière de musicien pour laquelle il aspirait. Après avoir donné des cours en école primaire, il écrit quelques comptes rendus pour un journal. En 1920, il publie son premier livre 'La baraque de rêve' qui passera inaperçu. Mais c'est neuf ans plus tard, avec son roman 'A l'ouest rien de nouveau', que sa carrière débute vraiment. Il sera alors pris pour cible par les nazis qui l'accusent d'affaiblir le moral de la nation allemande dans ses écrits. En 1933, ses livres sont d'ailleurs brûlés à Berlin et interdits dans les bibliothèques. Il quitte alors l'Europe, car la Gestapo veut l'arrêter, pour New York, d'où il critique plus tard la nouvelle république de Weimar, faite selon lui de personnes mêlées de trop près aux crimes nazis. Avec sa nationalité américaine, il rentre en Suisse en 1947 et écrit de nombreux romans comme 'L' obélisque noir' ou 'Un temps pour vivre, un temps pour mourir'. C'est à partir de 1963 que la presse allemande reconnaît l'importance de son oeuvre.


A l'ouest rien de nouveau


Citation :

« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes? »Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant. Il reste l'un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

Me voilà assez partagée après la lecture de ce livre. En effet, j’ai trouvé ce récit lourd, angoissant, et, au final, pénible à lire. Le texte compact, les chapitres longs, et le manque d’espace accentuent davantage mon impression.
Et pourtant, ce texte est admirablement écrit, et compte tenu, de la nature même des  faits, bien que très réaliste et explicite, Erich Maria Remarque a évité de versé dans un récit sanguinolent, et, de fait s’abstient de  tout voyeurisme inutile. Et cela le rend émouvant.

Nous sommes durant la première guerre mondiale, Paul Bäumer, le narrateur, évoque son quotidien, au front en compagnie des autres soldats dans les tranchées, dans les hôpitaux, ou plus à « l’abri » lorsqu’ils ne sont pas en première ligne.
L’évolution de ces soldats est flagrante tout au long de ce récit, avec le temps ils deviennent résignés, s’interrogent sur le pourquoi et le comment de cette guerre.
«  C’est bizarre, quand on y réfléchit, poursuit Kopp. Nous sommes ici pour défendre notre patrie. Mais les Français, eux aussi, sont là pour défendre la leur. Qui a donc raison ? »
« Pourquoi donc y a-t-il la guerre ?demande Tjaden »

Mieux qu’un livre d’histoire, l’auteur montre la boucherie que fut ce conflit, les conditions misérables dans lesquelles étaient les combattants.
« Le jeune homme aura de la peine à supporter le transport et c’est tout au plus s’il ne peut encore vivre quelques jours. Tout ce qu’il a souffert jusque là n’est rien à côté de ce qui lui reste à souffrir avant qu’il meure. »
E
t quand les temps sont difficiles, quand les individus sont exposés de la sorte à la faim, au froid, et, à la mort, ou pire encore à la lente souffrance qui mène à la mort, rien ne vaut l’esprit de camaraderie qui règne partout et en toutes circonstances, mêmes les plus insignifiants.

En lisant ce texte, et en songeant à ce que peut être l’état d’esprit d’un soldat du rang lorsqu’il part au front, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase de Roosevelt, qui disant en substance «  La guerre est faite pas des gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent fort bien et qui ne se font pas la guerre. » On ne pouvait pas être plus cynique.
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Marie
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mar 1 Fév 2011 - 19:17

J'ai un excellent souvenir d'avoir lu il y a fort longtemps Arc de Triomphe, l'histoire d'un médecin allemand torturé par la gestapo , qui a réussi à s'enfuir et à se réfugier à Paris, exerçant clandestinement.
C'est comme Via Mala, je ne sais pas ce que j'en penserais à la relecture, mais c'est un roman que j'avais lu plusieurs fois..

