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 John Keats

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Constance
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MessageSujet: John Keats    Sam 18 Fév 2012 - 9:39

 John Keats (1795-1821)



Citation :

John Keats est né le 31 octobre 1795 à Finsbury. Sa mère était la fille d’un tenancier d’auberge à Londres. Son père, d’origine plus modeste encore, occupait grâce à ce mariage un emploi de maître d’écurie dans cette auberge. Malgré leur peu de moyens, ses parents l’inscrivent dans une école privée dont l’atmosphère libérale jouera un rôle très bénéfique sur son éveil intellectuel.
    Keats perd son père, victime d’une chute de cheval, alors qu’il n’a que huit ans, en 1804. Le remariage de sa mère, moins de deux mois après ce décès, marquera durablement le jeune Keats. Ce n’est que quelques mois avant d’être frappée par la tuberculose que la mère de Keats se réconcilie avec ses enfants.
    Un an après la mort de sa mère en 1810, Keats entre chez un chirurgien pour y apprendre la médecine. Son apprentissage terminé, il entre en 1815 dans un hôpital comme élève stagiaire en chirurgie. Il ressent de plus en plus vivement le conflit entre ses études médicales et sa vocation littéraire.
    Le 4 mai 1816 paraît en revue son premier poème, « Solitude » encore très marqué par l’influence de Wordsworth, dont les œuvres viennent tout juste de paraître. À la veille de ses 21 ans, il prend la décision d’abandonner la médecine et de se consacrer entièrement à la poésie.
    Les quatre années qui suivent montrent une extraordinaire maturation de l’art et de la personnalité de Keats. Il étudie avec passion les œuvres de Milton et de Spenser et multiplie les voyages. En juillet 1818, Keats entreprend un long périple dans la région des Lacs et à travers l’écosse. Une grande partie de ce circuit est effectuée à pied : « C’est ici, dit-il, que j’apprendrai la poésie. »
    Son frère Thomas est atteint par la tuberculose, comme leur mère. Durant les trois derniers mois de 1818, Keats se consacre à soigner son frère. C’est à son chevet qu’il commence d’écrire son grand poème, Hyperion. Thomas meurt le 11 décembre 1818. Les mois qui suivent seront la période de création la plus intense de Keats. En neuf mois, sont menées à bien des œuvres aussi importantes que The Eve of St Agnes (février 1819), l’Ode to Psyche, La Belle Dame sans merci (avril) et l’Ode to a Nightingale.
    C’est aussi en 1819 que Keats fait la connaissance de Fanny Brawne, âgée de 18 ans, qui s’installe dans l’autre aile de la maison qu’il habite à Hampstead. Une relation très forte se développe rapidement entre eux. De crainte que son amour pour Fanny ne le détourne de l'écriture, Keats quitte Londres trois mois durant l’été 1819.
    L’automne 1819, Keats reçoit des nouvelles alarmantes de son frère George qui rencontre en Amérique de graves difficultés financières. Il doit lui-même se résoudre à écrire pour des périodiques pour trouver quelques ressources.
    Le 3 février 1820. Keats subit une grave hémorragie. Il est conscient de la gravité de son mal, le même qui a frappé sa mère et son frère Thomas, et commence à mener ce qu’il appelle lui-même une «vie posthume».
    L’accueil reçu par ses premiers livres l’a cruellement affecté : ses Poems (1817) n’ont rencontré que l’indifférence ; son Endymion (1818) a donné lieu à des attaques. De plus en plus, il est déchiré entre son amour pour Fanny Brawne et sa vocation poétique. En février 1820, il propose à Fanny de lui rendre sa parole, mais elle refuse.
    Devant l’aggravation de son mal, ses amis le convainquent d’aller chercher en Italie un climat plus favorable. Keats arrive à Rome le 17 novembre 1820. Il meurt le 23 février 1821, convaincu d’avoir échoué dans son ambition de poète. Sur sa tombe est gravée à sa demande l’épitaphe suivante : «Here lies one whose name was writ on water » (Ci-gît un dont la gloire fut écrite sur l’eau). (Source : Editions Arfuyen)





Bibliographie :

