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 Reif Larsen

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Queenie
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MessageSujet: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 6:43


Citation :
(Note de l'éditeur)
R. Larsen (29-30 ans) vit à Brooklyn, New York. Il a étudié à Brown University et a enseigné à Columbia University. Il est également réalisateur et a tourné divers documentaires aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans le Sud-Sahara.

L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est son premier roman.


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Dernière édition par Queenie le Sam 5 Mar 2011 - 16:56, édité 1 fois
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Queenie
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MessageSujet: L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet   Sam 5 Mar 2011 - 7:21


L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

Ce livre... Non mais ce Livre ! Fabuleux. Succulent. Espiègle. Aventureux. Jouissif. Attendrissant.

Dans la forme déjà : un gros pavé à la forme "étrange" pour un livre : plutôt carré, massif, avec sur la couverture un assemblage d'images et de textes. Et à l'intérieur, c'est tout aussi décalé : des blocs de textes, normal, mais des marges remplies de dessins, schéma, autres petits textes, avec des flèches qui relient les éléments entre eux.
L'impression immédiate de rentrer dans un univers, dans les méandres d'un esprit labyrinthique, et organisé, foutoir et précis. L'envie de plonger dedans, de feuilleter pour en déceler tous les secrets. Comme un carnet de voyage, de souvenirs, un cahier de vie.
Et une fois qu'on en commence les lignes, on s'aperçoit que c'est exactement ça.

(Illustrations du dedans du livre :



)


Et nous voilà découvrant T.S. Spivet.
12 ans, surdoué, cartographe consciencieux, et croquant en schémas pointus tout ce qu'il croise, ce qui attire son attention, ce qu'il a besoin de comprendre, d'appréhender.
Le monde pour T.S. est plein de richesses, et il les dessine, les classe dans plein de cahiers, pour les rapprocher de lui, les garder pour lui, les faire siennes, ou en tout cas d'en garder une trace, et parvenir à comprendre comment fonctionne le monde et les gens (ainsi, il dessine la façon dont son père boit son whisky, le geste du poing et du bras de son frère lorsqu'il est content de lui, les expressions du visage qui représentent tel ou tel sentiment).
Il dessine aussi afin de se préparer à affronter les évènements, ou une fois qu'ils sont accomplis, comme pour mieux les assimiler, les rendre moins effrayants (ainsi, il décortique la solitude des gens, il dessine le couteau par lequel un sdf l'a tailladé, les plans de son voyage).
Enfin, il dessine juste parce qu'il est curieux des choses, et a besoin de les dessiner pour mieux les comprendre (et donc, beaucoup de choses qui se rapportent à la nature, aux insectes, aux bruits, aux vêtements, aux codes sociaux...).

Mais T.S. évolue dans un monde dans lequel il a parfois du mal à trouver sa place : il vit dans un ranch paumé du Montana. Son père est un vrai de vrai rancher, son frère en suit les traces avec une décontraction déconcertante, sa soeur rêve d'être actrice et s'enferme derrière le son pop sirupeuse de son i-pod et l'écran rose bonbon de son pc, sa mère scientifique obsédée par la découverte de la Cincidèle vampire a parfois quelques moments de complicité avec son fils, mais en tant que scientifique, très rarement en tant que mère.
T.S. se sent seul.
Heureusement il a son ami-mentor, le docteur Yorn, qui s'intéresse aux talents du jeune garçon, et l'aide à envoyer ses dessins et schémas à différents journaux et musées pour illustrer des articles.

Ainsi, un jour le fabuleux Smithsonian prend contact avec T.S., lui annonce qu'il a gagné un prix pour ses illustrations, et doit venir au musée pour faire un discours et recevoir sa récompense. Ils ne savent pas qu'il a 12 ans. Spivet hésite, un peu, puis prend la tangente.

