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 Gisèle Bienne

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kenavo
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MessageSujet: Gisèle Bienne   Sam 14 Jan 2012 - 19:08



Biographie de l'auteur
Gisèle Bienne vit et travaille à Reims. Romancière et essayiste, elle a publié de nombreux livres, notamment Marie-Salope (Des femmes, 1976 ; Climats, 2004), Bleu je veux (Le Seuil, 1983), Paysages de l’insomnie (Climats, 2004), et La ferme de Navarin (Gallimard, 2008), consacré à Cendrars. Chez Actes Sud, elle est l’auteur de Rémuzor (2001). Elle écrit également pour les adolescents.
source: l'éditeur

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kenavo
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Sam 14 Jan 2012 - 19:09


Katherine Mansfield dans la lumière du Sud
Citation :
Présentation de l'éditeur
Katherine Mansfield perd son jeune frère Leslie durant la guerre, en 1915. Désormais hantée par son souvenir et le tendre écho de leur enfance en Nouvelle-Zélande, elle se sent appelée par le sud solaire, ne supporte plus l’Angleterre : avec John Middleton Murry, son amant, elle part vivre quelques mois de parfait bonheur à Bandol… Eclairant “sa véritable autobiographie, celle de son moi intérieur”, que l’on découvre dans son journal, ce récit retrace le périple vécu par Katherine Mansfield de 1915 à sa mort en 1923 : elle a alors trente-quatre ans. Aimantée par le sud, syndrome de son île natale, l’écrivain néo-zélandais tente durant ces huit années de trouver le havre de paix qui lui manque tant. Ses perpétuels allers-retours sont autant d’espoirs satisfaits puis déçus, de soubresauts de la maladie, d’attentes malmenées par son époux. Pourtant fière et libre, Katherine est enchaînée à cet amour idéalisé, qui ne survit que par l’absence sans cesse renouvelée. En parallèle, la mort rôde, l’incite à apprécier chaque seconde et chaque paysage, à poursuivre encore la route…A l’image de Katherine Mansfield et de son écriture, le récit adopte les méandres de celle qu’il observe : tours et détours, foi et désespérance, amour-haine, la palette est infinie et les contrastes sont saisissants. Gisèle Bienne compose son portrait avec sobriété, navigue dans le temps au plus près des états d’âme de Katherine Mansfield, soit entre rêverie et réminiscence, révélant la tragique partition d’un personnage condamné, et provoque l’irrésistible envie d’aller à la rencontre des oeuvres de l’écrivain.

Elle nous laisse quatre-vingt-huit nouvelles, certaines inachevées, écrites pour la plupart loin de Londres, qui sont autant de tablaeux aux motifs fondus dans la toile ou en légère surimpression et causant parfois de vertignieux effets de profondeur; un journal d'une modernité follet et une extraordinaire correspondance

De tout cela, Gisèle Bienne fait l'essence et nous présente en moins de 200 pages la vie de cette femme qui est le plus souvent maîtrisée par une maladie qu'elle veut surmonter, surtout pour pouvoir se donner à 100% à son écriture.

C'est un voyage intéressant, parfois énervant quand on découvre une Katherine égoïste et déplaisante (mais on veut bien lui donner toutes excuses par après), une lecture qui fait découvrir plein de petites choses et souvenirs qui racontent le chemin d'une Käthe Beauchamp-Bowden pour devenir Katherine Mansfield.


Anne Estelle Rice fait d'elle le portrait qu'on connaît: elle porte une robe rouge brique au décolleté carré et elle a un beau mouvement de tête, les lèvres maquillées, le regard noir, ses mains gantées reposent sur un livre, peut-être son Tchekhov.



Un livre qui donne envie de se plonger dans les écrits de Katherine Mansfield, surtout que l'auteur donne tout plein de pistes pour retrouver des personnages ou situations dans les nouvelles

Pour ceux qui cherchent à lire d'autres biographies sur elle, Gisèle Benne donne à la fin du livre une liste de références, plus d'un livre qui se consacre de la vie de Mansfield, il ne manque que le temps pour découvrir Very Happy

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darkanny
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Sam 14 Jan 2012 - 19:17

