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 Heinrich von Kleist

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MessageSujet: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:35

Heinrich von Kleist
(Francfort-sur-l'Oder, 18/10/1777 - Wannsee, Berlin, 21/11/1811)
Heinrich von Kleist 50943410


Kleist est issu d'une famille noble de militaires.
Son père, capitaine de régiment, décède en 1788. Kleist a onze ans. La situation financière est difficile. Il étudie à l'école de la communauté réformée française de Berlin.
En 1792, il entre comme caporal au régiment de la Garde de Potsdam et participe au Siège (1793) et au Blocus de Mayence (1794-1795).
En 1799, alors lieutenant, il démissionne de l'armée et s'inscrit à l'université de Francfort-sur-le-Main : il y étudie les mathématiques et les sciences naturelles.
En 1800, il se fiance. Refusant de réintégrer l'armée, il travaille comme fonctionnaire à Berlin.

La même année, il fait un mystérieux voyage à Wurzbourg pour se faire opérer d'une anomalie... "A Wurzbourg, Kleist a été guéri d'un phimosis, pense-t-on, ou, peut-être, d'une impuissance d'origine psychologique. Peut-être n'a-t-il pas été guéri, peu importe." (Antonia Fonyi, introduction à La Marquise d'O, GF-Flammarion, page 32).
Peu importe ? Certainement pas, et c'est évident.
Car, comme l'écrit Armel Guerne (L'Âme insurgée, Ecrits sur le Romantisme, page 143) : "[...] on serait tenté notamment de souligner aujourd'hui les rapports complexes et multiformes de l'impuissance avec la violence". Ce n'est pas pour rien qu'il ne se mariera jamais. Et sa cyclothymie vraisemblable n'explique pas tout.
En 1801, il lit Kant, ce qui le plonge dans une profonde dépression. "La reconnaissance fulgurante de l'impossibilité d'accéder à la vérité par la raison prive de leur sens toutes les connaissances scientifiques que le jeune homme a accumulées par de ferventes études." (Antonia Fonyi, introduction à La Marquise d'O, page 14).
Il voyage en France puis s'installe à Berne, où il finit sa première pièce. Il se brouille avec sa fiancée.
On lui diagnostique une « mélancolie morbide ».

En 1803, il voyage à Leipzig, Dresde, Milan, Genève, Paris.
Il cherche sans succès à s'engager dans l'armée française qui s'apprête à envahir l'Angleterre, en espérant y mourir.
Il retourne en Allemagne. Il est malade six mois. Il termine sa pièce Robert Guiscard.
Il obtient une place d'apprenti à l'administration des Domaines à Kœnigsberg, où il arrive en mai 1805, revoit ses premières compositions et écrit Michel Kohlhaas, la Marquise d'O et Amphitryon d'après Molière.
En juin 1806, il renonce à la carrière de fonctionnaire et quitte le service pour raison de santé. Il termine La Cruche Cassée.

En janvier 1807, se rendant à Dresde, il est soupçonné d'espionnage par l'état-major français à Berlin, qui lui a refusé un laissez-passer. Il est envoyé comme prisonnier de guerre en France, où il est notamment incarcéré au fort de Joux. Il est libéré en juillet.
Il s'installe à Dresde et publie sa nouvelle Tremblement de terre au Chili, finit Penthésilée et La Petite Catherine de Heilbronn.
1810 : Le Prince de Hombourg. Il rencontre Henriette Vogel, une femme mariée.
1811 : Publication des Fiancés de Saint Domingue.

Kleist et Henriette (en fait "Adolphine" : elle a changé de prénom pour lui) Vogel se donnent rendez-vous à Wansee, près de Potsdam. Après avoir pris le thé sur une table en plein air (écrit Armel Guerne), ils se donnent la mort : Kleist tue d'abord Henriette, qui était atteinte d'un cancer, d'un coup de pistolet, et se suicide.
La quasi-totalité de son oeuvre a été écrite en cinq ans.

On peut lire sur sa tombe un vers tiré du Prince de Hombourg : « Nun, o Unsterblichkeit, bist du ganz mein » (Maintenant, ô immortalité, tu es toute à moi !)