Et voilà la Grande Aventure !
Façon Hobo, T.S. grimpe dans un train de marchandises, et entame sa traversée des États-Unis pour rejoindre un monde plein de richesses et de considérations.
Avec des Cheerios plein les poches, son TaB Soda, ses ustensiles de mesure plein la valise, sa carcasse de Sansonnet comme talisman, ses crayons et ses cahiers, on le suit.
Et avec lui, le lecteur découvre le monde avec de nouveaux yeux.
Et avec lui, le lecteur découvre l'histoire de son ancêtre, Emma, la première scientifique de sa famille (parce qu'il a volé un carnet de sa mère, un carnet qu'il pensait rempli d'études sur la Cincidèle, mais qui, en réalité, est une biographie de cette grand-mère fabubleuse).
Un parcours similaire, un parcours plein d'obstacles, de peur, d'excitations, d'ennui, de force, de tendresse.

L'auteur parvient à recréer l'univers sous le regard de cet enfant, sans tomber dans le CulCulPraline larmoyant et le langage Preuuut de l'enfance. Bon, certes T.S. n'est pas un enfant comme les autres. Mais Larsen parvient réellement à faire sentir l'enfant, le surdoué, le regard qui mange le monde, la peur et la fascination de l'étrange, le goût de l'Aventure.


C'est un peu Le bizarre incident du chien pendant la nuit (en mille fois mieux écrit, et sans le côté tire-la-larme), un peu les Goonies (avec un côté plus quotidien, "terre-à-erre"), c'est Max et les Maximonstres (pour la "fugue", l'obligation de grandir, la perte des parents de la famille, sans le côté fantastique).

Et la fin.
Parfaite.

En fait, je ne trouve pas de fausses notes dans ce livre. Il est parfait tel qu'il est. Il s'avale avec plaisir, tendresse, et excitation. On suit Spivet et on croise les doigts sans arrêt pour qu'il arrive entier à destination. On le comprend, dans sa solitude, ses envies de.


Clic de site à l'image du livre

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kenavo
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 9:16

cheers merci d'avoir ouvert ce fil et de parler de ce livre fabuleux..

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Igor
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 9:31

Un résumé qui donne envie. Ce livre semble être une malle au trésor, à l'heure des I-pad et consort, c'est déjà un exploit!
Et puis, se lever sur le coup de 6h00 pour ouvrir un fil puis nous offrir ce commentaire: Bravo!
Mais peut être que le bouquin est captivant au point que tu n'a pas fermé l'œil de la nuit ?

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Queenie
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 9:38

Igor a écrit:
Un résumé qui donne envie. Ce livre semble être une malle au trésor, à l'heure des I-pad et consort, c'est déjà un exploit!
Et puis, se lever sur le coup de 6h00 pour ouvrir un fil puis nous offrir ce commentaire: Bravo!
Mais peut être que le bouquin est captivant au point que tu n'a pas fermé l'œil de la nuit ?

J'ai fermé l'œil. Mais j'en ai rêvé.

Je regrette de ne pas avoir l'original qu'aurait pu réellement écrire T.S. Spivet.

Je me demande si ils vont le sortir en poche, et si c'est le cas, ce que ça rendra.

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Suny
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 12:05

ça fait envie miammiam merci pour ce super commentaire Queenie
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Queenie
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 15:30

Portrait de famille ?

