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 Frank O'Hara

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kenavo
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MessageSujet: Frank O'Hara   Ven 16 Mar 2012 - 11:38


Carte postale de l’auteur en 1950

Francis Russell O’Hara (* 27. juni 1926 à Baltimore; † 25. juillet 1966 à Long Island) était un poète américain. Il appartient à la première génération des New York School of Poets comme John Ashbery, Kenneth Koch ou James Schuyler et Barbara Guest.

Biographie
Frank O’Hara a grandi à Massachusetts. Il a étudié de 1941 jusqu’à 1944 le jeu de piano au New England Conservatory de Boston.
Il a servi pendant la deuxième guerre mondiale au Pacifique du Sud et au Japon.

Après il a étudié à l’université de Harvard, vivant à cet moment avec Edward Gorey, artiste et illustrateur de livres. Il avait comme sujet principale la musique, mais ne visitait qu’irrégulièrement les cours. Il a aussi commencé à écrire ses premiers poèmes bien qu’il était plus intéressé par la musique contemporaine et l’art.

Il admirait comme modèle Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé, Boris Pasternak et Wladimir Majakowski. Il a rencontré à Harvard John Ashbery et a commencé à publier des poèmes dans le Harvard Advocate. Bien qu’avec son amour pour la musique, il changeait de matière principale et quittait Harvard en 1950 avec son diplôme en anglais.

Il a reçu son M.A. à l'University of Michigan à Ann Arbor et a déménagé à New York. Peu après son arrivée dans la ville il a travaillé dans le Museum of Modern Art et commençait d’écrire plus sérieusement.
Il écrivait des critiques pour Art News et devenait assistant de curateur en 1960. Il était lié d’amitié avec beaucoup d’artistes comme Willem de Kooning, Larry Rivers et Bill Berkson.

O’Hara est décédé en 1966 aux suites d’un accident à Fire Island. Il a été heurté d’un buggy de plage en faisant une promenade de nuit sur la plage avec des amis.


Oeuvres
Les premiers poèmes de O’Hara ont été considérés comme provocant. Ses travaux étaient très directs et écrit vite, un point sur lequel la critique s’est souvent plaint.

La collection Lunch Poems (Poèmes déjeuner) a eu ce nom parce qu’ils les écrivaient pendant sa pause de midi. Deux de ses œuvres ne doivent manquer dans aucune collection: „Why I Am Not a Painter“ et „The Day Lady Died“, dans lequel le décès de la chanteuse Billie Holiday a été traité.

La fréquentation des artistes Jackson Pollick et Jasper Johns, deux importants protagonistes de la New York School, devenait une source d’inspiration pour sa poésie inhabituelle. Il a essayé de mettre en mots ce que les artistes ont banni sur la toile.

Traduit à partir de wikipedia.de


Bibliographie :

Poésie :

A City Winter, and Other Poems, 1952
Meditations in an Emergency, 1956
Odes, 1960
Second Avenue, 1960
Lunch Poems, 1964
Love Poems, 1965
In Memory of My Feelings, 1967
The Collected Poems of Frank O'Hara, 1971
Selected Poems, Knopf, 2008

Prose :

Jackson Pollock, 1959
The New Spanish Painting and Sculpture, 1960


Théâtre :

Collected Plays, 1978

site

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque


Dernière édition par kenavo le Ven 16 Mar 2012 - 11:53, édité 2 fois
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kenavo
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Ven 16 Mar 2012 - 11:39

Constance va venir alimenter ce fil avec ses poèmes en français.. pour moi, je ne peux faire autrement et poster celui-ci Wink




The Day Lady Died

It is 12:20 in New York a Friday
three days after Bastille day, yes
it is 1959 and I go get a shoeshine
because I will get off the 4:19 in Easthampton
at 7:15 and then go straight to dinner
and I don’t know the people who will feed me

