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 Gyula Krudy [Hongrie]

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Arabella
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MessageSujet: Gyula Krudy [Hongrie]   Mar 6 Déc 2011 - 18:48

Gyula Krudy (1878-1933)





Né à Nyirreghaza, mort à Budapest. Issu par son père de petite noblesse, prosateur et journaliste très prolifique. Personnage haut en couleur, fréquentant cafés, cabarets, hippodromes, il a eu plusieurs duels. Après une première période difficile, il a connu une période de gloire en tant qu’écrivain avant d’être oublié dans les dernières années de sa vie.




Sindbad ou la nostalgie


Il s’agit d’un recueil de nouvelles, qui ont toutes comme point commun d’avoir comme personnage principal, Sindbad. Non pas le marin mythique des Mille et une nuits, mais un homme qui adopta ce pseudonyme lors de ses années d’école, en ce sentant des affinités avec ce personnage légendaire.

Ce Sindbad là est aussi censé être marin, mais tout au moins dans ce recueil nous ne le voyons jamais sur un bateau. Mais il est sans contestation un voyageur, et un voyageur multiple, qui recherche tous les voyages possibles. Dans l’espace bien sûr, il bouge beaucoup, sur un coup de tête, une envie, une impulsion, il va où son désir le porte. Mais aussi un voyageur dans le temps, les souvenirs, les réminiscences, sont des contrées chères à son cœur, et qu’il ne manque aucune occasion de visiter. Et les voyages intérieurs, ceux des sensations, des sentiments subtils et quelques peu insaisissables ont aussi ses faveurs.

A la limite du rêve éveillé, de la poursuite d’un passé devenu mythique à force d’être usé pas les ans, l’univers de Sindbad est un monde à part, très charnel et en même temps irréel. Séduisant et séducteur, notre marin imaginaire, vogue de femme en femme, de souvenir en souvenir, en gardant toujours sa capacité d’émerveillement, qui semble inusable, il se joue du temps, qui change les hommes, femmes et lieux, mais qui garde intact Sindbad et l’intensité de sa force vitale.

Ces récits magiques, cruels parfois, écrits dans une belle langue précise et impressionniste à la fois sont une belle invitation au voyage, celui dans le monde de Sindbad, mais aussi dans notre univers intérieur.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Mar 6 Déc 2011 - 21:16

Ah, très tentant !
Je viens de vérifier, il y a un exemplaire dans les réserves des bibliothèques de la Mairie de Paris. Sinon, ce livre ne semble plus disponible, par contre il y en a d'autre (j'avais vu Courses d'automne dans une bibliothèque il y a deux semaines à peine, j'avais failli le prendre...)
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Arabella
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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Mar 6 Déc 2011 - 22:05

Il y en a plusieurs accessibles, en bibliothèques ou librairies. Je n'en suis pas mécontente car j'ai bien envie de continuer à explorer cet auteur. C'est vraiment singulier, j'aimerais voir comment il s'en sort avec un roman.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Mer 7 Déc 2011 - 9:49

Je le note aussi, surtout que je viens de trouver ceci:

Citation :
Chez Gyula Krúdy ce n'est jamais l'histoire qui compte mais « l'ensemble » et on retrouve dans Courses d'automne tous les thèmes chers à l'écrivain. Il s'agit d'un récit écrit avec une concision sans égale dans son œuvre. Ben le jockey renvoyé, le personnage principal, n'est pas (pour une fois) l'alter ego de Krúdy, dans son destin pourtant l'écrivain résume tout ce qu'il a voulu raconter sur la misère humaine.

je vais donc commander Courses d'automne


Par contre, j'ai aussi trouvé un livre en allemand de lui Die rote Postkutsche (la rouge malle-poste) dont je ne sais pas si et sous quel titre on l'a traduit. En tout cas il y a un long article qui parle de ce livre et le met en relation avec d'autres auteurs, parce qu'il s'agit d'une prise en compte avec le temps de la maison des Habsbourg.
Du côté de l'Autriche on nomme surtout les auteurs Joseph Roth, Robert Musil, Hermann Broch et Heimito von Doderer qui ont écrit sur ce sujet, du côté hongrois, on nomme Gyula Krúdy, Dezsö Kosztolányi et Sándor Márai. Les deux derniers, je connais.. reste à faire connaissance avec le premier Very Happy