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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Constance
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 9 Fév 2011 - 11:20

La citation exacte "La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.", n'est pas de Roosevelt mais de Paul Valéry, Mimi 54 ... sourire


Sinon, voici l'un des passages très forts de "A l'ouest rien de nouveau", dans lequel Remarque évoque les prisonniers russes, que j'avais recopié pour ailleurs, autrefois : bonjour



Citation :


" C'est une chose étrange que le spectacle de nos ennemis vus de si près. Ils ont des visages qui font réfléchir, de bons visages de paysans, un front large, un nez large, des lèvres épaisses, de grosses mains, des cheveux laineux. On ferait bien de les employer à labourer, à faucher, et à cueillir des pommes. Ils ont l'air encore plus bonasses que nos paysans frisons.
Il est triste de voir leurs mouvements et leur façon de mendier un peu de nourriture.
[...] Je contemple leurs silhouettes sombres. Leurs barbes flottent au vent. Je ne sais d'eux qu'une chose : c'est qu'ils sont prisonniers, et précisément cela m'émeut. Leur existence est anonyme et sans culpabilité; si j'en savais davantage sur leur compte, c'est-à-dire comment ils s'appellent, comment ils vivent, ce qu'ils attendent, ce qui les oppresse, mon émotion aurait un but concret et pourrait devenir de la compassion. Mais maintenant, je n'éprouve ici, derrière eux, que la douleur de la créature, l'épouvantable mélancolie de l'existence et l'absence de pitié qui caractérise les hommes.
C'est un ordre qui a fait de ces formes silencieuses nos ennemis; un autre ordre pourrait maintenant faire d'elles nos amis. Sur une table quelconque, des gens, que personne de nous ne connaît, signent un écrit et, pendant des années, voilà que notre but suprême devient ce qui, en temps normal, est l'objet de l'abomination universelle et du châtiment le plus énergique."
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mimi54
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 9 Fév 2011 - 11:37

Constance a écrit:
La citation exacte "La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.", n'est pas de Roosevelt mais de Paul Valéry, Mimi 54 ... sourire


Sinon, voici l'un des passages très forts de "A l'ouest rien de nouveau", dans lequel Remarque évoque les prisonniers russes, que j'avais recopié pour ailleurs, autrefois : bonjour



Merci de tes précisions
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shanidar
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 18 Déc 2013 - 10:59

A l'Ouest rien de nouveau

Au moment où la guerre est déclarée, ils sont une poignée de très jeunes hommes à se porter volontaires et à vivre et mourir dans les tranchées d'une guerre dont peu à peu la logique s'effrite. Fiers de leur engagement, les morts successives annihilent lentement toute velléité de combattre et les gestes se font dans l'automatisme d'une vie (sa vie) à sauver.

Le quotidien du soldat est décrit au jour le jour, avec toujours les mêmes angoisses : celle de ne pas manger à sa faim, celle d'être tué, sans que l'on sache toujours laquelle est la plus torturante.

Et puis, il y a les premières lignes... les combats, les trous d'obus où se réfugier, les attaques et les contre-attaques, un quotidien de bombardements qui rend fou même les plus aguerris. Alors chacun rêve de la blessure qui l'éloignera du feu, mais bien souvent les blessés ne survivent pas à une époque où la médecine se résume plus ou moins à un acte de boucher-charcutier... Alors il reste la permission. Mais revenu vers les civils, le jeune soldat, qui n'a ni femme, ni enfant, ni travail, qui n'a au fond que la guerre depuis des mois, ne sait plus vivre parmi les siens et au sein d'une société qui ne cherche que des héros.

Ayant lu précédemment Le feu d'Henri Barbusse (son fil), il faut reconnaitre que les deux livres sont à la fois extrêmement différents et très proches. La langue de Barbusse est celle d'un homme de 40 ans qui s'efface pour laisser parler ses camarades, Remarque fait parler un gosse de 20 ans, sortant tout juste de l'école. Là où Barbusse écrit des histoires basées sur des thèmes, qui sont presque des nouvelles indépendantes, Remarque écrit un récit linéaire, biographique, qui utilise le 'je' et l'introspection pour raconter 'sa' guerre. Les points communs sont évident : l'importance de la camaraderie, l'insistance sur l'absurdité des combats, la faim, la peur.

Là où Remarque se distingue, c'est qu'il évoque largement la vie d'avant de son jeune soldat, ses relations avec ses camarades, leur intense lien d'amitié, cette fraternité guerrière qui n'a rien à voir avec le patriotisme, mais avec la part d'humanité que cette jeunesse tente de préserver. Et c'est bien là toute la force du propos : Paul Baümer n'est rien en dehors de l'armée, il a tout oublié de la vie civile, un bon repas, un lit, des draps propres suffisent à l'effrayer. De ce jeune homme brisé émane un chant déprimé, vidé, noirci par cette guerre. Et il faut bien avouer que cette guerre le fascine, l'obsède, comme un mélange morbide d'Eros et de Thanatos, elle fait battre son cœur, elle vit en lui, elle lui a appris tous ses réflexes de survie qui font défaut aux recrues, elle est sa chair et il ne peut que la détester et l'aimer. Cette ambivalence, troublante et belle, ne se retrouve pas chez Barbusse qui est déjà un homme formé. Paul Baümer, lui, est de ces êtres hybrides, de cette génération sacrifiée qui ne sait rien faire d'autre que jeter des grenades au bon moment et jouer avec la mort.

