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 Hélène Gestern

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mimi54
Zen littéraire
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MessageSujet: Hélène Gestern   Sam 19 Nov 2011 - 14:49



Hélène Gestern a quarante ans. Elle vit et travaille à Nancy. Eux sur la photo est son premier roman.
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mimi54
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Dim 20 Nov 2011 - 22:10

Eux sur la photo- Arléa ( Août 2011) - 274 pages


Citation :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.
Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie.

« Oui, il est insupportable de ne pas savoir ; ce silence familial est un poison qui contamine tout ce qu’il touche, nos rêves, nos peurs, nos vies d’adultes. Et il finit par nous replier autour de de nos questions trente ou quarante ans après. »
Ce poison dont parle Hélène, il en faudra trouver l’antidote ; un antidote qui arrivera sans crier gare, sous forme d’une photo, retrouvée dans les archives familiales.
Comment une banale photo peut bouleverser une vie, et surtout la remplir soudainement de tout ce qui lui manquait depuis des décennies.
La photographie, l’objet type de la mémoire familiale sera au centre de ce roman épistolaire. Car tout part d’une photo, les personnages clés de la vie d’Hélène et Stéphane sont des photographes, et c’est photo après photo qu’Hélène et Stéphane vont construire leur vie, et relier chaque évènement.
Roman épistolaire donc, car d’un simple avis de recherche dans un quotidien, va naître un échange entre deux inconnus qui deviendra de plus en plus intime, et profond, mais restera, et c’est là un paradoxe, assez longtemps distancié par un vouvoiement qui ,compte tenu de leur sentiments respectifs , pourrait paraître désuet. Pour ma part, je l’ai perçu comme une grande pudeur, un profond respect entre eux, mais aussi une peur plus ou moins inconsciente de l’avenir et des réponses à leurs recherches.
La correspondance utilise des modes aussi variés que la lettre traditionnelle travaillée, intimiste et profonde, le courriel qui peut être bref et synthétique, ou au contraire aussi personnalisé que la lettre, et le sms.
Entre chaque épisode de correspondance, nous franchissons une étape supplémentaire grâce à une photo qu’Hélène Gestern a le génie de faire vivre avec les mots ; si tant est que je pouvais visualiser chacune d’elle. Elle décrit avec beaucoup de finesse et de détail chaque grain de photographie. Du grand art…
Je serais incomplète en passant sous silence une autre lettre, longue, cette fois, lettre posthume, si belle, qui ne peut que nous toucher au cœur, et nous ôter toute tentative de jugement .Si le secret est un poison, il peut être un poison doté des meilleures intentions…. Doit-on tout dire ? Et si oui, oui, quand le dire ? Comment ?
Aller à la rencontre de l’intimité de ses parents n’est-il pas déjà un pas de trop ? Où et quand s’arrêter ?
Hélène Gestern, qui signe là son premier ouvrage, nous offre une écriture soignée, au charme désuet de la correspondance d’antan, un phrasé qui immédiatement m’a portée sur le chemin d’Hélène et Stéphane. C’est avec eux que j’ai vécu deux après-midi durant, comme eux j’ai douté, eu des crèves cœur, me suis aussi amusée de leur humour. En dépit du drame qui se cache derrière tous ces secrets verrouillés, j’ai trouvé la fin apaisante, et apaisée. C’est à la grande sagesse de nos deux personnages que l’on doit cela. En effet vouloir connaître la vérité, est une chose ; l’assumer, et en faire un atout, est tout autre. Assurément Hélène et Stéphane ont réussi l’épreuve.
« Aujourd’hui, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l’un vers l’autre à trente-sept ans de distance, à partir d’une improbable coupure de journal. (…)Oui, c’étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient… Je les contemple jusqu’au vertige et je crois les entendre nous dire qu’il faut vivre maintenant, saisir la chance qu’ils ont laissée échapper. »
Ils m’ont parlé à moi aussi, ces deux-là… Hélène Gestern, rencontrée chez elle, à Nancy, au livre sur la place, m’a également parlé à l’oreille tout au long de ses pages. Ce premier ouvrage est plein de promesses pour les suivants.
Que mon libraire, qui lui aussi, m’a parlé de ce livre avec tant passion, soit remercié.


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Cassiopée
Main aguerrie
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Dim 20 Nov 2011 - 22:51

Eux sur la photo

Un roman épistolaire de plus ? Oui mais quel roman !

