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 Mishima Yukio

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coline
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MessageSujet: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 11:25



Yukio Mishima (三島 由紀夫, Mishima Yukio) de son vrai nom Kimitake Hiraoka (平岡 公威, Hiraoka Kimitake) est un écrivain japonais, né le 14 janvier 1925 et suicidé par seppuku le 25 novembre 1970.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

   Une matinée d'amour pur, nouvelles (1946-1965) Pages 1, 2,
       Une histoire sur un promontoire (1946)
       Haruko (1947)
       Le Cirque (1948)
       Papillon (1948)
       La Lionne (1948)
       Un voyage ennuyeux (1949)
       Une matinée d'amour pur (1965)
   Pèlerinage aux Trois Montagnes, nouvelles (1946-1965)
       Jets d'eau sous la pluie (1965)
       Pain aux raisins (1963)
       Ken (1963) Pages 2,
       La Mer et le Couchant (1955)
       La Cigarette (1946)
       Martyre (1964) Pages  3,
       Pèlerinage aux Trois Montagnes (1965)
   Confessions d'un masque (1949) Pages 8
   Une soif d'amour (1950) Pages 1,
   Les Amours interdites (1953) Pages 2,
   Les Ailes (1951)
   La Mort en été, nouvelles (1953-1966)
       La Mort en été (1953)
       Trois Millions de yens (1960)
       Bouteilles Thermos
       Le Prêtre du temple de Shiga et son amour (1954)
       Les Sept Ponts (1958)
       Patriotisme (1960) Pages  3,
       Dojoji (1953)
       Onnagata (1957)
       La Perle Pages  3,
       Les Langes (1955)
       La mort de Radiguet (1953) Pages 7
   Le Tumulte des flots (1954) Pages 4,
   Cinq Nôs modernes, théâtre (1956) Pages 6
       Sotoba Komachi
       Yoroboshi
       Le Tambourin de soie
       Aoi
       Hanjo
   Le Pavillon d'or (1956) Pages  1, 7, 8 , 9
   Le Palais des fêtes (1957)
   La Maison de Kyoko (1959)
   Après le banquet (1960) Pages 5, 6, 8
   L'Arbre des tropiques, théâtre (1960)
   Le Marin rejeté par la mer (1963) Pages  4, 5,
   L'École de la chair (1964) Pages  3, 4, 6
   La Mer de la fertilité, tétralogie (1964-1970) Pages 1, 8
       Neige de printemps (1968)
       Chevaux échappés (1969)
       Le Temple de l'aube (1970)
       L'Ange en décomposition (1970)
   La Musique (1965) Pages 1, 4,
   Les Paons (1965)
   Madame de Sade, théâtre (1965) Pages 1,
   Le Japon moderne et l'éthique samouraï, essai (1967)
   Le Soleil et l'Acier, essai (1968)
   Mon ami Hitler, théâtre (1968)
   La Terrasse du roi lépreux, théâtre (1969)
   Le Lézard noir, théâtre (1969)
   Dōjōji et autres nouvelles, traduction française de nouvelles extraites de La mort en été (1966) Pages 2, 3, 4,
   Djisei (les deux derniers poèmes de Mishima) (1970)
   Kawabata Yasunari - Mishima Yukio, Correspondance 1945-1970 (1997)

Citation :
mise à jour le 03/09/2014, page 8

On a fait une Lecture en commun pour cet auteur



Une matinée d'amour pur

Présentation de l'éditeur:
Les sept nouvelles de Mishima rassemblées ici ont été publiées entre 1946 et 1965. Tout en couvrant une large période de la création littéraire de l'auteur, elles présentent cependant une étonnante unité autour du thème de l'amour. Si la description de l'éveil d'un jeune garçon à la beauté de la nature et à l'amour dans un paysage magique de bord de mer nous frappe par son romantisme exalté - " Une histoire sur un promontoire " est écrite alors que l'auteur n'a pas encore vingt ans -, nous retrouvons dans " Une matinée d'amour pur " - récit d'un couple vieillissant qui cherche à entretenir son amour par des jeux érotiques pervers - le cynisme parfois très noir et l'interrogation sur la sexualité qui caractérisent toute l'œuvre de Mishima. Ces deux nouvelles encadrent cinq autres textes où ces mêmes thèmes apparaissent dans des récits toujours très maîtrisés. Le présent recueil donne donc un éclairage original de l'œuvre de Mishima et constitue un complément indispensable pour tout lecteur français qui s'intéresse au grand romancier japonais.

