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 François Garde

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MessageSujet: François Garde   Jeu 22 Mar 2012 - 16:54



François Garde est diplômé de l'Ena, il été administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises et secrétaire général du gouvernement de Nouvelle Calédonie. Il est également le créateur du Salon du livre de montagne de Passy.
Ce qu'il advint du sauvage blanc (2012, Gallimard) est son premier roman.
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traversay
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MessageSujet: Re: François Garde   Jeu 22 Mar 2012 - 17:17

Tu fais durer le suspense ? Very Happy J'attends que ma médiathèque l'aie en magasin.
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MessageSujet: Re: François Garde   Jeu 22 Mar 2012 - 18:11

Ce qu'il advint du sauvage blanc
2012, Gallimard

Ce roman s'inspire librement d'une histoire vraie, celle de Narcisse Pelletier, très jeune matelot vendéen qui fut abandonné par ses camarades sur une côte australienne vers 1860. Il vécut 17 ans parmi une tribu aborigène dont il adopta langue et coutumes avant d'être recueilli par un équipage anglais, puis rapatrié en France où il finit sa vie comme gardien de phare sur la côte Atlantique.

Elle est fascinante en elle-même, l'histoire peu commune de cet homme qui, pour survivre, dut désapprendre totalement sa langue, sa culture et son mode de vie maternels pour acquérir ceux des Aborigènes, et qui dut répéter le processus dans le sens inverse lorsqu'il fut arraché à sa tribu d'adoption et ramené parmi les Européens.

Pour la raconter, François Garde alterne deux récits parallèles. Un premier où, par les yeux de Narcisse, nous découvrons progressivement l'environnement où le jeune marin a été si brutalement jeté, une nature australienne inhospitalière, puis la rencontre avec cette tribu aux moeurs et au comportement à priori cruels et incompréhensibles. Ces pages se lisent à la façon d'un récit d'aventures à la Robinson Crusoé et sont vraiment passionnantes.

Dans le second récit intervient le personnage fictif d'Octave de Vallombrun, gentilhomme féru de géographie et de civilisations australes, à qui Narcisse Pelletier sera confié à Sydney. Ayant échoué dans une carrière d'explorateur (faute de terres restant à découvrir) Octave se passionne vite pour le cas de Narcisse, en qui il voit une "terra incognita" et une énigme scientifique à résoudre. Narcisse devient donc l'objet d'une étude façon "enfant sauvage" dont nous suivons les progrès à travers les lettres envoyées par Octave au président de la Société de Géographie. Mais également le protégé qu'il doit accompagner et aider dans son retour à la "civilisation", car le "sauvage blanc" tatoué et scarifié fait sensation dans la société européenne... Les lettres d'Octave nous offrent une plongée dans le monde scientifique de l'époque, ses préjugés, aspirations, affrontements tout en nous faisant découvrir un personnage complexe, et non dénué de contradictions.

Par ces deux points de vue juxtaposés, arriverons-nous à comprendre Narcisse, ce qui lui est arrivé durant ses années australiennes et qui lui fait garder si obstinément le silence? Le mystère est entretenu jusqu'au bout...

Un des (nombreux donc) points forts de ce premier roman est sa langue très maîtrisée, toute en précision et force évocatrice pour conter les aventures de Narcisse en terre australienne, remarquablement classique et élégante sous la plume plus vraie que nature d'Octave de Vallombrun.

Alors un roman d'aventure "tourne-pages" superbement écrit et soulevant toutes sortes de questions sur les liens entre langage, culture et identité, sur les processus d'apprentissage et de mémoire, sur la notion d'altérité et celle toute relative de "civilisation", ça ne se rate pas! Je suis un peu étonnée que ce "roman de la rentrée" n'ait pas été mentionné sur le forum, il ne faut pas passer à côté!




Dernière édition par nezumi le Jeu 22 Mar 2012 - 18:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: François Garde   Jeu 22 Mar 2012 - 20:18

traversay a écrit:
Tu fais durer le suspense ? Very Happy J'attends que ma médiathèque l'aie en magasin.