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Mer 7 Déc 2011 - 19:30

Le livre que tu cites Die rote Postkutsche doit correspondre à La diligence rouge, indisponible en français actuellement.
Tout ça semble très intéressant en tous les cas.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Jeu 1 Mar 2012 - 22:34

Les beaux jours de la rue de la Main-d’Or


Encore des nouvelles, cette fois le fil conducteur n’est pas un personnage unique, mais les liens, les relations, les sentiments ou sensations que l’on nomme parfois l’amour. Des variations subtiles autour d’un thème, d’une série de situations. Gyula Krudy a un ton, un univers bien à lui. Les couleurs n’y sont pas éclatantes, plutôt pastels, ou des dégradés subtils, qui ne donnent vraiment leur pleine mesure que l’une à côté de l’autre.

L’attirance, la passion semblent inévitables, mais en même temps il ne s’agit pas non plus de les prendre complètement au premier degré, une élégante distance s’établit entre les apparences et le monde le plus intime. Une passion n’est qu’un des possibles, et d’autres subsistent, en potentialité qui peut très vite devenir tangible. Aimer peut mener à la souffrance, au sacrifice ou à la mort, mais aussi peut se transformer en un éclat de rire. Ou en une trahison. Impossible de dire où s’arrête le jeu, qui est sincère, et qui ment. Qui meuble sa solitude, son manque dans un semblant d’abandon, et qui donne tout en faisant semblant de se moquer.

Une seule chose est sûre, impossible de se passer de ces moments, de ces sensations, de ces rencontres, sans lesquels la vie serait bien terne et bien ennuyeuse. Cela vaut la peine de souffrir parfois.

Citation :
Conte pour homme

Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup erré dans diverses petites villes où j’arrivais sans but, sans projet, presque par hasard, sans pouvoir expliquer pourquoi j’avais fait le voyage. Dans mes mains, l’horaire des chemins de fer se transformait en chiffon ; j’aimais ces villes où le train arrive vers midi, où l’on peut déambuler sur la longue route qui sépare la gare de la ville, goûter la sensation d’une bière fraîchement tirée à la brasserie, flâner et regarder des femmes inconnues dans les yeux, s’arrêter sous les pots de fleurs de fenêtres ouvertes au printemps où quelqu’un chante ou joue du piano… Mais j’appréciais aussi l’heure du crépuscule, quand j’arrivais en ville en fin d’après-midi, à l’heure où, vêtues de drôles de mantilles, la tête nue ou bien un châle jeté sur les épaules, les dames du bourg se rendaient visite ; leurs pas résonnaient étrangement sur le pavé, de douces voix féminines à la mélodie singulière s’élevaient dans la pénombre, la lueur des lampes à pétrole filtrait presque mystérieusement des petites boutiques, et quelque part, les employés de banque s’adonnaient déjà au jeu de quilles. J’aimais m’asseoir dans de petites auberges inconnues qui s’appelaient « Au sanglier » ou « Au cheval blanc », causer avec l’aubergiste des affaires locales, épier la tombée de la nuit au pied d’un ancien donjon ou d’une petite place déserte où le parfum de l’automne proche flottait sous le feuillage des arbres. Et combien de fois ai-je entendu des inconnus me raconter leur vie, la nuit dans une salle d’attente ou dans un compartiment de train, pendant l’insomnie d’un voyage !

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Sam 31 Mar 2012 - 22:22

Le prix des dames

Mon premier roman de l 'auteur. Enfin, il ne faut pas prendre ce qualificatif d'une façon trop académique. Parce que l'auteur ne fait pas vraiment de récit structuré, progressif, pas de véritable suspens surtout. Nous suivons Janos Cziffra, ordonnateur de pompes funèbres, à priori un homme respectable, dans la vie duquel tout est ordonné, sans surprise, régi par les conventions et les rites des enterrements. Mais voilà, un jour de Démon vient habiter chez notre respectable bonhomme et tout semble se détraquer étrangement, d'autant plus que Janos rencontre son Rêve, et va délaisser les rites funéraires, pour découvrir les coins et recoins sombres de la ville de Budapest et renontrer dans ses pérégrinations des personnages hauts en couleurs, dont il ignorait jusque là l'existence.