Ma lecture est un peu lointaine dans mon souvenir pour que je sois précise mais ce fut du plaisir pur!
Quelle belle écriture!
Avant de lire ces nouvelles, je  ne connaissais qu'une oeuvre théâtrale de Mishima "Madame de Sade"


Dernière édition par églantine le Mer 3 Sep 2014 - 9:35, édité 17 fois (Raison : mise à jour)
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 11:29

Madame de Sade

On peut penser que l'attente à toutes épreuves de Renée à l'égard de son époux emprisonné, malgré les sarcasmes de son entourage et les reproches de sa propre mère, Madame de Montreuil, puisse être le gage d'un amour passionné. Seulement voilà... à la libération du Marquis de Sade, son épouse le répudiera ...

«C'est en lisant La Vie du Marquis de Sade de Tatsuhiko Shibusawa que pour moi, en tant qu'écrivain, se posa l'énigme de comprendre comment la marquise de Sade, qui avait montré tant de fidélité à son mari pendant ses longs emprisonnements, a pu l'abandonner juste au moment où il retrouvait enfin la liberté. Telle énigme a servi de point de départ à ma pièce, en laquelle on peut voir une tentative de fournir au problème une solution logique. J'ai eu l'impression que quelque chose de fort vrai en même temps que de fort peu intelligible paraissait derrière l'énigme, et j'ai voulu considérer Sade dans ce système de références.
Il est peut-être singulier qu'un Japonais ait écrit une pièce de théâtre sur un argument français. La raison en est que je souhaitais employer à rebours les talents que les comédiens de chez nous ont acquis en représentant des pièces traduites de langues étrangères


Yukio Mishima.

A Paris, dans le salon de Madame de Montreuil, six femmes, dont la marquise de Sade, intriguent pour retrouver le divin marquis qui s’est évadé d’une prison marseillaise où il a été condamné pour actes de débauche. Chacune est un symbole, l’une de la fidélité conjugale, l’autre de l’ordre social ou encore de la religion, de l’appétit charnel, de la candeur féminine. Leurs regards vont se révéler et se confronter aux actes monstrueux du marquis de Sade.

Extrait: (Renée de Sade parle)
Vous et ceux de votre espèce, vous voyez une rose et vous dites : « Qu’elle est belle ! » Un serpent et vous dites : « Qu’il est répugnant ! » Vous ignorez tout du monde où la rose et le serpent sont assez intimes pour échanger leurs apparences dans la nuit, de telle façon que les joues du serpent rougissent et que la rose se couvre d’écailles brillantes. »

Le genre de texte qu'un comédien aime à avoir en bouche...
drunken
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coline
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 11:33

Une matinée d’amour pur.
(finalement, j'avais ça dans mes tiroirs... :) )

Les sept nouvelles de Mishima rassemblées dans ce recueil ont été publiées entre 1946 et 1965. Elles sont présentées dans l’ordre chronologique. Toutes, sauf la dernière, sont des œuvres de jeunesse : le romancier, encore jeune et inconnu, les a écrites à 20 ans à peine.

C’est déjà la révélation d’un style ; son écriture est éblouissante et il sait doser le cynisme, la perversité et la poésie.

On découvre aussi sa sensibilité et son imaginaire : fascination pour les femmes scandaleuses, les liens ambigüs, l’homosexualité féminine …goût de la cruauté, du sang et de la mort.

On passe d’un romantisme sublime des premières années à un cynisme qui côtoie le pervers dans la dernière nouvelle.

Toutes ces nouvelles présentent une unité autour du thème de l'Amour: l’Amour romantique, poétique ou pervers. Le Premier amour, l’amour de la nature, le saphisme, l’adultère, le sadisme, la nostalgie de l’amour passé…
Et au final, le constat est plutôt noir : l’amour et le sexe ne sont finalement que frustration !

