Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Ilarie Voronca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Ilarie Voronca    Sam 14 Mai 2011 - 18:07

Ilarie Voronca , de son vrai nom Eduard Marcus, né le 31 décembre 1903 à Braila (Roumanie) et décédé le 4 avril 1946 à Paris, est un poète et un écrivain français d'origine roumaine.(Wikipedia)


Citation :

Jeune étudiant roumain, né dans une famille juive, passionné de littérature, Ilarie Voronca rencontre Eugen Lovinescu et publia ses premiers écrits en 1922 au sein du mouvement Sburatorul. Il s'agissait alors de poèmes d'inspiration symboliste, influencés par les œuvres de George Bacovia et de Camil Baltazar. Les textes de cette période, au ton plutôt sombre et pathétique, tranchent avec le reste de son œuvre. Ilarie Voronca, comme l'a écrit (Christophe Dauphin, in Ilarie Voronca, le poète intégral, 2011), se distingua très tôt, dès 1923, en publiant, à Bucarest, Restristi son premier recueil de poèmes, illustré par Victor Brauner. L’année suivante, il s’affirma comme l’un des principaux animateurs de l’avant-garde artistique roumaine, en créant, toujours avec Victor Brauner, 75 HP. Cette revue, désormais mythique, étonne encore de nos jours par ses audaces typographiques et graphiques, mais surtout par l’invention des principes de la Pictopoésie. Voronca définit la Pictopoésie comme une "superposition de surfaces géométriques, différenciées selon les couleurs et les reliefs où les mots inscrits soutiennent par leur rythme le sens de la composition plastique". Devenu une figure phare du constructivisme roumain, Voronca collabora aux principales revues de Bucarest : Contimporanul, Punct, Integral et Unu. Influencé par Dada, dans un premier temps, Voronca aspira rapidement à la synthèse et se fit le théoricien de l’Intégralisme. "Le vrai mot personne ne l’a dit encore : cubisme, futurisme, constructivisme ont débouché sur le même point hardi : la SYNTHESE", écrit Voronca dans le numéro 6/7 de la revue Punct (janvier 1925). Au total, Voronca va publier douze volumes en Roumanie, dont Colomba (1927), Ulise (1928), Petre Schlemihl (1932) ou Patmos (1933). Mais l’apparente euphorie qui émanait de la création comme de la personnalité de Voronca cachait bien mal l’angoisse qui le rongeait souterrainement. En 1933, Voronca s’installa avec Colomba, son épouse, à Paris, pour fuir les « ténèbres balkaniques », à l’instar de ses amis Tristan Tzara, Benjamin Fondane, Claude Sernet ou Jacques Hérold. En France, le couple fut confronté aux dures réalités de la vie d’émigré, ce dont rendit compte le recueil Permis de Séjour (1935) : "J’avais faim. Un brouillard montait vers la cité". Pour vivre, Voronca travailla dans des compagnies d’assurances. A la fin des années 30, rappelle Tristan Tzara (in Ilarie Voronca, Les Lettres Françaises, 1949),ses œuvres étaient appréciées par une large majorité du milieu littéraire français. Son nom figurait au sommaire des principales revues de poésie, dont Les Cahiers du Sud. L’année 1936 fut marquée par la parution de La Poésie commune. Une étape déterminante écrit Christophe Dauphin (in 1903-2003 Ilarie Voronca, le centenaire de l’ombre, Les Hommes sans Epaules n°16, 2004): il n’est plus le chantre individuel, son moi s’épanouit dans toutes les voix : "Je veux me mêler à cette foule. Je partage sa vie". Voronca devient le poète anonyme, de la foule et toujours le visionnaire de l’invisible. Lorsque le 16 juin 1938, Colomba et Ilarie Voronca obtinrent la nationalité Française; le poète comptait à son actif, pas moins de onze recueils publiés en France. Parallèlement à son œuvre poétique, et en cinq ans seulement, Voronca publia, durant la tragique période de l’Occupation, l’essentiel de son œuvre en prose, dont Lord Duveen (1941), L’Interview (1944), Henrika (1945) ou Souvenirs de la planète Terre (1945). Avec la guerre était venu le temps de l’assassinat collectif : "Le vent marche comme un aveugle, - Il cherche des épis de blé – Et ne trouve que baïonnettes", écrit le poète (in Poèmes inédits, 1964). Elève-officier de réserve, Ilarie Voronca fut démobilisé en 1940. Il se réfugia à Marseille puis à proximité de Rodez, où il adhéra à la Résistance pour combattre le nazisme. A la mi-octobre 1944, Ilarie Voronca regagna Paris, qui avait été libéré des nazis. Le désespoir prend définitivement le pas sur la joie. Ilarie Voronca se donne la mort, au soir du 4 avril 1946. Ilarie Voronca, le poète de La Joie est pour l’homme fut enterré au cimetière parisien de Pantin. En 2010, sa tombe, menacée de disparition, fut sauvée et refaite grâce à l’action du Collectif Ilarie Voronca, rassemblant des personnalités françaises et roumaines. Christophe Dauphin raconte les faits en détails dans son essai Ilarie Voronca, le poète intégral (2011).