Un roman étrange, entre rêve et réalité, entre le concret et le possible, dont les évènements se déroulent dans un interstice entre le quotidien et ce qu'il aurait pu devenir, si le Démon ou autre improbable se manifestait et faisait voir les choses sous un angle légèrement différent de celui sous lequel on a l'habitude de le regarder. Nous passons quelques moments avec tel ou tel, personnages mélancoliques, comme inaccomplis, qui cherchent à combler un maque sur lequel ils n'arrivent pas à mettre des mots, mais qui les poussent à brûler leur vie le plus rapidement possible. Parce que cela vaut mieux que de s'ennuyer dans la routine mortifère d'un ordonnateur de pompes funèbres.

Citation :
Ce roman n'est donc ni joyeux, ni triste, il est seulement la vie sous la plupart des toits de Pest. Un peu d'idée, un peu d'expérience, un peu de rêve : ainsi va ce livre dans lequel quelque'un imagine comment vivent ses citoyens de Pest. Comment ils prient dans la maison de Dieu et comment ils agissent lorsqu'ils croient que personne ne les voit. A quoi songent le fiancée fringant et la future épouse sous sa couronne de myrte. Pourquoi le danseur trépigne et la danseuse ferme les yeux. Que disent les petits vieux et que pensent au fond d'elles-mêmes les femmes. De petites décalcomanies se trouvent là alignées les unes à côté des autres, montrant une chose à leur surface et une autre lorsque du bout de notre doigt nous grattons le papier.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 26 Nov 2012 - 20:50

Courses d'automne

Une longue nouvelle plus qu'un roman. Un jockey chassé des hippodromes vivote tant bien que mal, plutôt mal que bien et s'interroge sur la possibilité d'en finir. Un jour, dans un parc il observe un couple, un contact s'établit entre lui et la femme, et ils vont vivre une drôle de rencontre. Réelle ou rêvée, peu importe, n'est-ce pas la même chose en fin de compte.

Un texte subtil, nostalgique et ironique, comme toujours chez Gyula Krudy. Un univers bien à lui, reconnaissable, entre ces hommes et ces femmes qui ne se comprennent pas vraiment mais ne peuvent se passer les uns des autres. Poétique mais porteur d'une vision du monde sans faux semblants. Décidément un écrivain important, dont la lecture enchante.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Dim 17 Fév 2013 - 19:46

Le compagnon de voyage

Dans un wagon de train, un voyageur raconte à un autre voyageur. Un voyage fait jadis dans une petite ville de province qui va changer le cours de sa vie, sa façon de voir les choses. Impénitent coureur de jupons, il est à un moment de son existence où plus rien n'a vraiment de goût. Arrivé par hasard à la ville de X, il se met néanmoins en chasse. Ce qui lui permet de découvrir la ville et ses habitants, d'imaginer son passé, de caractériser les personnes qu'il croise. Une intrigue plus importante que d'autres se noue, jusqu'au dénouement qui va le marquer à jamais.

Cela commence comme un badinage entre deux messieurs entre deux âges qui se rencontrent pas hasard et dévissent de façon spirituelle. Et cela finit au vitriol. Dans aucun autre des livres de l'auteur je n'ai senti une telle amertume, une façon de dépeindre un microcosme d'une façon impitoyable. La société de province est disséquée sans appel, ce qui est d'autant plus fort qu'on ne s'y attend pas. La fin est assez terrible, cruelle et saisissante. Après j'ai eu envie de reprendre ma lecture, pour retrouver les indices, les petits cailloux que l'auteur a semé dans son livre dès le départ, mais d'une façon tellement imperceptible qu'il faut le savoir pour les voir. J'aurais d'ailleurs presque eu envie de relire tout ce petit livre, tellement c'est dense.