Lines in Imitation of Spencer
Endymion
Tales and Poems, contenant le poème Hyperion
The Eve of St Agnes
Hymn to Solitude
La Belle Dame sans Merci
Ode to Autumn
Ode to a Nightingale
To one who has been long in city pent : « À qui est depuis longtemps confiné dans la ville »
On first looking into Chapman's Homer : « Après avoir ouvert pour la première fois l’Homère de Chapman »
A song about myself




Traductions :


Anthologie bilingue de la poésie anglaise (Paris : Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2005)
Poèmes choisis, traduits par Albert Laffay (Paris : Aubier Flammarion, 1968)
Poèmes et Poésies, traduit par Paul Gallimard et présentée par Marc Porée (Gallimard, 1996)
Poèmes, traduits et présentés par Robert Ellrodt (Imprimerie Nationale, 2000)
Sur l'aile du phénix, traduit et présenté par Claude Dandréa (José Corti, 1996)
Lettres de John Keats, traduites par Robert Davreu (Belin, Littérature et Politique, 1993)  
Les Odes suivi de la Belle Dame sans Merci et La Vigile de la Sainte-Agnès, traduction d'Alain Suied. (Arfuyen 2009)
Seul dans la splendeur : Edition bilingue français-anglais, traduction Robert Davreu ( Points Poche 2009)  



Le film de Jane Campion : ICI


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MessageSujet: Re: John Keats    Sam 18 Fév 2012 - 9:52






Bright Star


Bright star, would I were stedfast as thou art-
Not in lone splendour hung aloft the night
And watching, with eternal lids apart,
Like nature's patient, sleepless Eremite,
The moving waters at their priestlike task
Of pure ablution round earth's human shores,
Or gazing on the new soft-fallen mask
Of snow upon the mountains and the moors--
No - yet still stedfast, still unchangeable,
Pillow'd upon my fair love's ripening breast,
To feel for ever its soft fall and swell,
Awake for ever in a sweet unrest,
Still, still to hear her tender-taken breath,
And so live ever- or else swoon to death.





Brillante étoile


Brillante étoile ! Que ne suis-je comme toi immuable,
Non seul dans la splendeur tout en haut de la nuit,
Observant, paupières éternelles ouvertes,
De la nature patient ermite sans sommeil,
Les eaux mouvantes dans leur tâche rituelle,
Purifier les rivages de l’homme sur la terre,
Ou fixant le nouveau léger masque jeté
De la neige sur les montagnes et les landes-
Non-mais toujours immuable, toujours inchangé,
Reposant sur le beau sein mûri de mon amour,
Sentir toujours son lent soulèvement,
Toujours en éveil dans un trouble exquis,
Encore son souffle entendre, tendrement repris,
Et vivre ainsi toujours-ou défaillir dans la mort.


(1819)


Illustration : Portrait de Fanny Brawne




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MessageSujet: Re: John Keats    Sam 18 Fév 2012 - 9:58






La Belle Dame sans Merci


Oh what can ail thee, knight-at-arms,
Alone and palely loitering?
The sedge has withered from the lake,
And no birds sing.
Oh what can ail thee, knight-at-arms,
So haggard and so woe-begone?
The squirrel's granary is full,
And the harvest's done

I see a lily on thy brow,
With anguish moist and fever-dew,
And on thy cheeks a fading rose
Fast withereth too.

I met a lady in the meads,
Full beautiful - a faery's child,
Her hair was long, her foot was light,
And her eyes were wild.

I made a garland for her head,
And bracelets too, and fragrant zone;
She looked at me as she did love,
And made sweet moan.

I set her on my pacing steed,
And nothing else saw all day long,
For sidelong would she bend, and sing
A faery's song.

She found me roots of relish sweet,
And honey wild, and manna-dew,
And sure in language strange she said -
'I love the true'.

She took me to her elfin grot,
And there she wept and sighed full sore,
And there I shut her wild wild eyes
With kisses four.

And there she lulled me asleep
And there I dreamed - Ah! woe betide! -
The latest dream I ever dreamt
On the cold hill side.

I saw pale kings and princes too,
Pale warriors, death-pale were they all;
They cried - 'La Belle Dame sans Merci
Hath thee in thrall!'

