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 Annie Ernaux

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Epi
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Lun 11 Mai 2009 - 23:25

Nathria a écrit:
Epi a écrit:
Les moins de 40 ans se sentiront peut-être moins concernés.

Je l'ai offert à ma mère et à ma fille, après l'avoir lu bien sûr. A partir de 20 ans sans problème (vois le repas où ça papote ordi et anti-virus, même avec les jeunes adultes, on a les pieds dedans!). A partir de vingt ans et toute génération confondue oui
Oui, je suis d'accord, il est intéressant pour tous, je voulais seulement dire que forcément, si on n'a pas vécu les années 50 et 60, on s'y retrouve moins mais c'est pour ça que j'ai parlé d'une jolie façon de réviser l'histoire, même si elle n'est pas la nôtre, on a forcément tous en tête des souvenirs qui se rapportent à ces années.
Bref, lisez-le sourire

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Steven
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Lun 6 Juil 2009 - 0:03

La honte

Commençant à connaître Annie Ernaux et son histoire, et au vu du titre du roman, je m'attendais à une autre sorte de honte, plus liée à son avortement.

L'histoire que nous livre Annie Ernaux est concentrée sur l'année 1952 à Y. Sa vie familiale, sa fréquentation d'une institution catholique, son excellence dans les études, tout ça va être balayé par un évènement qui va la faire passer de la catégorie des gens normaux à celles des gens qui n'ont aucune place :

Citation :
Mon père a voulu tuer ma mère un dimanche en juin, au début de l'après-midi. J'étais allée à la messe à midi moins le quart comme d'habitude...

Mais la dispute qu'elle décrit ne semble pas tant la faire plonger dans la honte, que le changement de regard qu'elle va désormais porter sur ses parents. Elle les voit désormais comme une fille de l'institution catholique qu'elle fréquente, avec ses attentes décues, son immense exigence.
Tout au long du roman, l'auteure décrit sa vie quotidienne, la replaçant en perspective par rapport au vécu qu'elle a désormais dans les années 90. Et ce décalage fonctionne souvent; pas toujours car certaines fois, les détails qu'elle décrit de sa vie en 1952 me passe très au-dessus de la tête. Mais sa description de sa vie dans l'école privée si supérieure à l'école publique, le voyage à Lourdes avec son père, la découverte de relation si particulière entre ses parents sont passionnants.

Et il y a ce passage, qui m'a fait rire, puis réfléchir sur la condition féminine si fragile dans ces années 50 :
Citation :
Brigitte hésite et se trompe mais elle rentre toujours dans le droit chemin (...) parce que l'histoitre prétend rester vraie. Or un âme de bonne race, une âme affinée, fortifiée par des beaux exemples, les sages enseignements, la saine hérédité - et par la discipline chrétienne -, cette âme-là peut subir la tentation de "faire comme les autres" et de sacrifier le devoir au plaisir, cette âme-là choisira finalement le devoir quoi qu'il en coûte (...) la vraie femme de France est encore et toujours une femme qui aime son foyer, son pays. Et qui prie.

C'est un extrait d'un livre recommandé par l'école, c'est Brigitte de Berthe Bernage, série dans laquelle la vie de Brigitte est étalé, écolière, fiancée, mariée, mère....

Citation :
Brigitte réalise le modèle de la vraie jeune fille, modeste, méprisant les biens matériels dans un monde où l'on a un salon, un piano, où l'on va au tennis, à des expositions, des thés au bois de Boulogne. où les parents ne se disputent jamais.
Ah la la ! Le monde a bien changé ! Cool

A la lecture de ce passage, je pense que les parfumés vont pouvoir déboulonner le socle du piedestal de BC et y installer à la place Berthe Bernage !

Pour finir sur La honte, c'est un très bon livre d'Annie Ernaux, intéressant, plaisant, à l'humour froid et grinçant.
Je l'ai lu après avoir lu La vie extérieure qui m'avait un peu déçu, faisant trop catalogue, sans trop de lien entre les moments décrits, même si le talent reste et que certains tableaux brossés sont saisissants !

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bulle
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Sam 8 Aoû 2009 - 1:20

Terminé L’Occupation
J'ai aimé son franc parler au niveau sexuel.

W, en amour avec une femme prof d'histoire ,plus âgée que lui.
Annie vit,pense,mange; ses heures défilent sous le thème de la jalousie .
Qui est cette autre? qui s'amuse avec le Dick de son W.
Une panoplie de situations pour connaître qui est cette autre? Dans le troisième arrondissements vit cette dernière.
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Li
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 12:13

Une femme

Ce petit roman narre la trajectoire de vie de la mère d'Annie Ernaux d’origine populaire, ouvrière, puis commerçante, jusqu'à sa maladie (Alzheimer) et son décès. Elle y raconte son existence, son caractère, le lien entretenu avec elle, comment son ascension sociale à elle va la couper de sa mère...