Citation :
Je me suis allongé dans l'herbe et j'ai essayé d'imaginer ce que ça me ferait de voir le Smithsonian en vrai, de descendre le National Mall et d'arriver devant le château, ce temple de la découverte et de l'invention, avec toutes ses tours. [...]
Tout à coup, un bruissement dans les hautes herbes a interrompu mes visions smithsonniennes. J'ai tendu l'oreille. On aurait dit un puma qui approchait. En silence, j'ai roulé sur moi-même et improvisé une position d'attaque. Je n'avais plus qu'à attendre. J'ai tâté mes poches. J'avais laissé mon multioutil Leatherman (modèle spécial cartographe) dans la salle de bains. Si ce puma avait faim, j'étais perdu.
Les contours de l'animal se sont lentement précisés à travers les hautes tiges. Ce n'était pas un puma. C'était Merveilleux.
"Tu n'as pas autre chose à faire, Merveilleux", ai-je dit. Et je m'en suis aussitôt voulu.
Merveilleux était un pauvre corniaud ébouriffé. J'avais consulté de nombreux livres sur les chiens pour essayer de découvrir ses origines, et j'en étais arrivé à la conclusion qu'il devait être à moitié golden retriever et à moitié koolie, une race de chien de berger australien qui était, je le reconnais, peu commune dans la région, mais je ne voyais pas d'autre manière d'expliquer les tourbillons gris, noirs et feu qui tachaient son poil et le faisaient ressembler à un tableau d'Edvard Munch passé à la machine.
Le Dr Clair, qui était pourtant une obsédée de la classification, s'était révélée étrangement indifférente aux origines de Merveilleux.
"C'est un chien", voilà tout ce qu'elle avait dit ; exactement la même chose que Père le jour où il avait ramené Merveilleux à la maison, quand j'avais neuf ans. Il était allé chercher des seringues à Butte pour vacciner le bétail et il avait aperçu le petit Merveilleux gambadant sur l'aire de repos de l'I-15.
"Qui est-ce qui l'a laissé là, à ton avis ? avait demandé Gracie en caressant le dos du petit chien d'une façon qui révélait tout l'amour qu'elle lui portait déjà.
- Les forains", avait répondu Père.
Gracie avait baptisé Merveilleux au milieu des buissons de sauge, près du ruisseau, au cours d'une cérémonie très élaborée, avec guirlandes et airs d'accordéon. Tout le monde pensait que c'était un nom parfait, sauf mon père. Il grommelait que "Merveilleux", ce n'était pas un nom pour un chien de rancher, que quelque chose de bref et de dur comme "Chip" ou "Rip" ou "Patate" aurait été beaucoup plus convenable.
"C'est mauvais pour l'éducation d'un chien, un nom comme ça, avait dit mon père, en descendant son porridge à petites cuillerées rapides. Y va oublier qu'il a un boulot. Y va croire que c'est les vacances. New-Yorkais."
New-Yorkais était une expression que mon père utilisait à tout bout de champ et dans n'importe quel contexte. Il la collait en fin de phrase pour exprimer une condamnation générale, chaque fois qu'il parlait de quelque chose qu'il trouvait "mou" ou "chichiteux" ou "pas comme y faut". [...]
"Qu'est-ce que t'as contre les New-Yorkais ? lui avais-je demandé un jour. Tu y es déjà allé, à New York ?
Pour quoi faire ? avait-il répondu. C'est d'là que viennent tous les New-Yorkais."
Chien de ferme médiocre, Merveilleux était pourtant devenu ce que Layton avait de plus cher au monde. Ces deux-là étaient inséparables. Père passait son temps à se plaindre que Merveilleux ne valais pas son poids en fumier, mais Layton se moquait bien de la façon dont son ami s'acquittait de ses tâches. Ils se parlaient un langage composé d'une série de claques, de sifflements et d'aboiements cadencés, qu'ils étaient seuls à comprendre. Quand Layton était à table, Merveilleux suivait du regard le moindre de ses gestes et, quand Layton se levait, Merveilleux lui emboîtait le pas, ses griffes cliquetant sur le plancher. Je crois que Gracie était jalouse de cette complicité, mais c'était ainsi : l'amour, le vrai, ça ne se discute pas.

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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 16:57

kenavo a écrit:
cheers merci d'avoir ouvert ce fil et de parler de ce livre fabuleux..