Bibliographie


Poésie :


Spoiler:
 



Prose :

Spoiler:
 


Dernière édition par Constance le Sam 14 Mai 2011 - 18:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Sam 14 Mai 2011 - 18:09







Il arrive parfois, seul, triste, un étranger.
Il s'arrête et l'on écoute ses récits doux,
Pleins d'herbes. Il demande: « Vous ai-je dérangés ? »
Il voudrait repartir, mais il ne sait plus où.


Dans ses oreilles bruit la mer - des coquillages ?
Son front, ses yeux trop grands pour ce bas horizon,
Une raison encore de partir. Ses voyages
Sont là devant lui pleins d'océans, de monts.


On laisse ainsi tout doucement le soir descendre
Qui mélange les figures, les mains, les voix,
Devenues presque esprits ...
L'âme pourra comprendre
Mieux- tel le toucher des aveugles - cette fois.


(In La Poésie commune, Ed.Plasma)

Illustration : "Pélerin dans une vallée rocheuse" (1820) de Carl Gustav Carus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile


Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 71
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Sam 14 Mai 2011 - 21:23

c'est jeune pour quitter la vie, mais il laisse apparemment un bel héritage en poésie.

As-tu lu l'un de ses livres ?

merci pour ce poème

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Parfum livresque


Messages : 24644
Inscription le : 24/11/2007
Localisation : Lauragais (France)

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Sam 14 Mai 2011 - 21:55

Un poète selon mon coeur, Ilarie Voronca !
Sur qu' il t' interesserait Bédou, mais il est comme beaucoup de poètes ... Oublié !
Tu peux le retrouver quand meme, ainsi que de nombreux autres poètes -français et étrangers- sur le site magnifique :

www.espritsnomades.com


Dernière édition par bix229 le Dim 15 Mai 2011 - 18:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Dim 15 Mai 2011 - 1:11

Bédoulène a écrit:
c'est jeune pour quitter la vie, mais il laisse apparemment un bel héritage en poésie.

As-tu lu l'un de ses livres ?

merci pour ce poème



Comme tous les poètes pour lesquels j'ouvre un fil, Ilarie Voronca m'accompagne depuis plusieurs années (j'ai d'ailleurs participé à la collecte pour la sauvegarde de sa sépulture). Je possède "La poésie commune" (Ed. Plama); Poèmes (Ed. Seghers), et également "Les riverains du feu" qui lui ont consacré plusieurs pages (Ed. Le Nouvel Athanor)
De plus, appartenant à un petit cercle d'admirateurs de son oeuvre, nous nous transmettons les poèmes ... sourire
A vrai dire, la plupart du temps, me méfiant de la superficialité de la culture Internet, je préfère toujours m'en référer à mes ouvrages ou aux poèmes transmis par mes amis ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile


Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 71
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Dim 15 Mai 2011 - 9:55

j'ai vu effectivement quà plusieurs reprises sur divers poètes tu dénonçais les erreurs.

merci pour le lien Bix


_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Ven 20 Mai 2011 - 10:09







Rien n’obscurcira la beauté de ce monde
Les pleurs peuvent inonder toute la vision. La souffrance
Peut enfoncer ses griffes dans ma gorge. Le regret,
L’amertume, peuvent élever leurs murailles de cendre,
La lâcheté, la haine, peuvent étendre leur nuit,
Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Nulle défaite ne m’a été épargnée. J’ai connu
Le goût amer de la séparation. Et l’oubli de l’ami
Et les veilles auprès du mourant. Et le retour
Vide, du cimetière. Et le terrible regard de l’épouse
Abandonnée. Et l’âme enténébrée de l’étranger,
Mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Ah ! On voulait me mettre à l’épreuve, détourner
Mes yeux d’ici-bas. On se demandait : "Résistera-t-il ?"
Ce qui m’était cher m’était arraché. Et des voiles
Sombres, recouvraient les jardins à mon approche
La femme aimée tournait de loin sa face aveugle
Mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Je savais qu’en dessous il y avait des contours tendres,
La charrue dans le champ comme un soleil levant,
Félicité, rivière glacée, qui au printemps
S’éveille et les voix chantent dans le marbre
En haut des promontoires flotte le pavillon du vent
Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Allons ! Il faut tenir bon. Car on veut nous tromper,
Si l’on se donne au désarroi on est perdu.
Chaque tristesse est là pour couvrir un miracle.

Un rideau que l’on baisse sur le jour éclatant,
Rappelle-toi les douces rencontres, les serments,
Car rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Il faudra jeter bas le masque de la douleur,
Et annoncer le temps de l’homme, la bonté,
Et les contrées du rire et la quiétude
Joyeux, nous marcherons vers la dernière épreuve
Le front dans la clarté, libation de l’espoir,
Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.



(Extrait de Beauté de ce monde (1940), in Poèmes choisis/ Seghers)

Illustration de "Poésies" d'Ilarie Voronca (1923) par Victor Brauner
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile


Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 71
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Ven 20 Mai 2011 - 13:53

j'aime beaucoup cet "hymne" à la beauté du Monde !


_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Sam 21 Mai 2011 - 21:36

Bédoulène a écrit:
j'aime beaucoup cet "hymne" à la beauté du Monde !



Il ne me surprend pas que ta douce sensibilité et ta fraîcheur d'âme soient sensibles à ce poème ... sourire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile


Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 71
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Sam 21 Mai 2011 - 23:58

je vais m'interesser à ce poète !

c'est gentil de me découvrir de la fraicheur d'âme Constance

Spoiler:
 

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Dim 29 Mai 2011 - 11:42









Parfois le silence est autre chose que l'absence de bruit.
Ce n'est pas une voix qui s'est tue ou une chute,
C'est un oeil qui regarde fixement et dans son orbe
Un monde étrange et nouveau se constitue, prend forme.


Que de choses que de foules font notre émerveillement !
C'est ainsi qu'il a dû être avant que la parole fut née.
Un regard calme. Un oeil qui voit. Et l'air illimité
Où terres, flammes, eaux cherchent un endroit pour
se poser.


Un oeuf immobile mais à l'intérieur la vie
Est plus sûre que le chant dans un violon.
De quelle couleur est le silence ? Blanc ou rouge ?
Et quel sens appelle-t-il puisqu'il dédaigne l'ouïe ?
Ah ! Sur le ventre de la femme enceinte ce n'est pas l'oreille
Qu'il faut pencher. Tout autour une auréole, une lumière
Qui traversent les murs, qui relient à l'espace
Cette maison où le silence se transforme en le cri d'un
enfant.