Heinrich von Kleist Kleist12   Heinrich von Kleist Kleist13   Heinrich von Kleist Kleist15   Heinrich von Kleist Kleist16  Heinrich von Kleist Kleist14

Photo de gauche : la tombe de Kleist, photographiée le 17 juillet 2011. On voit que celle d'Henriette Vogel est tout à côté.
Sur la stèle de Kleist (deuxième photo), des visiteurs ont déposé de petites choses.
En regardant vers la gauche (troisième photo), on voit que l'on n'est pas loin de l'eau, on est un peu en hauteur. On peut descendre (quatrième photo).

A l'occasion du bicentenaire de sa mort, le lieu a dû être modifié (la dernière photo présente le projet) de telle sorte que cela devienne un lieu très gai, avec couple au grand sourire et petit enfant tout heureux.
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:36

Heinrich von Kleist Kleist17
La Marquise d'O photographiée à Dresde, le 11/07/2011.
Citation :
"Lorsque, après la « crise kantienne », Kleist part à la recherche d'un but, il découvre à Dresde la beauté, la jouissance qui ne fait pas appel à la raison, mais aux sens et au coeur. C'est là que, raisonneur encore, il demande à un jeune peintre si, à vingt-six ans, il n'est pas trop tard pour se consacrer à l'art : c'est alors, peut-on supposer, que germe sa vocation. Il reste, des heures durant, devant le tableau de Raphaël, « devant cette mère de Dieu, d'une profonde gravité, d'une calme grandeur. »" (introduction à La Marquise d'O, pages 23-24)

Heinrich von Kleist Kleist18 Heinrich von Kleist Kleist19
Raphaël, Madonne sixtine (1513-1514), vue générale et détail fameux. Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.


La Marquise d'O (Geschichte, 1814). Traduit par M-.L Laureau et G. La Flize. Introduction par Antonia Fonyi. GF Flammarion. 259 pages.

Le recueil comporte sept nouvelles.
"Le thème en est toujours un événement extraordinaire, parfois grotesque ou comique, souvent terrible ; il est traité avec une objectivité logique, sans intentions moralisantes. Du point de vue philosophique, on peut dégager de l'oeuvre de conteur de Kleist, une vision pessimiste du mal, dénuée de la foi de Schiller en une justice supra terrestre ; le seul élément positif est constitué par la confiance qu'il accorde à l'individualité morale et intérieure de ses personnages, qui se transforment au cours de la nouvelle comme dans la vie.
« La Marquise d'O», peut-être inspirée à l'auteur par une anecdote que rapporte Montaigne sans son essai sur l'ivresse, est d'une hardiesse insolite pour l'époque." (Dictionnaire des Oeuvres, Robert Laffont.)
On peut le dire !
Ses histoires sont pleines de violence, ça conspire, ça éclate les têtes contre un mur, ça se massacre à tour de bras... On n'est pas là pour plaisanter. C'est stupéfiant.
"Peste, tremblement de terre, protestantisme iconoclaste, révolte des esclaves. Les catastrophes naturelles et sociales ou politiques se valent parce que celles-ci sont aussi destructrices que les forces aveugles de la nature, tandis que celles-là entraînent les mêmes désordres meurtriers en son propre sein." (introduction, page 19).

1/ La Marquise d'O (Die Marquise von O..., 1807). 46 pages.
Citation :
"A M..., ville importante de la Haute-Italie, la marquise d'O..., une dame veuve d'excellente réputation, mère de plusieurs enfants parfaitement élevés, fit connaître par la voie de la gazette que, sans s'expliquer comment, elle se trouvait enceinte, que le père devait se présenter pour reconnaître l'enfant qu'elle mettrait au monde et que, pour des considérations de famille, elle était résolue à l'épouser. La dame qui, dans l'étau d'une situation implacable, faisait avec une telle tranquillité un geste si étrange, en s'attirant ainsi la risée publique, était la fille du seigneur de G..., gouverneur de la citadelle de M..." (page 45).
Excellente nouvelle, adaptée par Rohmer en 1976.