I saw their starved lips in the gloam,
With horrid warning gaped wide,
And I awoke and found me here,
On the cold hill's side.

And this is why I sojourn here
Alone and palely loitering,
Though the sedge is withered from the lake,
And no birds sing.


(1819)



La Belle Dame Sans Merci


Ah ! qui peut te faire souffrir, chevalier en armes,
Errant pâle et solitaire !
Les joncs sont desséchés au bord du lac,
Aucun oiseau n'y chante.

Ah ! qui peut te faire souffrir, chevalier en armes,
Si farouche et si malheureux ?
Le grenier de l'écureuil est rempli,
Et la moisson est rentrée.

Je vois un lys sur ton front
Avec la moiteur de l'agonie et la rosée de la fièvre;
Et sur la joue une rose qui se flétrit
Et se fane de même rapidement -

J'ai rencontré une dame, dans les prés,
D'une grande beauté - la fille d'une fée;-
Ses cheveux étaient longs, ses pieds légers,
Et ses yeux sauvages.

Je tressai une guirlande pour sa tête,
Puis des bracelets et une ceinture qui embaumait;
Elle me regardait comme si elle m'aimait
Et poussa un doux gémissement.

Je l'assis sur mon coursier paisible
Et ne vis rien d'autre tout le long du jour;
Car elle se penchait de côté et chantait
Une chanson de fée.

Elle trouva pour moi des racines d'un goût exquis,
Du miel sauvage et la manne de la rosée;
Et sûrement en langage étrange elle me dit :
- Je t'aime véritablement.

Elle m'entraîna dans sa grotte d'elfe;
Là, me contemplant, elle poussa un profond soupir,
Là, je fermai ses yeux sauvages et éperdus
De quatre baisers.

Et Là, en me berçant, elle m'endormit
Et là, je rêvai, ah ! malheur véritable !
Le dernier rêve que j'aie jamais rêvé
Sur le flanc de la froide colline.

Je vis des rois pâles et des princes aussi,
De pâles guerriers - tous avaient la pâleur de la mort,
Et criaient : "La Belle Dame sans Merci
Te tient en servage !"

Je vis leurs lèvres affamées, dans les ténèbres,
Grandes ouvertes pour me donner ce terrible avertissement;
Et je m'éveillai et me retrouvai ici,
Sur le flanc de la froide colline.

Et voilà pourquoi je reste ici,
Errant pâle et solitaire :
Bien que les joncs soient desséchés au bord du lac,
Et qu'aucun oiseau ne chante.


(In Poèmes et poésies, traduction de Paul Gallimard/NRF/Poésie/Gallimard)

Illustration : La Belle Dame sans Merci (1893) de John William Waterhouse




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MessageSujet: Re: John Keats    Sam 18 Fév 2012 - 13:37

(ça râpe la traduction).

et on en dirait quoi de la lecture de John Keats ?

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MessageSujet: Re: John Keats    Lun 20 Fév 2012 - 10:52

animal a écrit:
(ça râpe la traduction).

et on en dirait quoi de la lecture de John Keats ?


Effectivement, les traductions ne sont pas à la hauteur de la poésie de Keats, mais il en doit en exister de plus fines, effectuées par des poètes français. Pour ma part, je ne possède que les traductions de Paul Gallimard.

Sinon, qui serait ce "On" ? scratch
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MessageSujet: Re: John Keats    Lun 20 Fév 2012 - 19:54

Pour les amateurs de comparaison de traduction, voici le début du poème de Keats dans différentes versions.
Le vocabulaire "vieux" de l'original, ses formules avec force "thee" et "thou" sont finalement intraduisibles, ou disons qu'il n'en reste plus que l'ombre...

Version originale

Oh what can ail thee, knight-at-arms,
Alone and palely loitering ?
The sedge has withered from the lake,
And no birds sing.

Oh what can ail thee, knight-at-arms,
So haggard and so woe-begone?
The squirrel's granary is full,
And the harvest's done

I see a lily on thy brow,
With anguish moist and fever-dew,
And on thy cheeks a fading rose
Fast withereth too.