Je ne suis pas très rapide quand je rédige mes commentaires dentsblanches mais j'espère t'avoir convaincu, ainsi que les parfumés bien sûr. C'est vraiment mon 1er coup de coeur de cette année.
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traversay
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MessageSujet: Re: François Garde   Jeu 22 Mar 2012 - 23:49

Je l'étais déjà, convaincu Very Happy A suivre ...
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MessageSujet: Re: François Garde   Ven 23 Mar 2012 - 8:30

nezumi a écrit:
Je suis un peu étonnée que ce "roman de la rentrée" n'ait pas été mentionné sur le forum, il ne faut pas passer à côté!
tu m'as devancé Wink il se trouve sur ma PAL des livres de la rentrée..
il a eu un très bon commentaire dans PAGE des Libraires et se trouve dans la sélection Goncourt du premier roman 2012
merci en tout cas pour ce fil et ton commentaire me donne envie de découvrir au plus vite Very Happy

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Sénèque
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MessageSujet: Re: François Garde   Ven 23 Mar 2012 - 8:41

traversay a écrit:
Je l'étais déjà, convaincu Very Happy

Ah, pas trop de suspense alors. Wink J'attends en tous cas ton commentaire avec intérêt.

kenavo a écrit:
nezumi a écrit:
Je suis un peu étonnée que ce "roman de la rentrée" n'ait pas été mentionné sur le forum, il ne faut pas passer à côté!
tu m'as devancé Wink il se trouve sur ma PAL des livres de la rentrée..
il a eu un très bon commentaire dans PAGE des Libraires et se trouve dans la sélection Goncourt du premier roman 2012
merci en tout cas pour ce fil et ton commentaire me donne envie de découvrir au plus vite Very Happy

Il le faut absolument! Et je ne suis pas étonnée pour le Goncourt...Quoique je ne savais pas qu'il existait une catégorie premier roman. Le Goncourt "normal" de l'an dernier (L'Art français de la guerre , d'Alexis Jenni) était bien un premier roman, si je ne me trompe pas?
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kenavo
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MessageSujet: Re: François Garde   Ven 23 Mar 2012 - 8:44

nezumi a écrit:
Quoique je ne savais pas qu'il existait une catégorie premier roman. Le Goncourt "normal" de l'an dernier (L'Art français de la guerre , d'Alexis Jenni) était bien un prremier roman, si je ne me trompe pas?
il était probablement trop bon pour ne pas mériter le Goncourt des 'grands' Wink

info sur wikipedia:
Citation :
Le prix Goncourt du premier roman est un prix littéraire décerné chaque année en marge du Prix Goncourt par l'Académie Goncourt depuis 1990 anciennement sous la forme des bourses Goncourt. Il est attribué en partenariat avec la municipalité de Paris.

liste des gagnants

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MessageSujet: Re: François Garde   Ven 23 Mar 2012 - 8:55

kenavo a écrit:
nezumi a écrit:
Quoique je ne savais pas qu'il existait une catégorie premier roman. Le Goncourt "normal" de l'an dernier (L'Art français de la guerre , d'Alexis Jenni) était bien un prremier roman, si je ne me trompe pas?
il était probablement trop bon pour ne pas mériter le Goncourt des 'grands' Wink
.

Merci pour les infos!
Etrange tout de même, cette subtile distinction entre "premier roman +" et "premier roman - ". Ca ne relève pas mon opinion sur le Goncourt en particulier et les prix littéraires en général. rire

En tous cas ce Sauvage est vraiment abouti et un "grand roman"...
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traversay
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MessageSujet: Re: François Garde   Lun 14 Mai 2012 - 15:36