Une lecture difficile à oublier, à refaire d'ici quelque temps pour voir comment cela résiste.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 18 Fév 2013 - 8:36

Je n'ai pas fini Le Prix des dames qui pourtant m'avait bien accrochée d'entrée: l'histoire de cet homme tout à fait honorable, au quotidien réglé comme un métronome, qui soudain tombe sur son double ( son "Rêve") diablement plus dissipé et l'entraîne dans les quartiers plus louches de Budapest peuplés d'une foule de personnages tous plus bizarroïdes les uns que les autres.

Le sujet me plaisait, la fantaisie et l'humour qui s'en dégageaient aussi, mais le manque de linéarité, d'intigue plus aboutie m'a vite dépassée. Dommage, il y avait de quoi faire et cet auteur a indéniablement un style bien particulier. Je tenterais bien quelques unes de ses nouvelles pour mon second essai...
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Arabella
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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 18 Fév 2013 - 19:08

Tu n'as pas fait le meilleur choix pour ta première expérience, Sindbad ou la nostalgie, Les beaux jours de la mains d'or dans le genre nouvelles, ou comme court récit Courses d'automne (moins de 100 pages) me semblent plus judicieux. Si tu tombes dessus un jour....

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 18 Fév 2013 - 19:21

Ok, c'est noté Arabella!

Tu me rassures un peu, je me suis découragée bien que j'aie aimé sa fantaisie, et sa façon de renverser l'angle de vue dans certaines situations.
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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 18 Fév 2013 - 19:31

Arabella a écrit:
ou comme court récit Courses d'automne (moins de 100 pages) me semblent plus judicieux. Si tu tombes dessus un jour....
Ah, c'est celui que j'ai commandé à la réserve centrale parisienne...
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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Lun 18 Fév 2013 - 19:55

Bon choix. J'espère que tu vas apprécier.

Aériale, je crois que son fort est de créer une ambiance, caractériser des personnages, et non pas de bâtir une intrigue, une histoire. Quelque part, les gens sont ce qu'ils sont et ce qui leur arrive en découle. Donc pas de suspens, d'évolution. Cela rend merveilleusement dans des nouvelles ou dans un court récit, mais ne fait pas un roman. Il vaut mieux prendre dans un auteur ce qu'il fait le mieux. Et j'avoue que l'écriture et l'univers mi nostalgique mi cruel de Krudy m'enchantent.

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MessageSujet: Re: Gyula Krudy [Hongrie]   Sam 23 Fév 2013 - 9:30



Arabella a écrit:
Courses d'automne

Une longue nouvelle plus qu'un roman. Un jockey chassé des hippodromes vivote tant bien que mal, plutôt mal que bien et s'interroge sur la possibilité d'en finir. Un jour, dans un parc il observe un couple, un contact s'établit entre lui et la femme, et ils vont vivre une drôle de rencontre. Réelle ou rêvée, peu importe, n'est-ce pas la même chose en fin de compte.

Un texte subtil, nostalgique et ironique, comme toujours chez Gyula Krudy. Un univers bien à lui, reconnaissable, entre ces hommes et ces femmes qui ne se comprennent pas vraiment mais ne peuvent se passer les uns des autres. Poétique mais porteur d'une vision du monde sans faux semblants. Décidément un écrivain important, dont la lecture enchante.

Plus d'une année que ce livre se trouvait sur ma PAL, il me fallait sa présence au portail pour me décider enfin de le lire Wink
Lecture tout à fait agréable et je suis Arabella dans la plupart de ses réflexions.
Par moment j'ai pensé à Stefan Zweig ou Franz Werfel qui ont aussi écrits pas mal de textes avec une vue féminine sur la vie et surtout l'amour, qui n'est pas mal maniérée.
Dans ce texte elle se sent parfois un être poétique ou une servante du Christ.
Je dirais qu'elle est plus amoureuse de l'état amoureux que réellement des hommes qu'elle se choisit comme 'cibles'

Mais néanmoins une belle découverte d'un auteur que vais garder pour d'autres lectures.

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