J'apprécie la sublime écriture de Mishima mais je suis moins attirée par son univers.

Une histoire sur un promontoire, c’est le vertige d’un garçon de 11 ans devant le monde de beauté incarné par une jeune femme rencontrée au pays de « l’ardent été perpétuel ». Avec cette joie qui jaillit dans la monotonie insupportable de l’enfance naît un sentiment de plaisir coupable et illicite. La description de l'éveil d'un jeune garçon à la beauté de la nature et à l'amour, dans un paysage magique de bord de mer, nous frappe par son romantisme.

Le cirque : une histoire d’amour très belle entre un décorateur et une trapéziste…Et l’histoire de leur mort cruellement programmée par le directeur du cirque.
C’est la nouvelle que j’ai préférée.

Haruko : Mishima décrit les fantasmes et les tourments d’un jeune homme encore vierge. Le narrateur de 19 ans se souvient de sa tante Haruko qui a créé le scandale une dizaine d’années plus tôt en s’enfuyant avec le chauffeur de la famille. Devenue veuve de guerre, Haruko rentre chez elle accompagnée de sa belle-sœur Michiko, la sœur de son défunt mari. Le jeune homme va entamer une relation amoureuse avec sa tante tout en cherchant à travers elle à séduire Michiko. Il devient alors le jouet consentant des jeux troubles des deux femmes…

Papillon : je n'ai pas du tout accroché.

La lionne :
Une femme amoureuse comprend que son mari la trompe. Sa réaction sera terrible. Nouvelle inspirée par Médée.

Un voyage ennuyeux :
Un gigolo de 22 ans accompagne sa maîtresse en voyage à Kyoto.

Une matinée d’amour pur
Un couple approchant la cinquantaine résiste de toutes ses forces à la décomposition et au pourrissement des sentiments et du désir par des jeux érotiques avec de jeunes gens.
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 17:45

Je me permets de rajouter un extrait de Une histoire sur un promontoire, la seule nouvelle du recueil que j'ai aimé, par sa magie et son élégance.
Car après plusieurs tentatives, le style et l'univers de Mishima me hérissent toujours autant le poil cat .

Citation :

Pouvait-on imaginer un paysage aussi élégant qui fût à ce point chargé de mélancolie? On n'apercevait ça et là rien que des bosquets de pins et d'arbustes. D'innombrables petits reliefs transformaient cette montée en suite de lacets, et il aurait été impossible de dire le nombre de villas qu'on entrevoyait entre les bois et les rochers [...]
Ce secret d'une subtile configuration semblait conférer à ce magnifique paysage du promontoire encore plus de mystérieuse et érémitique beauté. L'habitant d'une des villas devait finir par croire qu'il n'y avait ni maison ni âme qui vive à plusieurs lieues à la ronde, jusqu'au jour où, au détour d'une promenade, il tomberait, tout près de chez lui, sur une roseraie d'un charme enchanteur, devant une petite maison, et il ne voudrait pas en croire ses yeux; s'il touchait une fleur, aussi bien le diapré de la couleur rose et moite, que l'ombre nette se découpant sur les feuilles vertes prouverait la réalité des roses, et, dans sa stupeur, il verrait des volets s'ouvrir, avec un grincement de loquet, et leurs ombres courir, puis, apparaissant à la fenêtre, l'habitant des lieux lui adresser un salut amical... la sensation d'étrangeté atteindrait alors à son comble. Sur ce promontoire, dix ou vingt minutes de promenade suffisaient pour pénétrer dans un univers de conte de fées et pour en ressortir.
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 17:54

coline a écrit:
.

C’est déjà la révélation d’un style ; son écriture est éblouissante et il sait doser le cynisme, la perversité et la poésie.

J'apprécie la sublime écriture de Mishima mais je suis moins attirée par son univers.