nezumi a écrit:
Ce qu'il advint du sauvage blanc
2012, Gallimard

Ce roman s'inspire librement d'une histoire vraie, celle de Narcisse Pelletier, très jeune matelot vendéen qui fut abandonné par ses camarades sur une côte australienne vers 1860. Il vécut 17 ans parmi une tribu aborigène dont il adopta langue et coutumes avant d'être recueilli par un équipage anglais, puis rapatrié en France où il finit sa vie comme gardien de phare sur la côte Atlantique.
Elle est fascinante en elle-même, l'histoire peu commune de cet homme qui, pour survivre, dut désapprendre totalement sa langue, sa culture et son mode de vie maternels pour acquérir ceux des Aborigènes, et qui dut répéter le processus dans le sens inverse lorsqu'il fut arraché à sa tribu d'adoption et ramené parmi les Européens.
Pour la raconter, François Garde alterne deux récits parallèles. Un premier où, par les yeux de Narcisse, nous découvrons progressivement l'environnement où le jeune marin a été si brutalement jeté, une nature australienne inhospitalière, puis la rencontre avec cette tribu aux moeurs et au comportement à priori cruels et incompréhensibles. Ces pages se lisent à la façon d'un récit d'aventures à la Robinson Crusoé et sont vraiment passionnantes.
Dans le second récit intervient le personnage fictif d'Octave de Vallombrun, gentilhomme féru de géographie et de civilisations australes, à qui Narcisse Pelletier sera confié à Sydney. Ayant échoué dans une carrière d'explorateur (faute de terres restant à découvrir) Octave se passionne vite pour le cas de Narcisse, en qui il voit une "terra incognita" et une énigme scientifique à résoudre. Narcisse devient donc l'objet d'une étude façon "enfant sauvage" dont nous suivons les progrès à travers les lettres envoyées par Octave au président de la Société de Géographie. Mais également le protégé qu'il doit accompagner et aider dans son retour à la "civilisation", car le "sauvage blanc" tatoué et scarifié fait sensation dans la société européenne... Les lettres d'Octave nous offrent une plongée dans le monde scientifique de l'époque, ses préjugés, aspirations, affrontements tout en nous faisant découvrir un personnage complexe, et non dénué de contradictions.
Par ces deux points de vue juxtaposés, arriverons-nous à comprendre Narcisse, ce qui lui est arrivé durant ses années australiennes et qui lui fait garder si obstinément le silence? Le mystère est entretenu jusqu'au bout...
Un des (nombreux donc) points forts de ce premier roman est sa langue très maîtrisée, toute en précision et force évocatrice pour conter les aventures de Narcisse en terre australienne, remarquablement classique et élégante sous la plume plus vraie que nature d'Octave de Vallombrun.
Alors un roman d'aventure "tourne-pages" superbement écrit et soulevant toutes sortes de questions sur les liens entre langage, culture et identité, sur les processus d'apprentissage et de mémoire, sur la notion d'altérité et celle toute relative de "civilisation", ça ne se rate pas! Je suis un peu étonnée que ce "roman de la rentrée" n'ait pas été mentionné sur le forum, il ne faut pas passer à côté!

Nezumi a absolument tout dit. Et bien. Je vais faire comme si je n'avais pas lu son commentaire. Tant pis pour les redites.

Le roman de François Garde, son tout premier, aussi difficile que cela soit à croire, eu égard à sa maîtrise narrative et à son style délié et très agréable, son roman, donc, s'intitule Ce qu'il advint du sauvage blanc et non Ce qu'il advint du blanc devenu sauvage. Ceci mérite explications. Le héros du livre est un marin, abandonné dans une baie australienne inhabitée, en 1843, et récupéré, par hasard, par l'équipage d'un navire anglais quelque 18 ans plus tard. Que s'est-il passé entre temps ? François Garde (ne) nous le raconte (pas) à travers deux récits qui se succèdent avec la régularité d'un métronome. D'une part, les premiers jours, solitaires, puis au sein d'une tribu de "sauvages" du matelot largué ; d'autre part, le compte-rendu d'un scientifique français qui a recueilli et apprivoisé ce même homme méconnaissable, incapable de s'exprimer (après sa réapparition) et amnésique (ou pas). Ce procédé de juxtaposition de deux époques, s'il se révèle agaçant dans bon nombre de romans, est ici subtilement dosé et ajoute un certain suspense à un livre qui ne s'essouffle jamais et possède bien d'autres qualités. La crainte de lire une énième resucée de Robinson Crusoé ou une nouvelle version de Kaspar Hauser s'évanouit vite. Rien à voir. Outre ses questionnements sur ce que représente l'identité, la différence, le langage et la liberté, ce roman d'aventures a toutes les vertus d'un ouvrage philosophique qui est aussi riche dans ce qu'il évoque et laisse imaginer, que dans ce qu'il décrit avec précision. Plusieurs chapitres se démarquent par leur ironie tranchante et leur humour ciselé, comme celui de la présentation du "bon sauvage" à l'assemblée de la Société de Géographie, ou encore l'entrevue avec l'impératrice Eugénie, elle-même. Le plus fort est que le livre ne fait qu'effleurer le mystère de ce que vécut ce blanc naufragé au contact des indigènes. Cela pourrait être frustrant pour le lecteur, ce n'en est que plus excitant pour son imagination.
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MessageSujet: Re: François Garde   Lun 14 Mai 2012 - 18:58

Merci pour tes impressions ! Very Happy
Au début la juxtaposition des récits m'a un peu ennuyée, tellement je voulais savoir la suite des aventures de Narcisse et qu'il fallait patienter à cause des lettres
alambiquées de ce scientifique (qui se révèlent aussi intéressantes ensuite!) mais comme tu le dis très justement ce procédé entretient un suspense parfaitement dosé!
Tu fais bien de mentionner les passages à la société de géographie et l'entretien avec l'impératrice, de beaux moments de récit!