Et bien merci, je me doutais un peu que Katerine Mansfield pouvait être égoïste et déplaisante, ça se ressent dans ses nouvelles notamment dans La garden party totalement autobiographique.
Je note ce livre en tous cas.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Sam 14 Jan 2012 - 19:22

j'ai pensé à toi lors de la lecture.. et si tu veux poursuivre la lecture de Katherine Mansfield, je te conseillerais vraiment de lire ce livre.. il y a tout plein de pistes pour "comprendre" mieux quelques-unes de ses nouvelles, des personnages, des lieus, des situations..
en plus que Gisèle Bienne a une très belle écriture qui fait la lecture agréable et enrichissante

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darkanny
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Sam 14 Jan 2012 - 19:31

Doublement intéressée !
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darkanny
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Mer 22 Fév 2012 - 21:37

Parlons de Katherine Mansfield ou plutôt laissons Gisèle Bienne en parler dans son livre "Katherine Mansfield dans la lumière du Sud", ce qu'elle fait magnifiquement.

Je crois qu'elle a saisi au mieux le parcours si aventureux de cette auteure morte si jeune, emportée par la tuberculose à l'âge de 35 ans.
La lumière du Sud, celle de la patrie de Katherine mansfield la Nouvelle Zélande qu'elle cherchera toute sa vie à travers des séjours à Bandol (à l'hôtel Beau Rivage où elle séjournera avec son mari John Midleton Murry, critique littéraire) quatre mois de rêve dans sa vie si perturbée par la mort de son frère en 1915 et par la déclaration de sa maladie quelques mois plus tard.

Une jeunesse tumultueuse, des amours contrariés, des voyages, des errances, des rencontres avec des personnes qui lui font aimer au delà de tout Tchekhov, Keats, Shakespeare, Walt Whitman, Thomas Hardy et Dickens par dessus tout.

Un séjour à Menton à la villa Pauline, des lieux qu'elle aura adorés, qui lui feront redouter toujours plus un retour en Angleterre où elle n'arrivera jamais à se plaire et à se fixer.
Et cette maladie qui la mine, qui lui fit sentir l'urgence d'écrire encore et toujours, malgré la solitude, conséquence de la maladie, soutenue par la présence constante de son amie Ida Baker, qu'elle fera souffrir par ses caprices et ses exigences.

Et les épisodes où John viendra la rejoindre, jamais très longtemps car leur amour est compliqué et volcanique, à Bandol, à Menton, en Italie et dans le Valais en Suisse où Katherine tente une dernière chance pour sauver ses poumons avant de finir au Prieuré d'Avon sous la coupe d'un homme peu scrupuleux, Gurdjeff sorte de gourou qui préconise des soins du corps parallèlement à ceux de l'âme, mais qui en fait précipiteront sa mort dans des conditions rudes et austères.

Personne mieux que Katherine Mansfield n'a su décrire avec autant d'amour ces lieux du Sud qui au moins lui auront apporté un peu de cette fameuse "lumière" adoucissante.

Récit bouleversant, celui d'une très jeune femme douée, tellement douée qu'elle en provoqua la jalousie de Virginia Woolf.

Gisèle Bienne dit d'elle au sujet de ses écrits: jamais elle ne juge; pas de psychologie; elle observe les forts et les faibles, leur cadre de vie, attentive à ce qu'ils disent, se disent ou ne disent pas.
Merveilleusement résumé.

Les rayons X seront une expérience désastreuse, c'est aussi le parcours du combattant que nous livre aussi Gisèle Bienne quant à la recherche de Katherine Mansfield pour lutter contre sa maladie, tout aura été essayé, elle avait tant à écrire, tant à espérer et à construire.

Sur ses thèmes d'écriture, je cite Gisèle Bienne:

On pourrait appliquer aux nouvelles de Katherine Mansfield les objections que Tchekhov adressait à certains critiques:

"Il n'y a pas besoin de sujet. La vie ne connaît pas de sujet, dans la vie tout est mélangé, le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule. Vous autres, vous vous êtes hypnotisés et asservis par la routine, incapables de vous en détacher, il nous faut des formes nouvelles, oui des formes nouvelles".

Katherine Mansfield en trouve. Elle fait bouger, danser la langue, elle en fait résonner d'étonnants échos, elle la fait scintiller, comme des vagues sous le soleil à son zénith ou au coucher; le monde, les choses sont là, donnés, offerts, à peine décrits, devant lesquels les personnages s'effacent quand ils ne s'y diluent pas


Si vous passez par Avon, vous pouvez lui faire une petite visite là où elle repose.
Et le Prieuré aussi, là où elle est morte le 9 janvier 1923.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Gisèle Bienne   Jeu 23 Fév 2012 - 8:42

merci pour ce beau commentaire bonjour

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