J'étais étonnée que tu ne l'aies pas fait... J'ai cru que soit tu ne l'avais pas encore lu, soit tu ne l'avais pas aimé.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Sam 5 Mar 2011 - 18:12

Queenie a écrit:
J'étais étonnée que tu ne l'aies pas fait... J'ai cru que soit tu ne l'avais pas encore lu, soit tu ne l'avais pas aimé.
si, si.. je l'ai lu.. et adoré.. mais il y a des moments pour faire des commentaires.. et parfois je me donne un peu de temps.. et puis je perds un peu le courage.. l'envie.. l'inspiration.. et parfois quand je lis les autres commentaires je me dis que je devrais de toute façon arrêter d'en faire encore Wink la lecture de ce livre a dû tomber dans un de ses moments de doute.. et puis j'oublie de vous en parler..
Mais tu as fait un commentaire de tonnerre et j'espère que cela va donner envie à beaucoup de parfumés de découvrir.. c'est vraiment un livre trop bon pour passer à côté Very Happy

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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Dim 27 Mar 2011 - 21:52

Merci pour ce tuyau, Queenie.
L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet est un roman extrêmement agréable ludique et plein de bon sens

D’abord la forme. Ces annotations, ces dessins en marge, ces digressions. On peut au début croire que ce n’est qu’un truc pour faire joli et pour faire vendre, mais pas du tout, c’est vraiment quelque chose qui s’impose, qui est en ligne directe avec ce jeune garçon qui vit le monde en observateur précis et réfléchi, et pense comme cela : des notes, des remarques, des dessins à foison. Ce n’est pas un procédé amusant, c’est une description psychologique fine.

J’ai particulièrement aimé la première partie qui montre le jeune héros dans sa famille dans le Montana. Il y a le père , un rancher passionné et taciturne :

« Un soir, au dîner, alors que nous rentrions de l’une de nos expéditions, Layton avait dit « on peut apprendre beaucoup d’une rivière, pas vrai, p’pa ? » Et même si Père n’avait rien répondu, j’avais bien vu, à la façon dont il avait terminé sa purée, que c’était le genre de pensée qu’il appréciait chez son fils. »

La mère, le Dr Clair, est une entomologiste tout aussi perdue dans son monde :

« Ma mère était une grande femme osseuse, au teint si pâle que les gens ne pouvaient s’empêcher de la dévisager quand nous marchions dans les rues de Butte. Un jour, j’entendis une vieille dame en chapeau de paille fleuri chuchoter à sa compagne : « Elle a les poignets si fragiles ! » Et c’était vrai : si ce n’avait pas été ma mère, je l’aurais trouvée bizarre ».

La grande sœur Gracie ne rêve que de théâtre et de futilités

« Peut-être que l’air un peu fou qu’elle affichait quand elle épluchait le maïs n’était rien de plus que cela, une pose, une façon de nous rappeler qu’elle était avant tout une actrice incomprise profitant d’une des nombreuses corvées qu’on lui infligeait sur ce ranch du Montana pour peaufiner ses jeux de scènes »

Lui aussi, TS Spivet, court après ses chimères :

« mais moi, je ne veux pas mourir sans avoir essayé de comprendre comment tous les petits morceaux du monde tiennent ensemble (…) c ‘est juste cette impression que j’ai tout le temps, qui est là comme un tout petit bourdonnement derrière chaque chose, que nous savons tout, et que nous avons seulement oublié comment accéder à ce savoir. »

Et pour cela TS Spivet note tout, grabouille, calcule, vérifie, prend des notes , fait des cartes.
Quant à Layton le petit frère infaillible et adoré, il est mort un jour dans la grange alors que tous deux jouaient avec un fusil.

C’est l’histoire de l’amour incommunicable de cette famille qui ne sait plus se parler et où chacun court après ses propres chimères en croyant qu’il est le seul à crever de solitude.
Alors forcément , TS Spivet décide de partir, traînant sa culpabilité et ses doutes. Il refait d’Ouest en Est la traversée des Etats Unis qu’avaient fait bien avant lui ses ancêtres finlandais, et au cours de ce voyage initiatique il découvre plein de choses, notamment l’histoire de sa famille, la vraie vie des gens qui ne vivent pas dans un ranch du Montana, et aussi au final l’amour de sa famille…
C’est une succession d’aventures rocambolesques, burlesques et touchantes qui justifient pleinement le titre. Une aventure tendre et déjantée.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Mar 21 Juin 2011 - 13:47

Tout cela me plaît !