Je te rejoins donc une nouvelle fois Nezumi...
J'aime beaucoup le lire tout de même, à petite dose, pour la beauté de cette écriture justement.
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 18:06

coline a écrit:


Je te rejoins donc une nouvelle fois Nezumi...

Et j'en suis très honorée :) .C'est vrai que nous avons des points communs en matière de littérature!

Il y a des fulgurances de beauté chez Mishima, mais ce qui me dérange en général dans son écriture, c'est sa grandiloquence et son outrance, assez rares dans la littérature japonaise.
Le portrait du Japon traditionnel qu'il brosse dans ses écrits me semble assez cliché. Cela apparaît moins dans ses nouvelles, mais c'est plus flagrant dans des romans tels que Le pavillon d'Or.
On m'a d'ailleurs dit qu'au Japon on considère comme assez occidentalisée la vision qu'avait Mishima de ce Japon traditionnel.
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coline
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 18:14

Je ne connais pas aussi bien que toi la littérature japonaise Nezumi, aussi je ne suis pas gênée par cette écriture que tu qualifies de "grandiloquente"...
Occidentale?...C'est peut-être pour cela qu'elle ne me dérange pas...
Rappelle-toi, moi qui peine avec les haïkus, que j'avais aussi été désarmée par le dépouillement de l'écriture de Aki Shimazaki...Et finalement j'ai été peu à peu totalement séduite... :)
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 18:31

Ouhlala, il me reste encore des masses de trucs à découvrir en littérature japonaise (et c'est tant mieux bounce !)

Ce qui est drôle, c'est que Mishima considérait Kawabata comme son père spirituel. Or leurs écritures et univers sont très très différents.
J'ai été vraiment déstabilisée par Kawabata, je le trouvais bien ardu à appréhender pour un lecteur occidental. Les motivations des personnages en particulier, leur système de pensée, me semblaient absolument incompréhensibles.
Mishima est peut-être plus accessible pour nous car le fossé culturel est moins apparent. Il a quand même été bien marqué par la culture anglo-saxonne (il pratiquait le body-building avec assiduité d'ailleurs) et française.
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coline
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 5 Juin 2007 - 18:50

Merci pour ces précisions...
Tu sais que je compte sur toi pour me servir de guide à travers la littérature japonaise?... :)
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Dim 10 Juin 2007 - 13:22

Quelques extraits puisés sur Wikipedia qui positionne l’homme :

Citation :
Il publia près de quarante romans pour un total d'une petite centaine d'ouvrages : essais, 20 recueils de nouvelles, 18 pièces de théâtre… Son œuvre est très ambiguë : jusqu'au début des années 1960, ses écrits sont de type plus européen que purement japonais. Il vivait d'ailleurs à l'occidentale, dans une villa moderne, généralement vêtu de complets vestons, lisant abondamment les classiques européens (il affectionnait Racine, mais lisait aussi l'anglais et un peu le grec). Pourtant il se revendique de la tradition classique japonaise dont il est également familier. Ambiguïté aussi dans son homosexualité, tout à la fois assumée dans ses livres et refoulée dans sa vie. De condition chétive, il proclamait le culte de la force physique ; à force de pratiquer la musculation et les arts martiaux, il finit par obtenir dans ses dernières années un corps d'athlète.

Dans les années soixante, il exprime des idées fortement nationalistes. En 1967, il s’engage dans les Forces d'Autodéfense du Japon puis forme la milice privée Tatenokai (société du bouclier) destinée à assurer la protection de l’empereur.
Au cours de l'année 1970, il achève sa tétralogie La Mer de la fertilité. Le 25 novembre, il poste à son éditeur la fin de son manuscrit puis se rend au Ministère des armées accompagné de quatre jeunes disciples. Il prend en otage le général commandant en chef des forces d'autodéfense et fait convoquer les troupes : il leur tient alors un discours en faveur du Japon traditionnel et de l'empereur. La réaction des 800 soldats est vite hostile. Devant les huées, il se retire alors et se donne la mort par seppuku (un suicide rituel et honorable d'origine japonaise. Traditionnellement, il se fait dans un temple en s'ouvrant l'abdomen avec un tantō, sabre japonais le plus court, ce qui libère l'âme).

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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Lun 14 Jan 2008 - 21:23

Je viens de finir Une soif d'amour de Mishima, qui est je crois ma troisième tentative de Mishima, et mon impression est toujours la même: c'est certainement un très grand écrivain, mais vraiment, cet univers n'est pas le mien. Il y a là un côté profondement malsain, enfin que je ressens comme tel, et auquel je ne vais jamais adhérer, j'en suis sûre.
Je préfére donc ne pas vous donner mes impressions de lecture, car elles manqueraient d'objectivité, et ne traduiraient que le malaise persistant que j'ai éprouvé.
Je crois que je vais arrêter là cet auteur, car vraiment cela ne passe pas pour moi. confused et je ne suis pas vraiment capable de dire pourquoi.

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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 15 Jan 2008 - 0:05

Arabella, ressens-tu en le lisant un étouffement, es-tu dans l'attente d'une explosion lumineuse qui jamais ne se déclenche, es-tu frustrée parce que tu ne sais pas ce que les personnages ont dans le coeur, as-tu le sentiment de marcher sur une immense plaque de béton sur laquelle poussent, éparpillées, quelques ridicules touffes d'herbes malingres que tu arraches involontairement par ta lecture ?
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Arabella
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mar 15 Jan 2008 - 21:43

troglodyte a écrit:
Arabella, ressens-tu en le lisant un étouffement, es-tu dans l'attente d'une explosion lumineuse qui jamais ne se déclenche, es-tu frustrée parce que tu ne sais pas ce que les personnages ont dans le coeur, as-tu le sentiment de marcher sur une immense plaque de béton sur laquelle poussent, éparpillées, quelques ridicules touffes d'herbes malingres que tu arraches involontairement par ta lecture ?

En fait non, si je ressentais cela j'adorerais Mishima. J'ai en fait la sensation d'être confronté à quelqu'un qui disséque des êtres humains à vif, sans aucune pitié ni sympathie pour ces pauvres insectes, en se délectant de leurs insuffisances, absences, manques, et en assistant à cette mise à mort cruelle j'ai l'impression de devenir voyeur et complice de quelque chose qui me répugne au plus profond de moi.
Désolée jypeurien

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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Dim 24 Fév 2008 - 22:49

Mishima m'a marqué. J'ai seulement lu Pavillon d'or et déjà, je sais que nous sommes en présence d'un grand.

C'est dans le cadre d'un cours traitant de la question de l'Autre, que j'ai pu l'apprécier.

D'instinct, j'ai su cerner son sens du désespoir, quelque chose qui le poussait à vouloir flamber le Pavillon d'or. D'ailleurs, son suicide du 24 ou 25 novembre 1970, en témoigne.
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   Mer 14 Mai 2008 - 10:45

Je profite de mon premier message sur ce forum pour le dédier à Mishima dont je dévore les livres petit à petit. Et également pour vous dire bonjour à tous, tant qu'à faire! sourire

J'ai été bouleversé par sa tétralogie "La Mer de la Fertilité" qui rassemble, dit-on (car je n'ai pas tout lu) la quintessence de son style et de son art (cela dit je veux bien le croire!)
J'ai au début été rebuté par sa manière d'écrire mais je la trouve d'une précision redoutable.
Personne n'a lu cette tétralogie?

Autrement j'ai lu La Musique qui est une histoire de femme frigide (ça fait rustre à dire mais il faut bien résumer) assez captivante.
Puis Le Pavillon d'or que certains, j'ai vu, ont lu. Je l'ai trouvé intéressant et transpirant le malaise (encore une fois avec Mishima), à travers des personnges toujours aussi riches dans leur imperfection (Kishiwagi et ses pieds bots...). La fin m'a toutefois un peu laissé sur ma faim... Cool

Et enfin, je suis au beau milieu de son autobiographie Confession d'un Masque qui est passionnante et qui permet de mieux comprendre l'auteur (c'est pas très original à dire mais bon...)

Après je me précipiterai sur la suite!
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MessageSujet: Re: Mishima Yukio   

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Mishima Yukio
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