Ils m’ont pris par la main, par le cœur et, j’ai bouleversé mon programme pour lire ce livre d’une traite. Ils étaient là, palpables, si présents, les épreuves en noir et blanc évoquées au fil des pages prenaient vie sous mes yeux. Même lorsqu’ils continuaient de se vouvoyer … comme si l’intimité qui s’installait entre eux leur faisait peur, comme s’ils risquaient d’aller trop loin, trop vite, avant de savoir vraiment comment leur passé était lié.

Fallait-il déterrer ce passé pour mieux appréhender et vivre le présent ?
Des lettres, des courriels, des sms et une douzaine de photos décrites avec précision constituent ce livre.

On entre à peu feutrés dans la vie de deux inconnus et on les accompagne dans leur quête. Recherche de l’une qui deviendra assez vite, une prospection commune tant les vies de nos deux protagonistes sont mêlées, entremêlées, enlacées, liées par de douloureux secrets mais aussi des clichés. Clichés des jours heureux, des heures pâles, des heures lumineuses, des mal-êtres …. Clichés qui parlent, questionnent, renvoient une image pas si lisse qu’en apparence …. Les ombres deviennent chairs, les non-dits, les silences et les secrets de famille se découvrent et le puzzle se construit sous nos yeux.

Qui n’a pas un jour découvert une photo (et à l’aire du numérique, que restera-t-il de nos souvenirs papiers ….) qui intrigue, qui donne envie de savoir qui sont ces gens sur la photo près de ceux qu’on croit connaître?

Ce livre pose les questions de la transmission dans les familles, de l’intimité des parents, grands parents, des choix qui font qu’une vie prend un chemin, une route, plutôt qu’une autre et tout ce que cela entraîne … A-t-on besoin de tout savoir de nos aînés pour mieux se comprendre soi-même ? Ne risque-t-on pas de souffrir, de refuser la vérité qu’on va découvrir ? Toutes ces interrogations sont évoquées avec pudeur dans les pages qui défilent sous nos yeux ….

L’écriture est intimiste, délicate, posée, bâtie à mots choisis.
L’ensemble (lettres, courriels, sms, évocation de photos à la troisième personne) est en harmonie.
Car ce livre est harmonieux, bien pensé, doux, jamais dans l’excès, finement ciselé, finement mené, poli comme un bijou de qualité.

Un coup de cœur à découvrir et un auteur à suivre ….
Je remercie l’amie qui m’a offert ce livre et qui m’a ainsi fait le cadeau d’une belle rencontre.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Dim 8 Jan 2012 - 8:52

-Eux sur la photo-

Je serais beaucoup moins enthousiaste, je n'ai pas vraiment été captivée par ce roman, même si je lui reconnais un certain charme (le vouvoiement effectivement, les lettres qu'ils continuent de s'envoyer alors qu'ils sont amants, ce côté désuet de l'amour galant) et une écriture sensible et délicate, mais je ne suis pas réellement rentrée dedans. Un peu trop de sentimentalisme sans doute, et des thèmes (la transmission, les secrets de famille, les choix de vie) déjà vus par ailleurs qui m'ont infiniment plus touchée dans d'autres romans (le dernier étant Freedom, juste avant...)

Je crois surtout que la forme épistolaire ne me convient pas. Problème de distance, trop de proximité ou alors ici pas assez, les personnages n'étant pas consistants pour moi, un peu trop parfaits, polis, manquant de chair? Pas assez tangibles ou réels en tout cas pour pouvoir entrer en empathie avec eux, j'ai fini par m'y ennuyer, je l'avoue. Dommage pour moi mais la rencontre n'a pas eu lieu...
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topocl
Abeille bibliophile
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Dim 8 Jan 2012 - 13:59

Aeriale a écrit:
[. Un peu trop de sentimentalisme sans doute, et des thèmes (la transmission, les secrets de famille, les choix de vie) déjà vus par ailleurs qui m'ont infiniment plus touchée dans d'autres romans (le dernier étant Freedom, juste avant...)