C'est noté dans la LAL, et sans hésitations !

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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Mar 21 Juin 2011 - 14:02

colimasson a écrit:
Tout cela me plaît !

C'est noté dans la LAL, et sans hésitations !

Il faut !

Et je ne vois pas à qui il ne plairait pas ce livre Fabuleux !

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Cassiopée
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Lun 24 Oct 2011 - 15:08

L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet



A consommer par petites portions pour ne pas risquer l’overdose et rater ainsi un livre original à souhait et parfois jubilatoire.

Trop d’un coup pourrait nuire gravement à la santé (comme les cherrios, comprenne qui lira le livre …)

Un petit garçon, passionné de sciences et de cartographie est convié à Washington pour recevoir un prix prestigieux sauf qu’il pense que … tout le monde là-bas croit qu’il est adulte …
Et lui, persuadé que personne dans son entourage sait et ne va comprendre ce qui lui arrive, décide de traverser seul les Etats-Unis …

Décliné en trois parties : L’Ouest, la traversée, l’Est, nous allons suivre T.S.Pivet dans son fabuleux voyage …
Nous découvrirons en marge de son récit, ses commentaires, ses croquis, ses réflexions, ses dessins, ses envies, ses analyses, ses tableaux (Exemple : une colonne pour le temps qui passe, une colonne pour le discours du secrétaire, une colonne pour ce que fait son voisin de table à chaque instant du discours et une colonne pour son niveau d’intérêt) etc …
C’est lui qui raconte, il parle de ses parents, de son père, rancher, de sa mère qu’il appelle Dr Clair, (c’est une scientifique), de son frère, de sa sœur ….

J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre ses raisonnements décalés, à observer ses croquis, à comprendre ses questions, à l’écouter parler, analyser, à le voir découvrir certains « secrets de famille », à comprendre ce qu’il note dans ces multiples carnets, à « l’entendre » réfléchir sur sa place dans sa famille, sur le poids de sa culpabilité, sur son avenir ….

Citation :
« Mais moi, je ne veux pas mourir sans avoir essayé de comprendre comment tous les petits morceaux du monde tiennent ensemble … »
…. Comme je le comprends !

Format, papier, couleur, iconographie d’une originalité remarquable ajoutent du charme à ce livre.

Et à la manière de T.S., voici quelques bonnes raisons pour lire ce livre :

1) Vous ne rencontrerez pas un autre petit garçon comme lui et comme ce n’est pas le vôtre, il ne vous fatiguera pas
2) Connaissez-vous la boîte à ennui avec ces cinq types d’ennui : ennui par anticipation, par dépit, …. Non je ne vous dirai pas les autres, lisez le livre !
3) Avez-vous déjà entendu parler du comportement grégaire de l’étourneau sansonnet ?
4) A partir de quand un short devient-il pantalon ?
Je vois votre œil qui frise et qui me fait comprendre que ça ne suffit pas … D’autres raisons ?
5) Il faut sortir parfois des sentiers battus …
6) L’auteur ne pourra jamais écrire un autre livre comme celui-là, il restera unique !
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colimasson
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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Lun 24 Oct 2011 - 22:03

Il ne faut pas en lire trop d'un coup... qu'est-ce que tu entends par trop ? jemetate
100 pages par jour, ça reste raisonnable à ton avis ? Razz

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MessageSujet: Re: Reif Larsen   Lun 24 Oct 2011 - 22:08

colimasson a écrit:
Il ne faut pas en lire trop d'un coup... qu'est-ce que tu entends par trop ? jemetate
100 pages par jour, ça reste raisonnable à ton avis ? Razz

Oui, c'est bien!
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