2/ Le Tremblement de terre du Chili (Der Erdeben in Chili, 1807). 18 pages.
Nous sommes à Santiago, en 1647, juste avant un tremblement de terre qui allait faire des milliers de morts. Dès le début, on voit un jeune Espagnol, Jeronimo Rugera, debout dans une prison, sur le point de se pendre. Il avait eu le tort de conter fleurette à la fille unique d'un des hommes les plus riches de la noblesse de la ville ; la jeune fille avait alors été mise dans un couvent, mais le jeune homme avait insisté
Citation :
"[...] une nuit où tout dormait, le jardin du couvent était devenu le théâtre de sa pleine félicité. On était à la Fête-Dieu et la procession solennelle des nonnes que suivaient les novices se mettait en marche quand, à ce même instant, sous le carillon des cloches, la malheureuse Josephe s'affaissa sur les degrés de la cathédrale, dans les douleurs de l'enfantement." (page 95).
Tout ceci dès la première page de l'histoire. Dans la deuxième page, la malheureuse Josephe est mise en prison, son procès instruit, et "la peine du bûcher à laquelle elle avait été condamnée [fut] commuée en décapitation" (page 96).
Citation :
"On loua les fenêtres dans les rues par où devait passer le cortège de l'exécution ; on démolit les toits des maisons et les pieuses filles de la ville invitèrent leurs amies à assister à leur côté, comme des soeurs, au spectacle qu'on offrait à la vengeance divine." (page 96).
Mais bientôt va arriver le tremblement de terre du titre... Violence naturelle et violences humaines... Massacres... C'est assez ahurissant ! (on pense parfois, au plus fort de l'action, aux sagas islandaises).

3/ Les Fiancés de Saint-Domingue (Die Verlobung in St. Domingo, 1811). 40 pages.
"Kleist est prisonnier en 1807 au fort de Joux où est mort en 1804 Toussaint-Louverture" (introduction, page 19).
Citation :
"Au début de ce siècle, à l'époque où les Noirs massacrèrent les Blancs, vivait un terrible vieux Nègre, du nom de Congo Hoango, dans la plantation du sieur Guillaume de Villeneuve, à Port-au-Prince, dans la partie française de l'île de Saint-Domingue." (page 117).
"[...] Congo Hoango fut l'un des premiers qui saisit la carabine et, se souvenant de la tyrannie qui l'avait arraché à sa patrie, envoya sa première balle dans la tête de son maître. Il incendia la maison dans laquelle Mme de Villeneuve s'était réfugiée avec ses trois enfants et les autres Blancs de la colonie [...]" (page 118).
Un jour que Hoango est parti transporter de la poudre, alors que la tempête et la nuit arrivent, on frappe à sa maison. "La vieille Babekan, qui était déjà couchée, se leva, ouvrit [...]" (page 119).
C'est un Blanc qui demande l'hospitalité, sans savoir où il est tombé.... Que fait-il là ?
Encore une nouvelle où ça se massacre bien, avec toutefois une très bonne louche de suspens !


Dernière édition par eXPie le Mar 10 Avr 2012 - 23:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:36

4/ La Mendiante de Locarno (Das Bettelweib von Locarno, 1810). 4 pages.
Une histoire de spectre et de folie. Pas mauvais, mais cette nouvelle n'a pas l'ampleur des autres du recueil. Elle a "un style résolument impersonnel, impassible, où le récit se veut indifférent, étranger même à l'histoire qu'il raconte" (Armel Guerne, L'Âme insurgée, page 140)

5/ L'Enfant trouvé (Der Findling, 1811). 19 pages. C'est l'histoire d'un riche marchand de biens de Rome qui va à Raguse avec son fils Paolo. Mais "une maladie du genre de la peste venait de s'y déclarer". (page 169). On s'apprête à fermer les portes de la ville ; le marchand se dépêche, "le souci de son fils fit taire tous les intérêts commerciaux : il prit des chevaux et repartit.
Lorsqu'il fut dans la campagne, il remarqua près de sa voiture un enfant qui, dans une attitude suppliante, tendait vers lui les mains et semblait être en proie à une grande agitation." (page 169).
On sent le drame arriver. Ça va être pire que ce qu'on peut imaginer. Largement.
Citation :
"La honte, la volupté et la vengeance s'unirent désormais pour faire éclore le plan de l'action la plus abominable qui ait jamais été accomplie." (page 183).
Si ça ne donne pas envie...