I walk up the muggy street beginning to sun
and have a hamburger and a malted and buy
an ugly NEW WORLD WRITING to see what the poets
in Ghana are doing these days
I go on to the bank
and Miss Stillwagon (first name Linda I once heard)
doesn’t even look up my balance for once in her life
and in the GOLDEN GRIFFIN I get a little Verlaine
for Patsy with drawings by Bonnard although I do
think of Hesiod, trans. Richmond Lattimore or
Brendan Behan’s new play or Le Balcon or Les Nègres
of Genet, but I don’t, I stick with Verlaine
after practically going to sleep with quandariness

and for Mike I just stroll into the PARK LANE
Liquor Store and ask for a bottle of Strega and
then I go back where I came from to 6th Avenue
and the tobacconist in the Ziegfeld Theatre and
casually ask for a carton of Gauloises and a carton
of Picayunes, and a NEW YORK POST with her face on it

and I am sweating a lot by now and thinking of
leaning on the john door in the 5 SPOT
while she whispered a song along the keyboard
to Mal Waldron and everyone and I stopped breathing

photo: Billie Holiday par William Claxton ici

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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Ven 16 Mar 2012 - 11:52

Magnifique poème qui est extrait de "Poèmes déjeuner", ouvrage que je ne possède hélas pas, Kenavo.
Sinon, je m'y colle avec "Meditations dans l'urgence". Very Happy
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Ven 16 Mar 2012 - 13:20

Maïakovski



1


My heart’s aflutter!
I am standing in the bath tub
crying. Mother, mother
who am I? If he
will just come back once
and kiss me on the face
his coarse hair brush
my temple, it’s throbbing!

then I can put on my clothes
I guess, and walk the streets.



2


I love you. I love you,
but I’m turning to my verses
and my heart is closing
like a fist.

Words! be
sick as I am sick, swoon,
roll back your eyes, a pool,

and I’ll stare down
at my wounded beauty
which at best is only a talent
for poetry.

Cannot please, cannot charm or win
what a poet!
and the clear water is thick

with bloody blows on its head.
I embrace a cloud,
but when I soared
it rained.



3


That’s funny! there’s blood on my chest
oh yes, I’ve been carrying bricks
what a funny place to rupture!
and now it is raining on the ailanthus
as I step out onto the window ledge
the tracks below me are smoky and
glistening with a passion for running
I leap into the leaves, green like the sea



4


Now I am quietly waiting for
the catastrophe of my personality
to seem beautiful again,
and interesting, and modern.

The country is grey and
brown and white in trees,
snows and skies of laughter
always diminishing, less funny
not just darker, not just grey.

It may be the coldest day of
the year, what does he think of
that? I mean, what do I? And if I do,
perhaps I am myself again.





Maïakovski




1


Mon coeur palpite !
Je suis debout dans la baignoire
en pleurs. Mère, mère
qui suis-je ? S'il
peut juste revenir une fois
pour m'embrasser sur le visage
ses cheveux drus contre
ma tempe, ça bat la chamade !


alors, je pourrai m'habiller
je suppose, et déambuler à travers les rues.




2



Je t'aime. Je t'aime
mais je me tourne vers mes vers
et mon coeur se referme


comme un poing.
Mots ! soyez
malades comme je suis malade, pâmez-vous
que chavirent vos yeux, une flaque,
et je contemplerai en bas
ma beauté blessée
qui n'est au mieux qu'un talent pour la poésie.

Ne peux plaire, ne peux charmer ou gagner
quel poète !
et l'eau claire est épaisse

des coups sanglants sur sa tête.
J'ai enlacé un nuage,
mais quand je me suis élevé
il s'est mis à pleuvoir.



3



C'est drôle ! il y a du sang sur ma poitrine
ah oui, j'ai transporté des briques
quel drôle d'endroit pour une déchirure !
et maintenant il pleut sur les ailantes
comme je sors sur le rebord de la fenêtre
les voies en bas fument et
luisent d'une passion de la course
je saute dans les feuilles, vertes comme la mer



4


J'attends maintenant calmement que
la catastrophe de ma personnalité
semble belle à nouveau,
et intéressante, et moderne.

Le pays est gris et
brun et blanc en arbres,
neiges et cieux de rire
toujours diminuant, moins drôles
pas seulement plus sombres, pas seulement gris.


C'est peut-être le jour le plus froid de
l'année, que pense-t-il
de ça ? Je veux dire que pensé-je ? Et si je pense,
je suis peut-être moi-même à nouveau.



