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 Francisco Goldman

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topocl
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MessageSujet: Francisco Goldman   Mer 14 Déc 2011 - 20:44

Francisco Goldman



Francisco Goldman est un journaliste et romancier américain né à Boston d'une mère catholique guatémaltèque et d'un père juif américain. Il enseigne la littérature et l'écriture créative auTrinity College. Il est en outre directeur datelier à la Fundación Nuevo Periodismo Iberoamericano (FNPI), l'école de journalisme pour l'Amérique Latine créée par Gabriel García Márquez.

Son premier roman, La Longue Nuit des poulets White (1992), a remporté le premier prix de la fonction Sue Kaufman et a été finaliste pour le Prix PEN / Faulkner, et son second, Le Matelot (1997), a été finaliste du prix Faulkner du prix du livre du Los Angeles Times et sélectionné parmi les 100 meilleures livres américains du siècle par la revue Hungry Mind.

Dans les années 1980, il a été reporter de guerre en Amérique centrale au sein du magazine Harper.

Femme, Goldman, Aura Estrada, est décédé dans un accident de bodysurf à Mexico en 2007. Goldman documents mort de sa femme, ainsi que sa relation avec elle, dans l'histoire de "La Vague" pour le 7 Février, édition 2011 de The New Yorker. Il a également établi un prix en son honneur, L'Aura Estrada Prix qui sera décerné tous les deux ans à un écrivain femme, 35 ans ou moins, qui écrit en espagnol et vit aux Etats-Unis ou au Mexique



Source Babelio
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topocl
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Mer 14 Déc 2011 - 20:49

Dire son nom





Difficile de dire ce qui m’a tenue sous le charme dans ce livre autobiographique. Si on regarde objectivement Francisco Goldman raconte sa propre histoire, fort simple, banale dans sa cruauté-même : presque quinquagénaire, écrivain reconnu ayant plutôt raté sa vie sentimentale, il est tombé amoureux d'une jeune femme mexicaine fantasque, drôle, tendre, qui pourrait être sa fille. Comme Francisco, Aura est passionnée de littérature. Elle consacre une grande partie de son temps aux livres, ceux qu'elle lit, ceux qu'elle étudie, et ceux qu'elle tente d'écrire, s'alarmant de n'avoir encore rien publié alors qu’elle n’ a pas trente ans. Mais elle sait aussi mener une vie d’étudiante avec Francisco, traîner dans les cafés, discuter cinéma, se baigner dans la mer... Elle a un rapport je- t'aime-je-te-hais avec une mère qui a tout sacrifié pour la réussite de sa fille, et un rapport inexistant avec son père qui l'a abandonnée alors qu'il était tout enfant. Ceci explique sans doute et sa force et sa fragilité. Ils vivent quelques années d'intense bonheur puisque aura l’aime aussi, l'épouse, qui partagent leurs moindres instants, Franciso la protège, et Aura le vivifie.



Mais Aura est morte il y a 2 ans écrasée par une vague lors de leurs vacances mexicaines. Francisco Goldman raconte leur bonheur éblouissant de naguère, le drame difficilement surmontable qu’il vit aujourd'hui.



Cela n'a rien de racoleur, rien de larmoyant, c'est comme un ami qui raconte, passe d'une histoire à l'autre, ce souvient d’ une anecdote, repart en arrière, cherche une explication, un signe prémonitoire ,et revient à ses douleurs du jour. A part cela, il ne se passe pas grand-chose, c’est une petite histoire de vie, mais on est curieusement formidablement attaché à ce couple, à cette jeune femme, dont on partage le quotidien à travers une superbe écriture.

C'est l'histoire vraie de Francisco et de sa jeune femme Aura, qui trouva la mort de 2008, c'est lumineux et tragique à la fois.