Oui, je crois que beaucoup de romans risquent de pâtir de notre expérience de Freedom...
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Marie
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Mar 28 Aoû 2012 - 3:09

Entre Mimi -Cassiopée et Aériale..
Autant j'ai trouvé l'idée de départ passionnante, et particulièrement un grand talent d'écriture dans la description des photos, et de certaines lettres, autant l'intrigue en elle-même tellement prévisible, m'a déçue.
Auteur à suivre, en tout cas, c'est vrai.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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topocl
Abeille bibliophile
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Ven 7 Déc 2012 - 21:34

Eux sur la photo

Hélène Gestern, dont l’héroïne s’appelle Hélène - cela ne peut être anodin - nous raconte l’histoire somme toute assez banale d’un couple, leur amour contrarié pour cause de mésalliance, mais qui ne fut jamais oublié, et malgré des mariages de raison, renaquit dans un bonheur éclatant pour tourner assez vite au tragique. Une histoire souvent entendue, mais qu’Hélène Gestern tourne fort joliment : une photo immortalisant Pierre et Nathalie lors d’un tournoi de tennis, va réunir Hélène et Stéphane, leurs enfants respectifs, le temps d’une chasse aux non-dits, dans une relation faite de patience, de respect , de tendresse et d’humour. Ces deux là, tout au long d’une année, vont découvrir les secrets qui les ont déchirés, les ont faits ce qu’ils sont, et par là se découvrir l’un l’autre.

Roman épistolaire des temps modernes, Eux sur la photo alterne lettres, courriels et SMS où les deux héros se dévoilent peu à peu, dans une douceur tranquille et pleine d ‘humour. C’est cette prose délicate et surannée, pleine de délicatesse qui donne sa vraie valeur au livre. C’est un régal de voir comment les mots évoluent, selon le support, et au fil de la progression de leur relation. Quant aux description des photos peu à peu retrouvées qui vont mener Stéphane et Hélène de révélations en fausses pistes, leur description constitue autant de petites nouvelles assez sublimes.

Histoire assez banale, certes, mais dont le mode narratif nous offre un livre finalement plutôt original, charmant, où la drame et la légèreté nous entrainent alternativement, Eux sur la photo montre à quel point nous sommes ballottés par nos destins, fragiles et imparfaits
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mimi54
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MessageSujet: Re: Hélène Gestern   Ven 4 Jan 2013 - 11:23


La part du feu, Hélène Gestern
Arléa (3 janvier 2013)
220 pages

4ème de couverture :
Citation :
À la suite d’une révélation qui la bouleverse, Laurence Emmanuel comprend que sa vie est peut-être moins simple qu’elle ne le pensait. Elle décide d’en apprendre davantage sur le passé de ses parents.
Très vite, ses recherches l’amènent sur la piste d’un militant d’extrême gauche, Guillermo Zorgen, qui a défrayé la chronique dans les années 70 avant de sombrer dans l’oubli.
Qui était cet homme ? Un idéaliste dans une époque troublée ou un dangereux pyromane ? Et surtout : quels liens entretenait-il avec les parents de Laurence ?
Au fil des témoignages, des documents, émerge le portrait contrasté d’un être énigmatique, qui a, comme une partie de sa génération, choisi d’exister par le combat.
Mais au-delà, la quête de Laurence va surtout révéler les formes ardentes, et parfois destructrices, de la passion.

Après un premier roman, Eux sur la photo, très prometteur, j’avais hâte de retrouver l’écriture soignée qui m’avait séduite, avec l’appréhension inévitable de ne pas s’y retrouver. Ce ne fut pas le cas, la plume d’Hélène Gestern n’a rien perdu, elle se fait toujours délicate, et bien pesée.
Si Hélène Gestern choisi à nouveau d’exploiter la mémoire, la quête identitaire, les non-dits familiaux, la forme épistolaire est beaucoup moins présente, mais plus intense. Le mode narratif se complexifie, les voix se multiplient. Les sources d’informations se diversifient.
Laurence, est loin de connaître le passé de ses parents, et par ricochet le sien. Un rien suffit pour que s’écroule ce qui pour elle était l’évidence.
Au fond que savons-nous de nos parents ? Quelle est leur part de mystère, d’inavouable ? Quels furent leurs engagements de jeunesse, leurs erreurs ? Avons –nous le droit de les déterrer ? Jusqu’où aller ? Laurence a choisi d’aller au bout, de frapper à toutes les portes, prend le risque du silence, de se heurter à des murs, de mettre en danger les siens, et se mettre en danger.
Si la recherche de la vérité est douloureuse, si elle provoque brouilles, et chamboulent les certitudes, elle resserre les liens affectifs. Elle dévoile un pan de vie de nos parents, montre aussi l’absurdité des excès de jeunesse, et des engagements aveugles et jusqu’au-boutistes qui n’engendrent que des drames, et qui en réalité ne servent pas les causes défendues.
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