I met a lady in the meads,
Full beautiful - a faery's child,
Her hair was long, her foot was light,
And her eyes were wild.

I made a garland for her head,
And bracelets too, and fragrant zone;
She looked at me as she did love,
And made sweet moan.

I set her on my pacing steed,
And nothing else saw all day long,
For sidelong would she bend, and sing
A faery's song.
Version Gallimard

Ah ! qui peut te faire souffrir, chevalier en armes,
Errant pâle et solitaire !
Les joncs sont desséchés au bord du lac,
Aucun oiseau n'y chante.

Ah ! qui peut te faire souffrir, chevalier en armes,
Si farouche et si malheureux ?
Le grenier de l'écureuil est rempli,
Et la moisson est rentrée.

Je vois un lys sur ton front
Avec la moiteur de l'agonie et la rosée de la fièvre;
Et sur la joue une rose qui se flétrit
Et se fane de même rapidement -

J'ai rencontré une dame, dans les prés,
D'une grande beauté - la fille d'une fée;-
Ses cheveux étaient longs, ses pieds légers,
Et ses yeux sauvages.

Je tressai une guirlande pour sa tête,
Puis des bracelets et une ceinture qui embaumait;
Elle me regardait comme si elle m'aimait
Et poussa un doux gémissement.

Je l'assis sur mon coursier paisible
Et ne vis rien d'autre tout le long du jour;
Car elle se penchait de côté et chantait
Une chanson de fée.
Version Albert Laffay (aubier)

Oh ! quel mal est le tien, chevalier,
Qui erres solitaire et pâle ?
La laîche au bord du lac est flétrie
Et nul oiseau ne chante.

Oh ! quel mal est le tien, chevalier,
Si hâve et si accablé ?
Le grenier de l'écureuil est comble
Et la moisson est rentrée.

Je vois sur ton front la blancheur d'un lys,
Il est moite d'angoisse et la fièvre y perle,
Et sur tes joues une rose mi-fanée
Se flétrit très vite aussi.

J'ai rencontré une Dame par la prairie,
Dame très belle, fille des fées,
Sa chevelure était longue et légers ses pas,
Et ses yeux étaient fous.

Je tressai une guirlande pour sa tête,
Des bracelets aussi, une odorante ceinture ;
Elle m'a regardé comme si elle m'aimait,
Et doucement elle a gémi.

Je l'assis sur mon coursier à l'amble,
Et de tout le jour je ne vis plus qu'elle,
Car, penchée de côté, elle me chantait
Une chanson des fées.
Version Pléiade

Oh ! quel mal t'oppresse, chevalier,
Attardé, pâle et solitaire ?
La laîche au bord du lac est flétrie
Et nul oiseau ne chante.

Oh ! quel mal t'oppresse, chevalier,
Visage hâve, mine affligée ?
Le grenier de l'écureuil est plein
Et la moisson est faite.

J'aperçois un lys blanc sur ton front,
Emperlé de fièvre et d'angoisse ;
Sur ta joue la rose qui se fane
Vite aussi se flétrit.

Je croisai dans les prés une dame,
Belle, très belle, enfant de fée,
Longue chevelure et pas léger,
Et sauvages ses yeux.

Je fis de fleurs guirlande à son front,
Bracelets, ceinture embaumée ;
En son regard crus voir qu'elle aimait,
Comme en ses doux soupirs.

Je l'assis sur mon coursier à l'amble,
Et ne vis qu'elle au long du jour ;
Penchée de côté, elle chantait
Une chanson de fée.


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MessageSujet: Re: John Keats    Lun 20 Fév 2012 - 21:37

Très intéressante cette comparaison !