6/ Sainte Cécile ou La Puissance de la Musique (Die Heilige Cäcilie oder die Gewalt der Musik, 1810). 13 pages. "Vers la fin du XVI° siècle, à l'époque où sévissait dans les Pays-Bas la rage de saccager les images sacrées, trois frères, jeunes étudiants de Wittenberg, retrouvèrent dans la ville d'Aix-la-Chapelle un quatrième frère qui exerçait les fonctions de pasteur. [...] les quatre frères, échauffés par le fanatisme, la jeunesse et l'exemple des Néerlandais, décidèrent de donner aussi à la ville d'Aix-la-Chapelle le spectacle d'un massacre d'images sacrées." (page 193).
Mais, comme le dit le titre, c'est compter sans la Puissance de la Musique... sacrée, puisque Sainte Cécile est aux commandes ! Très bonne nouvelle fantastique.

7/ Le Duel (Der Zweikampf, 1811). 37 pages. Nous sommes au XIV° siècle. L'histoire et les raisons d'un jugement de Dieu, un duel assez tordu. Un petit peu long et peut-être un petit peu trop tordu. Pas la meilleure nouvelle du recueil, mais il ne faut pas faire la fine bouche.


Un recueil plus qu'excellent, des nouvelles énormes, violentes, pleines de passions, de bruit et de fureur. C'est parfois carrément sidérant.


Dernière édition par eXPie le Mar 10 Avr 2012 - 22:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:48

eXPie a écrit:

Un recueil plus qu'excellent, des nouvelles énormes, violentes, pleines de passions, de bruit et de fureur. C'est parfois carrément sidérant.

Tu me fais peur... il va m'attendre encore un peu Kleist... il faut que je continue à ma faire à l'idée de le lire.
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 21:52

Cachemire a écrit:
eXPie a écrit:

Un recueil plus qu'excellent, des nouvelles énormes, violentes, pleines de passions, de bruit et de fureur. C'est parfois carrément sidérant.

Tu me fais peur... il va m'attendre encore un peu Kleist... il faut que je continue à ma faire à l'idée de le lire.
La nouvelle La Marquise d'O n'est pas vraiment violente, elle... enfin, disons qu'on ne "voit" pas grand chose. Mais dans d'autres, le sang gicle pas mal...

Pas étonnant que ça n'ait pas plu à Goethe !

(mais il faudra que je lise les quelques nouvelles qui me manquent encore, ainsi que des pièces de théâtre, je suis très curieux de voir ce que ça donne).
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:03

J'ai lu, il y a longtemps, certaines de ses nouvelles, et c'est vrai que je les ai trouvé excellentes. Comme pièce, j'ai vu sur Arte, La cruche cassée, et j'ai été moins emballée. Peut être faut lire, ou la version n'était pas bonne, mais cela ne m'a pas donné envie de me plonger dans le théâtre.

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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:12

La cruche cassée, c'est une pièce en vers... "Comédie", est-il annoncé...
Je ne commencerai pas par celle-ci, alors !
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:17

Elle semble très connue, mais c'était assez bizarre, très malsain j'ai trouvé. Pas du tout vraisemblable (le juge qui doit instruire son propre procès) et pas réellement une comédie, plutôt angoissant. Cela m'intéresserais d'avoir un avis.

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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:23

J'ai :
Heinrich von Kleist Kleist20
et la Cruche cassée se trouve bien sûr dedans.