La mobilité sociale et ses difficultés, le gouffre qui se creuse et qui sépare de ses origines est un thème qui revient souvent dans les livres d’Ernaux (elle l’évoque aussi dans La Place ou La Honte par exemple)

Citation :

« A certains moments, elle avait dans sa fille en face d’elle, une ennemie de classe. »

Une écriture qui paraît simple et qui saisit une vérité, qui n’est pas seulement une autobiographie, mais qui dit d’une époque, du fossé intergénérationnel qui se creuse dans une société où la mobilité sociale ascendante n’est pas toujours si positive…
C'est d'ailleurs l'ambition d'Annie Ernaux, et je trouve qu'elle réussit plutôt bien

Citation :
« Ceci n’est pas une biographie, ni un roman naturellement, peut-être quelque chose entre la littérature, la sociologie et l’histoire. »

Toujours une réflexion sur comment se raconter, sur la mise à distance de sa propre histoire…

Citation :

« Il y a deux mois que j’ai commencé en écrivant sur une feuille « ma mère est morte le lundi sept avril ». C’est une phrase que je peux supporter désormais et même lire sans éprouver une émotion différente de celle que j’aurais si cette phrase était de quelqu’un d’autre. Mais je ne supporte pas d’aller dans le quartier de l’hôpital et de la maison de retraite, ni de me rappeler brutalement des détails, que j’avais oubliés, du dernier jour où elle était vivante. Au début, je croyais que j’écrirais vite. En fait, je passe beaucoup de temps à m’interroger sur l’ordre des choses à dire, le choix et l’agencement des mots, comme s’il existait un ordre idéal, seul capable de rendre une vérité concernant ma mère – mais je ne sais pas en quoi elle consiste – et rien d’autre ne compte pour moi, au moment où j’écris, que la découverte de cet ordre là. »

Une jolie fin, touchante

Citation :
« Il fallait que ma mère, née dans un milieu dominé, dont elle a voulu sortir, devienne histoire, pour que je me sente moins seule et factice dans le monde dominant des mots et des idées où, selon mon désir, je suis passée.
Je n’entendrai plus sa voix. C’est elle, et ses paroles, ses mains, ses gestes, sa manière de rire et de marcher, qui unissaient la femme que je suis à l’enfant que j’ai été. J’ai perdu le dernier lien avec le monde dont je suis issue."


Au final, après la lecture de ce livre, j’ai l’impression de tourner en rond dans la bibliographie d’Annie Ernaux. Oui elle a un style sans fioritures qui parvient à saisir une vérité sociale, sociologique dans son histoire individuelle mais après avoir lu plusieurs de ses livres (Les Armoires vides, Passion simple, La place, La honte, L’évènement, L’occupation…) j’ai comme le sentiment d’avoir fait le tour, que je ne trouverais rien de plus (à part connaître d’autres fragments de sa vie). Le sentiment de répétition, à chaque livre, la même base, le même style, les mêmes thèmes (son père, sa mère, les conséquences de sa mobilité sociale ascendante par rapport à ses parents, sa vie amoureuse) les mêmes interrogations sur comment s'écrire...

Peut-être "Les Années" est-il différent? Après avoir lu vos commentaires, on dirait...
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coline
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 12:51

Li a écrit:
Une femme

Peut-être "Les Années" est-il différent? Après avoir lu vos commentaires, on dirait...

Oui, jecrois...Je lui ai trouvé une veine différente de ses autres livres...J'ai eu moins l'impression qu'elle parlait d'elle seulement, il m'a semblé qu'elle parlait plutôt de Nous...
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Steven
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 18:05

coline a écrit:
Li a écrit:
Une femme

Peut-être "Les Années" est-il différent? Après avoir lu vos commentaires, on dirait...

Oui, jecrois...Je lui ai trouvé une veine différente de ses autres livres...J'ai eu moins l'impression qu'elle parlait d'elle seulement, il m'a semblé qu'elle parlait plutôt de Nous...

Oui, Coline définit très bien ce que j'ai pu ressentir à la lecture du livre "Les années": Il m'a également semblé qu'elle parlait de nous !

Et dans ses autres livres, j'ai trouvé aussi des fragments de nous, notre vie, notre histoire commune !

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Li
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 18:51

coline a écrit:


Oui, jecrois...Je lui ai trouvé une veine différente de ses autres livres...J'ai eu moins l'impression qu'elle parlait d'elle seulement, il m'a semblé qu'elle parlait plutôt de Nous...

Steven a écrit:


Oui, Coline définit très bien ce que j'ai pu ressentir à la lecture du livre "Les années": Il m'a également semblé qu'elle parlait de nous !

Et dans ses autres livres, j'ai trouvé aussi des fragments de nous, notre vie, notre histoire commune !