Le non-dit m'a d'abord un peu frustrée, je dois l'avouer, qui n'aimerait pas savoir ce qui s'est exactement passé ?
Et ensuite j'ai trouvé que c'était une manière belle et touchante de préserver le mystère de Narcisse, respecter ce silence doux mais obstiné qui avait été sa protection face aux
épreuves successives qu'il avait subies, ces déchirements de son identité.

Et peut-être aussi un ultime hommage à la culture aborigène, qui accorde aux mots désignant êtres et choses une valeur unique, secrète, qui ne doit donc se dévoiler et s'offrir que parcimonieusement, comme un don rare et précieux (j'ai adoré le dernier chapitre où chaque membre de la tribu offre un mot à Narcisse...)
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Aeriale
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MessageSujet: Re: François Garde   Lun 14 Mai 2012 - 20:08

-Ce qu'il advint du sauvage blanc-

Je vais encore avoir plus de mal à dire quelque chose après vos commentaires, Nezumi a tout bien expliqué, traversay a complété. C'est effectivement un roman parfaitement maîtrisé et qui se lit avec aisance, tout en gardant un phrasé élégant correspondant, lorsqu'il s'agit des lettres du moins, au style de l'époque. Le sujet est passionnant (ce questionnement sur la différence et le rapport aux autres, ce qui détermine une civilisation) et le fait que François Garde ait choisi l'alternance permet de maintenir le suspense jusqu'à la fin, comme vous le notez plus haut. Pour toutes ces raisons déjà évoquées ce roman mérite tous les éloges.

Pour autant j'avoue que j'ai attendu longtemps un début d'explication, une piste même légère qui puisse justifier la totale amnésie de cet homme, jugé sain d'esprit et apte à tout raisonnement logique. Seule cette phrase "Parler c'est comme mourir"nous est donnée en réponse. Etrange, presque impossible à croire et pourtant ce récit est basé sur des faits réels. On reste donc dans le doute, ce qui à bien y réfléchir n'est pas mal en soi, même si je ne peux m'empêcher de ressentir une frustration (tout comme Nezumi, je vois) en quittant Narcisse. Narcisse qu'on suit pas à pas sur cette île oubliée du monde, pour lequel on entre en complète empathie (quoi de plus terrible que son abandon? J'avais aussi du mal à le lâcher pour retrouver la correspondance d'Octave) dont on partage angoisses et solitude extrêmes, et que l'on retrouve dénué de tout sentiment ou presque, habité de pulsions quasi animales mais aussi très touchant à sa manière (on rit aussi beaucoup lors de ses sorties dans le monde civilisé) Le lien est à inventer, à nous d'imaginer... Confondant en tout cas ce premier essai, merci à toi Nezumi de nous avoir incités!
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MessageSujet: Re: François Garde   Lun 14 Mai 2012 - 20:27

Merci à toi pour ton commentaire, qui comme celui de Traversay, devraient attirer d'autres lecteurs vers ce "coup d'essai coup de maître" ! Very Happy

Aeriale a écrit:

Seule cette phrase "Parler c'est comme mourir"nous est donnée en réponse. Etrange, presque impossible à croire et pourtant ce récit est basé sur des faits réels.

Tout à fait, cette phrase énigmatique est source de frustration et d'intense réflexion ensuite! scratch Mais je l'ai trouvée si touchante que l'empathie dont tu parles très bien
prend le dessus sur le désir de savoir et on accepte de laisser ses secrets à cet homme.
Ce récit est en effet basé sur des faits réels mais en consultant diverses pages sur le véritable Narcisse Pelletier (Wikipédia entre autres) on se rend compte des libertés que François Garde a prises, et qui donnent à cette histoire une dimension plus symbolique et philosophique comme le dit Traversay.

Une communication scientifique publiée en 1880 dans le Bulletin de Société d'Anthropologie de Paris: Sur un Français nommé Narcisse Pelletier qui oublia sa langue chez les Australiens.
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MessageSujet: Re: François Garde   Mar 18 Sep 2012 - 16:47

Un très bon livre. un tout petit bémol, pour moi : j'ai que trouvé la manière dont le récit se conclut relevait un peu de l'artifice (toute la dernière partie) ; néanmoins les quelques dernières pages qui nous interrogent sur la valeur de l'acculturation, la civilisation, en regard de la simplicité première sont de toute beauté par l'écho qu'elles éveillent en nous : elles rachètent cette mienne dernière impression. A lire.
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MessageSujet: Re: François Garde   Mar 18 Sep 2012 - 16:50

Aeriale a écrit:
-Ce qu'il advint du sauvage blanc-
Bouquin que je lis actuellement.
Avec intérêt. Mais sans passion pour le moment.

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