(In "Méditations dans l'urgence"/ Ed. joca seria)




Pour la parution de ce poème en 1957, O'Hara a regroupé plusieurs poèmes tous écrits entre février et juin 1954, mais en des lieux différents.
A l'origine, la deuxième partie de ce poème portait le titre "A quelqu'un qui est parti", avec l'épigraphe "Oh Rodney ! ces blessures que nous nous sommes infligées sont notre lien" (Greta Garbo dans "La courtisane, 1931")


Pour les aficionados de la série télévisée "Madmen". sourire

Citation :
La quatrième partie de ce poème sert de fil directeur à la deuxième saison de la série télévisée "Madmen".
A la fin du deuxième épisode, le héros Don Draper lit à son bureau la fin du poème, avant de glisser le livre dans une enveloppe pour l'envoyer à un destinataire dont on n'apprend l'identité qu'à la fin de la deuxième saison, lors d'un épisode intitulé "Meditations in an emergency". (Extrait de la postface de "Méditations dans l'urgence")


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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Mar 20 Mar 2012 - 10:49








Radio



Pourquoi passes-tu de la musique si morne
le samedi après-midi, alors que fatigué
mortellement fatigué je rêve d'un petit
rappel d'énergie immortelle ?


Toute
la semaine pendant que je me traîne laborieusement
de bureau en bureau au musée
tu répands tes miracles de Grieg
et Honegger sur les gens renfermés.
Ne suis-je pas
renfermé moi aussi, et après une semaine
de travail est-ce que je ne mérite pas Prokofiev ?


Eh bien, j'ai mon beau de Kooning
auquel aspirer. Je crois qu'il y a un lit
orange dedans, hors de portée d'ouïe.


(In "Méditations dans l'urgence"/ Ed. joca seria)

Illustration : Summer couch (1943) de Willem de Kooning, tableau que posséda O'Hara




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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Jeu 12 Avr 2012 - 20:15

Grand ménage de printemps dans mon bloc-notes aussi, afin de ne pas gâcher, je brade avant fermeture définitive. Very Happy












Pour James Dean



Accueillez-moi, s'il vous plaît,
comme l'ambassadeur d'une haine
qui connaît sa cause
et ne vous envie pas votre désir
de le finir.


Pour un jeune acteur j'implore
la paix, dieux. Seul
dans les rues vides de New York
j'en suis la tête et les pieds sales
et il est mort.


Il a percuté votre mur
d'air, votre hubris, fonçant
vers vos hauteurs et vous
l'avez coupé lui refusant votre table
qui est construite, c'est si injuste
pour nous ! non sur des arbres, mais des nuages.


Je parle en homme dont la souillure
est semblable à la sienne, de fierté
et vitesse et votre terrible
exemple plus proche que le chant des sirènes,
esprit avide du châtiment
qui est votre seule reconnaissance.


Paix ! être fidèle à une ville
de rats et aimer l'envie
des mornes hâbleurs maculés
d'une déjection arcane
se consumant doucement dans la perception
du désespoir et du scandale
devant une vigueur contre nature. Leurs rêves
leur appartiennent, comme les toilettes
d'un grand centre ferroviaire
et les paillettes d'une très petite,
très grosse paupière.


Ceci je le prends
pour moi, et vous prenez
le fil de ma vie entre vos dents,
fil de fer terni par abus,
vous entendrez tout de même
aussi longtemps que la bête en moi conserve
son pouvoir taciturne de fermer mes paupières
en larmes, et mon bas ventre continue à se mouvoir
dans la noble poursuite de tous les mondes
où vous m'avez laissé seul, et dont vous seriez
la douloureuse distraction,
pendant que vous convoquez votre armée d'angoisses
qui est un million de vaisseaux sanguins huant
dans les yeux et dans les oreilles
à cet instant avant la mort.



Et
les domestiques qui l'ont entouré au moment critique,
dans l'attente langoureuse d'une
ultime impertinence pour se rebeller
et l'assujettir, starlettes et autres
choses brillantes dans la fange,
se jetant à boue-bord dans leur inepte
adoration phalènesque de pingres
soucis et les hommages stagnants
rendus à eux-mêmes, vous avez épargné,
comme un hôpital protège ses infirmiers.
Est-ce que ce sont vos saints des derniers jours,
ces spectateurs onctueux, somnanbules
musclés, ces scènes pour lesquelles
on n'a pas écrit de mots assez
creux, ces exhibitionnistes en
cabines bien voilées, ces suceurs de nombrils ?