Je lirai un jour "Les Années" alors Wink

Je trouve aussi que même dans ses livres les plus personnels, il y a du "nous" comme vous dites, que dans son histoire personnelle, elle parvient à décrire un contexte social, une réalité collective... mais je me lasse de son style et surtout de la récurrence de certains thèmes...
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coline
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 20:07

Li a écrit:
Je lirai un jour "Les Années" alors Wink

Je trouve aussi que même dans ses livres les plus personnels, il y a du "nous" comme vous dites, que dans son histoire personnelle, elle parvient à décrire un contexte social, une réalité collective... mais je me lasse de son style et surtout de la récurrence de certains thèmes...

Tu n'y échapperas pas dans Les années...Mais elle dit avoir finalement écrit tous les autres pour aboutir à celui-ci et il est plus global, plus large, plus ouvert...Comment dire?...J'y ai mieux respiré que dans ses autres livres...Et puis c'est plein de nos propres souvenirs qu'elle nous ramène ...
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Epi
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Ven 28 Aoû 2009 - 20:33

Tout à fait d'accord avec ce que dit Coline.
C'est un livre vraiment à lire.

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Li
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Sam 29 Aoû 2009 - 11:40

coline a écrit:

Tu n'y échapperas pas dans Les années...Mais elle dit avoir finalement écrit tous les autres pour aboutir à celui-ci et il est plus global, plus large, plus ouvert...Comment dire?...J'y ai mieux respiré que dans ses autres livres...Et puis c'est plein de nos propres souvenirs qu'elle nous ramène ...

Epi a écrit:
Tout à fait d'accord avec ce que dit Coline.
C'est un livre vraiment à lire.

Je vais faire une pause et je reviendrai plus tard vers "Les Années"
Merci!
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kenavo
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Mar 19 Jan 2010 - 16:44

vient de paraitre:


Les années

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c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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Maline
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Mar 19 Jan 2010 - 17:12

kenavo a écrit:
vient de paraitre:


Les années
Voici un livre que j'ai beaucoup aimé, mon coup de coeur de l'année 2008. Quelle chance que ce livre n'a mis que près de deux ans pour sortir en édition de poche.
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Lauraline79
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MessageSujet: re : annie ernaux   Sam 6 Mar 2010 - 10:44

J'ai aussi particulièrement aimé les années ; c'est un livre où j'ai retrouvé beaucoup de parfums de ma petite enfance.. J'ai donc enchainé avec l'écriture comme un couteau (conseillé par un ami de l'atelier d'écriture) et là encore j'y ai trouvé du plaisir ; le troisième fut la place celle que l'on occupe ou croit occuper dans la vie. Je suis définitivement tombée dans les rêts de cette magnifique écriture (que l'auteur dit "plate" ou "blanche") mais je connais aussi des lecteurs qui pensent que le texte n'est pas assez "travaillé"...
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Hexagone
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Mer 20 Oct 2010 - 21:18

Acheté par hasard sur une brocante, je viens de terminer " La place", Annie Ernaux avec beaucoup de pudeur, de retenue et de délicatesse évoque son père. Ce père disparu. Au travers de la biographie de celui-ci, elle évoque à mots couverts la place de l'homme dans la vie. Cette place est-elle celle du mort dont il ne reste que la trace sur l'oreiller. La place à prendre dans la société, la place que l'auteur semble avoir du mal à prendre entre deux catégories sociaux professionnelles ? Il plane une vacuité dans l'écriture de Ernaux, un vide que rien ne comble. Le style est froid, plat, on dirait presque un rapport d'un médecin légiste ou d'un entomologiste disséquant un insecte. C'est cela, Ernaux dissèque froidement la vie d'un homme. Sans sentimentalisme elle donne à éprouver des émotions. Sans doute l'ouvrage est-il un exercice de style assez réussi. Méritait-il de remporter le prix Renaudot ? Je l'ignore. Un livre court, rapide qui semble aussi intéressant qu'une posologie de médicaments, mais qui se révèle adapté à ce que l'auteur a voulu transmettre, un témoignage direct d'une vie passée ici bas.

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bix229
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MessageSujet: a   Ven 8 Avr 2011 - 16:51

- L' Autre fille : Annie Ernaux, Lettre. - Ed. Nil

'C' est le genre épistolaire qu' a choisi Annie Ernaux pour livrer cette adresse à "l' autre fille", une soeur
qu' elle n' a jamais rencontrée, qui aurait pu, du etre son ainée, mais demeurée à jamais une inconnue,
une enfant morte en 1938...
Ni exercice de deuil, ni livre de chagrin, ce livre scrute de près, loin de tout cliché la singularité qui unit cette enfant à Annie Ernaux"... Télérama
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MessageSujet: Re: Annie Ernaux   Aujourd'hui à 2:55

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