La version de la Pléiade est celle qui me plaît le plus. Question de rythme peut-être ? Ca sonne mieux...
Et la version originale fait exploser mes connaissances bien médiocres de l'anglais... Merci les traducteurs ! bonjour

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MessageSujet: Re: John Keats    Lun 20 Fév 2012 - 21:52

On est qui a ouvert le fil ou qui a lu l'auteur ou chez qui ça suscite une réflexion, un souvenir, un rapprochement, mais ici plus spécifiquement le lecteur du poète. C'est un peu le principe d'un forum que de risquer ses mots dans la mêlée (on exagère), d'une expression propre. Et ce n'est pas le principe en lui même qui est intéressant c'est ce qu'il est supposé entrainer. Bien que les choix d'extraits ou poèmes ne soient pas forcément anodins pourquoi pas plus ? d'autant que la poésie fait toujours sa bête curieuse. La place qu'il peut tenir dans des lectures, l'intérêt documentaire de la chose, il y a beaucoup de choses qu'on peut avoir envie de gratter derrière... à travers, à partir du ressenti ou du point de vue. C'est le point de départ qui est motivant. Si tu lis beaucoup de poésie tu ne lis sans doute pas tous les poètes de la même manière ?

et je ne pense pas, bien que j'en lise très peu, que la poésie fasse par définition exception.

donc c'est l'expression d'une frustration non pas contre mais pour !

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MessageSujet: Re: John Keats    Mer 22 Fév 2012 - 7:43

"I would prefer not to". ... It's up to you.
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MessageSujet: Re: John Keats    Mer 22 Fév 2012 - 10:18

Très interessantes, ces 3 versions lisibles simultanément, eXpie. Merci pour la composition!
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MessageSujet: Re: John Keats    Mer 22 Fév 2012 - 21:01

ben non it's pas up to moi. mais je ne comprends pas. je trouve ça dommage pour plusieurs raisons dont la plus extérieure n'est que le mutisme du catalogue, qui est un principe de grisaille.

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MessageSujet: Re: John Keats    Mer 22 Fév 2012 - 22:39

La Belle Dame sans Merci, c'est un des poèmes de Keats que je préfère, mais il en reste si peu en français, du texte original... Le rythme n'est plus là, ainsi que tout le charme des "thee", "thou", le "ail" tantôt traduit en "Quel mal t'oppresse" propose La Pléiade plutôt que "Quel mal est le tien", pour tenter de rendre un effet plus ancien (mais, franchement, avez-vous déjà rencontré ce "ail" ailleurs ?), mais finalement en français, ça rend moins bien.
"Attardé", ça n'est pas non plus très heureux.

J'aime bien ce côté légende ancienne, même si finalement l'histoire est très cliché, et même caricaturale. Mais ça passe, parce que la forme est là.

Le dernier vers, court à chaque fois, claque bien en anglais... mais pas en français. "And no birds sing", c'est court, et ça évoque le silence, c'est définitif, comme un sentence. En français, "Et qu'aucun oiseau ne chante", c'est bavard, ça remplit le silence, ça ne l'évoque plus. C'est quasiment antinomique.

Parmi les beaux poèmes anglais un peu de ce genre, avec charmes, sortilèges, malédiction il y a The Rime of the Ancient Marriner, de Coleridge, et aussi son fameux Kubla Khan. Mais Keats a, ici, plus de simplicité (je ne parle pas d'Hyperion, qui m'ennuie assez, je l'avoue), c'est plus humain.
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MessageSujet: Re: John Keats    Mer 22 Fév 2012 - 22:55

ça me rappelle ce que j'ai lu en parcourant ce weekend une biographie (en ligne, la flemme de recherché le lien... ) qui disait entre autres qu'une partie de la critique qui l'a désossé à l'époque l'a fait parce qu'il s'essayait à une poésie classique (en plus) sans être tout à fait du milieu adéquat.

il est quand même mort bigrement jeune...

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MessageSujet: Re: John Keats    Jeu 23 Fév 2012 - 7:51

animal a écrit:
il est quand même mort bigrement jeune...
Oui... D'ailleurs Tim Powers, dans son roman Le Poids de son regard, imagine pourquoi (explication relevant du fantastique) tous ces poètes romantiques sont morts si jeunes, et ont pour certains presque cherché la mort : Keats, Shelly, Byron...
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MessageSujet: Re: John Keats    Jeu 23 Fév 2012 - 21:01

retrouvé le lien que je mentionnais hier : The Life of John Keats

ce n'est pas la maladie (la sienne et celle des proches) qui l'a plombé Keats ? (oui, j'ai lu rapidement, c'est mal, mais j'ai faim).

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