Est-il vrai que vous là-haut, célébrés
parmi les mouches amoureuses, haïssiez le
prodige et l'invention de ses nerfs ?
Refuser votre lumière
aux chemins ardus !
votre amour
devrait être difficile, comme le sien était rude.


Narines de douleur le long d'avenues
de lumineux globes de salive respirent
le parfum de sa chair innocente
comme la fumée, l'élévation temporaire,
l'excitation post-cancer
de viles manières et lèvres mince comme veau,
obscures dans l'insouciance de vos ciseaux.


Les hommes crient de leur tombe pendant qu'ils sont encore en vie
et maintenant je suis la voix de cet homme mort,
balbutiant, un peu dans la terre.
Je reprends
le nourrissement de ses yeux vert pâle,
d'où j'empêcherai
des fleurs de pousser, vos fleurs.


(In "Méditations dans l'urgence"/ Ed. joca seria)
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colimasson
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Jeu 12 Avr 2012 - 22:08

Merci de nous faire profiter de ce grand ménage de printemps !

Je découvre aussi Radio qui m'a bien fait sourire.

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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Sam 21 Sep 2013 - 13:05

 .


A l'industrie du cinéma en crise




Pas vous, maigres trimestriels et périodiques brunis
avec vos incursions studieuses confinant à une pédanterie de fourmi,
ni toi, théâtre expérimental chez qui la Maturité Emotive
s'unit perpétuellement à la Révélation Poétique, ni toi,
Grand Opéra en parade, évident comme l'oreille (bien que tu
sois cher à mon coeur), mais toi, Industrie Cinématographique
c'est toi que j'aime !


En temps de crise, nous devons tous décider encore et encore qui
nous aimons.
Et donner crédit à qui le mérite : pas à ma nourrice amidonnée,
qui m'a appris
à me comporter mal et pas mal au lieu de bien (et s'est récemment
servie
de cette information), pas à l'Eglise Catholique
qui, au mieux, est une bien solennelle introduction au divertissement
cosmique,
pa à la Légion Américaine qui hait tout le monde, mais à toi,
merveilleux Grand Ecran, tragique Technicolor, sentimental
Cinémascope,
étirante Vistavision et Son Stéréophonique époustouflant, et toutes
vos célestes dimensions et réverbérations et iconoclasmes ! A
Richard Barthelmess l"endurant" garçon pieds nus et en pantalon,
Jeanette MacDonald avec sa chevelure flamboyante et ses lèvres et
son long, long cou,
Sue Carroll assise pour l'éternité sur l'aile cabossée d'une voiture
Souriante, Ginger Rogers au carré de petit page comme une saucisse
sur ses épaules remuantes, Fred Astaire bon pied pêche-melba,
Eric Von Stroheim, séducteur des épouses pantelantes d'alpinistes,
les Tarzan, chacun d'entre vous (je ne peux me décider à préférer
Johnny Weissmuller à Lex Barker, pas possible !), Mae West dans un
traîneau en fourrure,
son éclat lupanar et ses pâles remarques, Rudolph Valentino à la lune
et ses passions dévastatrices, et lunaire, aussi, la douce Norma
Shearer,
Miriam Hopkins sur le yacht de Joel McCrea laissant glisser sa coupe
de champagne
et versant ses pleurs dans les eaux étincelantes, Clark Gable aidant
Gene tierney à s'échapper
de Russie et Allan Jones aidant Kitty Carlisle à échapper à
Harpo Marx,
Corneld Wilde crachant son sang sur les touches de piano pendant que que
Merle Oberon peste,
Marylin Monroe en talons aiguilles déferlant aux Chutes du Niagara,
Joseph Cotten déconcertant et Orson Welles déconcerté et Dolorès del
Rio
déjeunant d'orchidées et brisant des miroirs, Gloria Swanson
s'allongeant,
et Jean Harlow s'allongeant et gigotant, et Alice Faye s'allongeant
et gigotant et chantant, Mirna Loy demeurant calme et sage,
William Powell
étonnant d'urbanité, Elisabeth Taylor jeune fille en fleurs, oui, à vous


et vous autres, tous, les grands, les presque grands, les têtes
d'affiche, les figurants
qui passez vite et revenez dans nos rêves disant vos quelques mots,
tout mon amour !
Puisiez-vous longtemps encore illuminer l'espace de vos
merveilleuses apparitions, retards,
et énonciations, et puisse l'argent du monde vous couvrir de son éclat
quand vous vous reposerez après une longue journée sous les
projecteurs, vos visages
emplâtrés pour notre édification, de la même manière que les nuages
arrivent souvent le soir
mais les cieux sont réglés sur le système des étoiles. C'est un divin
précédent
que vous perpétuez ! Tournez, tournez, bobines de celluloïd, comme la
bonne terre tourne et tourne !