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topocl
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Dim 23 Mar 2014 - 16:43

L’ennemi



Six nouvelles sur le thème d'après la guerre: les souvenirs, le devenir, le poids impossible à poser, les lieux de commémoration, la récupération. L'ennemi est, si j'en crois le copyright, un ouvrage posthume, écrit par Remarque en anglais lors de son exil aux États-Unis.

Je suis un peu surprise de ne trouver qu’une page sur le fil de Remarque, mais sans doute sommes-nous nombreux à avoir lu A l'ouest rien de nouveau avant notre arrivée sur le forum.

Je ne suis pas une adepte des nouvelles, et ce livre le confirme : j'avais de beaucoup préféré Après, du même auteur (qui ressort en même temps au Livre de poche et que je conseille vivement). Il m’avait laissé une impression de pesanteur, de drame, d’incommensurable fatalité. Tout cela m’a semblé moins pesant ici, moins triste, sans doute du fait de la brièveté des textes, qui n'en décrivent pas moins, chacun, une situation originale parfaitement croquée.

Finalement, de cet ouvrage, j'ai surtout retenu la capacité de Remarque à décrire une nature lumineuse, qui, selon l’heure, console ou déchire face à l’inacceptable combat.

Citation :
Un champ dans la lumière du couchant, les ombres bleues d'un bois, le froissement d'un peuplier, le flot limpide des cours d'eau sont alors une jouissance indicible ; il s'y cache, lovée comme un fouet, incrustée comme une épine, la douleur aiguë de savoir que dans quelques heures, dans quelques jours, il faudra abandonner tout cela une fois de plus pour les paysages flétris de la mort. Et cette sensation, si bizarrement composée de bonheur, de souffrance, de mélancolie, de peine, de désir et de désespoir, est éprouvée par tous les soldats au repos.
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Aaliz
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 26 Mar 2014 - 10:54



Après

Nombreux sont les témoignages qui nous relatent de l’expérience des soldats pendant la première guerre mondiale. Chez nous, français, on a les très célèbres Le Feu d’Henri Barbusse ou encore Les croix de bois de Dorgelès et bien d’autres … Chez nos voisins allemands, on connaît surtout A l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. Sauf que ce dernier ne s’est pas arrêté là. Il a décidé de nous raconter la suite, l’après la guerre. Parce qu’il y a eu un après pour ceux qui ont eu la chance ( ?) d’en revenir.

Le récit s’ouvre, nous sommes encore dans les tranchées. Les obus fusent et explosent toujours. Les copains sont malades, blessés ou n’en réchappent pas. Et puis soudain, alors qu’on commençait à ne plus y croire après tant de fausses joies, un cri se propage : « La paix ! ». C’est fini. La grande boucherie ferme ses portes. On a du mal à réaliser mais on se met en route. Il est temps de rentrer chez soi. Sur le chemin, on reste sur ses gardes. Le doute persiste. On croise des soldats qui, peu de temps encore auparavant, étaient nos ennemis. On se toise avec méfiance puis on sympathise, on s’échange des souvenirs pour les uns, de la nourriture et des produits de première nécessité pour les autres. Et on arrive enfin chez soi.

Mais l’accueil n’est pas celui qu’on attendait. On espérait retrouver notre vie là où on l’avait arrêtée en partant au front. Faire comme si la guerre n’avait été qu’une parenthèse, que le temps s’était figé et que la vie reprendrait son cours normalement au retour. Mais c’est impossible. Les jeunes adolescents qui étaient partis et qui n’ont que 3-4 ans de plus sont à présent devenus des hommes. Difficile de le faire comprendre à son entourage.

Pour Ernst et ses camarades survivants, le retour se place sous le signe de la déconvenue et de l’incompréhension. Comment accepter de nouveau la futilité du quotidien et de la vie quand on a connu l’horreur et côtoyé la mort d’aussi près ?
On se raccroche à ce qu’on peut. Les études, le travail, l’amour ou la famille. Mais ça ne marche pas. Ajoutons à cela les cauchemars et les hallucinations. Chaque membre du groupe tente de se faire une nouvelle place dans cette société qui, pourtant, ne leur correspond plus. D’autres s’engagent à nouveau dans les rangs de l’armée mais en reviennent écoeurés. L’esprit de camaraderie qui régnait pendant la guerre n’est plus. Ils semblent tous être passés à autre chose. Sauf eux.