Dernière édition par topocl le Mer 14 Déc 2011 - 21:20, édité 1 fois
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Marko
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Mer 14 Déc 2011 - 21:05

La couverture avait attiré mon attention en librairie. Je comprends mieux ce qu'on y voit. Ce que tu en dis donne envie.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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topocl
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Mer 14 Déc 2011 - 21:23

La forme blanche sur la couverture, au milieu de laquelle est la jeune femme représente un mélange entre la robe de mariée qui lui a apporté le bonheur (et que Francisco conserve comme une relique) et la vague qui lui a ôté la vie.
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Marko
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Mer 14 Déc 2011 - 21:28

topocl a écrit:
La forme blanche sur la couverture, au milieu de laquelle est la jeune femme représente un mélange entre la robe de mariée qui lui a apporté le bonheur (et que Francisco conserve comme une relique) et la vague qui lui a ôté la vie.
Une belle idée.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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Marie
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Lun 16 Jan 2012 - 2:01


traduit de l'anglais ( Etats-Unis) par Guillemette de Saint-Aubin
Christian Bourgois

L'illustration de couverture est d'Emiliano Ponzi.
De Francisco Goldman, j'avais lu et aimé L'époux divin. Un pavé plein de rebondissements très latino-américain qui faisait penser à Garcia Marquez.
Là, ce n'est pas un roman à proprement parler, même si la construction du récit, pleine d'allers et retours entre passé et présent, avec même un certain suspense jusqu'au point final de la vie de cette jeune femme , rentre plutôt dans le cadre du roman du Je dont parle Philippe Forest.
Pas grand chose à dire de plus que Topocl, il n'y a effectivement rien de larmoyant , c'est tout simplement le portrait d'une femme pleine de vie et de 4 ans de bonheur . Bien sûr sont décrits également ses propres sensations, notamment la culpabilité ( beaucoup provoquée par la mère d'Aura, un personnage redoutable , qu'il ne condamne pourtant pas, comprenant jusqu'où le malheur d'une mère qui a perdu sa fille unique peut conduire). Mais le personnage central, c'est Aura, et Francisco Goldman réussit très bien à nous raconter Aura. Aura qui ne voulait pas mourir et qui a fait une bêtise..

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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topocl
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MessageSujet: Re: Francisco Goldman   Dim 6 Déc 2015 - 11:19

Circuit intérieur



J'avais  lu et aimé Dire son nom, ce magique chant de douleur d'un veuf effondré.
Dans les premières pages de Circuit intérieur, Francisco Godman est peut être un petit moins éploré, mais la plaie reste là, béante. Il atteint le moment où il aura vécu autant  d’années comme amant illuminé que comme veuf. Est-ce le moment pour franchir un pas ? Il va le tenter faisant le pari de circuler dans Mexico, la ville d'Aura dont il souhaite s'imprégner,  lui, le conducteur débutant et  pusillanime . Il tente le bain de jouvence dans cette ville bigarrée, pleine de vitalité mais aussi de violence et de chaos. On a tout d'abord plaisir à suivre Francisco sur ce chemin de rédemption. Ce n’est plus la douce désespérance d'un amant, mais  il nous en apprend tant sur la vie de cette ville partiellement épargnée – voire protégée - par les gangs de narcotrafiquants, mais quand même envahie de violence, de corruption, de collusion entre police, gouvernement et pègre : ce n'est pas du tout ce qu'on attendait mais c'est fort intéressant, et on se dit pourquoi pas.

Arrivé à la première moitié, Francisco se laisse embarquer à décrire un « fait divers » , l'enlèvement puis l'assassinat de 12 jeunes gens au sortir d'une boite de nuit. Règlement de compte entre gangs, vengeance saumâtre, enquête négligée, ingérence politique des plus sordides, Franciso en fait sa grande cause. Malheureusement il nous relate cela au jour le jour, dans un style de plus en plus journalistique, sans prise de recul , en accumulant le retours en arrière obscurs, dans une redondance des détails   politico locaux et digressions foireuses qui nous submergent... L'indigestion guette et ne tarde pas à envahir le lecteur, heureux de voir notre veuf se sauver à travers une telle cause, mais honteux d'avouer qu'il aimait mieux le lire quand il était au fond du trou....
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