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 Maxime Ossipov

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tom léo
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MessageSujet: Maxime Ossipov   Dim 16 Oct 2011 - 21:46

Maxime Ossipov


Maxime Ossipov est né en 1963 à Moscou. Issu d’une famille d’intellectuels, il fait des études de médecine (cardiologie) et, en 1991 (encore sous le régime soviétique), il soutient une thèse de doctorat : « un chemin tout à fait traditionnel », écrit-il.

Il fait ensuite un voyage d’étude d’un an aux États-Unis. Mais il ne souhaite pas prolonger son séjour, revient en Russie, travaille dans différents instituts, fonde une maison d’édition spécialisée dans la traduction en russe d’ouvrages scientifiques étrangers. « Mon père était écrivain. Je l’ai vu se débattre toute sa vie entre éditeurs censeurs et correcteurs soviétiques. Peut-être est-ce de là que m’est venu le désir, non d’avoir un pouvoir sur les mots, mais du moins d’en disposer librement. »

En 2005, le besoin de retrouver le contact direct avec des patients s’impose, il décide alors de partir en province. « Mon grand-père était médecin. Envoyé en 1932 au Belomorkanal, puis libéré en 1945, il est toutefois interdit des 100 km. Il s’est donc installé à 117 km au sud ouest de Moscou, à Taroussa où il est mort en 1968. » (Il était en effet interdit, pour les anciens prisonniers du Goulag, de vivre à moins de 100 km d’une grande ville.)
Maxime Ossipov s’établit donc à son tour à Taroussa. Les deux récits autobiographiques de Ma province évoquent les débuts de son expérience. (Source: Verdier/Editeur)
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tom léo
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MessageSujet: La province   Dim 16 Oct 2011 - 22:15

La province

Oiginal : Russe, 2009

CONTENU :
Maxime Ossipov – médecin cardiologue et écrivain – est issu d’une famille d’intellectuels. Après un voyage d’étude d’un an aux États-Unis, il préfère quitter Moscou pour s’établir à Taroussa, une ville située à cent kilomètres de la capitale.

Le choc avec la réalité quotidienne dans l’exercice de son métier l’amène à écrire le premier récit de cet ouvrage, intitulé « Le cent-unième kilomètre ». Il y fait une description sans concession de l’état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l’après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national.

Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l’égard des personnages de « La Rencontre », le second récit du recueil, œuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles – entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d’action responsables…

Dans ce livre si attachant et sensible, un féroce refus de l’impuissance se manifeste à travers ce qu’Ossipov désigne comme le temps réel, celui du moment opportun qu’il faut savoir saisir, celui de l’instant présent, imparfait et incertain, mais qui seul est à même d’accomplir ce que d’autres appellent des miracles. (Source : Verdier/Editeur)

Ici : http://russie.aujourdhuilemonde.com/medecin-plus-de-100-km-de-moscou un entretien avec l'auteur !

REMARQUES :
La première partie de ce livre consiste de quelques parties, écrites entre 2006 et 2008. Elle se rapproche à une énumération, un réquisitoire de tout ce que le médecin engagé qui est Ossipov, rencontre dans l’exercice de son métier. Dans un regard à la va vite on pourrait parler presque d'un document. Ce qui manque surtout, ce n'est même pas des moyens, mais ce constat d'une manque de motivation, d'un entraînement vers la prise en charge de soi-même (et des autres), d'un laisser-aller incroyable. Ainsi Ossipov vient jusqu'à parler du « grand  vide » qui menace l'individu et la société. Le lecteur occidental peut être pris de vertige : tout cela semble d'une telle noirceur qu'on ne peut pas s'attendre à une quelconque joie de vivre dans de telles conditions, voir, d'avoir une espérance pour ce peuple.

Et pourtant, il n'y a pas seulement une certaine humour dans la description de certaines situations dans ce premier volet, mais ce récit autobiographique est suivi par un récit autrement plus littéraire : dans la deuxième partie, appelée « La rencontre », sous-divisée en trois chapitres et trois fils qui se complémentent et vont se rencontrer, l'auteur décrit certaines situations de désespoir, mais au même moment il élargit la vision, il montre des chemins de réconciliation, d'espoir.

Comment – pour comprendre la situation en Russie d'aujourd'hui – ne pas dissocier ces deux réalités : une certaine cruauté, un énorme vide d'un coté, mais toujours aussi l'espérance d'un autre issue ? Et l'invitation et même la promesse à une vie dans le présent ?

Dans les deux volets, impressionnants à leurs façons et très parlant pour la Russie d'aujourd'hui!

Détails sur le produit
Broché: 118 pages
Editeur : Editions Verdier (7 avril 2011)
Collection : Slovo
Langue : Français
ISBN-10: 2864326469
ISBN-13: 978-2864326465
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Marko
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MessageSujet: Re: Maxime Ossipov   Dim 16 Oct 2011 - 23:13

Celui-à je vais le commander. Ton commentaire me donne envie.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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