Dans ce sublime roman d’une cruauté blessante, Erich Maria Remarque brosse le portrait de plusieurs poilus allemands, nous montre leurs difficultés à retrouver une vie normale. On se rend compte que le choc est terrible. Plus rien ne semble avoir de sens. Le fossé entre ceux qui ont combattu et les autres est énorme et apparaît comme infranchissable.

Citation :
« Il me faut serrer la main de quelques personnes et je commence à suer. Les gens d’ici sont bien différents de ce que nous étions, nous autres au front. En comparaison, j’ai l’air aussi lourd qu’un tank. Ils se tiennent comme s’ils figuraient dans une vitrine de tailleur, et ils conversent comme sur un théâtre. Avec précaution, je cherche à dissimuler mes mains, car la boue des tranchées s’y est incrustée, comme un poison. Je les essuie à mon pantalon à la dérobée. Malgré ces précautions, ma main est toujours moite au moment où je dois la tendre à une dame. »

Le monde qu’ils ont laissé n’est plus le leur au point que l’un d’entre eux retournera sur le champ de bataille s’y donner la mort. La destinée de nombre d’entre eux est tragique. Certains culpabilisent même de rentrer indemne là où les copains sont tombés ou d’autres sont revenus estropiés. Parfois même leur sort leur paraît plus enviable. Car personne ne se soucie de ceux qui sont revenus et leurs proches sont incapables de les comprendre et ne les reconnaissent plus.
Erich Maria Remarque évoque aussi les troubles politiques et sociaux de cet après-guerre douloureux pour l’Allemagne : la défaite, la fuite du Kaiser, les révoltes des soldats qui se sentent trahis et abandonnés, les grappillages de vivres car on a faim.

Roman tragique, d’une force redoutable, Après m’a fortement marquée. Certains passages sont criants de désespoir. Il n’y avait que l’un d’entre ses soldats pour nous expliquer à nous autres qui n’avons pas connu ça ce qu’ils ont vécu et comment, l’impact psychologique que la guerre a eu sur eux, ses réflexes acquis et qui sont devenus naturels.

Après est un roman percutant, bouleversant et surtout indispensable. A lire absolument !

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Dernière édition par Aaliz le Mer 26 Mar 2014 - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 26 Mar 2014 - 11:07

Aaliz a écrit:

Roman tragique, d’une force redoutable, Après m’a fortement marquée. Certains passages sont criants de désespoir. Il n’y avait que l’un d’entre ses soldats pour nous expliquer à nous autres qui n’avons pas connu ça ce qu’ils ont vécu et comment, l’impact psychologique que la guerre a eu sur eux, ses réflexes acquis et qui sont devenus naturels.

Après est un roman percutant, bouleversant et surtout indispensable. A lire absolument !

J'avais eu le même impression, Aaliz, et il continue à m’impressionner, ce roman, même si j'en ai oublié les détails!
Hop, dans la pile des livres à relire!
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 26 Mar 2014 - 11:34

Je le relirai très certainement aussi !

As-tu lu aussi Les camarades Topocl ? Il traite apparemment de l'Allemagne sous la république de Weimar et de la montée du nazisme. Je me dis qu'il pourrait être très intéressant également ! Mais je ne trouve que très peu d'avis sur celui-ci ...

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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 26 Mar 2014 - 11:43

Je le note. Je ne l'ai pas lu, car, de même que Après, il était épuisé. C'est seulement le fameux anniversaire de la guerre qui a motivé les éditeurs pour les  ressortir. J'avais acheté Après  dans une très vieille édition toute jaune et sans doute pleine de microbes - auxquels j'ai résisté - chez un bouquiniste.
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Aaliz
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MessageSujet: Re: Erich Maria Remarque [Allemagne]    Mer 26 Mar 2014 - 13:38

Alors je crois que je vais me laisser tenter ! S'il est de la même qualité qu'Après, ça promet d'être à nouveau une belle lecture.
Finalement, c'est une bonne chose ces anniversaires. Mais c'est dommage que les éditeurs attendent ce genre d'événements pour rééditer ces romans qui font quand même partie de notre patrimoine. C'est comme pour les oeuvres de Koestler, j'ai un mal à fou à en trouver certaines et celles qui sont rééditées le sont en grand format et donc inaccessibles pour mon petit budget  pleurs 

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Erich Maria Remarque [Allemagne]
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