A l'aube on entend les mille bruits imperceptibles
De la nuit qui s'enfuit : ce sont les insectes qui se hâtent
Sous l'écorce des arbres. Et les lueurs qui viennent
jusqu'à nous
Comme la sève vers les frêles frontières de la feuille.
Mais au plus fort de la nuit quand les étoiles éclatent
Et quand leurs jeux se croisent dans la pupille du ciel
De nouveaux univers naissent dans le silence
Qui est en nous et en dehors de nous comme en deux vases
communicants.




(Extrait de l'Apprenti fantôme, in Poèmes choisis/ Ed. Seghers)

Illustration : "The false mirror" (1928) de René Magritte



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Mar 14 Juin 2011 - 18:32





Ceux qui sont en prison veulent savoir si l'arbre
Monte encor vers le ciel, si le fleuve, le vent
Rôdent encor autour des villes et si l'aube
A ce bruit encor d'une voiture de maraîcher.


Ceux qui dorment ne craignent-ils pas qu'à leur réveil
Les morceaux épars du monde ne s'emboîtent plus ?
Les voici qui se lèvent et regardent par les vitres
Il est bon que les rues les murs soient à leurs places.


Mais pour les prisonniers dont les doigts ont bâti
Au fond d'une bouteille, un palais, un navire
Et dont l'oubli a peu à peu rongé les choses
Comme la mer qui lentement défigure les roches,


L'arbre est déjà l'oiseau, le champ est le nuage
Le matin a un doux tremblement de chevreuil
Pour faire entrer les monts les blés dans leurs cellules
Ils ont changé les cours des eaux et les frontières.



(Extrait de Contre-solitude, in Poèmes choisis/Seghers )

Illustration : toile peinte par Florence Cassez dans sa prison mexicaine de Tepepan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile


Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 71
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Mar 14 Juin 2011 - 22:52

je suis Voronca avec plaisir ! merci Constance

mais n'est-ce pas une faute de frappe dans le dernier extrait de l'Apprenti fantôme "un oeuf immobile" ?

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Mer 15 Juin 2011 - 17:58

Bédoulène a écrit:
je suis Voronca avec plaisir ! merci Constance

mais n'est-ce pas une faute de frappe dans le dernier extrait de l'Apprenti fantôme "un oeuf immobile" ?


Non, Bédoulène, il n'y a pas faute de frappe ... sourire ... avant de qu'éclore, n'y a-t-il pas promesse de vie dans un oeuf ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Constance
Zen littéraire


Messages : 4066
Inscription le : 27/04/2010

MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Mer 13 Juil 2011 - 16:10








Glorieuse naissance



Etait-ce la mer qui apparut ou la forêt ou le feu
Ou la neige, ou la femme ou la gloire des villes ?
Quel fut donc le signe éblouissant, le soleil entrevu
Et qui fit que chacun de nous s'écria : "Je veux être !"
car, pour qu'avec une telle force nous nous fussions
arrachés
Aux entrailles des nuits, pour qu'avec une telle force
Nous eussions déchiré le ventre de nos mères,
Il a fallu qu'une joie immense nous appelât.
Je veux être ! cria chacun de nous, et nous fûmes,
Mais quel voyage lointain nous hantait déjà
Pareils au marin qui monte sur le pont du navire,
Ebloui par une secrète géographie ?
Retrouver ce qui fut le sens de nos naissances,
Ce qui nous remplissait d'une ardeur invincible !
Ne suis-je pas celui qui court vers la forêt
Mais ne connaît plus l'arbre où son trésor l'attend ?



(Extrait de "Poèmes inédits", in Poèmes choisis / Seghers

Illustration : "Le principe de la vie" (1900-1903) de Frantisek Kupka




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ilarie Voronca    Aujourd'hui à 2:21

Revenir en haut Aller en bas
 
Ilarie Voronca
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Poésie (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: