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 Eugene O'Neill

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kenavo
Zen Littéraire
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MessageSujet: Eugene O'Neill   Sam 16 Avr 2011 - 9:45



Eugene Gladstone O'Neill (16 octobre 1888 - 27 novembre 1953) est un dramaturge américain. Il reçut le prix Nobel de littérature et le prix Pulitzer. Plus que n'importe quel autre dramaturge, O'Neill a introduit dans le théâtre américain un réalisme dramatique initié par Anton Tchekhov, Henrik Ibsen, et August Strindberg. Généralement ses écrits impliquent des personnages vivant en marge de la société, luttant pour maintenir leurs espoirs et aspirations, mais glissant finalement dans la désillusion et le désespoir. O'Neill explore les aspects les plus sombres de la condition humaine.
source: Wikipedia

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Sénèque
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kenavo
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MessageSujet: Re: Eugene O'Neill   Sam 16 Avr 2011 - 9:45


Une lune pour les déshérités
Citation :
James Tyrone Jr, acteur de cinéma au comportement auto-destructeur, a quitté Hollywood pour revenir dans le Connecticut. Il y rencontre Josie, la fille du fermier Phil Hogan. Josie, une force de la nature, succombe au charme de James, mais sera bientôt confrontée à une réalité brutale.

La biographie de O'Neill je vous recommande de lire la suite sur Wikipedia n'est vraiment pas un conte de fée.. et du coup on ne peut pas s'attendre à en trouver dans ses pièces de théâtres.

Cela doit faire bien plus que 25 ans que j'ai découvert cet auteur, et si je ne me trompe, c'était un des premiers auteurs de théâtre qui m'a fait grande impression. Et avec lequel j'ai eu vraiment envie de continuer mes découvertes de lecture de pièces de théâtre. J'en ai lu tellement à ce moment qu'il y a naturellement aussi un certain oubli et donc, j'ai repris ce livre pour lui ouvrir un fil.

Et c'est comme la première rencontre, je n'ai qu'un envie, lire tous les autres livres de lui..

Souvent il ne se limite pas à écrire seulement des dialogues, mais il donne aussi des "direction de régie" qui ne sont autre chose que des impressions sur la vie sentimentale de ses protagonistes. On oublie presque de lire du théâtre, mais cela devient un roman dans lequel on ressent aussi les motifs des personnes.
Il a créé quelques héros de théâtre qui figurent parmi mes favoris et c'est dommage que je n'ai jamais eu la chance de voir une de ses pièces sur scène.

Autant en profiter de ses livres qui sont -à part la tristesse et souvent le malheur décrit- un pur plaisir de lecture

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colimasson
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MessageSujet: Re: Eugene O'Neill   Sam 11 Jan 2014 - 14:27

Enchaînés (1923)




On ne se souvient plus beaucoup d’Eugène O’Neill, prix Nobel de littérature de 1936. Fils d’un dramaturge, il prendra lui-même la plume après avoir remis en question le cours de son existence lors d’un séjour passé dans un sanatorium. Son théâtre se veut revendicatif. Ayant longtemps eu du mal à trouver sa place dans la société, Eugène O’Neill la vilipende et déplore des relations humaines spoliantes, humiliantes et totalitaires. Le seul réconfort que nous apporte la réalité pourrait bien être celui du rêve. O’Neill n’est ni le premier, ni le dernier à en avoir émis l’hypothèse.


Avec ses Enchaînés, Eugène O’Neill émet une variation sur la vie de couple. Eleanor et Michael sont deux jeunes personnages qui appartiennent au monde des lettres. Michael est dramaturge et, après un séjour au cours duquel il s’est exilé pour mieux écrire, il revient chez lui, auprès d’Eleanor, sa compagne et comédienne attitrée, celle pour qui il écrit ses rôles féminins principaux. O’Neill semble vouloir revisiter le mythe de Pygmalion et Galathée, mais Galathée se rebelle en se soustrayant de cette domination que son compagnon impose à sa personnalité. Pour ne pas se laisser totalement dévorer, elle se venge de la plus basse des façons en rejetant les avances de Michael et en le rendant jaloux de John, un de leurs amis communs. La rupture est commise.


Dans les actes suivants, les deux compagnons se sont écartés l’un de l’autre pour mieux se précipiter dans une autre relation. On retrouve Michael en compagnie d’une prostituée dans une chambre sordide, puis Eleanor chez ledit ami John. Tous deux se jettent dans ces nouveaux pièges avec l’espoir de se défaire de leurs attaches conjugales. Le titre de la pièce nous laisse déjà percevoir la difficulté de la tâche.


Peut-être faut-il replacer la pièce dans son contexte d’écriture pour mieux en apprécier le caractère subversif. Aujourd’hui, les plans rapprochés sur les déchirures conjugales étonnent peut-être moins qu’à l’époque d’O’Neill, d’autant plus que ces Enchaînés se livrent finalement bien peu. Ils apparaissent moins comme des individus complexes et différenciés qu’à la façon d’outils au service de leur maître Eugène. Le déroulement de la pièce est mécanique. Chaque acte enclenche le processus d’une conclusion qui s’annonce dès les premières répliques. On peut toutefois trouver intérêt à parcourir cette courte pièce en s’interrogeant sur les ruses et artifices que déploieront les personnages pour rester enchaînés l’un à l’autre malgré leurs dissensions. Suivant une longue tradition de désenchantement, le mariage d’amour poursuit sa chute, entraînant avec lui toutes les illusions de l’intersubjectivité et toutes les utopies collectives. Seule compte la capacité à s’illusionner soi-même. La situation n’est donc pas totalement désespérée.




Citation :
ELEANOR. – Tout est si beau… et puis… soudain, je suis comme broyée. Je sens en toi une présence cruelle qui me paralyse, qui envahit mon corps, qui en prend possession, de sorte qu’il n’est plus mon corps… et puis qui essaie de s’emparer d’une dernière chose, la plus secrète, celle qui fait que je suis moi… moi… mon âme… Une présence cruelle qui exige d’avoir également cela ! Et je suis obligée de me révolter de toutes mes forces… de saisir n’importe quel prétexte !


*photo de Daido Moriyama

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