(Deux pièces (Robert Guiscard et La Petite Catherine) sont également dans :
Heinrich von Kleist Guerne11 )
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:27

Il manquait Michael Kohlhaas, dans ton recueil, ExPie. Dans mon souvenir, c' est la meilleure nouvelle de Kleist...
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:31

bix229 a écrit:
Il manquait Michael Kohlhaas, dans ton recueil, ExPie. Dans mon souvenir, c' est la meilleure nouvelle de Kleist...
Oui, c'est vrai, Bix !
Je me dis que je vais mettre la main dessus dans pas bien longtemps...
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 22:52

Dans mon souvenir, je l'avais lu dans un volume à part, la longueur en faisait un court roman presque plus qu'une nouvelle.

Après, les goûts et les couleurs, personnellement ce n'est pas celui dont je garde le meilleur souvenir.

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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 23:00

trop fatiguée pour vous écrire un commentaire sur la cruche cassée je ne fais que vous montrer l'état de la tombe de kleist telle qu'elle se présente aujourd'hui, enfin je l'ai photographiée il y a 3 semaines (en début de soirée) :
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Le chemin est bien indiqué
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C'est ici que kleist et henriette vogel ont pris leur dernier repas avant de se suicider
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Une pierre tombale pour le couple
Heinrich von Kleist 06110
Le noeud de la couronne porte une inscription surprenante
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMar 10 Avr 2012 - 23:15

Ah, merci Maline ! bonjour

Ce n'est pas du luxe, d'avoir indiqué correctement le chemin ; j'avais eu du mal à le trouver... (en plus, les guides genre Guide du Routard, ce n'est pas l'"attraction" qu'ils signalent le mieux...).

C'est bizarre, d'avoir enlevé la citation de Kleist et d'y avoir mis un verset de Matthieu.. C'est plus classique, sans doute, mais c'est moins personnel...

Et le noeud de la couronne parle du Bac de l'époque de la RDA, c'est bien ça ? Qu'est-ce que ça fait là ? scratch

J'aimais mieux l'ancienne stèle, il y avait un petit côté plus sympathique, les petits trucs posés amicalement sur la stèle... (mais la pauvre "Henriette", à côté, sa stèle faisait un peu pitié).
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MessageSujet: Re: Heinrich von Kleist   Heinrich von Kleist Icon_minitimeMer 11 Avr 2012 - 11:03

eXPie a écrit:
C'est bizarre, d'avoir enlevé la citation de Kleist et d'y avoir mis un verset de Matthieu.. C'est plus classique, sans doute, mais c'est moins personnel...
@eXPie, tu as raison, c’est plus classique, mais …
Où qu’on soit en Allemagne on est rapidement confronté à l’histoire du XXe siècle de ce pays ; la tombe de Kleist ne fait pas exception. Elle fut maintes fois transformée. Aujourd’hui la stèle a retrouvée ses alexandrins d’origine composés par le médecin et poète régional Max Ring (1817-1901). Car en 1941 le président de l’association Heinrich-von-Kleist faisait observer aux autorités que ces vers était l’œuvre d’un homme de religion juive, d’où leur remplacement illico par les vers extraits du « Prince de Hombourg » Nun, o Unsterblichkeit, bist du ganz mein!, éliminant en même temps le sujet du suicide.

« Er lebte, sang und litt in trüber schwerer Zeit; er suchte hier den Tod, und fand Unsterblichkeit. » (Max Ring)
[Il vit, chanta et souffrit en ce temps sombre et grave ; il rechercha la mort par ici, et trouva l’immortalité.]
La référence à Matthieu 6 verset 12 reprend le sujet du suicide. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ».



eXPie a écrit:
Et le noeud de la couronne parle du Bac de l'époque de la RDA, c'est bien ça ? Qu'est-ce que ça fait là ? scratch
La Heinrich-von-Kleist-Schule est un lycée allemand situé dans le quartier de Tiergarten à Berlin-Ouest (anciennement secteur anglais). Apparemment à l’occasion du 50e anniversaire de leur Abitur, les bacheliers et bachelières de 1962 (nés vers 1942/43) ont déposé cette couronne sur la tombe du prête-nom de leur lycée. Le terme ‘demokratisch’ se réfère imho à la démocratie telle qu’elle fut discutée alors dans les pays occidentaux et pas à la RDA.
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