(Extrait de "Méditations dans l'urgence"/ Editions joca seria)



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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Dim 22 Sep 2013 - 20:11

Bel, bel hommage ! serait-il encore d'actualité aujourd'hui ?
Et plein de références que je ne connais pas non plus...

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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 8:58

colimasson a écrit:
Bel, bel hommage ! serait-il encore d'actualité aujourd'hui ?
Et plein de références que je ne connais pas non plus...

Sans jouer l'antienne du "c'était mieux avant", il me semble que, hors quelques exceptions, aux US la production cinématographique ne repose plus que sur des blockbusters pour ados attardés.
Légion sont les films qui ne sont réalisés que pour le circuit des DVD, tandis que les esprits créatifs s'expriment aujourd'hui dans les séries TV. Les acteurs s'invitent alors dans notre salon, ce qui implique de facto la disparition du mythe. Par ailleurs, les journaux people et la télé-réalité nous permettent de connaître la couleur de leur slip et le nombre de leurs implants dentaires ... ce qui ne me fait pas vraiment rêver. Very Happy

Au cas où tu serais intéressée par les références ciné du poème, je peux te les communiquer. sourire
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 12:57

Constance a écrit:
Sans jouer l'antienne du "c'était mieux avant", il me semble que, hors quelques exceptions, aux US la production cinématographique ne repose plus que sur des blockbusters pour ados attardés.
C'est un peu réducteur mais usuel.

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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 13:03

Heyoka a écrit:
Constance a écrit:
Sans jouer l'antienne du "c'était mieux avant", il me semble que, hors quelques exceptions, aux US la production cinématographique ne repose plus que sur des blockbusters pour ados attardés.
C'est un peu réducteur mais usuel.
Sans la création du festival du film de Sundance, de nombreux réalisateurs et acteurs, aujourd'hui reconnus, n'auraient pu exister.  
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 13:10

Constance a écrit:
Heyoka a écrit:
Constance a écrit:
Sans jouer l'antienne du "c'était mieux avant", il me semble que, hors quelques exceptions, aux US la production cinématographique ne repose plus que sur des blockbusters pour ados attardés.
C'est un peu réducteur mais usuel.
Sans la création du festival du film de Sundance, de nombreux réalisateurs et acteurs, aujourd'hui reconnus, n'auraient pu exister.
Je ne remettais pas en question cette idée là, il est difficile d'exister à Hollywood quand on ne fait pas du cinéma grand public ou quand on veut rester indépendant, c'est un fait. C'est l'étiquette "ados attardés" qui me dérange un peu parce que je fais partie du public qui apprécie certains blockbusters mais qui apprécie nettement moins cette catégorisation d'ado attardé qui revient régulièrement (tu es loin d'être la seule à le penser). D'où le "c'est un peu réducteur mais usuel", on s'habitue à tout même à se faire traiter d'attardée. Very Happy

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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 13:18

Je te prie de m'excuser si je t'ai vexée, d'autant que je regarde également des blocksbusters (pas souvent, il est vrai, mais certains sont bien réalisés et permettent de passer un agréable moment). honte
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MessageSujet: Re: Frank O'Hara   Lun 23 Sep 2013 - 13:29

Constance a écrit:
Je te prie de m'excuser si je t'ai vexée, d'autant que je regarde également des blocksbusters (pas souvent, il est vrai, mais certains sont bien réalisés et permettent de passer un moment agréable). honte 
Tu es toute excusée voyons Constance. Je sais que ton but n'était pas d'insulter qui que ce soit et je comprends tout à fait en plus le regret de voir des films divertissants sortir trop souvent et faire un max d'entrées en salle au détriment des films plus artistiques ou originaux. Mais le tout noir/tout blanc c'est dommage, le gris c'est bien aussi.

Et pour le syndrome du "c'était mieux avant", Marie a créé un fil génial pour remédier à ce problème. Laughing

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